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Aide N°1

Aide N°1

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05/14/2014

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Te Deum aide N°1 Page 1
Te Deum pour un massacre : le démarrage !
Nous allons nous lancer dans la grande aventure au début de
l’hiver 1561 dans les monts d’Auvergne
.
Cela n’a pas forcément des tonnes d’impacts sur la région d’origine des personnages nous verronsensemble d’où ils viennent
Un peu d’Histoire
:
Les quelques dates que vos personnages connaissent (au moins les grands évènements) :
1547 : mort de François 1er,
 
son fils cadet Henri monte sur le trône sous le nom d’Henri II.
 
Henri II en résumé cela sera 12 ans de règne et 8 ans de guerre
contre les deux grandes puissances
européennes de l’époque
:
o
 
L’Angleterre du jeune Edward IV (pour ceux qui ont suivi les tudors c’est le fiston d’Henri VIII)
puis de Marie Tudor (sa soeur)
o
 
Le Saint-
Empire de Charles Quint puis l’Espagne de son fiston Philippe II.
 Vu côté français, les événements clés sont en
1557 la bataille de Saint-Quentin
qui sera dans un1er temps un désastre absolu pour la France (les ¾ des français sont massacrés ou capturés par
les troupes anglos espagnoles. Malgré une résistance héroïque de l’amiral de Coligny, les troup
esdu Connétable de Montmorency sont décimées par celles du Lieutenant Général du roi(Emmanuel Philibert de Savoie) Parmi les prisonniers, on déplorait un millier de nobles :Montmorency lui-même, et lesducs de Montpensieretde Longueville,leprince de Mantoueet lemaréchal de Saint-André.La route de Paris est ouverte le 27/08
! C’est alors qu’Henri II faitappel au Duc de Guise qui revient d’Italie, mène le siège puis reprend la vil
le et repart à laconquête des villes du Nord !In fine tout cela débouchera sur
le traité de Cateau-Cambrésis
qui fige le retour à la paix mais àquel prix
! A l’exception de Calais (ville anglaise jusqu’en 1558) toutes les conquêtes du Duc deGuise sont restituées et la France abandonne ses prétentions sur l’Italie. Ce traité scandalise la
noblesse (les survivants !) qui trouve que tout cela ressemble à une capitulation. En fait, il semble
qu’Henri
 
II ait hâté la paix par tous les moyens pour concentrer ses efforts sur ceux qu’ilconsidère comme les ennemis de l’intérieur
: les réformés !
Henri II meurt le 10 juillet 1559
 
soit quelques jours après qu’il fut mortellement blessé au cours d’un
tournoi par Gabriel de Montgomery son capitaine de la garde écossaise.
Et Hop son fiston monte sur le trône, il s’agit de
François II
. C’est un enfant à la santé fragile qui
setourne immédiatement vers les 2 personnes qui lui sont le plus chères : sa mère et sa femme.
o
 
Sa maman !
: c’est la Reine Catherine de Médicis qui a donné 10 enfants à Henri II. La
noblesse la surnomme « la marchande » sobriquet insultant rappelant les origines« roturières
» des Médicis. Elle a eu jusqu’à présent peu d’influence car c’est la favorite du
roi qui tenait le haut du panier : une certaine Diane de Potiers.
 
Te Deum aide N°1 Page 2
o
 
Sa femme !
: Marie Stuart, Reine d’Ecosse, dont il est follement amoureux. Sans doute
influencée par cette dernière, il se tourne vers ses oncles par alliance : les Guise. François deGuise et son frère le cardinal Charles de Lorraine prennent en main le royaume. Le Duc
s’occupe de l’ar
mée, le Cardinal des finances
. Le bilan n’est pas fame
ux car le Trésor est vide(déjà !) et ils mènent des actions impopulaires pour redresser le royaume (eux !).
C’est dans cette ambiance joyeuse que les choses vont commencer à tourner
au vinaigre
! C’est là
que nous arrivons à un des éléments clés du jeu e
t de l’épo
que le problème de la Religion. Pour fairesimple, les Guise sont férocement catholiques et les réformés français comptent bon nombre degentilshommes dans leurs rangs. La politique de persécutions religieuses
d’Henri
 
II s’amplifie avec les
Guise.
1560
: le Tumulte d’Amboise
. Se faisant passer (sans doute mensongèrement) pour des
représentants du prince Louis de Condé, une troupe de réformés tente d’enlever le roi à Amboise.
Suite à une trahison, le coup est un échec ! Le roi qui tente alors de désamorcer en douceur le souffleinsurrectionnel signe «
l’édit d’apaisement
» : le roi amnistie les «
crimes d’hérésie
» et les
prisonniers non convaincus de rébellion pourvu que tous s’engagent à vivre en «
bons catholiques ».Une fois de plus, les choses tournent mal. Les Guise lancent leurs troupes sur les réformés dispersés
au tour d’Amboise
! le 14 mars le prince Louis de Condé se livre au roi pour prouver son innocencedans le complot. Les choses dérapent lorsque les réf 
ormés tentent de s’emparer du château
! Lesreprésailles des Guise sont atroces et les gentilshommes capturés sont torturés et pendus en masse.La fêlure entre la couronne et les protestants devient profonde. Les réformés gagnent le surnom de
« huguenots »
 
déformation de l’allemand «eidgenossen
» signifiant conjurés. Les Guise sortent
renforcés de l’affaire et
François de Guise est nommé Lieutenant Général du Royaume
.Au milieu de ces tumultes, des partisans de la modération se font entendre du roi, on les appelle les
« moyenneurs
». On trouve dans leurs rangs des juristes, des théologiens, des ecclésiastiques. Ils nesont pas des avocats de la tolérance religieuse (au sens du 21ème siècle !) mais sont partisans de
l’
unification du royaume par une seule foi. Ils remarquent également que les accusations des
réformés contre l’église romaine sont souvent justifiées. Ce groupe a deux porte
-parole de choix :
o
 
