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Commentaire
Par Amamra Saïd Med El Hadi.
Quand je suis en voiture, je suis enfer-mé dans une cuirasse qui me procureune impression d’invulnérabilité. Il suf-fit que j’appuie sur une pédale pour quema force devienne celle de dizaines dechevaux. Comme je suis bien assuré,s’il y a un piéton devant moi, je peuxme permettre de foncer sur lui. Je saisqu’il se sauvera car il aura peur. La non-violence consiste à poser le pied sur lefrein, au lieu de le poser sur l’accéléra-teur, et à sourire au lieu d’injurier lepiéton.C’est seulement à partir du moment oùon a compris cela que l’on a une chancede devenir non-violent. C’est très diffi-cile au début, car l’instinct nous pousseà faire le contraire. Mais si l’on rempor-te sur soi cette victoire… On se donneune grande satisfaction. »*.Ceci dit, une autre parenthèse s’impo-se : certaines remarques émanant delâches « personnes » tentent de s’im-miscer « entre l’ongle et la chair » com-me disent nos bonnes vieilles( ils sereconnaîtront). Nous, quand on a envie« d’affronter » par écrit quelqu’un, onle fait clairement et on signe avec nomet prénom.
•D’après Bernard Clavel.•(1) personnellement je ne crois ni à la thèse de « elqaida » encore moins à la thèse « BEN LADEN ».
Mais les « taupes » ,elles, préfèrent secacher derrière un pseudo (à la con) et unfaux mail : ah le courage !On devrait plutôt dire que l’idiotie n’estplus une « tare » mais une option !!!Parlons élections présidentielles : cettefois ci est venu le moment de la décanta-tion . Les institutions de l’état ont besoind’un « dopage populaire » afin de lespérenniser et ne point les mettre en péril.Ce n’est pas une affaire d’hommes, maisune affaire d’état. Le président qui sortiraau lendemain du vote du 9 avril 2009devrait disposer d’un appui populaire nonpas pour sa personne mais pour faireface à l’opinion publique internationalequi nous guette au coin de la rue, afin dedétruire cet état rempart qui fait face justement à ceux là même qui ont crée «el qaida » (la bonne blague assortie d’unBen Laden de service)(1).Quoique l’on dise je me vois mal gouver-né par un R……. ou un T…….(qu’onm’en excuse l’emprunt) !Le problème ne se pose point pour moi,comme en 2004,c’est pourquoi j’irai vo-ter en citoyen libre et exprimer pleine-ment mon choix. N’en déplaise aux éter-nels détracteurs, je serais tenter de leur opposer une réponse qui leur feraientbaisser le p…….
L’IDIOTIE EST UNE OPTION !
« C’est une dure école. La non-violence commence aux gestes quotidiens. Prenonsl’exemple le plus courant : le comportement de l’homme de la rue. Je mesure un mètrequatre vingt cinq et je pèse cent vingt kilos. Rencontrant sur un trottoir un homme moinsfort, si je veux passer, je passerai en le bousculant. La non-violence consiste à s’écarter pour le laisser passer.
 
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En vacances de printemps à Batna, jedécide de voir un dentiste pour un com-plément de soins réparateurs, chez Dr.Mme HAMDIKEN, m’étant éloignémomentanément du Dr. MOSTEFAI, àEL HARRACH, dans le cabinet duquel j’avais entamé les premières applica-tions.Du monde dans cette salle d’attente,chacun attendant son tour. Le hasardveut que je m’assoie à côté d’un person-nage, ami de mon père, connu de toutela ville et même du pays entier : HADJLAKHDAR.A regarder mon illustre voisin je com-prends sa souffrance du moment, car ilapparaît fiévreux, semblable à tout autrehumain, en proie aux douleurs dues àune sérieuse carie. Il attend son tour,réprimant même parfois quelques gé-missements.Je ne peux m’empêcher d’entamer uneconversation qui, je l’espère, va le dis-traire de ses lamentations en attendantles soins appropriés du chirurgien. Par déformation professionnelle, je me metsà lui réciter mon cours de physiologiedentaire, ce qui amène immanquable-ment à parler de l’hygiène et des soinsquotidiens de la bouche devant entraîner la prévention des affreuses caries. Effec-tivement mon interlocuteur, de passif qu’il est, semble me considérer en écou-tant des détails tels :-la visite de consultation semestriellechez notre praticien dentaire,-le brossage méticuleux après chaquerepas avec la brosse et la pâte dentifriceadéquats,-éviter les aliments fluides trop chaudsou glacés etc.