44
05 h 40
-
«
This is such a pity, we should give our love to eachother
»
(
Weezer
)
Deux autres coopératives, l’une située à Tucson, l’autre située à ... Tempe, se sont vu contraintes de mettre la clé sous le paillasson dèsles premières secousses de la crise économique. Privilégiant unmodèle alternatif à la consommation de masse, elles furent lespremières à succomber aux restrictions budgétaires des ménages.Malheureux et déplorable, quand on sait que des groupes de vente parinternet et carte visa, tels qu’
Amazo
n
, n’ont jamais réalisé d’aussiplantureux bénéfices qu’en 2008. Je crois très franchement que les victimes de la crise, ici, ne sont pas celles qui le méritent, et que ceux qui leur privilégient un confort matériel tout superficiel, chinois etchimique commettent une lourde erreur d’appréciation.Voici l’occasion de toucher un mot d’une question qui taraudecertains interlocuteurs : le prix de l’essence. L’essence se vend ici par gallons, soit une unité de mesure équivalant 3,78 litres. Le gallond’essence est vendu aux alentours de 2
$
, soit environ 1,5
€
, soitencore plus ou moins 0,4
€
du litre, ce qui vous fait des pleins à 15 ou20
€
. Il faut savoir que les prix ont augmentés avec le baril et que,très clairement, le seuil de 2
$
semble être un seuil psychologique. Les Américains sont vissés à leur voiture, physiquement
(
les distancessont énormes et tout est calculé en fonction de la voiture
)
etpsychologiquement
(
phénomène de dépendance manifeste
)
.Généralement, le gabarit des véhicules est démesuré
(
les
pick
-
ups
, 4x4et autres
trucks
sont légion
)
. Je crois très sincèrement que les Américains iront jusqu’au bout pour pouvoir préserver ce privilègeinsensé de se masser sur les routes avec une densité aberrante, de jourcomme de nuit, semaine ou pas semaine. Sur ce point, ils avancent à un tel point le nez dans le volant qu’ils semblent prêts à pillerjusqu’au dernier gisement, la dernière goutte de pétrole, quelles qu’ensoient les conséquences.Bref. Nous avons pu constater que Tucson échappait en partie à ceponcif et c’est tant mieux. Savez
-
vous que cette 4ème avenue,évoquée ci
-
avant, est parcourue par un ancien tramway bruxelloistout de jaune paré?Enfin, nous avons visité ce fameux
Desert Museu
m
, très fréquenté parce dimanche après
-
midi de
Spring Brea
k
(
vacances de carnaval
)
.Parfois, on se demandait de quel côté de la cage se trouvait le zoo. «
À
v
aincre sans péril, on triomphe sans gloir
e
». Si Anne et moi avonsapprécié la diversité du jardin et le cadre splendide, nous préféronsindubitablement apercevoir, même peu, même mal, un seulreprésentant en liberté de la faune locale, plutôt que de nous repaîtrede la vue dégradante d’une centaine de ses confrères, reclus derrièredes barreaux, sans motif convaincant.
Add a Comment