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Celui qui n'avait jamais vu la mer commentaire de texte

Celui qui n'avait jamais vu la mer commentaire de texte

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Celui qui n’avait jamais vu la mer
est une nouvelle écrite par Le Clézio en 1978. Cet extrait décrit la première vision du narrateur de la mer avec une pointe de lyrisme et tout son enthousiasme face à elle. Ce que cette description a de particulier, c’est la place qu’elle accorde aux mouvements, que ce soit de la mer ou du vent, ainsi qu’à la luminosité. Nous étudierons cela dans une première partie. Par la suite, nous verrons comment le narrateur adhère complètement à ces éléments naturels et réussit à être en harmonie avec eux.
Celui qui n’avait jamais vu la mer
est une nouvelle écrite par Le Clézio en 1978. Cet extrait décrit la première vision du narrateur de la mer avec une pointe de lyrisme et tout son enthousiasme face à elle. Ce que cette description a de particulier, c’est la place qu’elle accorde aux mouvements, que ce soit de la mer ou du vent, ainsi qu’à la luminosité. Nous étudierons cela dans une première partie. Par la suite, nous verrons comment le narrateur adhère complètement à ces éléments naturels et réussit à être en harmonie avec eux.

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Lundi 31 Mars 2008Chenaouy Diane6FRCCommentaire :
Celui qui n’avait jamais vu la mer
LE CLEZIO
La mer était belle ! Les gerbes blanches fusaient dans la lumière, très haut et très droit, puis retombaient ennuages de vapeur qui glissaient dans le vent. L’eau nouvelle emplissait les creux des roches, lavait la croûte blanche,arrachait les touffes d’algues. Loin, près des falaises, la route blanche de la plage brillait. Daniel pensait au naufrage deSindbad, quand il avait été porté par les vagues jusqu’à l’île du roi Mihrage, et c’était tout à fait comme cela, maintenant. Il courait vite sur les rochers, ses pieds nus choisissaient les meilleurs passages, sans même qu’il ait eu le temps d’y penser.C’était comme s’il avait vécu ici depuis toujours, sur la plaine du fond de la mer, au milieu des naufrages et des tempêtes.Il allait à la même vitesse que la mer, sans s’arrêter, sans reprendre son souffle, écoutant le bruit des vagues.Elles venaient de l’autre bout du monde, hautes, penchées en avant, portant l’écume, elles glissaient sur les roches lisseset elles s’écrasaient dans les crevasses. Le soleil brillait de son éclat fixe, tout près de l’horizon. C’était de lui que venait toute cette force, sa lumière poussait les vagues contre la terre. C’était comme une danse qui ne pouvait pas finir, la dansedu sel quand la mer était basse, la danse des vagues et du vent quand le flot remontait vers le rivage.
Celui qui n’avait jamais vu la mer est une nouvelle écrite par Le Clézioen 1978. Cet extrait décrit la première vision du narrateur de la meravec une pointe de lyrisme et tout son enthousiasme face à elle. Ceque cette description a de particulier, c’est la place qu’elle accorde auxmouvements, que ce soit de la mer ou du vent, ainsi qu’à laluminosité. Nous étudierons cela dans une première partie. Par la suite,nous verrons comment le narrateur adhère complètement à ceséléments naturels et réussit à être en harmonie avec eux.La description de la mer est du point de vue émerveildeDaniel, le narrateur de la nouvelle. Voir la mer a toujours été son rêveet c’est pourquoi il la décrit avec une grande sensibilité. Le textepossède à cause de cet émerveillement des touches de lyrisme. Celui-ci est perceptible quand le narrateur utilise des taphores etcomparaisons pour exprimer ce que cette scène évoque pour lui.Lorsque il écrit, par exemple, «
C’était comme une danse qui ne pouvait pas finir »
il lui donne en plus un sens artistique. Cettesensibilité se traduit aussi, entre autre, par du style indirecte libre,faisant ainsi percevoir au lecteur de façon simple et immédiate sonadmiration : «
La mer était belle !
». Sa vision de la plage et de l’eauaccorde une grande importance à la luminosité; le champs lexical de laclarté étant prépondérant dans ce texte :
« la croûte blanche
», «
laroute blanche de la plage brillait 
»... Cela montre à quel point tout celaest somptueux : il réalise son rêve, tout le paysage
brille
(le mot estutilisé aux lignes 5 et 16) et pourrait même être assimilé à un paradis.Cependant pour contrebalancer cette luminosité, on nous rappelle lestouches plus sombres. L’eau par exemple «
emplissait le creux desroches »
, ou encore les vagues qui «
s’écrasaient dans les crevasses ».
Cela donne un effet de clair-obscur, contrastant ainsi ce tableau.Malgré l’aspect idyllique et le regard subjectif du narrateur, on voitqu’on a voulu faire une peinture réaliste dans cette description. Car s’iln’y figure pas de détails minutieux, on sent la volonté, à l’aide detouche de couleurs parsemées dans le texte, de ce que cette plage etcette mer soient clairement visibles dans l’esprit du lecteur, commeelles peuvent l’être pour Daniel. Cela se voit dans des phrases comme
 
