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Université de NantesFaculté des Lettres et LangagesDépartement de Lettres Modernes
LA RHETORIQUE MONDAINEDES CONTES DE FEES LITTERAIRESDU XVIIEME SIECLE.
Mémoire de DEAPrésenté par Christine RousseauLettres Modernes-Littérature Française Novembre 2002.Christine.rousseau44@free.fr  Lescontesdefees.free.fr Directeur de DEA :Mme Christine Noille-Clauzade
Maître de Conférences.
 
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 Remerciements
Je tiens à remercier Mme Noille-Clauzade, Maître de Conférences, pour avoir dirigé mon travail pendant cette année, pour ses précieux conseils, tant professionnels que personnels et pour sa bienveillance constante. Je souhaiteégalement remercier M. Masson, Professeur et responsable du DEA, pour son aideinestimable dans le domaine administratif. Je remercie enfin ma famille pour sonsoutien affectif et matériel, sans qui ce travail n’aurait pu aboutir.
 
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La rhétorique mondaine des contes de fées littérairesdu XVIIème siècle.Introduction
Le règne de Louis XIV a été marqué par le faste et l’éclat. L’aspect sacré dela Monarchie française ainsi que la naissance tant espérée du dauphin, après vingt-six ans de mariage, a beaucoup contribué à la création du mythe du « roi soleil ».Louis XIV trouva ainsi, lors de son avènement en 1643, toutes les conditionsfavorables à une politique d’adulation, savamment orchestrée par Mazarin. Ils’agissait alors de regrouper derrière le Roi (par l’intermédiaire de son régent dansun premier temps), une Cour indisciplinée et frondeuse et d’asseoir sur des basesstables et définitives la monarchie absolue. Les fêtes de cour, notamment dans la première partie du règne (jusqu’en 1682), donnèrent à Louis XIV le prétexte defigurer en Roi-Soleil, en empereur romain, ou en Alexandre le Grand apportant la paix aux nations conquises, et aux courtisans de suivre l’exemple du divertissement,déguisés en demi-dieux et monarques incarnant Apollon dans les jardins deVersailles.Dans cette époque que l’on dit austère et religieuse, le goût du merveilleux etdu magique fut présent sur tous les plans : que ce soit dans les divertissements decour, les opéras à machine, les ballets ou les Belles Lettres.A partir de l’installation définitive de la Cour et du Gouvernement àVersailles, en mai 1682, les fêtes diminuent en fréquence et en faste ; les courtisansdésertent les jardins versaillais pour les appartements du Palais, qui devient le cadrede fêtes d’intérieur. Les fêtes de Cour, se figèrent dans des relations et desgravures : la vieille cour s’assagit, le Roi-Soleil à son zénith voit venir l’heure dudéclin. C’est donc paradoxalement, en cette fin de siècle dévote, sous l’influence dela dernière maîtresse du roi, Madame de Maintenon, qu’éclot la vogue des contes de
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