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EUROPE
> Première évaluation du 7e programme-cadre de R&D >>
TVA ET PRÉCOMPTE PROFESSIONNEL
> Le fisc accorde des facilités de paiement>
E-GOVERNMENT DANS LA SÉCURITÉ SOCIALE
> La déclaration électronique d’un risque social
La newsletter pour décideurs
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HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
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2 AVRIL 2009 – N°13
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A EPINGLER
La semaine dernière, le Conseil supérieur desfinances a publié un rapport dans lequel ilbrosse un tableau très préoccupant de l’évo-lution future des finances publiques.
Il prévoitun déficit budgétaire de l’ordre de 3,5% duPIB en 2009, mais surtout aucune disparitionautomatique de celui-ci lors du rétablissementde la conjoncture. Au contraire même, à poli-tique inchangée, le déficit s’élè-vera à 4,4%en 2010 et à environ 5% à partir de 2011.À très court terme, il ne nous est malheureu-sement pas possible d’y faire grand-chose.Aussi longtemps que la crise sévit, les recettespubliques demeureront sous pression et lesdépenses de chômage continueront à croîtredrastiquement. Un petit coup de pouce sup-plémentaire du gouvernement sera même vrai-semblablement nécessaire pour faire face auparoxysme de la crise. Il doit toutefois s’agir demesures visant au maintien de l’emploi et destalents ainsi qu’à un soutien de l’activité éco-nomique. L’introduction temporaire et bienbalisée du système de chômage temporairepour les employés et un compmentd’assurance public en cas de réduction deslimites de couverture des assureurs-crédit pri-vés sont des mesures qui répondent à cettedéfinition.Nonobstant cela, le gouvernement devra, lorsde l’amorce de la reprise économique, mettreen place un programme d’assainissement trèslourd. Selon le Conseil supérieur des finances,un effort à hauteur de 4,5 à 5% du PIB, soit 17milliardsEUR,seranécessairepourreveniràunéquilibre budgétaire en 2013. À titre de com-paraison, il s’agit là d’un point de pour cent deplus que l’effort qui avait été requis en vue del’entrée de la Belgique dans l’Union monétaireeuropéenne. À l’époque, l’objectif avait été réa-lisé en portant la pression fiscale de 42,1% à44,6% (actuellement 43,4%) et en ramenantles dépenses primaires de 44,1% à 43% duPIB (actuellement 45,6% !).Même si la crise bat encore son plein, de telschiffres nécessitent de mener dès maintenantune série de réflexions et de préparer la suiteen toute discrétion. Il ne fait aucun doute quela Belgique va devoir faire face à des annéestrès mouvementées et que tout le monde vadevoir mettre de l’eau dans son vin si nousvoulons réussir. De tels chiffres imposent éga-lement d’aborder en toute sérénité une série desujets sensibles. Comment rétablir le lienlogique, mais complètement ignoré entre lesmoyens financiers d’une économie et la crois-sance du coût des soins de santé ? La Belgiquepoursuivra-t-elle sur la voie historique de lasuperposition des niveaux de pouvoir – dontcelui des provinces – ou aura-t-elle le bon sensd’opérer quelques coupes judicieuses ? Quellesmesures concrètes supplémentaires prendrepour relever le taux d’activité des plus de 50ans ? Sommes-nous en mesure d’alignerl’évolution de nos coûts salariaux sur celle destrois pays voisins, sans devoir constammentfaire appel au gouvernement ? Et cetera.Dans tout l’exercice qui nous attend, un élé-ment est en tout cas essentiel. Il faut prendregarde à ne pas scier la branche sur laquelle onest assis, sinon il n’y aura plus rien à distribuer.Concrètement, cela signifie que la mise en pla-ced’untelprogrammed’assainissementnedoitpas se faire au détriment de la compétitivité denos entreprises, mais au contraire veiller à lasauvegarde de celle-ci. Il est primordial pour laprospérité de notre pays que notre tissu écono-miquepuisserapidementseremettredescoupsqui lui sont actuellement portés.
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
Il est primordial pour la prospéritéde notre pays que notre tissu éco-nomique puisse rapidement seremettre des coups qui lui sontactuellement portés.
Après la crise… le défi budgétaire
 
TVA ET PRÉCOMPTEPROFESSIONNEL
Le fisc accorde desfacilités de paiement
Un report généralisé et inconditionnel du paie-ment du précompte professionnel a été prévu
dans le plan de relance fédéral pour les moisde mars à août 2009 pour les employeurs quirentrent des déclarations mensuelles et pourles 2 premiers trimestres 2009 pour ceux quirentrent des déclarations trimestrielles. Leséchéances de paiement sont à chaque foisreportées de 3 mois, et ce sans calculd’intérêts de retard.Afin de venir en aide aux entreprises qui, mal-gré ce report, connaîtraient encore des diffi-cultés financières temporaires en 2009, legouvernement a également prévu d’assouplir,par circulaire administrative, les règles rela-tives aux facilités de paiement qui peuventêtre accordées en matière de TVA et de pré-compte professionnel (sauf bien entendu pourles mois qui bénéficient déjà du reportgénéralisé précité).Concrètement, sur la base d’une deman-de motivée, l’administration fiscale pour-ra accorder des facilités de paiementpour les trois premiers trimestres 2009(et pour les paiements normalement dusen janvier 2009). Ces facilités de paie-ment s’accompagneront d’un pland’apurement venant nécessairement àéchéance en 2009 et dont seul le strictrespect permettra de réduire à 3% le tauxdes intérêts de retard dus pour la pério-de couverte et d’éviter le paiementd’amendes.
