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Somduth Dulthumun : Pourquoi vouloir séparer politique et religion ?

Somduth Dulthumun : Pourquoi vouloir séparer politique et religion ?

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Published by Catherine Boudet
Catherine Boudet, interview de Somduth Dulthumun : Pourquoi vouloir séparer politique et religion ?, Journal du Samedi n°107 du 18 fevrier 2012.
Catherine Boudet, interview de Somduth Dulthumun : Pourquoi vouloir séparer politique et religion ?, Journal du Samedi n°107 du 18 fevrier 2012.

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Categories:Types, Research
Published by: Catherine Boudet on Apr 07, 2013
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09/15/2013

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«Tout se fait politiquement dans le pays»
«C’est nous qui choisissons lespoliticiens qui vont être invités»
PAGE 11PAGES 6, 7
LE JOURNAL 
NO 107 - DU SAMEDI 18 AU VENDREDI 24 FÉVRIER 2012- RS 15
SOMDUTH DULTHUMUN :
« Pourquoi vouloirséparerreligionetpolitique? »
 AZARIA TOPIZE
Sur le chemin dela lumière
Le fils de Kaya veut tracersa voie avec son groupe «Salawi»
 
Cover stor
06
No107 18 FÉVRIER 2012
UNE BOUTIQUE CAMBRIOLÉE
U
ne boutique située sur la route Royale à Quartier Militaire a été cambriolée entre le lundi 13 février vers 18h00et le mardi 14 février vers 06h30. Plusieurs articles ont été volés dont des cartes prépayées, 660 paquets decigarettes et la somme de Rs 11, 830. Le montant total du vol est estimé à Rs 70 700. La CID de Quartier Militairea arrêté un habitant de Providence qui a avoué le méfait.
Dr Dulthumun, comment se passe l’organisation du Ma-hashivaratri ?
Nous sommes déjà rentrésdans le Mahashivaratri. Nousavons célébré le Rudramahayajdimanche dernier à Grand-Bassin, le 12 février. LeRudramahayaj, c’est une prièrespéciale à Lord Shiva, qui a lieuune semaine avant le Ma-hashivaratri. Il y avait l’aver-tissement de cyclone classe-3,mais dans l’hindouisme on ditque quand on a pris la décisionde faire une prière, il ne faut ja-mais reculer. Mais dimanchedernier, avec l’alerte cyclonique,seulement quelques centainesde dévots ont pu venir.
En classe 3, il y a une ques-tion de sécurité qui se pose.Comment conciliez-vous lesconsignes nationales de sécu-rité avec l’organisation de la prière ? Ca ne pose pas unrisque pour les dévots ?
Non, non. Nous avons prisen considération les rafales, quin’étaient pas si fortes.
Et vous avez pris ces déci-sions en concertation avec la Météo de Vacoas ?
Oui, oui. Nous savions quevers midi ou après il y auraitune forte possibilité que le cy-clone diminue en intensité etque peut-être on va enlever la classe 3.
C’est ce que vous ont confirmé les servicesmétéorologiques de Vacoas ?
Oui. Alors on est allé de l’a-vant. Mais si le cyclone étaitplus sérieux que ça, seulementune poignée de personnes au-rait fait les poojas, sans lesdévots. Mais définitivement, onallait faire ce pooja-là, dansn’importe quelles circonstances,même en classe 4.
Dr Dulthumun, vous vousdéfinissez comme un chef re-ligieux ou comme un chef d’association socio-culturelle ?
Pour tout ce qui concerne leSanatan, nous avons un droitde regard sur l’organisation desprières, des cérémonies, sur lesrecommandations à faire auGouvernement, par exemplequand il faut proclamer les con-gés publics. Les gens nous con-tactent quand ils ont unproblème d’interprétation destextes, alors notre
Head Priest 
donne ses recommandations.Moi je suis le porte-parole pourn’importe quelle décision qu’onprend sur la religion. Et je faisl’administration de la fédéra-tion, je gère la fédération.
Concernant le rapport entrepolitique et religion…
 Allons parler du pèlerinaged’abord. Nous estimons qu’il y a environ 500 000 pèlerins quivont marcher vers le Ganga Talao. Nous demandons tou- jours aux kanwartis de ne pasfaire des kanwars trop grands. Ily en a certains qui les font trophauts et ils doivent marcheravec une longue gaulette pourpousser les fils électriques pourpouvoir passer, c’est trèsrisquant. Nous lançons unappel pour que les kanwars nesoient pas trop grands, pour nepas bloquer la route.
La statue de Shiva aussi est très imposante. Ce n’est pasdifficile de dire aux dévots derester modestes quand on fait dans l’énorme au niveau du Grand Bassin ?
Mais la statue, même si elleest imposante, elle est dans uncoin, elle ne dérange personne.Et ça devient une attraction,même pour les touristes,comme en Indonésie ou à Bali,presque partout vous verrez desgrandes statues.
Quel doit être la positiondu chef de la fédération, ou du chef religieux, vis-à-vis deshommes politiques ? Doit-onles conseiller, leur faire desrecommandations ?
Chaque fois qu’on fait unecérémonie religieuse, unecélébration, la partie religieuseest faite par les pandits, lesacharyas. On ne laisse personneintervenir dans le côté rituel.Même en tant que président dela fédération, je ne me mêle pasde cette partie religieuse. Main-tenant, après cette fonction, onfait un programme culturel,pour offrir un divertissementsain aux dévots, avec de la musique, des chants. On sert lemahaprashad, quelque chose à boire, à manger. Et on laisse lesgens méditer. C’est sur cetteplateforme culturelle que nousinvitons des personnes impor-tantes à délivrer des messagesaux dévots qui sont réunis. Cela peut être un politicien, unreprésentant du gouvernement,ou même le Premier ministre,ou bien aussi un médecin, unavocat.
 Vous êtes en train deme dire que les hommes poli-tiques sont là pour divertir lepublic ?
Le mot "divertissement" estun peu fort. Disons que c’estplutôt pour diversifier, c’est-à-dire qu’à part de la partie re-ligieuse, on fait une partieculturelle, et en même temps,des messages.
Quel type de messages ?
Quand un ministre ou unreprésentant du gouvernementprend la parole, il peut délivrer
« Pourquoi vouloir séparerreligion et politique ? »
A la veille du Mahashivaratri, le présidentde la Mauritius Sanatan Dharma TemplesFederation lance un appel national à lapréservation de l’environnement. Ils’exprime également, en toute franchise,sur l’épineuse question du rapport entrereligion et politique. Pour SomduthDulthumun, toutes les décisions quidoivent être prises pour permettre lefonctionnement des religions sont denature politique. Il serait donc malvenude prétendre ensuite interdire auxhommes politiques de s’exprimer surles plateformes socioculturelles.
SOMDUTH DULTHUMUN :
C.B.

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