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Lois de la Prostitution des Femmes dans le Judaïsme

Lois de la Prostitution des Femmes dans le Judaïsme

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Texte présentant les lois de la prostitution des femmes selon le judaïsme.
Texte présentant les lois de la prostitution des femmes selon le judaïsme.

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09/30/2014

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original

 
Beshém Adônây Él raḥûm weḥannûn na‘asè wenaṣlî 
a
L
OIS DE LA
 Z 
ÔNA
 
[
cf 
.
 Shulḥân ‘Ârûkh
,
Èen hâ!‘É"er 
, chapitre 182]
1
 Alors que la fornication
2
 (
"enûnîm
) est strictement interdite par la
#ôra
, la prostitution féminine reste permise dans certains cas précis, justement pour endiguer la fornication
. !omme l"affirment nos !ommentateurs, le s#st$me de prostitution proposé au% &uifs par la
#ôra
 est en fait une méthode détournée d"assistance économique. 'n autorisant le commerce se%uel, la
$alâkha
 (oi juie) fait ainsi d"une pierre deu% coups * elle met en place un mo#en de distri+utions olontaire d"o+oles au% familles indigentes (celles des prostituées) tout en offrant un e%utoire se%uel nécessaire  la société  juie. !"est pour cette raison que la prostitution e%tra-communautaire (c.--d. de isiter des prostituées non-juies) reste interdite, car le +énéfice économique serait alors ainsi perdu. ne femme juie ne peut deenir
"ôna
 (prostituée) que si son
a%î&rô%'s
 (tuteur légal) la consacre  cela, mais jamais d"elle-m/me. 'lle est alors considérée comme une
"ôna
 0officielle (
mu"né( 
)
. 3ais si elle se prostitue sans l"appro+ation de son
a%î&rô%'s
 (c.--d. d"elle-m/me), elle est appelée
"ôna
 0non-officielle (
lô mu"né( 
), et transgresse au minimum l"interdit de
"enûnîm
 (fornication)
4
. 5our la
#ôra
, c"est le détournement du +ien d"un chef de famille (p$re, mari, fils a6né,
a%î&rô%'s
) par la fornication (la femme se prostituant d"elle-m/me utilise un +ien [la jouissance se%uelle de son corps] qui ne lui appartient pas) qui est interdit, pas le commerce se%uel
 %er se
. 'n d"autres termes, la dé+auche se%uelle
7
 des hommes est considérée criminelle parce qu"elle iole les droits de propriété d"un autre homme (p$re, mari,
e(c
.), et non quelque droit matrimonial ou personnel de la femme. !onsacrer une femme
  la prostitution est un droit accordé par la
#ôra
  son tuteur légal masculin (
a%î&rô%'s
) 9 il est alors appelé son
ma"nè
 (souteneur, pro%én$te)
8
. 'st l"
a%î&rô%'s
 d"une
1
 :uelques chapitres du fameu% code de oi juie, le
Shulḥân ‘Ârûkh
, ont été censurés au ;<==e si$cle en réaction contre le sa++ata>sme, qui perertissait le juda>sme par une utilisation olontairement erronée de certains concepts qa++alistico-se%uels. 'ntre autres, on ne peut donc plus trouer dans les éditions classiques les chapitres 1?  182 de la section
Èen hâ!‘É"er 
, qui traitent des lois de la
shôsheînû( 
 (sigis+éat) et de la
"ôna
 (prostituée). @e m/me pour le
)*shné #ôra
 de 3a>monide, d"o sont e%purgés tous les chapitres de
$*lkhô( Shôsheînû( 
 et de
$*lkhô( +ôna
 du
Séfer ,âshîm
 (
-*re des .emmes
). !ela e%plique la relatie ignorance du juda>sme
ma*ns(ream
 concernant ces usages particuliers. 5ar contre, tous ces chapitres se retrouent dans les manuscrits et les éditions anciennes.
2
 !"est--dire la dé+auche se%uelle.
 es seules relations intimes hors du mariage autorisées par la
#ôra
 sont celles client-
"ôna
 dans le cadre légal et réglementé de la prostitution halaBhique. !e cadre tr$s codifié (c"est l le th$me de cet article) am$ne certains !ommentateurs  le surnommer 0petit mariage (
n*ssû/în "e‘îrîn
).
 
