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RAPPORT ANNUEL DE L’ONEM 2008
> Moins de chômeurs indemnisés,mais tout autant d’allocataires à charge de l’ONEM>
EXÉCUTION DE L'ACCORD INTERPROFESSIONNEL
> Adaptation du montant du chèque-repaset de lindemnité de mobilité >>
SOMMET DE PRINTEMPS
> L’UE solidaire au G20 ?
La newsletter pour décideurs
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HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
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26 MARS 2009 – N° 12
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A EPINGLER
L’Europe compte 4 millions de postes de travailnon pourvus et 18 millions de demandeursd’emploi.
Des chiffres qui confirment qu'elle n’estpas en mesure d’attirer et de garder suffisammentde talents pour faire face aux besoins des entre-prises. L’Europe souffre d’un manque de jeunesdotés d’une formation scientifique. Depuis unevingtaine d’années, les entreprises pharmaceu-tiques et des TI en font les frais dans leurrecherche de talents. A cela s’ajoute que le sec-teur des technologies propres est aujourd’hui luiaussi à la recherche de ces talents rares. Or, lesuccès des sociétés qui contribuent durablementà la lutte contre les changements climatiquesdépend du fait qu’elles parviennent ou non à atti-rer des collaborateurs innovateurs.La crise semble toutefois avoir aplani la guerre destalents. C’est comme si on assistait à un excédentconjoncturel de travailleurs. En effet, les entre-prises se demandent comment garder leur person-nel dans ces circonstances difficiles. Quant àsavoir si elles disposeront encore, à l’issue de lacrise, du capital humain nécessaire pour affronterla concurrence face au nouveau potentiel des mar-chés, cette question n’est pas encore à l’ordre dujour. La vigilance reste cependant de mise. D’icipeu, la réalité démographique va plonger notremarché du travail dans une pénurie structurelle.Pourrons-nous alors continuer à nous arracher nostalents mutuels ?Pour que notre économie puisse se développerdurablement, il faut donc tâcher de garder au maxi-mum nos techniciens via des systèmes de chômagetemporaire. Or, cette approche ne sera vraimentstratégique que si ces systèmes s’appliquent égale-ment à nos travailleurs de la connaissance, c’est-à-dire les employés. Aujourd’hui, syndicats, pouvoirspublics et patronat doivent prouver qu’ensemble ilsveulent et peuvent lever l’hypothèque des compé-tences qui grève de plus en plus lourdement notreéconomie.La durabilité des ressources humaines est, à côtéde la durabilité du financement et de celle del’environnement, un des 3 piliers thématiques del’édition 2009 du European Business Summit.Dans cette perspective, la FEB et l’école de com-merce INSEAD ont travaillé à un rapport sur lamanière dont on peut développer une politiquedes ressources humaines innovatrice et durablepour nos entreprises en Europe. Ce rapport seconcentre sur les compétences dont l’Europe a leplus besoin en cette période de crise. Il fait aussiétat de la nécessité d’un Pacte européen de com-pétences qui serait conclu entre les établisse-ments d’enseignement, les employeurs, lesinvestisseurs et les dirigeants politiques en vuede préparer le terrain pour le retour à une crois-sance saine en Europe à moyen terme.Ainsi, il faudrait notamment mettre rapidementen œuvre des programmes contenant desmesures intelligentes afin d’empêcher que lestravailleurs de la connaissance soient définitive-ment perdus pour notre marché du travail. Onpourrait créer des systèmes acceptables pourtous et consistant à former les travailleurs pourl’avenir avec l’aide des pouvoirs publics.Parallèlement, il faut généraliser un certainnombre d’initiatives excellentes visant à rendreplus attrayantes pour les jeunes des branchescomme les mathématiques et les sciences. Sansun grand bond en avant dans ce domaine, nousne pourrons pas conserver notre leadership sur lemarché en forte croissance des technologiespropres. Enfin, nous devons intensifier nosdémarches en faveur d’une mobilité accrue desétudiants et des travailleurs, dans l’UE et endehors. En effet, la performance du marché euro-péen du travail n’est pas uniquement tributairede qualités techniques, mais aussi de toute unesérie d’aptitudes permettant aux individusd’évoluer avec succès dans un environnementinternational.
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
Syndicats, pouvoirs publics etpatronat doivent prouver qu’ensemble ils veulent et peuventlever l’hypothèque descompétences.
