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Émile BRÉHIER , HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE, Tome premier. L’Antiquité et le Moyen âge.Librairie Félix Alcan, Paris, 1928, 788 pages en un volume.En revanche, nous avons souhaité lier l’
Histoire
aux œuvres des philosophes cités par É. Bréhier. LaBibliotheca Classica Selectade l’Université catholique de Louvain a recensé les sites présentant des textes,très souvent intégraux, de l’Antiquité. Nous les avons très fréquemment utilisé en liens, et notamment :— Nimispauci,http://ugo.bratelli.free.fr/http://remacle.org/— Itinera Electronica, http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm— Les Jardins de Lucullus, http://mapage.noos.fr/Anaxagore/Lucullus.html— L’académie de Nice, http://www.ac-nice.fr/philo/— Philoctetes,http://philoctetes.free.fr/Pour le Moyen âge, les sites sont moins nombreux. Nous avons surtout lié :http://www.jesusmarie.com/— Saint Augustin,http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/— Saint Thomas d’Aquin,http://docteurangelique.free.fr/Le
Gorgias
est à télécharger du site des
Classiques
.A noter qu’assez souvent, les pages liées n’ont pas de signet intérieur permettant d’approcher lepassage recherché. Nous avons alors souvent placé, juste après le lien, un élément permettant d’approcher lepassage par utilisation de la commande ‘Edition/Rechercher’ : il faut alors entrer comme élément de rechercheles lettres ou chiffres inscrits entre crochets : [‘xxxx’].
T A B L E D E S M A T I È R E S — IIntro duction
I.
II.
III.
 
CHAPITRE PREMIER : Les Socratiques. I. Caractères généraux.— II.L’École mégarique. — III.Les Cyniques.— IV.Aristippe et les Cyrénaïques. CHAPITRE II : L’ancien stoïcismeI.Les Stoïciens et l’Hellénisme.— II.Comment nous connaissons l’ancien stoïcisme.— III.Les origines du stoïcisme. — IV.Le  rationalisme stoïcien. — V.La logique de l’ancien stoïcisme. — VI.La physique de l’ancien stoïcisme. — VII.La théologie  stoïcienne. — VIII.Psychologie de l’ancien stoïcisme.— IX. Morale de l’ancien stoïcisme. CHAPITRE III :L’Épicurisme au IIIe siècle.I. Epicure et ses élèves. — II. La canonique épicurienne.— III. La physique épicurienne.— IV. La morale épicurienne. CHAPITRE IV :Prédication morale, scepticisme et nouvelle Académie au IIe et au IIIe siècle.I. Polystrate l’épicurien. — II.L’hédonisme cynique.— III. Pyrrhon. — IV.Ariston. — V. La nouvelle Académie au IIIe siècle :  Arcésilas.— VI. La nouvelle Académie au IIe siècle : Carnéade. CHAPITRE V : Les courants d’idées au I  er siècle avant notre ère.I.Le moyen stoïcisme : Panétius. — II.Le moyen stoïcisme (suite) : Posidonius. — III. Les Épicuriens du I  er siècle. — IV. La fin  de la nouvelle Académie.CHAPITRE VI :Les courants d’idées aux deux premiers siècles de notre ère.I. Caractères généraux de la période.— II.Le stoïcisme à l’époque impériale. — III.Musonius Rufus. — IV.Sénèque. — V. Épictète.— VI. Marc -Aurèle.— VII.Le scepticisme au I  er et au IIe siècle. — VIII.La renaissance du platonisme au IIe siècle. IX. Philon d’Alexandrie. — X.Le néopythagorisme. — XI.Plutarque de Chéronée.— XII. Gaius, Albinus et Apulée. Numénius. — XIII. Renaissance de l’aristotélisme. CHAPITRE VII : Le Néoplatonisme. I. Plotin. — II. Néoplatonisme et religions orientales. — III.Porphyre.— IV.Jamblique. — V. Proclus.— VI. Damascius. CHAPITRE VIII :Hellénisme et christianisme aux premiers siècles de notre ère.I.Considérations générales.— II.Saint Paul et l’hellénisme. — III.Les apologistes au IIe siècle.— IV.Le gnosticisme et le  manichéisme. — V. Clément d’Alexandrie et Origène. — VI.Le christianisme en Occident au IVe siècle. — VII. Le christianisme  en Orient au IVe et au Ve siècle. III. MOYEN ÂGE ET RENAISSANCE  CHAPITRE PREMIER : Les débuts du moyen âge. I.Considérations générales. — II.Orthodoxie et hérésies aux IVe et Ve siècles. — III. Le Ve et le VIe siècle : Boèce. — IV.La  Raison et la Foi.— V.Jean Scot Érigène. CHAPITRE II : Le Xe et le XIe siècle. I.Caractères généraux. — II.La controverse de Bérenger de Tours. — III.Critique de la philosophie à la fin du XIe siècle.— IV. Saint Anselme.— V.Roscelin de Compiègne. CHAPITRE III :Le XIIe siècle.I. Les Sententiaires.— II. L’École de Chartres au XIIe siècle : Bernard de Chartres.— III.Alain de Lille.— IV. Guillaume de  Conches.— V. Le mysticisme des Victorins.— VI.Pierre Abélard. — VII.Les polémiques contre la philosophie.— VIII.Gilbert de  la Porrée. — IX. L’Éthique d’Abélard.X.La théologie d’Alain de Lille.— XI.Les hérésies au XIIe siècle.— XII. Jean de  SalisburyCHAPITRE IV :La philosophie en Orient.I. Les théologiens musulmans.— II.L’influence d’Aristote et du néoplatonisme. — III. Al Kindi. — IV. Al Farabi. — V.Avicenne. — VI.Al Gazali.— VII.Les Arabes en Espagne : Averroès.— VIII. La philosophie juive jusqu’au XIIe siècle. — IX.La philosophie  byzantine.CHAPITRE V :Le XIIIe siècle.I. Caractères généraux. — II.La diffusion des œuvres d’Aristote en Occident.— III. Dominique Gondissalvi.— IV. Guillaume  d’Auvergne.— V.Dominicains et Franciscains. — VI. Saint Bonaventure. — VII.Albert le Grand. — VIII. Saint Thomas d’Aquin.  — IX.Saint Thomas d’Aquin (suite) : La raison et la foi .— X. Saint Thomas d’Aquin (suite) : La théorie de la connaissance. — XI. Saint Thomas d’Aquin (suite) : Les preuves de l’existence de Dieu. — XII.Saint Thomas d’Aquin (suite) : Interprétation chrétienned’Aristote.— XIII. L’averroïsme latin : Siger de Brabant .— XIV.Polémiques relatives au thomisme.— XV. Henri de Gand. — XVI.
 
