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09/14/2013

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6818
- Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1
. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.
com
    P    H    O    T    O   :    A    P    S    P    H    O    T    O   :
    E    L    W    A    T    A    N
    P    U    B    L    I    C    I    T     É
Le Conseil national de la concurrence a été réactivé fin janvier dernier, dix ans après le gel de ses activités
●
La nouvelle ne semble pas susciter beaucoup d’enthousiasme.
Enlevée jeudi vers14h30, dans la localitéde Sebdou (Tlemcen), lafillette, B. Sana, âgée de 6 ans,a été retrouvée le lendemainétranglée dans un fût
Le criminel, beau-pèrede la victime, 27 ans, a étéarrêté par la Gendarmerienationale 24 heures aprèsla disparition de la filletteet la découverte de son corps.
Le gouvernement américain a nommé un jugefédéral pour enquêter sur des contrats passés entreSonatrach et des sociétés américaines impliquéesdans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures
Selon nos sources, il semblerait que la justiceaméricaine va étendre également ses investigationssur la légalité des biens acquis par l’ancien ministrede l’Energie, Chakib Khelil, sur le territoire américain.
C
’est à partir de la wilayade Béchar et devantde jeunes étudiants dedifférentes universités quele Premier ministre a choiside réagir au mouvementde protestation initié parles jeunes chômeurs deOuargla. Des jeunes, quifaut-il le rappeler, ontdénoncé
«une discrimina-tion à l’embauche»
touchantla jeunesse des régions suddu pays.
Nadjia Bouaricha(Suite page 3)
CONSEIL NATIONAL DE LA CONCURRENCE
ENLEVÉE DEPUIS JEUDI À SEBDOU (TLEMCEN)
LES DISTRIBUTEURS À L’INDEX 
UN NOUVEL ORGANISME POUR UNEÉCONOMIE EN MAL DE RÉGULATION
SANA, 6 ANS, RETROUVÉEMORTE DANS UN FÛT 
 ADDITIFS EN EXCÈSDANS NOS CAFÉS
 A
vocat d’affaires, Nasreddine Lezzarest plutôt pessimiste.
«Il me semblhonnêtement que nous sommes face  àune simple logique de gestion des carrières» 
, affirme M. Lezzar dans unedéclaration à
El Watan 
. Ce spécialisteen arbitrage émet de sérieux doutesquant à l’indépendance dudit conseil.D’abord sur le mode de désignation de
«personnes fonctionnaries par cret et démises de leurs fonctions par cret,alors qu’elles exercent des attributions  juridictionnelles» 
, estime-t-il.
(Suite page 6) Hocine Lamriben 
LIRE L’ARTICLE DE
C. BERRIAH
EN PAGE 3
LIRE L’ARTICLE DE
FATIMA ARAB
EN PAGE 5
LIRE L’ARTICLE DE
HACEN OUALI
EN PAGE 2
El Wata
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Dimanche 17 mars 2013
CONTRATS SONATRACH ET BIENS ILLICITES
Béchar 
De notre envoyée spéciale
ÉDITION DU CENTRE
LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR
ZINE CHERFAOUI
EN PAGE 10
HAMA AG SID AHMED.
 
PORTE-PAROLE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL TRANSITOIRE DE L’ÉTAT DE L’AZAWAD (EX-MNLA)
«LE MNLA VEUT UNIFIER L’OPPOSITION»
SELLAL JOUE L’APAISEMENT À BÉCHAR
«LES REVENDICATIONS DES JEUNES DU SUD SONT LÉGITIMES»
LIRE LES ARTICLES DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL
M. SLIMANE
EN PAGE 30
 CAN-2013 DES U20
L’Algérie trébucheface au Bénin (0-0)
Chakib Khelil pistépar les Américains
L’UGCAA pointe une nouvelle fois du doigtl’absence de contrôle de la qualité du cafévendu en Algérie. 15% du café consomméchez nous sont constitués d’additifs, alorsque l’OMS n’en tolère que 2%.
 