La FEB se réjouit de l’adoption deces mesures destinées à accorder unesource de financement complémentaire auxentreprises afin de leur permettre de faire faceà des difficultés temporaires en 2009 et depasser ainsi le pic de la crise.
Jean Baeten – jb@vbo-feb.be
E-GOVERNMENT DANS LASÉCURITÉ SOCIALE
La déclaration électro-nique d’un risque social
En avril 2008, le Conseil des ministres avaitunilatéralement décidé de généraliser la décla-ration électronique d’un risque social
(e-DRS)et de supprimer les déclarations sur papier(notamment pour la fin d’un contrat de travail,la prépension, le chômage temporaire, les acci-dents, les maladies, …) à partir de 2010. Cettedécision était irréaliste, infondée et portaitatteinte à une concertation de longue duréeentre toutes les parties concernées. C’est pour-quoi la FEB et l’Union des secrétariats sociauxagréés (USS) ont temporairement suspendutoute concertation. Ensemble, elles proposentà présent un plan par étapes réaliste pour ledéveloppement de l’e-DRS dans les secteursdu chômage et des allocations, avec des res-ponsabilités et des engagements concrets.
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7e édition du premier rendez-vous d'affaires européen
La FEB a organisé les 26 et 27 mars à Tour &Taxis, en collaboration avec BUSINESEUROPEet avec le soutien de la Commission euro-péenne, la 7e édition de l’EBS – EuropeanBusiness Summit. En cette période de criseéconomique et financière, les débats ont por-té sur le thème « Dare & Care: SustainingEurope’s Ambitions », décliné dans ses troiscomposantes Financing, Staffing et Greening.Plus de 2.500 participants – dont quelque200 journalistes – de 50 nationalités y ontparticipé, ainsi que plus de 100 orateurs detout premier plan. Retenons notamment le pré-sident de la Commission européenne M.Barroso et 13 commissaires européens, le vice-Premier ministre tchèque représentantl’actuelle présidence d’UE, le président turc M.Gül, le directeur général de l’OMC M. Lamy, leprésident de Businesseurope M. Seillière et leprésident de la FEB M. Leysen, le secrétairegénéral de la Confédération européenne dessyndicats M. Monks, le vice-président de laBCE M. Papademos, ainsi que de hauts repré-sentants de la Banque mondiale, du WWF, del’Agence internationale de l’Énergie, de pres-tigieuses universités, etc. De nombreux CEObelges, européens et internationaux y ont éga-lement fait part de leurs visions et attentesrelatives à la situation économique actuelle,aux scénarios de sortie de crise, et aux métierset à la gouvernance du futur (cf. résumé desnombreuses sessions sur www.ebsummit.eu).La FEB y a présenté les résultats d’une étudeFEB/INSEAD, portant sur les talents dont lesentreprises ont besoin dans le cadre del’économie moderne. La FEB a ainsi formuléune série de pistes destinées à permettre auxentreprises de conserver et de former leurs
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Thomas Leysen, président de la FEB, et Ernest-AntoineSeillière, président de BUSINESSEUROPE, accueillentAbdullah Gül, président de la Turquie.Le workshop dédié à la 'Production et consomma-tion durables'. De g. à dr. : Monique Goyens, direc-teur général BEUC ; Dominique Reiniche,présidente de Coca-Cola Europe ; Jivka Staneva,membre du cabinet du commissaire européenKuneva ; Elaine Cruikshanks, CEO de Brussels Hill& Knowlton, et Jean-François van Boxmeer, CEOHeineken.Herman Van Rompuy, Premier ministre, à la tribune.Derrière lui, de g. à dr. : Rudi Thomaes, administra-teur délégué de la FEB ; Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne, chargé desentreprises et de l'industrie ; Frank Brown, doyend'Insead ; Lucas Papademos, vice-président de laBCE ; Jagdish Bhagwati, professeur à la ColombiaUniversity.
