crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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l’après grève en Martinique : avancées et désillusions, indépendance…
La
Martinique
a retrouvé son calme ce week-end suite à la suspension de la grève générale.Plusieurs Martiniquais se sont exprimés à propos de cette dernière,
certains sont satisfaits dumouvement, d’autres pas du tout
: «
moi je suis une
victime de la grève
. Mon patron nous a prévenu qu'il allait être obligé de mettre les clefs sous la porte. […]
» ; «
C'était un mouvement légitime, mais
je ne crois pas que les choses changeront vraiment
[…]
» ; «
La Martinique va mal, il fallait une grève comme ça pour bouger les gens. Je suis vraiment
content
de ce qu'a fait le collectif même si, moi je n'aurais pas les 200 euros
» ; «
Cette grève nous a permis d'ouvrir les yeux sur toutes les injustices qu'il y a ici.
Les choses vont changer maintenant
[…] On ne peut plus accepter toutes ces injustices
»http://www.domactu.com/ (lf 27).La situation des entreprises en Martinique n’est pas au mieux, en effet
plusieurs entreprises
comme les supermarchés Match
doivent fermer
suite à la grève générale qui les a empêchéd’être rentables.Les
leaders du Collectif du 5 février
affirment que le conflit était indispensable, malgré l’impactsur l’économie : «
Avec le recul,
on peut affirmer que ce conflit était nécessaire
, même s'il a posé des problèmes économiques. La population est descendue en grand nombre dans les rues parce qu'elle avait une
souffrance
à exprimer sur la cherté de la vie, elle souffre encore davantage que la population française.
»http://www.martinique.franceantilles.fr/ (lf 29).Le collectif martiniquais poursuit ses actions, un
accord sur le prix de l’eau
a d’ailleurs été signéce lundi à la préfecture avec les représentants du service en question.Les porte-paroles insistent sur le fait que la grève générale est susceptible de revenir : «
Le Collectif "se réserve le droit de repartir en grève
si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur", a précisé Michel Monrose, son président
. »http://rfo.fr(lf 31).Sur le site martiniquaishttp://www.bondamanjak.com/ (lf 35), on remarque la présence de
commentaires relatifs à l’indépendance
des ex colonies françaises : «
Les Dom-Tom sont parvenus à maturité pour
voler de leurs propres ailes
. Il faut avoir le courage de l'envisager. Ce n'est plus un tabou.
» ; «
Plus ça va, et plus
je suis prêt à perdre beaucoup d'avantages liés à la France
afin que mon pays continue à poursuivre sa reconquête […] cela ne m'effraie guère…
».Certains
Antillais
s’expriment même à propos des commentaires de journalistes de la Francehexagonale face à la dépendance de l’Outre-mer : «
Les journalistes français une fois de plus
font passer la France pour une généreuse donatrice
concernant l'Outre-mer. En clair, elle n'a aucun intérêt à être en Guadeloupe en Martinique ou en Guyane.
La réalité est tout autre.
»http://www.caribcreole1.com/ (lf 38).
la Guadeloupe toujours en action, le soutien au LKP se confirme
Le collectif guadeloupéen
LKP a connu plusieurs succès
lors de ses actions de « porte-à-porte », effectivement, la direction de
Carrefour Destreland a signé
l’accord « Jacques Bino »hier avec ses salariés. Le groupe Blandi a également signé cet accord, ainsi que la Brioche Dorée,les Grands moulins des Antilles, Espace verts, Pro Net, Gwad Net et d’autres petites entreprises.Le but du LKP est d’avoir
un maximum de signatures
avant le 26 mars, date à laquelle seraannoncée ou rejetée l’extension de l’accord « Jacques Bino » à toutes les entreprises.Un
sondage
a été réalisé du 6 au 11 mars par Qualistat(www.qualistat.fr),sur un échantillon de512 Guadeloupéens représentatifs de l’ensemble de la population, face à la grève générale.
Pour 93% des Guadeloupéens, le mouvement du LKP serait entièrement justifié
. D’ailleurs, àla fin du conflit on remarque que
trois personnes sur quatre le soutenaient
: «
Ceux qui ne l'ont pas soutenu reprochent à cette mobilisation sa forme (18% sont contre les entraves à la circulation, ce qu'on appelle plus vulgairement des barrages routiers), 38% craignent pour
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