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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 16 mars – Volume LXXVI N
o
23
ACTUALITÉSARTS ET CULTURE
 Romain Guibert 
C
e ne sont pas les trois matchsque l’on voulait jouer. » Di-manche, le Gris et Grenat a
disputé une finale du cham-
pionnat national. Mais comme l’a
affirmé l’entraîneur-chef Dave Dea-
 veiro, il ne s’attendait pas à dispu-ter
cette
finale, celle de consolation
pour la cinquième place, et tout demême remportée. Le résultat de-meure décevant et en demi-teintepour Ottawa, longtemps classédeuxième ou troisième du Canada,et qui aspirait plus fort que jamaisau titre canadien.L’effondrement s’est produit ven-dredi soir, alors que Mustangs et
Gee-Gees étaient la tête d’affiche
d’un duel qui s’annonçait haut encouleur, et surtout serré ; jusqu’au
coup de sifflet initial. Les joueurs ne
savaient plus où donner de la tête,ne savaient plus où était le fond dupanier. Un échec sévère pour uneéquipe pour laquelle tous les espoirsétaient permis.« Je ne pense pas que ce soient euxqui ont fait quelque chose. C’est nousqui avons eu des pannes morales, onn’était pas prêt à jouer contre eux, onn’a pas exécuté le plan de match. Jene saurais dire comment on a per-du », se contentait de dire Warren Ward. « Ce n’était pas notre match,on était vraiment nerveux. On n’a pasperformé, il n’y a rien qui est tombé,tout rebondissait sur l’anneau », ren-chérissait Dax Dessureault.« On a subi une défaite vraimentdécevante. J’ai le sentiment que beaucoup de gens dans cette équipeont abandonné, on n’était pas nous-mêmes », résumait David Laben-towicz, qui disputait ses derniersmatchs sous l’uniforme du Gris etGrenat, tout comme Dessureault.Ces deux-là ont néanmoins ravivé
la flamme ottavienne samedi puis
dimanche, démontrant beaucoup
BASKET MASCULIN » NATIONAUX
EN FINALE
Mais pasla bonne
de caractère et étant une énormesource d’inspiration, tant par leur jeu que par leur parole. L’équipe aréussi à mettre cette défaite embar-rassante de côté pour remporterses deux derniers matchs de façonconvaincante (85-63 et 83-76).« [Samedi], on a joué comme onest capable de le faire, et on a eule résultat qu’on obtient en jouantcomme cela. On a eu un coup defouet, on a joué avec de l’énergieet de la détresse. Et quand tu com-mences à réussir tes tirs et tes jeux,
tu commences à être confiant. Hier
soir, on n’a pas connu cela. C’étaitun match plein de caractère. Onaurait pu plier bagage après la façon
dont on s’est fait battre. Je suis fier
des gars », déclarait Deaveiro, qui voulait gagner pour remercier sesdeux joueurs de cinquième année,et qui est tout de même satisfait desdeux victoires engrangées.« Le caractère, c’est comment turéponds à une situation pareille. Lerêve d’un championnat n’est plus vivant, et quand cela devient dur, ilne faut pas abandonner. On a mon-tré notre caractère en revenant et jouant très fort. Je voulais les voirpartir avec une victoire. Ce sont des
gagnants », affirmait Ward au sujet
de Labentowicz et Dessureault, qui
a été sensationnel la fin de semaine,
accumulant 46 points et 24 rebonds.
Et ils ont fini en gagnants.
BASKET EN PAGE 17
 Jacob Gibson-Bascombe, Josh Wright, David Labentowicz et compagnie n’ont pas pu trouver réponse aux Mustangs
de Western, en quarts de finale, forçant Ottawa à se contenter d’une cinquième place nationale.