#ôsef(a
 (
 +ôna
 =, ) * C
0n "ôna *llâ mu"né( ‘al!yedé a%î&rô%âh
 (n"est considérée
"ôna
 que celle prostituée par son tuteur légal). D
4
 5assi+le de flagellation (
mal1û( 
). "adult$re est passi+le de strangulation (
ḥène1
), mais
de fac('
 l"épouse adult$re est diorcée sans compensation financi$re. e reste des interdits se%uels est passi+le de lapidation (
se1îla
) ou de crémationE+Fcher (
serîfa
) selon la
#ôra
 (non applica+le de nos jours).
7
 !onsentie par les deu% parties, +ien éidemment. Ginon, on parle de iol (
'nès
) punit par la loi.
 es @écisionnaires se posent la question  propos de la légitimité de prostituer un enfant mineur mHle, et arrient  une conclusion négatie, l"homose%ualité restant toujours strictement interdite. 5ar contre, un p$re (qui n"est l
/a%î&rô%'s
 d"aucune femme) peut légalement changer son fils (mineur, aant sa ?$me année) en fille légitime, apr$s son orchidectomie (a+lation des testicules), en modifiant son nom et son statut se%uel deant un quorum (
m*nyân
) de 1I personnes (souent  la s#nagogue). !et enfant est alors considéré(e) par la
#ôra
 comme une fille  part enti$re * ilEelle porte un prénom féminin, s"ha+ille comme une femme, peut /tre marié(e)  un homme, peut deenir
"ôna
 (d$s ses 12 ans),
e(c
. =ncidemment, tout homme adulte qui se sent femme peut également en deenir une de la m/me mani$re 9 nos Gages considérant que c"est juste une Hme féminine emprisonnée dans un corps de se%e opposé, dont c"est le
(*11ûn
 de retrouer sa raie nature.
8
 
2f 
.
#ôsef(a
 (
 +ôna
 =, 1) * C
$â!â ma"nè è(!3*((ô we!ha33a‘al è(!*sh(ô we!ha33ekhôr è(!*mmô
 (le p$re peut prostituer sa fille, le mari sa femme et le [fils] a6né sa m$re). D
 
 
2 femme * 1. Gon p$re, tant qu"elle est céli+ataire (indépendamment de son Hge). 2. Gon mari (si elle est mariée). . Gon fils a6né majeur, une fois eue ou diorcée (et donc plus sous la tutelle de son p$re ni de son mari), si elle en a un. . Jout homme adulte désigné par le
34(!dîn
 (tri+unal ra++inique)  la demande de celle-ci quand elle ne rentre dans aucune des catégories précédentes (orpheline de p$re, diorcée ou eue sans enfant mHle adulte, nouelle conertie,
e(c
.). !ontrairement  certaines lectures erronées, l"interdiction +i+lique formulée dans le erset suiant (éitique ;=;, 2?) * C
al!(eḥallél è(!3*((ekhâ leha"nô(âh
 (tu ne profaneras point ta fille en la lirant  la fornication
?
) 9 D ne porte pas sur la prostitution légale, mais sur la fornication (
"enûnîm
)
 %er se
 [tous deu% dérient de la m/me racine hé+ra>que
"!n!y 
]. @"ailleurs, nos Gages appliquent ici un raisonnement
a f'r(*'r* 
 (
1'l wâḥ'mer 
)  partir du droit du p$re de endre sa fille en esclaage se%uel (
cf 
. '%ode ;;= -11), que de prostituer sa fille est éidemment permis car moins grae. =ncidemment, certains !ommentateurs comprennent ce erset comme faisant référence  l"idolHtrie et non  la promiscuité se%uelle elle-m/me, utilisée ici seulement de mani$re s#m+oliqueEmétaphorique. Kien entendu, ce présent article ne représente en rien une apologie de la prostitution. e fait que la