LES DISTRI
 ADDDA
LIRE
L’Uavenc
 
L
e docteur Mohamed Chafik Mesbah, ex-offi-cier de l’ANP et politologue, a insisté hier àAnnaba sur la nécessité de tenir à l’écart de la viepolitique du pays l’armée nationale, et ce, pour lebien de l’Algérie. «
Je nai jamais autant exhorté l’are algérienne àse tenir loin de la politique,car j’ai peur pour mon pays 
», a-t-il déploré enmarge d’une conférence qu’il a animée à l’écolepréparatoire en sciences économiques commer-ciales et sciences de gestion. Intitulée «Algérie,situation interne et environnement international»,cette conférence qui a drainé un nombre importantd’universitaires et d’étudiants a traité de l’avenir«impérieux» qui peut être réservé à l’Algériesi d’importantes dispositions ne sont pas prisesincessamment.En effet, selon le conférencier, «
lAlrie est vidans son intégritéterritoriale depuis longtemps ele mal peut venir du Sud. Les mutations interna- tionales peuvent appeler les Occidentaux, notam- ment les USA, àun droit de contrôle, via l’ONU,des ressources hydrocarbures de l’Alrie qui approvisionnent l’Europe.
» Le diplômé du RoyalCollege of Defense Studies de Londres n’est guèreoptimiste quant à l’avenir de notre pays. Pour lui,«
si lAlrie a pu temporairement éviter un Printemps arabe suite àla profusion des finances et la complaisance de la France, il n’en reste pas moins que son système doit être réfor. Cependant, csystème n’est plus réformable de lintérieur. Lchangement viendra de l’extérieur. L’Alrie sera touchée fatalement par un processus ivitable,car il n’y a pas de démarche de substitution 
». Surle plan extérieur, D
r
Mesbah a tiré à boulets rougessur la politique extérieure du pays, notamment ladiplomatie algérienne qui est, également, en crise.«
Le président Abdelaziz Bouteflika a accaparé tout le pouvoir des relations extérieures et son ministre des Affaires étrangère est aussi son fondé de pouvoir. Ce secteur vralgique a fait rétrogra- der lAlgérie qui n’est plus actuellement une force régionale en matière diplomatique. Une réforme de ce département est plus qu 
urgente.
»Lors des débats, plusieurs intervenantsont interrogé l’orateur sur les scandales quevit actuellement l’Algérie. L’expert a, en ré-ponse, souligné que «
les services de rensei- gnements alriens qui ont en leur possession les preuves documentées relatives aux graves anomalies de gestion, ont dû faire part de ces passements àla classe politique pour qu’ellintervienne. C’est une mission de prévention des atteintes àléconomie national
». L’ex-officierde l’ANP, qui a regretté la démission de l’élitealgérienne ayant été exclue, à tous les niveaux, desdécisions du pays, a estique «
Chakib Khaliest passible de tribunaux 
 
