E
dito
S
ommaire
page 2
Inconscience ou mauvais calcul : retour surune semaine au PS par Philippe Casier
page 2-3
Presse : Marie Noëlle Lienemann et BenoîtHamon
BLUMA - Bulletin de Liaison Un monde d’avance
25 Mars 2009 - N°9
Le simili plan de relance gouvernemental n’est pas à lahauteur de la crise et des enjeux, les socialistes, l’ensem-ble de la gauche et les organisations syndicales n’ontcessé de le marteler. Plus le temps passe plus l’écart secreuse entre ce simili plan et la réalité sociale, culturelleet économique de notre pays.La situation ne cesse de se dégrader, chaque jour ap-porte son lot de plans sociaux, de désertification indus-trielle et d‘abandon social. L’inquiétude est forte biensûr, mais au-delà de cette inquiétude, c’est bien l’in- justice qui explose à la figure du gouvernement, de ladroite française et du MEDEF. Les Français sont inquietsrépètent comme des moulins à paroles hommes etfemmes de droite…mais nous sommes bien au-delà del’inquiétude.Face au paquet fiscal ? Pas d’inquiétude, de la colère.Face aux entreprises profitables qui licencient ? Pas d’in-quiétude, de la révolte. Face à une conception dégradéedu rôle de l’Etat qui se limite à renflouer les banquessans aucune contrepartie ? Pas d’inquiétude, de l’exas-pération.De la crise actuelle, crise aggravée par la politique dugouvernement, ce n’est pas l’inquiétude qui monte,mais bien le sentiment et l’expérience de l’injustice.Nicolas Sarkozy voudrait nous faire croire que les Fran-çais sont d’abord inquiets, vieille rengaine du parti del’ordre, non les Français sont d’abord victimes de la po-litique injuste menée par le gouvernement. S’il y a uneinquiétude, elle s’exprime devant l’incapacité du gou-vernement à prendre la mesure de la crise, à y faire faceet à y mettre les moyens.Les Français sont tout autant inquiets pour leur ave-nir qu’accablés par l’injustice de leur présent. On nousparle des générations futures comme d’une abstractionsur laquelle pèserait le fardeau de toute relance sociale,mais les générations futures, elles existent, elles ont 5,10 ou 20 ans aujourd’hui, elles voient leurs parents jetésd’usines dans lesquelles ils ont sacrifié leurs week-endet leurs nuits, elles voient leurs grandes sœurs et leursgrands frères humiliés et contraints, après des annéesd’études, de jongler entre stages et intérim sans droità l’avenir.Au lendemain de la grande mobilisation sociale du 19mars, les paroles de la patronne du MEDF rendant lesorganisations syndicales responsables de la crise ac-tuelle par leur revendication en matière d’emploi etde pouvoir d’achat sonnent à nos oreilles aussi scan-daleusement que celles du Pape Benoît XVI rendant lepréservatif responsable de l’épidémie du SIDA. L’obs-curantisme social et moral menace l’équilibre de nossociétés, provocation qui ne peut que soulever colèreet radicalité.C’est aujourd’hui au Parti socialiste de prendre encharge cette colère et cette légitime radicalité en leurdonnant le débouché politique auquel elles aspirentnaturellement.En faisant de la lutte contre les inégalités, de la protec-tion et du progrès ses priorités, le plan de relance duParti socialiste entend répondre à l’urgence sociale etéconomique. Ce plan devra nécessairement être ren-forcé pour répondre à la dégradation de la situationcausée par l’inertie et la surdité gouvernementale. Demême, en lançant maintenant sa campagne pour lesélections européennes, le Parti socialiste doit sonner lamobilisation pour faire de l’Europe un espace de pro-tection de l’emploi et un espace de progrès social.
Délphine Mayrargue, Secrétaire Nationale adjointeau travail du PS
Lutter contre l’injustice
Page 4
calendrier : PS, UMA, politique, déplacements
1
Leave a Comment