#ôra
 légif$re celle-ci ne signifie pas qu"elle l"encourage, pas plus que le fait de légiférer l"esclaage ne constitue son encouragement. 'n effet, face au% pratiques culturelles idolHtres en cours cheL les peuples du 3o#en-Mrient durant la haute Antiquité, la Néélation +i+lique introduit une nouelle législation +asée sur la sacralité de la <ie et octro#ant des droits salateurs  ceu% qui en aaient été priés jusque-l (femmes, esclaes, enfants, et m/me animau%). @e ce fait, dans le juda>sme actuel, il ne iendrait  personne de réta+lir l"esclaage pour la simple raison qu"il est codifié dans la
#ôra
. !e n"est pas parce qu"un p$re peut endre ses enfants mineurs en esclaage qu"il a le faire. :ui oudrait cela pour sa progéniture O =l en est ainsi pour la prostitution, qui fait partie de ces pratiques archa>ques tolérées et codifiées, mais dont il est souhaita+le de se dé+arrasser ultérieurement par l"éléation morale de la société ( l"instar des sacrifices animau% [
1'r3ânô( 
], de l"impureté rituelle [
&um/a we&'h'ra
],
e(c
.). =l n"est pas +esoin d"o+tenir l"autorisation de la femme pour la prostituer. 'lle ne peut pas refuser la décision de son
ma"nè
, et doit s"# astreindre de +on cPur comme toute autre
m*ṣwa
 de la
#ôra
. 'n cas de refus caractéristique, le
34(!dîn
 (tri+unal ra++inique) est entériné  l"# forcer au mo#en de sanctions ph#siques dierses adéquates (chHtiments corporels) ou  autoriser son
ma"nè
  les utiliser. =nersement, une femme peut tout  fait demander d"elle-m/me  son
a%î&rô%'s
 qu"il la prostitue pour su+enir au% +esoins de sa famille quand ceu%-ci ne lui sem+lent pas suffisants. Qos Gages ont interdit de prostituer une jeune fille aant ses ? ans et un jour. es @écisionnaires modernes recommandent d"attendre qu"elle ait 12 ans et un jour. @ans tous les cas, il est fortement conseillé de l"e%ciser
1I
 préala+lement afin de diminuer sa sensi+ilité se%uelle. @e nom+reu% Na++ins témoignent que les jeunes filles qui ont été prostituées deiennent les meilleures épouses (les plus pieuses) une fois mariées. ne femme ne peut /tre rendue
"ôna
 (par son
a%î&rô%'s
) que dans certaines circonstances économiques (
sha‘a(!hadd'ḥa1
)
11
 * 1. 5aureté [
‘'n* 
] (la famille  laquelle appartient la femme [fille, épouse, m$re] éproue des difficultés financi$res, au point que les e%igences premi$res ne sont plus assurées). 2. Ramine [
ra‘a 
] (le nieau économique de la société chute drastiquement pour des raisons dierse [famine, sécheresse, guerre, crise économique,
e(c
.])
12
. . Srand +esoin [
ṣ'rekh 5âdôl 
] (le fo#er familial de la femme [fille, épouse, m$re] ne peut satisfaire une nécessité importante,
?
 'n hé+reu, littéralement * 0en la forniquant.
1I
 <oir  ce sujet l"article intitulé 0
-'*s de la 2*rc'nc*s*'n des .emmes 6dans le 7uda8sme9
.
11
 