pour haute trahison 
».
M. -F. Gdi 
El Watan 
 
- Dimanche 17 mars 2013 - 
L ’ A C T U A L I T É
MOHAMED CHAFIK MESBAH HIER À ANNABA
Khelil est passible de tribunaux pour haute trahison
L
a tentaculaire et scabreuse affairedans laquelle s’enferrent desex-dirigeants de la toute-puis-sante Sonatrach n’en finit pas delivrer ses secrets. Les ramifications duscandale s’étendent outre-Atlantique.Un juge fédéral a été nommé pourenquêter sur les marchés décrochéspar les firmes pétrolières aricainesen Algérie, selon des sources sûres.Les différents contrats passés entredes sociétés pétrolières aricaines etla compagnie algérienne, Sonatrach,seraient sous la loupe de la justiceaméricaine. Ainsi, après les justicesitalienne et canadienne, c’est au tourdes juges aricains de «fouiner»dans les obscurs contrats dans lesquelsdes dirigeants du secteur de lénergiealgériens ont plongé Sonatrach.
RÉÉVALUATIONSET POTS-DE-VIN
Les gros contrats «remportés» enAlgérie particulièrement par la com-pagnie pétrolière US Anadarko et latexane Kellogg Brown & Root (KBR),anciennement filiale de Halliburton(spécialisée dans l’engineering, laconstruction et la transformation desressources en hydrocarbures), ontéveillé des soupçons aux Etats-Unis.Selon nos sources, les contrats signésdurant les années 2000 ont
«avantagé» 
les compagnies américaines parrapport aux compagnies concurrentes,moyennant des commissions occultes.Des pots-de-vin qui seraient autre-ment plus élevés que ceux versés parla société italienne, Saipem, aux diri-geants de Sonatrach. Trop de contratssoulèvent des soupçons ! La compa-gnie KBR a, à elle seule, «remportédans des conditions douteuses» quatregros marchés. Celui d’In Amenasportant sur la collecte du gaz fluidehydrocarboné.Un second contrat à Hassi Berkineportant sur la fourniture de servicesEPC pour une grande expansion d’uneinstallation de traitement ; un troi-sième marché de grande envergure à InSalah portant sur la réinjection du CO
2
 dans des puits pour réduire considéra-blement les émissions de gaz à effet deserre. Mais le plus gros marché restele projet de GNL de Skikda signé le 9 juillet 2007 entre Sonatrach et KBR,qui était d’une valeur approximativede 2,8 milliards de dollars.
«KBR eschare en vertu de ce contrat de la alisation d’un train de gaz natu- rel liquéfié(GNL) àSkikda. (…)» 
,selon la firme américaine.Curieusement et de manière obscure,le contrat a connu plusieurs réévalua-tions pour porter son montant à 4,7milliards de dollars.Le ministre de l’Energie de l’époque,Chakib Khelil, était à la mauvre.Il aurait intervenu pour
«favoriser» 
KBR, alors que la société japonaise JGC, en compétition pour décrocherle juteux marché, avait fait une offremoins-disante.Elle avait proposé la réalisation duprojet à seulement 2,5 milliards dedollars avec une durée de réalisationde 36 mois, soit une année de moinsque la proposition de la compagnieaméricaine. Les «faveurs» dont avaitbénéficié la compagnie américaineauraient suscité «la colère» des Japo-nais. Pour éviter que la mauvrefasse des vagues, Chakib Khelil auraitrassuré les responsables de JGC enleur promettant d’autres projets.Le juge fédéral nomaux USA,chargé également d’enquêter surd’autres marchés décrochés par lessociétés américaines dans le monde,se serait intéressé à de supposées mal-versations qui ont émaillé la signaturedes contrats entre les compagniesaméricaines et la société nationaleavec comme meneur des «opérations»celui qui a tenu les rênes de Sonatrachpendant dix ans. Homme du «clanprésidentiel», comme il aime à seprésenter, Chakib Khelil serait doncau centre d’une enquête aux USA. Ilserait ainsi
«sous surveillance du FBI pour des 
 
