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crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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crise antilles
 
communauté outre-mersemaine du 16 mars 2009
avec ou sans grève, lamobilisation demeure
 
crise antilles – analyse des conversations
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rappel des faits
La vie en Martinique reprend son cours depuis le week-end dernier, date de levée de la grève.Plusieurs témoignages de satisfaction, de soulagement mais aussi d’exaspération sont présentssur la communauté Outre-mer. Ce mouvement a engendré des dégâts considérables, notammentla suppression de postes dans certaines entreprises qui ont dû mettre la clé sous la porte.En Guadeloupe, la pétition de soutien à Elie Domota continue de circuler sur Internet. Le « porte-à-porte » du LKP connaît un succès grandissant, en effet d’autres entreprises ont fini par signerl’accord Bino.Les négociations se voient prolongées à la Réunion car le Cospar n’est pas satisfait despropositions émises par la préfecture.Pendant ce temps, la Guyane entre doucement en période de négociations.
Taux de pénétration quotidien et part de voix agrégée des thématiques LKP, Cospar, MKL et Collectif du 5 février au sein du territoire agora du web social français (hors communauté outre- mer) sur la période du 13 au 20 mars 2009 
(taux de pénétration en pourcentage de l’ensemble des articles publiés sur l’ensemble du web social français)
La communauté hexagonale a peu parlé des conflits d’Outre-mer cette dernière semaine. Le tauxde pénétration élevé du Collectif du 5 février est le reflet de l’annonce de la suspension de la grèvegénérale en Martinique.Globalement, les articles parus traitent de la pétition de soutien à Elie Domota circulant surInternet, des négociations qui se poursuivent à la Réunion et deux blogs ont diffusé lesrevendications du collectif guyanais.
 
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l’après grève en Martinique : avancées et désillusions, indépendance…
La
Martinique
a retrouvé son calme ce week-end suite à la suspension de la grève générale.Plusieurs Martiniquais se sont exprimés à propos de cette dernière,
certains sont satisfaits dumouvement, d’autres pas du tout
: «
moi je suis une 
victime de la grève 
. Mon patron nous a prévenu qu'il allait être obligé de mettre les clefs sous la porte. […] 
» ; «
C'était un mouvement légitime, mais 
 je ne crois pas que les choses changeront vraiment 
[…] 
» ; «
La Martinique va mal, il fallait une grève comme ça pour bouger les gens. Je suis vraiment 
content 
de ce qu'a fait le collectif même si, moi je n'aurais pas les 200 euros 
» ; «
Cette grève nous a permis d'ouvrir les yeux sur toutes les injustices qu'il y a ici.
Les choses vont changer maintenant 
[…] On ne peut plus accepter toutes ces injustices 
»http://www.domactu.com/ (lf 27).La situation des entreprises en Martinique n’est pas au mieux, en effet
plusieurs entreprises
 comme les supermarchés Match
doivent fermer
suite à la grève générale qui les a empêchéd’être rentables.Les
leaders du Collectif du 5 février
affirment que le conflit était indispensable, malgré l’impactsur l’économie : «
Avec le recul,
on peut affirmer que ce conflit était nécessaire 
, même s'il a posé des problèmes économiques. La population est descendue en grand nombre dans les rues parce qu'elle avait une 
souffrance 
à exprimer sur la cherté de la vie, elle souffre encore davantage que la population française.
»http://www.martinique.franceantilles.fr/ (lf 29).Le collectif martiniquais poursuit ses actions, un
accord sur le prix de l’eau
a d’ailleurs été signéce lundi à la préfecture avec les représentants du service en question.Les porte-paroles insistent sur le fait que la grève générale est susceptible de revenir : «
Le Collectif "se réserve le droit de repartir en grève 
si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur", a précisé Michel Monrose, son président 
. »http://rfo.fr(lf 31).Sur le site martiniquaishttp://www.bondamanjak.com/ (lf 35), on remarque la présence de
commentaires relatifs à l’indépendance
des ex colonies françaises : «
Les Dom-Tom sont parvenus à maturité pour 
voler de leurs propres ailes 
. Il faut avoir le courage de l'envisager. Ce n'est plus un tabou.
» ; «
Plus ça va, et plus 
 je suis prêt à perdre beaucoup d'avantages liés à la France 
afin que mon pays continue à poursuivre sa reconquête […] cela ne m'effraie guère…
».Certains
Antillais
s’expriment même à propos des commentaires de journalistes de la Francehexagonale face à la dépendance de l’Outre-mer : «
Les journalistes français une fois de plus 
font passer la France pour une généreuse donatrice 
concernant l'Outre-mer. En clair, elle n'a aucun intérêt à être en Guadeloupe en Martinique ou en Guyane.
La réalité est tout autre.
»http://www.caribcreole1.com/ (lf 38).
la Guadeloupe toujours en action, le soutien au LKP se confirme
Le collectif guadeloupéen
LKP a connu plusieurs succès
lors de ses actions de « porte-à-porte », effectivement, la direction de
Carrefour Destreland a signé
l’accord « Jacques Bino »hier avec ses salariés. Le groupe Blandi a également signé cet accord, ainsi que la Brioche Dorée,les Grands moulins des Antilles, Espace verts, Pro Net, Gwad Net et d’autres petites entreprises.Le but du LKP est d’avoir
un maximum de signatures
avant le 26 mars, date à laquelle seraannoncée ou rejetée l’extension de l’accord « Jacques Bino » à toutes les entreprises.Un
sondage
a été réalisé du 6 au 11 mars par Qualistat(www.qualistat.fr),sur un échantillon de512 Guadeloupéens représentatifs de l’ensemble de la population, face à la grève générale.
Pour 93% des Guadeloupéens, le mouvement du LKP serait entièrement justifié
. D’ailleurs, àla fin du conflit on remarque que
trois personnes sur quatre le soutenaient
: «
Ceux qui ne l'ont pas soutenu reprochent à cette mobilisation sa forme (18% sont contre les entraves à la circulation, ce qu'on appelle plus vulgairement des barrages routiers), 38% craignent pour 

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