Photos Alexandre Lequin Doré
CA - CAÉ
De nouveauxarbitres serontséléctionnés
Danse
La démi-nale enimages
Photo Mathieu LangloisPhoto Martha Pearce
 
Actualités
Philippe Teisceira-Lessard
Mathieu Gohier
actualites@larotonde.ca
le 16 mars 2009actualites@larotonde.ca
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www.larotonde.ca
 Philippe Teisceira-Lessard 
L
a réunion du Conseil d’admi-nistration du 13 mars dernier adonné lieu à un coup de théâ-tre, alors que Federico Carvajal,président de la plus haute instancede la Fédération, a forcé l’adoptiond’une motion de réforme complètedu comité d’arbitrage étudiant. Enoutre, plusieurs directeurs et mem- bres du public condamnaient lefait que trois des exécutifs accusésde tricherie dans leurs campagnesaient voté sur une proposition quiconcernait directement leur cas.
 Acheminée par Dean Haldenby,
président de la FÉUO, quelquesheures avant la rencontre, cette
motion modifie en profondeur la
composition actuelle du CAÉ eninterdisant aux actuels arbitres dedécider du cas et faisant redémarrerle processus du départ. Elle prévoitaussi l’embauche de nouveaux ar- bitres pour déterminer si Julie Sé-guin, Seamus Wolfe, Roxanne Du- bois et Jean Guillaume ont forméune équipe pendant les élections. Ilfaut rappeler que de telles actionssont explicitement interdites par laconstitution de la FÉUO et pour-
raient donner lieu à une disqualifi-
cation.
Carvajal force la décision
Dès le début de la rencontre,l’audience a été surprise par le faitque Seamus Wolfe décide de retirerson appel et donc de ne pas contes-ter la décision du CAÉ qui souhaitaitcontinuer à entendre la plainte mal-gré le refus des défendeurs. Alors que cette décision était pourle moins surprenante, cela n’étaitrien en comparaison avec le coup dethéâtre qui allait suivre.Les partisans des plaignantsavaient prévu s’abstenir sur la mo-tion de réforme du CAÉ, sachantque si plus d’un tiers des membresdu conseil faisaient ainsi, la motionserait bloquée à son présent stadeet ne pourrait pas faire l’objet d’uneadoption. En effet, la constitutionprévoit qu’après un premier votequi présente plus d’un tiers d’abs-tention, le conseil doit reprendre ledébat. Par la suite, si un deuxième vote se termine de la même ma-nière, la question litigieuse doit êtrerenvoyée devant un comité d’étude. Après un deuxième vote où plus
CONTESTATION ÉLECTORALE
Les esprits s’échauent
d’un tiers des directeurs ont décidéde s’abstenir, Federico Carvajal,président de l’assemblée, a annoncéqu’il allait tout de même considérerla motion comme acceptée. «Le voteest de 18 en faveur et 11 abstention,a présenté Carvajal. Ce sera une dé-
cision difficile à prendre […], mais
 je vais considérer que cette motiona été adoptée. Quand ce processusa débuté, nous avons entendu desrumeurs que certaines personnestenteraient de bloquer le travail duconseil. Nous avons demandé de voir une opinion légale sur le dos-sier. Lorsqu’on interprète la Consti-tution, il faut le faire en des termestrès larges.»Carvajal a donc fait passer descopies d’un avis légal obtenu deMarc Labrosse, l’avocat attitré de laFÉUO, expliquant qu’étant donnéles délais serrés qu’un arbitrage im-plique et les pouvoirs larges confé-rés au Conseil d’administration parla Constitution, on devait considé-rer l’esprit de la constitution plutôtque les termes de l’article en tantque tels.Tous ne sont pas de cet avis.«C’était une démonstration d’abusde pouvoir, et j’ai été insultée parcela. En tant que directrice siégeantsur le conseil, je crois qu’on a violémon droit à l’abstention et de la voirreconnue.», s’insurge Amy Kishek,membre du Conseil d’administra-tion.Renaud Philippe Garner étaitaussi de l’avis de la directrice. «M.Carvajal a décidé d’utiliser sa pro-pre interprétation en disant qu’ilavait un avocat pour le défendre, a-t-il déclaré. C’est vraiment bien. Jepeux avoir un avocat aussi. En fait,la raison pour laquelle nous avonsdes procès, c’est parce que n’impor-te qui peut prendre un avocat pour
défendre son point de vue. […] Ce
n’est pas seulement l’exécutif qui estcorrompu, mais Federico Carvajalest aussi corrompu. Il n’a jamais éténeutre, ni un honnête employé de laFédération. Ce n’est rien de moinsqu’une dictature. Littéralement, ilsdictent, ils disent aux autres com-ment cela va se dérouler.»«Cette partie de la constitution nepeut pas être isolée, la constitutiondoit être lue dans son entièreté. Cetarticle est là pour assurer que s’il n’y a pas eu assez de débat, plus de dis-cussions soient permises », s’est dé-fendu Carvajal, alors que sa décisionétait contestée par Rob Arntfeld.
