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Indescriptibl
e
05 h 46
La chance nous sourit, à Anne et moi : pour notre première déambulation dans les rues de New
-
York, le climat est au beau fixe. Nous commençons par
Time Squar
e
, qui est une espèced’impressionnant
Picadi
%
y Circus
(
exposant douze
)
, une immense étendue de buildings couvertsd’enseignes lumineuses toutes plus imposantes les unes que les autres. Il est très plaisant d’y déambuler sur de très larges trottoirs bondés, où les touristes côtoient new
-
yorkais d’origine etbusinessmen pressés. À chaque coin de rue, de petites bawètes proposent à la vente des bretzels géants, des hot
-
dogs, des «
Nuts 4 Nuts
»
(
cacahouètes, noix de cajou ou noix de coco enrobées desucre grillé
)
, des brochettes barbecue, ou encore des
burritos
ou autres pléiades de fruits frais.Nous orientons ensuite nos pas vers
Central Par
k
, en passant par la
7th Avenu
e
. J’adore la septièmeavenue. Comme tant d’autres
(
mais peut
-
être un peu plus
)
, elle est couverte de petits et de plus grands commerces, de part et d’autre, d’une population parfaitement disparate, de vendeurs debouquins, de prêcheurs pour la bible, et tant d’infimes détails situés à hauteur d’homme danscette forêt de gratte
-
ciels. Il y règne un doux climat méditerranéen, les foules s’entrecroisant,déambulant, se pressant, vibrant, admirant dans joyeux chaos. Mes aïeux, quel spectacle!
(
ouplutôt devrais
-
je m’exclamer, pour respecter l’auto
-
proclamée «nouvelle ortograf» : «mes aieux,quel spectacle»!
)
. New
-
York est une ville authentiquement cosmopolite, un surprenant brassagede cultures. De
Little Italia
à
China Tow
n
en passant par les quartiers d’a
ff
aires, les paysages sontbigarrés, contrastés, toujours mouvants et en pleine évolution.Ensuite, c’est
Central Par
k
qui s’o
ff
re à nous, mythique tout autant qu’insoupçonnée étendue de verdure située en plein coeur de Manhattan et environnée d’immeubles gigantesques de touscôtés. De grandes pelouses et de larges allées piétonnes parsèment le parc, combinées à de vastesétendues d’eau, ça et là.
Central Par
k
abrite un nombre incalculable de bancs qu’il est possible«d’adopter», c’est
-
à
-
dire de prendre en charge financièrement, moyennant quoi le généreux parrain peut apposer sur ledit banc une pancarte aux mentions de son choix. De toute évidence,
Central Par
k
est une invitation à la farniente, à la contemplation, à la déconnection d’un intensemode de vie urbain ; un cadre enchanteur pour se prélasser sur la pelouse, y lire un bouquin ou,tout simplement, se promener un petit peu. Inutile de préciser qu’Anne et moi, qui sommes defervents admirateurs des parcs londoniens, avons pris un plaisir tout particulier à fouler lesétendues de
Central Par
k
, à admirer ses
squirrels
et multiples oiseaux.Suite à quoi, l’obscurité faisant progressivement planer sur le parc l’ombre des immeubles géantsde Manhattan, nous rebroussâmes chemin par la
5th Avenu
e
, les «Champs Elysée» new
-
yorkais, oùse situent les boutiques de luxe et les grandes enseignes «grand public», tel ce ravissant magasin
Walt Disney
, répandu sur trois étages. Pour conclure la journée, nous retournons sur
Time Squar
e
«
by nigh
t
» où, anecdote authentique, je m’enfile mon tout premier
McDonalds
depuis mon arrivée,il y a plus de deux mois, aux États
-
Unis. C’est à la fois vidés physiquement, comblés d’imagesincroyables et très détendus après un cocktail au
loung
e
de l’hôtel, qu’Anne et moi regagnons, aux anges, notre chambre.
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