…Son attention s’aiguise vers moi de plusen plus. Il doit probablement se dire : «A quel genre d’individu ai-je affaire ?De quelle planète est-il tombé celui-là ?» pour que je lui ressasse ces chosesétranges, loin de ses préoccupations ter-restres, entre autres, j’imagine :• le lancement du prochain chantier gi-gantesque dit du « 1er Novembre » ce-lui de la mosquée-université théologiqueunique dans la région pour ne pas direrivalisant avec celle, à Constantine, del’Emir ABDELKADER qui, jusqu’a-lors, semble difficilement sortir de sesfondations,• les problèmes ARCH le sollicitant auquotidien, son usine de H’RISSA à AN-NABA qu’il va devoir liquider pour entamer, à ses frais, donc sérieusementles travaux d’ébauche, l’associationcréée à cet effet tardant à collecter lesrecettes inhérentes au gigantesque pro- jet.J’en suis encore à peaufiner sur le régi-me alimentaire qui doit être riche encalcium lorsqu’il m’interrompt soudain
CHEZ LE DENTISTE EN SALLED’ATTENTE
EVOCATION PAR SAID MERZOUKI
 
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pour me raconter à son tour, qu’à l’ins-tant même je suis en train de lui rappe-ler son secrétaire attitré, lors des annéesde braise, au maquis.Ce scribe, dont il ne dit pas le nom, estdécrit comme contrastant avec tous lesautres maquisards combattants puisquetous s’étaient accordés à le surnommer «mrioua » autrement dit « femmelette »des faits de son étrange comportement :Il faisait normalement usage de nom-breux stylos qui ornaient sa poche àl’instar d’une panoplie de médailles,mais, au milieu de cet ensemble decrayon et stylos, somme toute cohérent,prônaient une brosse à dent et un pei-gne, curieux objets de toilette, inexis-tants chez les autres combattants. Qu’àune halte inopinée devant une sourceoù chacun courait se désaltérer, ne voi-là-t-il pas, l’« intellectuel », âprementoccupé avec son instrument à se brosser copieusement les dents à l’instar de cedont je rabâche les oreilles du colonelHADJ LAKHDAR depuis tout à l’heu-re et chaque matin ? me dit-il, il pei-gnait ses longs cheveux ondulés et bril-lantinés comme s’il se préparait à jouer le rôle d’une star d’opérette. Le qualifi-catif de « femmelette » lui seyait à sou-hait. Les rires et quolibets que ne ces-saient, en douce, de taquiner le secrétai-re du chef de la wilaya.Un jour, au cours d’un sérieux accro-chage où l’unité devait faire face à uneattaque virulente de l’ennemi, attaquequi les tint tous en haleine toute une journée, HADJ LAKHDAR décida, à lafin du jour, de rompre l’encerclementet, pour la circonstance, il demanda à
mes hommes un volontaire pour protéger 
le repli du groupe. Son appel n’avaittrouvé en eux aucun écho si ce ne fut lescribe qui résolument, s’avança, prêt ausacrifice suprême. Il avait choisi uneposition face au gros de l’ennemi, dosau rocher pour ne pas être surpris derevers. Il avait longtemps riposté à cha-cune des attaques dont tous suivaient, àl’oreille, les tirs sporadiques reconnais-sables de son arme et les tirs denses,fournis des colonnes ennemies. Son ar-me automatique avait fini par s’enrayer tandis que ses camarades réussissaientla percée salvatrice, ayant décroché grâ-ce à une brèche effectuée dans l’encer-clement. Le combat inégal dût se termi-ner au corps à corps avec la baïonnetteau canon. Que Dieu ait son âme.Serais-tu cet aîné de la classe de philo-sophie, interne au collège Moderne deBatna, que j’identifierai à BENYAHIABrahimi, natif de Biskra, déjà un jeunehomme stylé, aux allures de dandy desannées 53 à 56, au maintien impeccableavec un grand sourire éclatant et affable,donnant la réplique à son camaradeFAURE dans une pièce intitulée «Apollon du Bellay » et jouée devantnous, parterre d’élèves au Collège en find’année scolaire 1955? Ainsi aurais-tutiré ta révérence en dernier acte en tedisant au fond de toi-même « Missionaccomplie » devant les générations àvenir!
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