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Auteurs : Dina El Kassas et Anne-Charlotte Chaput
Fiche de synthèse de la visioconférence du lundi 19 mai 2008Plage horaire : 10h -12h (heure de Paris)Participants
Le Caire, Egypte (salle de la visioconférence à El Shourouq, UFE):Anne-Charlotte CHAPUTDina EL KASSASMahmoud Abd El Azim (technicien)
Paris, France (salle Las Vergnas 366 à Censier, Paris III) :Bruno CONTE (professeur et modérateur)Claudine MUHLSTEIN-JOLIETTE (responsable de la formation AIGEME etprofesseur responsable du module Techniques de la visioconférence)Olivier POURSAC (ingénieur responsable de la visioconférence à Paris 3)
Burkina FasoMichel Ilboudo (étudiant AIGEME)
1. Contexte1.1. La visioconférence en Egypte (performance de l'infrastructure,acquisition du matériel, accessibilité au matériel, les problèmesadministratifs et la maintenance)
Selon nos connaissances, la visioconférence à usage éducatif dans l'enseignementsupérieur n'est pas répandue en Egypte. Même si le développement de campusnumériques et la mise en place de dispositif FOAD fait partie des stratégies dedéveloppement et de contrôle de qualité du Ministère de l'enseignement supérieur,un plan d'action n'est pas encore en vigueur. Le nombre de salles de visioconférenceest très limité, et nous ne pensons pas que la situation changera prochainement. Lesaspects financiers, l'absence de plan d'action et le manque de conscience del'importance du dispositif présentent les facteurs influents. (En cas d'existence dematériel, il n'est jamais en libre service. Même si le matériel existe, il y a un problèmed'accessibilité non seulement pour les étudiants mais aussi pour les professeurs quivoudraient en profiter).Nous n'avons pas mené d'enquête incluant le secteur éducatif privé mais noussommes sûres que le manque de connaissances des TIC fait qu'une mise en placed'un dispositif FOAD n'inclut pas nécessairement l'installation d'un dispositif devisioconférence. Le dispositif de Télé-enseignement de l'université du Caire ne doitpas être incluse.L'AUF ou plutôt l'Université de Senghor possède une salle de visioconférence dontl'usage est plutôt limité aux réunions et aux séminaires. Nous ne pensons pas qu'ilexiste un suivi de l'évolution des outils sur le marché. Les aspects financiers jouentencore un rôle.Il ne faut pas non plus oublier que l'infrastructure numérique de tout le pays nefavorise pas la communication synchrone. Le débit assez limité rend aussi inefficacele streaming (direct ou différé). Par conséquent, l'acquisition d'un matériel performantet d'une ligne internet ne résoudra pas totalement le problème tant qu'uneinfrastructure numérique puissante n'est pas mise en place.Malgré un discours ouvert et encourageant, les politiques en vigueur ne favorisentpas une progression des technologies de l'enseignement. Il n’y a pas de réelengagement à long terme. Ainsi, le Ministère de l’Education bien qu’équipé de sallesde visioconférence très performantes, ne permet pas aux universités ni au ministèrede la Recherche de profiter du dispositif. Il est quasi-impossible d’obtenir uneautorisation d’utilisation d'une salle de visioconférence. Les procédures
 
Auteurs : Dina El Kassas et Anne-Charlotte Chaputadministratives lourdes ne permettent pas un recours permanent à lavisioconférence. Aussi, l’achat de matériel ne suffit pas pour permettre ledéveloppement de nouvelles approches et pratiques dans l’enseignement etl’utilisation des TIC. En effet, il faut également que des personnes en charge d’unecellule TICE ou rattachées au service informatique puissent accompagner cechangement.Les propos de l’ancien détaché en Egypte Bernard Platel dans un article tout récentpublié sur le magazine électronique francophone d’Egypte Alif, illustre notamment latendance actuelle de restrictions des budgets alloués à la coopération franco-égyptienne :
http://magalif.info/articles/2008/03/16/le-cfcc-se-met-en-gr/ 
Enfin, la visioconférence est également utilisée par les grandes organisationsinternationales et dans les grandes entreprises.
1.2. La visioconférence à l'UFE (Université Française d'Egypte)
La visioconférence du 19 mai 2008 a eu lieu dans la salle de visioconférence del’UFE, financée en 2007 par la faculté d’Ingénierie dans le cadre du Master ACSI(Architecture et Conception des Systèmes Intégrés) délivré par l’Université Paris 6Jussieu. En effet, les étudiants égyptiens de l’UFE inscrits à ce Master suivent tousles enseignements au 1
er 
semestre par visioconférence et partent effectuer un stageà Paris pour le 2
nd
semestre ; ils sont encadrés par Paris 6.L’UFE a équipé une salle de classe d’une caméra
Polycom Viewstation (H.323)
etd’un
moniteur LCD Sony
depuis la rentrée 2007-2008. Un
PC
équipé du logicielMicrosoft
Netmeeting
est également utilisé pour le partage de documents et le chatpendant la visioconférence. À noter que ce logiciel client est désormais remplacé par Microsoft Live Meeting.Une ligne Internet dédiée à la visioconférence a été mise en place pour éviter lasurcharge.Depuis son installation en septembre 2007, cette salle de visionconférence a étéutilisée :
Quotidiennement au 1er semestre pour le Master ACSI
À une ou deux reprises pour des soutenances de thèse entre la France etl’Egypte
À l’occasion de la visioconférence sur le thème « Propriété intellectuelle et droitsd’auteur » donnée par M. Conte, le 19 mai au matinIl est possible de l’utiliser en adressant une demande écrite et en rencontrantquelques personnes.Solution actuelle :
Aujourd’hui, l’UFE peut émettre et recevoir des appels de visioconférence avecun site distant selon le protocole H.323.
Elle ne peut pas gérer les appels multipoints.
Aucun système de gestion du streaming des appels (ni en direct, ni en différé).Solution à envisager :Si l’acquisition d’un pont soft pour la visioconférence en multipoint ne paraît pasencore indispensable dans la mesure où les échanges se font toujours entre deuxsites, elle devrait s’équiper d’un système permettant le partage de documents (chat,
 