 Acccusations
de conflit d’intérêts
L’autre décision qui en a choquéplusieurs a été celle des défendeurs Wolfe, Séguin et Dubois d’exprimerleur vote sur la réforme de l’instancequi devra justement trancher entreleur version et celle des plaignants,plutôt que de s’abstenir.«Les défendeurs ont voté pourleur propre procès, ils ont directe-ment géré leur procédure judiciaire.C’est de l’ingérence d’une instancepolitique à l’intérieur d’une instance
 judiciaire. C’est la définition exacte
du mot corruption», accuse Garner,
maître d’œuvre de la plainte devant
le CAÉ.
SUITE PAGE 3
AUCONSEIL D’ADMINISTRATION
Photo Martha Pearce
De gauche à droite: Federico Carvajal, Dean Haldenby et Seamus Wolfe.
 
Actualités
actualites@larotonde.cale 16 mars 2009
www.larotonde.ca
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Céline Basto
La Fédération étudiante de l’Uni-
 versité d’Ottawa a profité de la grèvedes autobus de l’OC Transpo afin de
relancer le débat du laissez-passeruniversel, un projet qui permettraitaux étudiants des quatre institu-tions d’enseignement postsecondai-re de la région d’utiliser le transporten commun pour un prix de 125$par session. Ces 50 000 étudiantsse voient alors dépourvus de ce lais-sez-passer puisque, selon la majo-rité des conseillers, la question avaitdéjà été tranchée auparavant et qu’iln’y a pas de nouvelles informationspour relancer le débat.Dans une lettre envoyée en jan- vier à Alain Mercier, directeur d’OC
Transpo, Dean Haldenby, président
de la FÉUO, a tenu à expliquer l’im-portance de relancer les négocia-tions : « À la suite de 51 jours degrève, des utilisateurs d’OC Transpoont trouvé d’autres solutions pourleurs déplacements. Des milliers deces utilisateurs sont des étudiants
de l’Université d’Ottawa. […] Nousdevons reconnaître que nous avonsle devoir de travailler ensemble afin
de remplir le mandat que nous noussommes donné – un taux d’utilisa-tion des services de transport plusélevé et la qualité du service à unprix abordable. M. Mercier, je vousdemande que nous saisissions cetteopportunité et concrétisoons cet es-poir. » Cette lettre a été envoyée par
le président de la FÉUO afin de dé-
montrer que les étudiants sont tou- jours intéressés par le projet et qu’ilserait important de le réactualiser.
Un conseil divisé
Les discussions ont débuté lors-que le conseiller Alex Cullen a ré-futé la décision du maire Larry O’Brien de ne pas accepter la mo-tion à l’ordre du jour. D’après lemaire, la décision avait déjà étéprise auparavant et, comme aucuneinformation additionnelle n’étaitprésentée, la motion était irrece-
LAISSEZ-PASSER UNIVERSEL
Les négociations échouent une fois de plus
La Ville d’Ottawa estime que la grève d’OC Transpo n’est pas uneraison valable pour rouvrir le dossier du laissez-passer universel.
Ce n’est pas l’année prochaine que les étudiants de l’Université d’ottawa seront en mesure d’utliser le service detransport en comum à un prix moindre.