En Europe, le marché du travail scléroséhypothèque la croissance économique
 
EXÉCUTION DE L'ACCORDINTERPROFESSIONNEL
Adaptation du montantdu chèque-repas et del’indemnité de mobilité
Dans l’AIP, il a été convenu d’augmenter lemontant du chèque-repas
et de l’indemnité demobilité. Le gouvernement a adopté un arrêtéroyal pour exécuter cette décision. Le plafondde l’indemnité de mobilité, en usage dans lessecteurs où le lieu de travail n’est pas fixe, estporté à 0,1316 EUR par kilomètre (précé-demment : 0,1076 EUR). Par ailleurs, lavaleur faciale maximale du chèque-repas aug-mente de 1 EUR, sans augmentation de la partpersonnelle actuelle du travailleur (soit 1,09EUR). L’intervention maximale de l’employeurdans le montant du chèque-repas est fixée à5,91 EUR (précédemment : 4,91 EUR). Cesdeux mesures sont entrées en vigueur au 1erjanvier 2009. Dans l’AIP, il a également étéconvenu que les employeurs pour-raient déclarer 1 EUR par chèque-repas à titre de frais déductibles,quelle que soit la valeur duchèque. La déductibilité fiscale nedépend donc pas d’une éventuel-le augmentation de la part patro-nale dans le chèque-repas. Elleest concrétisée dans le projet deloi de relance économique etentrera en vigueur au 1er février2009.
Ces dispositions exécutentles arrangements conclus dans lecadre de l’AIP. Reste à attendre lapublication de l’AR, déjà approu-vé en conseil des ministres, rela-tif aux éco-chèques. Il s’agit de latroisième mesure prévue afin dedonner un contenu à l’enveloppede négociation prévue par l’AIP en faveur dupouvoir d’achat des travailleurs.
Anneleen Bettens – ab@vbo-feb.be
SOMMET DE PRINTEMPS
L’UE solidaire au G20 ?
Les 19 et 20 mars derniers, les chefs d’État etde gouvernement de l’UE se sont réunis
àBruxelles pour leur traditionnel Sommet deprintemps. L’attention y était quasiment inté-gralement focalisée sur l’approche européenneface à la crise économique et financière.L’accent a été mis sur le rôle essentiel du mar-ché intérieur afin de rendre la récession moinslongue et moins profonde. Il semble parailleurs que l’ensemble des mesures fiscalesde relance au sein de l’UE s'élève à plus de400 milliards EUR, et ce sans les stabilisa-teurs automatiques. Les États membres verse-ront 75 milliards EUR supplémentaires auFonds monétaire international pour qu’il puis-se venir en aide rapidement et souplement auxpays en difficultés. L’UE entend en outremettre rapidement en œuvre la nouvelle régle-mentation relative au secteur financier. Lors duprochain Sommet, qui aura lieu au mois dejuin, les premières décisions seront prises dansce dossier.Dans la perspective de la conférence clima-tique internationale qui se déroulera àCopenhague en décembre 2009, l’UE est réso-lument en faveur d’un ‘global carbon market’.Après une analyse approfondie et sur la based’une proposition de la Commission, une posi-tion sur le financement international sera
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Corporate Governance –Audition au Sénat
Le 18 mars 2009, la Commission compétentedu Sénat a auditionné, en présence du ministrede la Justice, Herman Daems et PhilippeLambrecht, respectivement président et secré-taire de la Commission Corporate Governance,à propos de l’édition 2009 du Code belge degouvernance d’entreprise («Code 2009»). Lesorateurs ont mis l’accent sur le fait que le Code2009 tient compte non seulement del’évolution de la réglementation, des standardsinternationaux et européens mais aussi desattentes de la société civile et des stakeholdersdans un monde marqué par de profonds chan-gements et la crise financière et économique.En outre, ils ont mis en lumière les principalesinnovations du Code 2009: description du rôlede leadership du CEO ; clarification des res-ponsabilités du conseil d’administration ;modification du Principe sur la rémunérationdes dirigeants des sociétés cotées, entre autrespar les recommandations visant à la rédactiond’un rapport de rémunération et à limiter volon-tairement le montant des indemnités de départau moment de la conclusion du contratd’engagement.
L’édition 2009 du Code est disponible surhttp://www.corporategovernancecommittee.be
Christine Darville – cda@vbo-feb.be
Lettre à la ministre desAffaires sociales
Dans le projet de loi de relance économique,le montant de l’indemnité kilométrique exoné-rée d’impôt pour les déplacements domicile-travail à vélo est indexé, ce qui le porte à 0,20EUR par kilomètre pour l’exercice d’imposition2010 (voir Infor n° 9). De ce fait apparaît unediscordance entre le montant exonéré fiscale-ment et parafiscalement. En effet, l’indemnitéaccordée pour les déplacements à vélo n’estexonérée de cotisations de sécurité socialequ’à concurrence de 0,15 EUR par kilomètre.Il nous semble souhaitable de 'réharmoniser'ces régimes. C’est pourquoi la FEB a adresune lettre à la ministre des Affaires sociales,Laurette Onkelinx, pour attirer son attentionsur cette problématique.
Anneleen Bettens – ab@vbo-feb.be
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ACTION FEB
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    I    N    F    O    R    F    E    B    1    2  —    2    6    M    A    R    S    2    0    0    9
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Herman Daems et Philippe Lambrecht, respectivementprésident et secrétaire de la Commission CorporateGovernance.