«
Les gerbes blanches fusaient dans la lumière, très haut et très droit, puis retombaient en nuages de vapeur qui glissaient dans le vent. »
D’ailleurs, on sent bien là que le point de vue est interne, car là où unromancier aliste tel que Zola nous décrirait les moindres détails,nous avons ici une vision globale telle qu’elle apparaîtrait à un êtrehumain.La description présente aussi une autre dimension : elle n’est passtatique. Au contraire elle est très mouvementée, que ce soit à causedu narrateur ou des éléments naturels. C’est en fait une particularitéde ce texte : il est certainement une description, d’ailleurs presquetous les verbes sont conjugués à l’imparfait, pourtant ces mêmesverbes sont quasiment tous des verbes d’action. Cela est expliqué parle fait que pour le narrateur, la mer représente justement cemouvement. Elle n’est pas de ces paysages fixes et inchangeables, ellereprésente au contraire la «
danse du sel »
ou la
« danse des vagueset du vent »
. Ce mouvement perpétuel permet de faire rêver legarçon : «
[Les vagues] venaient de l’autre bout du monde ».
Cesvagues lui apportent une forme d’évasion, un exotisme : elles quiviennent de si loin, lui peut les voir. Quelque chose de remarquable ànoter, c’est le le de la lumière et du soleil. Celui-ci, en effet,
« [pousse] les vagues contre la terre. »
. On est de fait au couché ou aulevé et du soleil, car ce dernier est tout près de l’horizon, mais on nelui crit pas les couleurs irisées habituelles, mais lui confère unpouvoir, une force immuable : «
son éclat est fixe
», il est la seuleentité immobile du texte, d’où son importance. Il existe cependant unerupture dans cette luminosité lorsque le narrateur évoque «
naufrageset tempêtes
». On voit alors que si dans ce texte le soleil est dotéd’une grande force, il arrive qu’il soit éclipsé, justement lorsque la meren mouvement, par gros temps, l’éclipse. Les naufrages évoquent eneffet la disparition des navires dans les profondeurs, voués à ne plus jamais revoir la lumière. Tandis que tout bouge, Daniel, le narrateur, coure aussi. Il se sentappartenir à ce milieu, et dans sa course et à cause de ce sentiment, ilse dégage une harmonie entre lui et la nature.Le narrateur fait férence à un conte des Milles et une nuits,Sindbad le marin, et déclare que la mer et la plage qu’il a sous lesyeux, «
C’était tout à fait comme cela. ».
On retrouve une projectiondans l’univers imaginaire de l’enfance : ce qu’il a cherché, il l’a trouvéet peut à présent le comparer à ce conte, y retrouver ce qu’il avaitimaginé avant. Ainsi, ce monde n’est pas la découverte de l’inconnu,mais la redécouverte de ce dont il n’avait entendu parler que grâceaux livres. D’ailleurs, il dit bien que «
C’était comme s’il avait vécu icidepuis toujours »
. Cela permet aussi d’évoquer à nouveau le paradisdont il était question plus tôt : nous avons la un univers merveilleux,lumineux, « comme dans les contes ». On se rend compte que lenarrateur est vraiment à sa place car il s’y sent parfaitement à l’aise.Alors qu’il est en train de courir, il est dit que ses pieds «
choisissaient les meilleurs passages, sans même qu’il ait eu le temps d’y penser 
».Cette aisance instinctive de Daniel montre que, sans études des lieux,sans même utiliser sa réflexion, ce qui est propre à l’homme, il réussità s’adapter dans un milieu pourtant sauvage. D’ailleurs, il a les piedsnus. Directement en contacte avec les roches, habituellementcoupantes et dangereuses, et la nature, il n’y a pas l’habituel barrage

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Slim Bardo added this note
Que pensez-vous de Daniel de l'histoire celui qui n'avait jamais vu la mer
Wajdi Poutchi added this note
ay 5edma ya3touheli na9elha
Maxime Benichou added this note
cest nul
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