Photo Mathieu Langlois
 vable. Toutefois, des conseillersse sont opposés à cette décision etont essayé de convaincre tous lesconseillers à rouvrir les discussions.Cullen a débuté son discours en pré-sentant les nouvelles informations.Selon lui, lorsqu’il y a eu un vote ace sujet, les services de transportn’avaient pas encore déclenché lagrève et ce facteur n’avait pas étépris en considération.« Nous sommes en train de met-tre en place des mesures d’atténua-tion pour regagner une partie denotre clientèle. Ce laissez-passerdevrait être considéré dans ces me-sures. Précédemment, nous avonsrejeté ce projet à cause des coûtsdes impôts fonciers. À présent, cen’est plus la question », estime leconseiller Cullen. Le conseiller Dou-cet, quant à lui, a mis l’accent sur le vote unanime du comité des trans-ports avant que ce projet ne soit re-mis entre les mains du conseil muni-cipal. « Chacun des neufs membresa voté favorablement. Avec la re-prise du service de transport, nousavons perdu de la clientèle et nousavons reçu des plaintes. Nous pou- vons maintenant aller chercher cesétudiants qui ont utilisé d’autresmoyens de transport et leur offrir celaissez-passer », soutient-il.Bien que les discussions autour dela table aient abondé dans le mêmesens, une fois le vote dévoilé, ona pu remarquer qu’il était assezpartagé. Les conseillers ont choiside ne pas rouvrir ce dossier par un vote de 11 voix contre et 10 pour.
Un projet à relancer
Ted Horton, v-p élu aux affaires
universitaires, estime qu’il est pos-sible de relancer les discussions. «La première étape sera de faire plusde pression auprès des conseillerset de leur faire comprendre l’impor-tance de ce projet », considère-t-il.Ensuite, selon lui, il faudra rassem-
 bler les étudiants afin de démontrer
à la Ville d’Ottawa l’importance quece projet a pour les étudiants. « Jesuis prêt à travailler avec tous les ac-teurs impliqués », assure-t-il.
«J’étais en conflit d’intérêts, j’ai
aidé les demandeurs à préparer leurcas et c’est pourquoi je me suis abs-tenu aujourd’hui », explique Rob Arntfeld, partisan des demandeursqui s’est abstenu et a plus tard cla-qué la porte de la réunion.Face à ses accusations, les défen-deurs reprennent les propos d’intro-
duction de Haldenby et invoquent
leur responsabilité légale de tenirles rênes de la Fédération.«Je pense qu’on a une responsa- bilité en tant que membre élu en cemoment de faire la meilleure déci-sion pour la FÉUO, réplique Dubois,sûre d’elle. Je sais qu’il y a certainespersonnes qui se sont abstenues,mais je crois que tout le monde quiest assis autour de cette table estdirectement relié au cas. Ce qu’ona fait, c’est de prendre la meilleureaction pour le Fédération. On est icicomme directeurs, donc on a uneresponsabilité en tant que telle deprendre la direction de la FÉUO,et ce en commun. Je crois que j’aifait ce qu’il fallait en tant que direc-trice.»Le président de la FÉUO, quant àlui, s’est limité à dire que personnen’avait le droit d’enlever le droit de vote à un directeur. «C’est leur déci-sion et leur droit», a-t-il ajouté.
Conséquencesdu mécontentement
Rapidement après la rencon-tre, un appel au CAÉ a été déposéconcernant la décision de Carvajalde considérer la motion commeadoptée sur la base d’une interpré-tation large de la Constitution.«Étant donné la transgressiondes règlements de la Constitution,nous demandons au CAÉ d’invali-der la décision du Président du CA,de renvoyer la motion en questionau comité dont elle relève et la ra-mener à la prochaine réunion duCA, tel que prévu dans la Constitu-tion de la FÉUO» expliquent Guy 
Hugues et Luc-Yan Picker dans leur
demande.De plus, une pétition virtuelle aété démarrée dans le but de démet-tre de leur fonction l’ensemble del’actuel exécutif et les quatre exécu-tifs élus impliqués dans l’arbitrage. À l’heure d’aller sous presse, elleavait recueilli 70 signatures, il enfaut 1500.
CAÉ
La Rotonde embauche
Vous étudiez en communications? Ou en journalisme?Vous cherchez une expérience concrète dans le domaine?Vous cherchez un emploi pour l’an prochain?
La Rotonde
est à la recherche de personnes dynamiques pour l’année de production 2009-2010.Détails en page 7.
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