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Lo i Taubira 2 Nde Lecture

Lo i Taubira 2 Nde Lecture

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07/10/2013

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1
XIV
e
législatureSession ordinaire de 2012-2013
Séances des 18 et 19 avril 2013 Extrait du compte rendu intégral publié au Journal officiel
 Discussion, en séance publique, du projet de loiouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe
 Hémicycle, jeudi 18 avril 2013
M. Guillaume Larrivé.
Monsieur le président, mesdames, messieurs, je croisprofondément que notre pays a besoin d’unité et d’efficacité. Depuis un an que la majoritéest aux affaires, vous avez malheureusement démontré chaque jour votre inefficacité :nous sommes en récession, le chômage explose, le pouvoir d’achat des Français diminue.Vous avez également démontré – c’est encore plus grave – votre volonté de briser l’uniténationale. Vous faites le choix de la division, le choix de monter les Français les uns contreles autres en mettant à l’ordre du jour du Parlement un texte qui heurte profondément laconscience de millions de Français. Vous faites le choix de l’affrontement. Je me tourne vers Mme la garde des sceaux, ministre de la justice. En réponse à ladiscussion générale approfondie, respectueuse, que les orateurs de l’opposition ontsouhaité avoir, vous avez dit, madame la garde des sceaux, que les Français se livraient ence moment à un « western spaghetti ».La vulgarité, la médiocrité du propos, son absence de caractère juridique démontre ce quevous avez à l’esprit.
 
2
Nous ne sommes pas, madame la garde des sceaux, des Indiens combattant des cow-boys !Les millions de Français qui expriment dans la rue leur indignation à l’endroit de ce textene méritent pas d’être traités de la sorte par un gouvernement aux abois !
[…]M. Guillaume Larrivé.
Je veux apporter mon appui à l’amendement de Jacques Myard,pour des raisons exclusivement juridiques. Madame la garde des sceaux, vous vousapprêtez à introduire dans le code civil un article 34-1, qui sera par définition inséré entreles articles 34 et 35, inchangés depuis 1804. Depuis deux cent dix ans, nous savons danstoutes les communes de France que « les actes de l’état civil sont établis par les officiers del’état civil ».De deux choses l’une : soit vous modifiez le code civil pour ne rien dire en essayant d’yintroduire une sorte de truisme, pardonnez-moi, totalement ridicule…Le code civil n’est pas un tract, mais un texte essentiel de la République. Premièrehypothèse, donc : vous le modifiez pour ne rien dire. Deuxième hypothèse : vous avez desintentions cachées et déplorables.Pour conclure cette courte intervention, je pense même que cet article est un cavalier.Madame la garde des sceaux, votre projet de loi est relatif à l’ouverture du mariage auxcouples de personnes de même sexe ; or vous insérez un nouvel article dans lesdispositions générales du code civil, qui concernent bien d’autres sujets que les questionsrelatives au mariage – l’enregistrement des décès ou des naissances, par exemple.Votre article – comme l’ensemble de votre projet de loi, d’ailleurs – n’est doncvéritablement ni fait ni à faire.
[…]M. Guillaume Larrivé.
Nous sommes au cœur du désaccord entre ceux qui, comme nous,sont favorables à une union civile entre les couples de même sexe afin de renforcer lesdroits des personnes de même sexe, et ceux qui souhaitent, en plus de ce renforcement,ouvrir l’adoption. C’est là que se situe la ligne de partage fondamentale.Pour ma part, si je suis contre ce projet de loi et voterai contre avec beaucoup dedétermination, c’est précisément parce qu’il ouvre droit à l’adoption.
[…]M. Guillaume Larrivé.
Nous avons été nombreux tout à l’heure, sur les bancs del’opposition, à aller saluer ces milliers de Françaises et de Français qui se sont rassemblés
 
3
près de l’Assemblée nationale. Je vous le dis, mes chers collègues : vous auriez dû, vousaussi, aller à leur rencontre, car qu’auriez-vous vu ?Non pas des casseurs, des extrémistes, ces factieux que le ministre de l’intérieur, ManuelValls, dénonçait voici quelques heures lorsqu’il prétendait que des groupuscules voulaientdéstabiliser la République ; non, vous n’auriez rien vu de tel.Vous auriez vu tout simplement la jeunesse de France, les familles de France rassembléspour dire non au projet de loi.Dans cet hémicycle, oui, vous êtes la majorité du pays légal tel qu’il s’est exprimédémocratiquement dans les urnes le 17 juin 2012, mais il y a aujourd’hui une autremajorité, celle du pays réel qui, elle, se lève un peu plus chaque jour pour dire non à ceprojet de loi qui divise la société, pour dire non à ce texte qui affaiblit la France !Il y a aujourd’hui en effet une majorité qui se dessine pour dire non à ce gouvernementaux abois, non à François Hollande, et qui vous fera reculer comme voilà trente ans, en1984, une majorité silencieuse était sortie de son silence, s’était exprimée et avait faitreculer le président Mitterrand, et provoqué la chute du gouvernement de Pierre Mauroyau nom de la défense de l’école libre.Trente ans après, nous prenons le relais de cette génération qui s’était élevée contre lepouvoir socialiste de l’époque, et nous allons réussir à vous faire reculer.
[…]M. Guillaume Larrivé.
Monsieur le président, Madame la ministre, mes chers collègues,nombreux et valeureux sur les bancs de l’UMP et de l’UDI, et très peu nombreux et trèssilencieux sur les bancs de la majorité, je voterai, bien sûr, contre ce projet de loi. Je m’y étais engagé dès la profession de foi du second tour des élections législatives, etc’est donc un engagement tenu. Je le ferai avec d’autant plus d’ardeur que les débats qui sesont déroulés depuis plusieurs semaines m’ont renforcé dans mes convictions. Je veux ce matin mentionner une conviction très forte, une incertitude et un regret. Je suis convaincu, madame la ministre, que vous avez apporté à une vraie question unetrès mauvaise réponse. La question, c’est bien sûr celle de la prise en compte juridique dessituations nées de l’amour entre deux personnes de même sexe. Nous étions prêts àrechercher avec vous les voies d’une consolidation juridique menant à la création d’uncontrat d’union civile. Mais vous avez choisi d’aller bien au-delà, de porter atteinte àl’institution du mariage jusqu’à emprunter le chemin bien compliqué et bien délicat del’adoption plénière. Tout cela, je ne peux l’accepter car vous cherchez à consacrer un droit

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