     ©     j     j     D    e     N    e   y    e    r     /     T    r   y    p    t     i    q   u    e     ©     j     j     D    e     N    e   y    e    r     /     T    r   y    p    t     i    q   u    e     ©     j     j     D    e     N    e   y    e    r     /     T    r   y    p    t     i    q   u    e
ACTION FEB
 
Le 7e programme-cadre dispose de la majeure partie de l’aide euro-péenne à la R&D. Sur la période 2007-2013,
le total des moyens yaffectés représente 50 milliards EUR. En vue de la réalisation del’objectif de Lisbonne – visant à porter les dépenses de recherche et dedéveloppement à 3% du PIB –, il importe que notre pays tire parti desmoyens financiers offerts par l’Union européenne. Pour garantir son acti-vité économique à long terme, la Belgique doit en effet devenir unesociété de l’innovation.La Commission européenne a récemment publié un premier rapport desuivi relatif au 7e programme-cadre de R&D . Ce rapport met en évi-dence plusieurs faits marquants. La Belgique connaît le meilleur tauxde succès, après les Pays-Bas, en termes de demandes de financementau titre du 7e programme-cadre. Environ 28% des dossiers introduitsfont l’objet d’une évaluation positive, menant à l’obtention d’un finan-cement européen. Parmi ceux-ci, un peu plus de 30% émanent de PME.La Belgique atteint la moyenne européenne en la matière, mais un effortsupplémentaire est requis en vue d’accroître les subventions reçues parles PME. Il ressort par ailleurs du rapport que la durée de la procédu-re de demande varie toujours de 10 à 12 mois. Autre constatationimportante : tous les points de contact nationaux font état d’un net pro-grès sur le plan des charges administratives.
La FEB se réjouit des bons résultats obtenus par la Belgique àl’occasion de la première évaluation du 7e programme-cadre derecherche et de développement. A fortiori en cette période de crise, ilest important que les entreprises belges aient recours aux mécanismesde subvention existant à l’échelon européen. Ces moyens financiers doi-vent favoriser l’innovation des proces-sus, le lancement de nouveaux biens etservices destinés aux marchés exis-tants et le développement de marchéscomplètement neufs.
*http://ec.europa.eu/research/reports/2009/pdf/first_fp7_monitoring_en.pdf
MichaelVoordeckers – mv@vbo-feb.be
Dans une phase pilote, un certain nombre detests et de projets techniques seront finali-sés, suivis d’une acceptation par déclara-tion (dans le courant de 2010). Ensuite, lessecrétariats sociaux agréés adhéreront ausystème et un plan de communication seralancé pour inciter les employeurs à utiliserl’e-DRS. Des discussions distinctes sontmenées avec les secteurs des accidents dutravail et des maladies professionnelles.Après le feu vert déjà donné par un certainnombre d’organes compétents, le mandatdu Conseil national du travail entre autresest en principe attendu cette semaine.
La FEB, l’ONSS et l’USS vont infor-mer les entreprises des possibilités offertespar l’e-DRS. La FEB soutient ce projet, quivise une utilisation maximale de l’e-DRStout en respectant les ints desemployeurs et l’objectif de simplificationadministrative. Quant à la suppression desdéclarations sur papier et au passage à laseule e-DRS, ils ne peuvent être décidésqu’en concertation avec les partenairessociaux.
Anneleen Bettens – ab@vbo-feb.beBart Buysse – bb@vbo-feb.be
DROIT DE LACONSOMMATION
Un texte uniquecoordonne les quatreprincipales directives
La semaine dernière, le SPF Economie orga-nisait son quatrième ‘atelier de la consom-mation’
autour de la proposition de directiverelative aux droits des consommateurs.Cette proposition de la Commission s’inscritdans le cadre de la révision de l’acquis com-munautaire en matière de consommation.Elle coordonne en un texte unique lesquatre principales directives : la directiveconcernant les contrats négociés en dehorsdes établissements commerciaux, la direc-tive concernant les clauses abusives, ladirective concernant les contrats à distan-ce et la directive concernant la vente et lesgaranties des biens de consommation. Cetteproposition de directive veut améliorer lefonctionnement du marché intérieur en ren-forçant la confiance des consommateursdans ce marché et en réduisant les réti-cences des entreprises vis-à-vis des
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Première évaluation du 7e programme-cadre de R&D
Pour garantir sonactivité économiqueà long terme, laBelgique doit devenirune société del’innovation.
Temps de pose éclair pour José Manuel Barroso, prési-dent de la Commission européenne, et Thomas Leysen,président de la FEB.De g. à dr. : Björn Stigson, président du World BusinessCouncil Sustainable Development ; Thomas Leysen,président de la FEB et d'Umicore ; Jakub Dürr, vice-ministre tchèque de l’Éducation ; John Defterios, pré-sentateur de Marketplace Middle East sur CNN et pré-sident de FBC Media ; Philippe de Buck, directeurgénéral de BUSINESSEUROPE ; Mark Spelman, GlobalHead of Stategy chez Accenture et président exécutifd'AmCham EU.
talents en cette période de crise, mais égale-ment d'éviter dans un scénario post-crise unmanque criant de talents.
Olivier Joris – oj@vbo-feb.be
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