Auteurs : Dina El Kassas et Anne-Charlotte Chaputdocuments, whiteboard, etc.) et le streaming pour permettre la diffusion et l’archivagedes visioconférences (avec la permission des auteurs).
1.3. Autres exemples d’utilisation de la visioconférence en Egypte (horsFOAD)
Une recherche ciblée sur Internet nous a permis de repérer d’autres contextesd’utilisation de la visioconférence en Egypte, en dehors de cursus de FOAD.Nous vous livrons ici quelques exemples pour illustrer le contexte égyptien.Un article publié le 15/08/2001 sur le site Thot fait état de l’avancée de l’Egypte enmatière d’équipements informatiques pour l’enseignement (TIC) et parle de formationà distance en FLE. Je cite : « Un pays bien équipé. » et « Les dispositifsaudiovisuels, les ordinateurs et l'accès à l'Internet sont donc disponibles. » Lirel’article :http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=9334 Le programme FORMEDIA (2004-2007), qui s’adressait aux enseignants de françaisdes cycles primaire et secondaire dans le secteur gouvernemental, avait été mis enplace et développé sous la direction de Mr Bernard Platel, ancien détaché en Egyptedu ministère de l’Education français, pour le développement de l’enseignement dufrançais dans les écoles publiques égyptiennes. Ce programme, qui a duré trois anset a récemment cessé d’exister sans qu’aucun programme équivalent le remplace,était proposé à travers l’Egypte, via un site Internet et des cours donnés par visioconférence. Pour plus d’information sur FORMEDIA : http://www.formedia-egypte.netDans le cadre de projets FORMDER (Formation multipôle et pluridisciplinaire endéveloppement rural), l’Université du Caire participe à des projets interuniversitaireset pluridisciplinaires; projets mis en avant par le bureau national Tempus Egyptecomme moteurs de la stratégie d’amélioration de l’enseignement supérieur enEgypte. Pour plus d’information :http://formder.iamm.fr/francais/4actualite/default.html L’Université Numérique Francophone Mondiale, projet visant à "contribuer àl’enseignement et à la formation d’agents de terrain, tout d’abord dans les domainesde la santé, puis de l’éducation, de l’informatique et de la gestion". Il s’appuienotamment sur la visioconférence pour le partage et la diffusion de savoirs dans ledomaine de la santé avec un objectif de terrain. Si l’Egypte ne fait pas partie despartenaires de l’UNFM à part entière, le pays a participé à la Journée Mondiale dudiabète en 2007, et le programme des cours dispensés par l’UNFM est reconnu par l’université d’Alexandrie. L’existence d’un tel projet nous a paru être un contexted’utilisation de la visioconférence et du e-learning tout à fait intéressant dans lecontexte des échanges Nord-Sud et de la diffusion de savoirs dans des domaines depointe.
o
 http://www.unfm.org/ 
o
 
http://www.edusud.org/spip.php?article91 
Dans le secteur des entreprises privées, notons le développement de GSC (ouCentres de Solutions Globales) en Egypte et notamment celui du GSC de l’entrepriseconjointe du Gouvernement égyptien et de la société Satyam Computer Services Ltd.au technocentre Smart Village au Caire :
http://www.generation-nt.com/s-e-dr-tarek-kamel-inaugure-le-centre-de-solutions-globales-gsc-de-satyam-en-egypte-newswire-69530.html
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