 
La conjoncture favorable des dernières années et du premier semestrede 2008 ainsi que la politique d’activation
menée par l’ONEM et parles services régionaux de placement ont engendré une diminution duchômage indemnisé : 658.590 chômeurs indemnisés en 2008 (soit32.072 de moins qu’en 2007 et 80.485 de moins qu’en 2004), dont432.498 demandeurs d’emploi. Pourtant, le nombre total d’allocatairesà charge de l’ONEM est resté constant : près de 1,2 million, dont 41%de personnes de plus de 50 ans. Cette situation s’explique par une for-te augmentation des dépenses, notamment dans les régimes du crédit-temps et de l’interruption de carrière (+ 250% depuis 1998 !), lechômage temporaire, des mesures d’activation et des formations. Lesdépenses de l’ONEM s’élèvent à 8,3 milliards EUR sur une base annuel-le et à 9,2 milliards EUR si on inclut les dépenses relatives aux titres-services (778.000 utilisateurs et 6,2 millions de titres par mois). Onassiste à un glissement des allocations passives vers des dépensesdavantage activatrices et de soutien et vers de nouvelles missions del’ONEM. Celui-ci multiplie les contrôles relatifs à l’interdiction de cumu-ler travail et allocations et à l’utilisation de faux documents sociaux ettâche de récupérer l’argent indûment versé.
Les conséquences de la crise ne sont pas encore perceptiblesdans les chiffres de l’ONEM. Pour 2009 et 2010, on prévoit une haus-se du chômage d’au moins 100.000 unités. Au mois de janvier, ondénombrait déjà 5.000 chômeurs de plus et le nombre de chômeurstemporaires a doublé. Plutôt que de sombrer sous le poids de la criseéconomique, la FEB plaide pour l’introduction, sur une base restreinteet temporaire, du chômage temporaire pour les employés afin d’éviterdes licenciements. Le régime du crédit-temps, parfois utilisé commesolution alternative pour faire face à la baisse d’activité au sein desentreprises, n’est pas l’instrument idéal à cet effet. D’ailleurs, la vigi-lance budgétaire est de mise dans ce régime.
Klaas Soens –ks@vbo-feb.beBart Buysse –bb@vbo-feb.be
adoptée lors du prochain Sommet européen.
La FEB se réjouit de la volonté de l’UEde continuer à mener des actions coordonnées.En effet, seules des mesures prises en concer-tation mutuelle sont susceptibles de remettredurablement notre économie sur la bonne voie.Il appartient dès lors à l’Europe de faire frontunanimement et énergiquement lors du G20qui aura lieu le 1er avril prochain à Londres.Dans l’intervalle, la Commission doit suivre deprès la mise en œuvre des mesures nationalesde relance afin d’éviter des distorsions deconcurrence intracommunautaires. Enfin, laFEB attend beaucoup des propositions que for-mulera la Commission à l’automne dans lecadre de la stratégie post-2010.
Michael Voordeckers – mv@vbo-feb.be
POUVOIR D’ACHAT
L’inflation perçue face àl’inflation réelle
Lors de la présentation de son rapport annuel,la Banque nationale de Belgique
a une nouvel-lefoisconfirquelepouvoird’achatduna-ge moyen n’a pas baissé en 2008. Cette affir-mationcontrastevivementaveclesinformationslargement diffusées par les médias à ce sujetl’an dernier. Selon Eurostat, cela s’explique enpartie par la différence entre l’inflation perçuepar les ménages et l’inflation réelle. Cette dif-férence existe parce que, lorsque les ménagesveulent se faire une idée de l’évolution des prixdesbiensetdesservices,ilssefondentsouventuniquement sur leurs achats réguliers (par ex.alimentation, bois-sons, loisirs,…). Or,selon Eurostat, cesdépenses ne repré-sentent que 45,6%de la consommationtotaledesménagesetce sont elles qui ontconnu une augmen-tation plus marquéeau premier semestrede 2008. Comme lemontre le graphiqueci-joint, les ména-ges ont surestimél’inflation réelle de plus de 2 points en juillet.Le revers de la médaille est qu’ils surévaluentaussi légèrement le recul de l’inflation.
Ces opinions révèlent une nouvelle foisl’importance de fonder la politique menée surdes données objectives. En 2009, le pouvoird’achat devrait progresser pour la cinquièmeannée consécutive, mais cette augmentationdevrait être en grande partie épargnée plutôtque consommée.
Geert Vancronenburg gva@vbo-feb.be
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RAPPORT ANNUEL DE L’ONEM 2008
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    I    N    F    O    R    F    E    B    1    2  —    2    6    M    A    R    S    2    0    0    9
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Moins de chômeurs indemnisés, mais tout autant d’allocataires à charge de l’ONEM
0,01,02,03,04,05,06,07,01997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
inflation peue inflation elle
L'inflation réelle face à l'inflation perçue dans l'UE27
(pourcentage de variation annuelle ; Source : Eurostat)
Les dépenses de l'ONEMont fortement augmenté,notamment dans lesrégimes du crédit-tempset de l’interruption decarrière (+ 250% depuis1998 !)
703 62272%69 0557%207 33421%658 59055%236 29620%296 09125%
1998 2008
980 0111 190 977
Allocataires à charge de l’ONEM
Chômeurs indemnisés Travailleurs soutenus par l’ONEM Travailleurs qui aménagent leur temps de travail
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