I.
II.
III.
I N T R O D U C T I O NLes Postulats de l’Histoire de la Philosophiep.1Il a semblé parfois que l’histoire de la philosophie ne pouvait être qu’un obstacle à la pensée vivante, unalourdissement et une gêne pour qui s’élance vers la vérité. « Ne crois point au passé ! » fait dire Emerson à lanature. Je te donne le monde neuf et point étrenné à toute heure. Tu songes, aux instants de loisir, qu’il y aassez d’histoire, de littérature, de science derrière toi pour épuiser la pensée et te prescrire ton avenir ainsi quetout avenir. Aux heures lucides, tu verras qu’il n’y a pas encore une ligne d’écrite 
1
». Paroles de pionnier conquérant, qui craint comme une sourde rancune du passé contre la liberté de l’avenir. Et c’est aussi, en unautre sens, la liberté de l’esprit, l’autonomie du développement de la raison, que Descartes défendait contre lesforces du passé, en rebâtissant à pied-d’œuvre l’édifice de la philosophie.Il n’y a, il est vrai, que trop de raisons de redouter le passé, lorsqu’il prétend se continuer dans le présent ets’éterniser, comme si la seule durée créait quelque droit. Mais l’histoire est précisément la discipline quienvisage le passé comme tel, et qui, à mesure qu’elle le pénètre davantage, voit, en chacun de ses moments,une originalité sans précédent et qui jamais ne reviendra. Loin d’être une entrave, l’histoire est donc, enphilosophie comme partout, une véritable libératrice. Elle seule, par la variété des vues qu’elle nous donne del’esprit humain, peut déraciner les préjugés et suspendre les jugements trop hâtifs.p.2Mais une vue d’ensemble sur le passé philosophique est-elle possible ? Ne risque-t-elle pas, à cause del’énorme complication des faits, d’être ou bien très difficile, si elle ne choisit pas et veut seulement se laisser aller au rythme de pensées indéfiniment multiples, ou bien superficielle, si elle choisit ? Il est certain que l’on nepeut pas se représenter le passé sans y classer les faits de quelque manière ; ce classement implique certainspostulats. L’idée même d’entreprendre une histoire de la philosophie suppose
 
en effet que l’on a posé et résolu,d’une manière tout au moins provisoire, les trois problèmes suivants :I. Quelles sont les origines et quelles sont les frontières de la philosophie ? La philosophie a-t-elle débuté,
1
 
 Autobiographie,
I, 273, traduction R. Michaud.
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