#ôsef(a
 (
 +ôna
 ==, 1) * C
0n "ôna mu"né( *llâ 3e!sha‘a(!hadd'ḥa1:
 D
12
 e Jalmud rapporte de nom+reu% cas o m/me des filles et des femmes de ra++ins cél$+res furent amenées  la prostitution pour cette raison (situation due, entre autres,  la répression romaine des dierses guerres d"indépendance judéennes).
 
 
souent liée  une
m*ṣwa
 [acheter une maison, pa#er des études, p$leriner  &érusalem, pa#er un lo#er, rem+ourser des dettes,
e(c
.]). Joutefois, dans le cas o la femme ne rentrant pas dans ces  catégories a quand m/me été prostituée par son
a%î&rô%'s
, elle est
a %'s(er*'r* 
 considérée
 mu"né( 
 [mais elle peut plaider son refus deant le
34(!dîn
 si elle le désire]. @ans le cas d"un choi% T quand un
a%î&rô%'s
 est tuteur de plusieurs femmes suscepti+les d"/tre rendues prostituées T on choisit toujours la plus jeune, car c"est la plus attirante au% #eu% des clients. @e m/me, nos Gages ont limité le nom+re de prostituées par fo#er, et une seule
"ôna
 entretient toute sa famille (
cf 
. J.
;e(u33ô( 
 a, le cas d"une eue et sa fille enues demander un
ma"nè
 au
34(!dîn
)
1
. !ependant, si l"
a%î&rô%'s
 a prostitué toutes les femmes sous sa responsa+ilité (par e%emple, sa m$re, sa femme et ses deu% filles), chacune d"elles est légalement
mu"né( 
 [mais elles peuent plaider deant un
34(!dîn
 pour contester]. ne femme, fille de
kôhén
 ou mariée aec un
kôhén
, ne peut /tre rendue
"ôna
, car cela a été interdit e%plicitement au% descendants d"Aaron par la
#ôra
 (
cf 
. éitique ;;=,  et ?). 5ar contre, un
kôhén
 peut parfaitement se pa#er les serices d"une
"ôna
. Aant d"/tre rendue
"ôna
, on réalise la cérémonie suiante, deant 2 témoins, en présence du
ma"nè
 et de la future prostituée * e
ma"nè
 dit  la femme * C
$aré a(( "ôna
w
umu"né( leh*33a‘él lakk'l 
 (te oici prostituée et lirée au co>t de tous) D T 5uis, le
ma"nè
 récite la +énédiction suiante (certaines communautés le font sur un erre de in) * C
Bârûkh a((â Adônây< =lôhénu )èlekh hâ‘ôlâm< ashèr 1*ddeshânu 3e/*ssûré î/â we/âsar lânu e( ha""enûnîm weh*((îr lânu e( ha""ônô( hammu"nô( ‘al!yedé a%î&rô%éhen: Bârûkh a((â Adônây< ma((îr ha""ônô( le!>*srâ/él
(Ju es source-de-+énédiction, U Vternel, notre @ieu, Noi du monde, qui nous a sanctifiés par les interdits de co>t, et qui nous a interdits la fornication, et qui nous a autorisés les
"ônô( 
 lirées  la prostitution par leurs tuteurs légau%. Ju es source-de-+énédiction, U Vternel, qui autorise les
"ônô( 
  =sraWl). D Apr$s la cérémonie, la femme acquiert un noueau statut juridique * celui de
"ôna
. =l lui deient interdit désormais de se marier  un
kôhén
. 'lle peut maintenant aoir des relations se%uelles [dans le cadre licite de la prostitution] aec n"importe qui, m/me aec un
5ôy 
, m/me aec un proche (sur qui tom+ent normalement les interdits d"inceste), m/me aec des animau% (chiens, Hnes)
1
,
e(c
. sans que ni elle ni son client ne soient passi+les des interdits +i+liques conentionnels (adult$re, inceste, fornication, +estialité,
e(c
.). Joutefois, les relations aginales quand elle est
n*dda
14
 sont illicites (o+ligation d"en aertir son client préala+lement). @e m/me,  partir de son $me mois de grossesse  jusqu" jours apr$s son accouchement (pour un garXon, ou 77 jours pour une fille), tout rapport aginal est interdit.
1
 !"est le cas de Nuth la 3oa+ite (l"arri$re-grand-m$re du Noi @aid), deenue
"ôna
 pour su+enir au% +esoins de sa +elle-m$re Qoémie (et d"elle-m/me), sous la tutelle d"un
ma"nè
 désigné par le tri+unal de Kethléem d"alors. 'lle finit par épouser le &uge de l"époque, KooL (
Bô‘a"
), apr$s quelques nuits passées aec lui (
cf 
. ire de Nuth).
1
 =l est légitime de se demander pourquoi le propriétaire d"un chien ou d"un Hne am$nerait son animal cheL une prostituée. !"est pourtant un fait connu des éleeurs, ainsi que l"affirment nos Gages (J.
‘Aôda +âra
 22+, J.
;eré(ô( 
 a, J.
>eâmô( 
 4?+), qu"un chien qui co>te aec une femme deient plus o+éissant, de m/me que sa progéniture. !e trait se retroue également cheL l"Hne, rendu ainsi plus docile, mais pas cheL les autres animau% domestiques. es manuels médiéau% d"éleage canin recommandent d"ailleurs une saillie mensuelle aec une femme (
cf 
. le
 -*re de 2hasse
 de Saston 5hP+us, 18). !ette connaissance était largement partagée dans l"Antiquité, car cheL les romains, les éleeurs corrompaient réguli$rement les fonctionnaires du cirque pour que leurs animau% puissent copuler aec des humaines lors des jeu%, afin de les rendre plus ma6trisa+les (
cf 
. le
?erum ?us(*carum
 de 3arcus Jerentius <arro [1er si$cle a. '!], et celui de ucius 3oderatus !olumella [1er si$cle '!]). =l sem+le que l"idée proienne originellement du fait o+seré qu"un loup sauage qui s"accouple aec une femme deient facilement domestica+le.
14
 'st
n*dda
 (au sens large) toute femme qui a un écoulement sanguin sortant de son agin (r$gles [
n*dda
 au sens spécifique, c.--d.
dâwa
], écoulement inha+ituel (métrorragie) [
"âa
],
e(c
.) jusqu" sa purification rituelle par l"immersion dans un
m*1wè
. Jant qu"il n"# a pas eu de purification, m/me plusieurs semaines apr$s la fin de son écoulement sanguin, elle est toujours
n*dda
.

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