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New York
Walking the Big Apple
 Jeudi 26 mars
– 
S’y rendr 
05 h 01
Ma première et très nette impression, sitôt lesimmeubles géants de Manhattan s’e
ff 
açantprogressivement à l’horizon, était qu’il me seraitimpossible de raconter New 
-
York. Jusqu’à présent,tenir ce
 RoadBoo
 k  
, y restituer mon vécu, mesobservations, tout cela s’était avéré plutôt fluide etaisé. Mais New 
-
York, New 
-
York... Je crois qu’Anne etmoi avons été proprementsubmergés par cette villeacrobatique et métissée. Tentative infidèle denarration.Nous embarquons donc,à Bethesda 
banlieue deWashington
 )
, à bord desfameux bus
Vamoos
, très populaires, qui assurenttrois liaisons par jour entre Washington D. C. etNYC
New 
-
York City 
 )
. Le car est plein comme unoeuf et d’infortunés imprévoyants se voientcontraints de rebrousser chemin. Qu’il estétonnant qu’entre Washington et New 
-
York, deux des villes les plus grandes et les plus célèbres aumonde, le transport en commun le plus populairesoit un bus cahotant! L’on ne s’imagine plus guère,aujourd’hui, relier Paris, Londres ou Bruxellesautrement qu’en Thalys ou en Eurostar. Une lignede train existe ici, bien sûr, mais elle ne dessert pasles innombrables banlieues de Washington ouNew 
-
York de manière satisfaisante et la compagnieferroviaire pratique des tarifs prohibitifs
au basmot, le double du bus
 )
. Les liaisons
 InterCity
nesont pas la force première des Américains. Aucunproblème néanmoins ; quatre heures plus tard, le24 mars à midi, nous voilà à New 
-
York.
 
53
 La librairie de MM. Pierpont & Pierpon
t
05 h 19
 A peine arrivés, Anne et moi mordons de bon coeur dans la 
 Big Appl 
. Le temps d’un bref coupd’oeil abasourdi aux alentours, et nous voilà à la 
 Morgan Pierpont Library
. Ce musée est issu de la collection d’un particulier, Morgan Pierpont, et de son fils, Morgan Pierpont Jr. Les
 Pierponts
pèreet fils était des petits cochons. De vrais petits cochons. Financiers régnant sur
Wa
 % 
Stree
t
, les
 Pierponts
ont bâti, successivement, au fil des années, une collection privée d’une richesse et d’unesplendeur à couper le sou
e, préservée au sein d’une imposante construction, à laquelle furentintégrées des vestiges artistiques telles que des vitraux d’époque importés d’Europe. La collection, telle qu’elle se présente à nous, se compose principalement de trois types d’artefacts :des sceaux cylindriques égyptiens
que l’on déroule dans la cire pour produire un motif en relief 
 )
,une quantité invraisemblable de manuscrits enluminés, toutefois dissimulés pour la plupart à l’abri des imposantes étagères de la librairie ainsi que, enfin, d’une remarquable quantité de piècesd’orfèvrerie. En particulier, Anne et moi sommes restés cloués devant le splendide
Triptyque
 Stavelo
t
, originaire de nos régions et pièce «d’art mosan» d’une qualité irréprochable. Son degréde perfection, sa richesse iconographique, la nuance infinie proposée par les émaux champlevés
une technique d’émaillerie très compliquée à mettre en oeuvre, principalement s’agissantd’obtenir des dégradés
 )
, ou encore le côté émouvant de la relique qu’il contient, un fragment de la Sainte Croix ; tous ces éléments font du
Triptyque de Stavelo
t
un chef d’oeuvre d’exception devantlequel nous sommes restés béats d’admiration.
05 h 39
Nous allons à l’hôtel de luxe que Sandra et Carlos ont eu la grande amabilité de nous o
ff 
rir pour la nuit dans la 
 Big Appl 
, afin d’y déposer nos a 
ff 
aires
photo page précédente
 )
. Nous ne sommes pasdéçus : cet hôtel est situé en plein centre, beau comme tout, luxueux, impressionnant. La chambre est hyper
-
confortable. Il est 15h30 et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
 Entre deux vues de NYC, Anne à l’entrée de la Morgan Pierpont Library
 