le chancelier du roi (sorte de 1er ministre) :
Michel de L’Hospital
et
o
 
le
cardinal de Lorraine
! (le frangin du Duc de Guise quoi !).
Nos bons moyenneurs vont demander la tenue d’un concile pour calmer le jeu. L’assemblée se tient
à Fontainebleau et certains suspectent le Reine de soutenir les moyenneurs (bizarre pour une« marchande » qui ne tenait pas son homme et qui
 jusqu’à
présent ne faisait pas de politique !).
De nouveau tout commence… mal car à cette assemblée
l’amiral de Coligny
se lève et déclare
publiquement qu’il a adhéré au culte réformé
! Il critique vivement la politique du Duc de Guise quirépond avec colère
! Le calme revient avec l’intervention du roi qui demande à ce qu’on lui lise les
réclamations des réformés. Il décide sur ces bases de convoquer les
Etats Généraux
! Pas mal pourun gars décrit comme faible et qui, à 16 ans, décide de c
onvoquer le ban et l’arrière
-ban afin dedisperser les bandes armées de huguenots dans le royaume et de ramener le calme.Les Etats Généraux sont convoqués à Orléans. Les deux princes protestants comparaissent devantlui : Antoine de Bourbon et le Prince de Condé. Ces derniers soutiennent que le roi est trop jeune
pour gouverner et qu’il est le jouet des Guise
! Il fait arrêter Louis de Condé, instruit son procès et lefait condamner à mort
suite à des preuves issues des interrogatoires du Tumulte d’Amboise (vous
suivez encore ?).
 
Te Deum aide N°1 Page 3
05 décembre 1560
: Patatra,
François tombe malade est meurt
 
d’un «
 
flux d’oreille
».Son jeune frère de dix ans lui succède,
c’est Charles IX
(on le dit chétif, secret et colérique!).Dans la foulée la situation est la suivante :
o
 
Les
Guise
sont très impopulaires (et ne sont pas Prince de sang !)
o
 
Les Princes de Sang (ceux de la Branche des
Bourbon
) sont soutenus par une partie de lanoblesse et du peuple mais sont convaincus de conspiration contre le pouvoir royal !
o
 
Catherine de Médicis
est considérée comme quantité négligeable par la noblesse et le
peuple, qui la jugent à la fois indigne et incapable d’exerce
r la régence.
C’est pourtant elle qui va parvenir en douceur à prendre le pouvoir
: elle propose donc à Antoine deNavarre de partager avec elle la régence (elle gracie au passage son frère le Prince de Condé). Elledevient Gouvernant de France et lui Lieutenant Général du Royaume.
13 décembre 1560, 31 janvier 1561 : Les Etats Généraux du Royaume
. Ils se soldent par un échec !L
es députés du tiers refusent la politique de retour à l’équilibre budgétaire de Michel de L’Hospital.
 De nouveaux Etats sont réunis à Pontoise en août 1561. Personne ne veut payer la note (il manque
43 millions de livres au Trésor), lorsqu’un avocat élu par le tiers du Languedoc, propose une solutionastucieuse. Il s’agit de vendre les biens de l’Eglise
! Les députés du Clergé r
efusent mais s’engagent à
examiner la question.
31 juillet 1561
: ouverture de
l’assemblée des évêques de Poiss
y. Le clergé trouve un compromis
avec la couronne et s’engage à offrir 1.6 millions de livres chaque année pendant 6 ans. Le tiers et la
noblesse refusent de payer ! Parallèlement, les délégués du clergé Catholique et des Eglises
Réformés se rencontrent dans l’objectif de trouver une solution à la crise religieuse.
 
09 septembre 1561
: ouverture officielle du colloque. 12 docteurs en théologie font face à 40 prélatsconseillés par des théologiens de la Sorbonne. Sont présents : la famille royale, les princes de sang, la
Reine de Navarre (Jeanne d’Albret) et les gentilshommes du conseil du roi.
 
-
Michel de L’Hospital ouvre le discours réclamant une n
ouvelle fois la réconciliation et la paix.
-
Les 12 docteurs réformés rentrent au milieu de la salle. Les prélats catholiques sont déjà assiset entourent la salle.
-
Immédiatement le cardinal de Tournon s’écrie «
Voici ces chiens de Genevois ! ».
-
Théodore de Bèze rétorque «
qu’il est nécessaires qu’il y
ait des chiens pour aboyer contreles loups ! ».
-
Le Cardinal de Lorraine prend la parole pour calmer les esprits et trouver un compromis : il
propose aux réformés d’adopter la confession Luthérienne et non
Calviniste (moins éloignée
de l’Eglise romaine).
 
-
Le légat du Pape, Hyppolite d’Este fait pression en coulisse sur la Régente.
 
-
Son bras droit, le général des Jésuites Diego Lainez dresse un réquisitoire d’une rare violencecontre les réformés qu’il traite e
n italien de « loups, serpents, assassins ! » (lupi, serpenti,assassini !)
-
Lors de l’assemblée des chevaliers de l’ordre de Saint
-
Michel, ni le Prince de Condé ni l’amiralde Coligny ne sont présents. C’est un
échec ! La Reine Mère convoque de nouveau lesthéologiens des deux religions dit-on pour le mois de janvier à Saint-Germain.
Et voilà l’ambiance politique dans laquelle vos charmants personnages vont débuter leur partie
!

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