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M
ais, avec l’arrivée de l’ancienministre et ambassadeur AllanRock, les attentes étaient par-ticulièrement élevées. Après une pé-riode de croissance sans précédentsous Gilles Patry et son programme
Vision 2010,
tous se demandaientde quoi serait fait le mandat de l’ex-politicien.Dès l’annonce de son investiture,certains ont remis en question l’idéede nommer une personnalité publi-que à un poste traditionnellementréservé aux universitaires. Il fautrappeler que, malgré sa brillantecarrière dans le domaine public, Al-lan Rock n’a pas dépassé le niveaudu baccalauréat.Le passé professionnel de Rock a
 Actualités
L’entrée d’unnouveau recteur esttoujours pleinede
promessesde changement...
    A   d  m   i  n   i  s   t  r  a   t   i  o  n  u  n   i  v  e  r  s   i   t  a   i  r  e
aussi servi de base à plusieurs criti-ques tout au long de l’année. De fait,plusieurs lui reprochent de mettrel’accent sur l’image de l’Université etde créer un faux sentiment d’échan-ge entre la haute administration et lapopulation étudiante. Par-delà cesreproches, l’année fut mouvementéepour le nouveau venu. Entre autres,il a dû affronter à plusieurs reprisesle groupe de militants mené par Mi-reille Gervais et Marc Kelly. Aprèsl’arrestation de ce dernier en pleinSénat, le groupe a notamment faitdérailler les trois réunions suivantes.Cette année, deux étudiants et unechercheuse ont intenté une poursui-te judiciaire l’administration pourune somme de 150 000$ à la suitede la fermeture du laboratoire où leprofesseur Denis Rancourt travailait.Si Rock dit apprécier le dialogue avecles leaders étudiants de la FÉUO etde la GSAÉD, il avoue son incompré-hension face aux méthodes et auxobjectifs de la poignée d’activistesqui cherchent à se faire entendre lorsdes réunions du Sénat.Tout ce dossier se mêle avec celuide Denis Rancourt, professeur dephysique à l’Université, qui voit sonemploi compromis à cause de ses pra-tiques très controversées. Le profes-seur-militant n’a pas non plus hésité àattaquer Rock tout au long de l’année,notamment dans une étonnante sor-tie pour dénoncer ses supposés liensavec le « lobby israélien ».Un autre défi, moins médiatisécelui-là, auquel le nouveau recteuraura eu à faire face est celui deschangements importants au seinde la haute administration. En ef-fet, seuls les vice-rectorats aux res-sources et à la recherche n’aurontpas connu de changement depuisun an, avec respectivement VictorSimon et Mona Nemer à leur tête.Pour le reste, Rock a créé un nou- veau poste de vice-recteur, celui àla gouvernance, par intérim, qui aété confié, à Nathalie Des Rosiersla doyenne de la Faculté de droitcivil.Bref, comme le recteur le dit lui-même, ce fut une année d’appren-tissage. Et il a appris à la dure.
Photo Mathieu Langlois
(Ex-)
politicien
 
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2008-2009 en revue
Une année
mitigée
ean Hal-denby, président de la Fédérationétudiante de l’Université d’Ottawa(FÉUO) résume son année 2008-2009 à la barre du navire de Fédéra-
tion comme étant «pleine de dés».
Et on ne peut qu’être d’accord aveclui, au terme de cette année particu-lièrement agitée. Crise après crise,
conit après conit, la FÉUO a fait
les manchettes des médias étudiantset animé bien des discussions entreétudiants.L’année avait pourtant commen-cé par une victoire, avec l’abandondu Code de conduite. Une victoirepar les étudiants et pour les étu-diants, clamait en substance Hal-denby lors de son discours de ren-trée en septembre.Le climat s’est dégradé en no- vembre, période prévue pour tenir
le référendum d’afliation à la Fé
-dération canadienne des étudiantset des étudiantes (FCÉÉ). Si le OUI
à l’afliation en est ressorti vain
-queur par une mince différence, lapopulation étudiante n’avait jamaisété aussi largement divisée qu’aprèscette campagne rude et sans merci.Les décisions de Faris Lehn et duprésident de la FÉUO, membres lo-caux du Comité de surveillance réfé-rendaire ayant pour mandat de re-présenter la FÉUO, ont notammentété vertement critiquées.D’autres problèmes sont arri- vés après le congé des fêtes, avec lechangement des modalités de voteproposé par le Comité des élections.En effet, le vote électronique en afait sourciller plus d’un au Conseild’administration, un candidat à laprésidence ayant même publique-
ment exprimé sa méance envers un
tel système. À cette occasion, on amême fait intervenir le Comité d’ar- bitrage étudiant, chargé de trancherentre les pours et les contres de latenue d’un vote électronique.Dans la foulée de ce débat polari-sant, les élections annuelles et leursconséquences ont divisé un peuplus encore un campus déjà trèsfracturé. Car si le processus élec-toral en lui-même a couronné Sea-mus Wolfe sans réel débordement,c’est plutôt la contestation des élec-tions, menée par Renaud PhilippeGarner, qui a créé des remous. Af-frontements après affrontements,les deux camps se sont opposés surtoutes les plateformes. Les élus ont
critiqué ce qu’ils ont qualié d’«uti
-lisation malhonnête» des médiaspar les perdants. Ces derniers ont
continué à attaquer les conits
d’intérêt dans lesquels les premiersse seraient compromis.Il faut ajouter à tout cela deux pro-
 jets qui ont connu une n abrupte,
pour cette année du moins. En effet,le laissez-passer universel pour lestransports en commun et l’idée d’unnouveau Centre étudiant ont eu duplomb dans l’aile en 2008-2009. Loinde les considérer comme des échecs,Haldenby note plutôt le progrès qui aété effectué dans ces dossiers depuis
septembre et semble conant de voir
le prochain exécutif prendre la relève. Au niveau des accomplissementsde l’équipe actuelle, il faut noter lacollaboration dans le cas du Bureaude l’ombudsman de l’Université,
qui devrait nalement ouvrir en
début d’année prochaine, ainsi quela création groupe de travail sur leracisme, qui a récemment entaméses travaux.
FÉUO
D
Photo Mathieu Langlois
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