54
 Indescriptibl 
05 h 46
La chance nous sourit, à Anne et moi : pour notre première déambulation dans les rues de New 
-
York, le climat est au beau fixe. Nous commençons par
Time Squar 
, qui est une espèced’impressionnant
 Picadi 
 % 
 y Circus
 
exposant douze
 )
, une immense étendue de buildings couvertsd’enseignes lumineuses toutes plus imposantes les unes que les autres. Il est très plaisant d’y déambuler sur de très larges trottoirs bondés, où les touristes côtoient new 
-
 yorkais d’origine etbusinessmen pressés. À chaque coin de rue, de petites bawètes proposent à la vente des bretzels géants, des hot
-
dogs, des «
 Nuts 4 Nuts
»
cacahouètes, noix de cajou ou noix de coco enrobées desucre grillé
 )
, des brochettes barbecue, ou encore des
burritos
ou autres pléiades de fruits frais.Nous orientons ensuite nos pas vers
Central Par 
 k  
, en passant par la 
 7th Avenu
. J’adore la septièmeavenue. Comme tant d’autres
mais peut
-
être un peu plus
 )
, elle est couverte de petits et de plus grands commerces, de part et d’autre, d’une population parfaitement disparate, de vendeurs debouquins, de prêcheurs pour la bible, et tant d’infimes détails situés à hauteur d’homme danscette forêt de gratte
-
ciels. Il y règne un doux climat méditerranéen, les foules s’entrecroisant,déambulant, se pressant, vibrant, admirant dans joyeux chaos. Mes aïeux, quel spectacle!
ouplutôt devrais
-
je m’exclamer, pour respecter l’auto
-
proclamée «nouvelle ortograf» : «mes aieux,quel spectacle»!
 )
. New 
-
York est une ville authentiquement cosmopolite, un surprenant brassagede cultures. De
 Little Italia
à 
China Tow
n
en passant par les quartiers d’a 
ff 
aires, les paysages sontbigarrés, contrastés, toujours mouvants et en pleine évolution.Ensuite, c’est
Central Par 
 k  
qui s’o
ff 
re à nous, mythique tout autant qu’insoupçonnée étendue de verdure située en plein coeur de Manhattan et environnée d’immeubles gigantesques de touscôtés. De grandes pelouses et de larges allées piétonnes parsèment le parc, combinées à de vastesétendues d’eau, ça et là.
Central Par 
 k  
abrite un nombre incalculable de bancs qu’il est possible«d’adopter», c’est
-
à 
-
dire de prendre en charge financièrement, moyennant quoi le généreux parrain peut apposer sur ledit banc une pancarte aux mentions de son choix. De toute évidence,
Central Par 
 k  
est une invitation à la farniente, à la contemplation, à la déconnection d’un intensemode de vie urbain ; un cadre enchanteur pour se prélasser sur la pelouse, y lire un bouquin ou,tout simplement, se promener un petit peu. Inutile de préciser qu’Anne et moi, qui sommes defervents admirateurs des parcs londoniens, avons pris un plaisir tout particulier à fouler lesétendues de
Central Par 
 k  
, à admirer ses
 squirrels
et multiples oiseaux.Suite à quoi, l’obscurité faisant progressivement planer sur le parc l’ombre des immeubles géantsde Manhattan, nous rebroussâmes chemin par la 
 5th Avenu
, les «Champs Elysée» new 
-
 yorkais, oùse situent les boutiques de luxe et les grandes enseignes «grand public», tel ce ravissant magasin
Walt Disney
, répandu sur trois étages. Pour conclure la journée, nous retournons sur
Time Squar 
 «
by nigh
t
» où, anecdote authentique, je m’enfile mon tout premier
 McDonalds
depuis mon arrivée,il y a plus de deux mois, aux États
-
Unis. C’est à la fois vidés physiquement, comblés d’imagesincroyables et très détendus après un cocktail au
 loung 
de l’hôtel, qu’Anne et moi regagnons, aux anges, notre chambre.

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