avoirs d’un montant consi- rable outre-Atlantique» 
, à en croirele magazine
Jeune Afrique 
dans sadernière livraison. Le magazine assureque
«deux équipes denqteurs ondiscrètement journéàAlger, fin 2012 et but 2013, afin de compléter les informations déjàrecueillies aux Etats-Unis» 
.
DES RELATIONS «EXCELLENTES» AVEC LES TEXANS
Connu pour son tropisme améri-cain, Chakib Khelil aurait amassédes sommes qui s’élèvent à plus de500 millions de dollars sous formed’obligations. Après une longue car-rière au sein de la Banque mondialequ’il quitte en 1999, l’ex-ministre del’Energie a été remis dans le circuità la faveur du retour de AbdelazizBouteflika au pouvoir. Il passe dix ansà la tête du stratégique ministère delEnergie tout en gardant ses «excel-lentes relations» avec les Texans. Enquittant son poste en 2011, Khelilse serait retrouvé également à la têted’une fortune en biens immobiliers.Des sources dignes de foi affirmentque «l’ami d’enfance de Bouteflikdispose d’une luxueuse villa au Texasd’une valeur de 4
,
5 millions de dol-lars, de trois propriétés dans l’Etat duMaryland d’un montant global de 2,1millions de dollars et d’un comptecolossal en Suisse. Il est égalementpropriétaire de deux appartements àOran et d’un duplex haut standing àAlger qu’il aurait vendu. En somme,les relations entre le système Khelil etles Texans ont souvent été émailléesd’odeur de scandale. La tristementcélèbre affaire BRC (société mixteSonatrach-Halliburton) est embléma-tique de l’étendue de la corruptionqui caractérise l’octroi des marchésau mépris des lois, mais plus graveencore, aux dépens de la sécurinationale. Car dans le scandale BRC,il s’agissait également d’espionnage.Quand le scandale a éclaté en 2005,Bouteflika avait maintenu son amiKhelil en poste, alors qu’une partie dupouvoir aurait réclamé sa tête.
Hacen Ouali 
CONTRATS SONATRACH ET BIENS ILLICITES
Chakib Khelil pisté par les Américains
HALLIBURTON ET KBR :UNE SULFUREUSE RÉPUTATION
Déjà condamnées par la justice américaine, ces deux sociétés américaines qui ontdécroché des contrats juteux en Algérie ont un passé trempé dans la corruption. AuNigeria où elles ont remporté des contrats, entre 1995 et 2004, pour la constructiond’une usine de gaz liquéfié à Bonny Island d’un montant de 6 milliards de dollars,les deux firmes américaines ont versé des pots-de-vin. Poursuivies par la justicedes USA, elles ont été condamnées en février 2009.
«Les sociétés ont versé pendant dix ans des pots-de-vin à des responsables du gouvernement nigérian afind’obtenir des passations de marchés et des contrats de construction et d’ingénierie»,
avait indiqué le ministère de la Justice américaine de l’époque.
 «Elles ont versé la somme de 579 millions de dollars après avoir plaidé coupable decorruption au Nigeria pour obtenir des contrats. Les activités de KBR sont depuiscette affaire placées sous une surveillance indépendante pour une durée de troisans.»
En 2004, Le président de la commission de contrôle du gouvernement à laChambre des représentants, Henry Waxman, avait dénoncé des marchés attribuéssans appel d’offres à l’entreprise Halliburton et sa filiale KBR. Le directeur de KBRde l’époque, Al Neffgen, a comparu devant la Chambre des représentants pour«surfacturations effectuées par Halliburton sur les services fournis à l’arméeaméricaine». La société avait raflé un contrat de 7,1 milliards de dollars avec legouvernement américain, pour la reconstruction de l’Irak.
H. O.
 
Suite de la page 1
 J
e reconnais la légitimitédes re- vendications des jeunes de Ouargla, ils ont raison de demander du travail, et je tiens àsaluer le sens de responsabilitédont ils ont fait preuve pour l’action pacifique qu’ils ont menée et surtout pour avoir souligné leur attachement àl’uniténationale et lintégritéterritoriale» 
, a dit Abdel-malek Sellal. Le Premier ministre aaffirmé que le gouvernement prendratoutes les mesures pour répondreaux revendications de ces jeunes.Le chef de l’Exécutif a aussi tenu àsouligner qu’il n’a jamais employéle terme
«cherdama ou groupuscule de voyous» 
en parlant des jeunes deOuargla.
«Je ne connais même pas lsens de ce terme en arabe, comment pourra-je alors l’utiliser ?» 
La présence du Premier ministre àBéchar deux jours seulement aprèsle grand rassemblement de Ouarglaest loin d’être un fait anodin. Il estd’ailleurs difficile de ne pas voir lelien de cette sortie bien programmée,avec le vent de protestation qui vientdu Sud. M. Sellal le reconnaît d’ail-leurs lui-même, puisqu’il a déclarédevant les représentants de la sociétécivile, que cette visite revêt le mêmecaractère et la même importance quele premier Conseil des ministres tenupar l’ancien président Houari Bou-mediene en 1966 à Béchar. «Nousfaisons le même choix de Béchar etaffirmons que nous venons en hommede bien», souligne le responsablede l’Exécutif. Et d’ajouter, dans sondiscours devant les représentants dela société civile, que
«l’objectif aniveau du gouvernement et particulièrement du président de la République est de recouvrer notre force sociale,économique et surtout la force de l’Etat. Une force de l’Etat qui ne doit pas être dirigée contre le peuple maicontre les ennemis du pay.
«NOS FRONTIÈRESSONT SÉCURISÉES»
Abdelmalek Sellal affirme que l’at-taque de Tiguentourine a
«montréamonde que lAlgérie demeure forte, et malgréce qui se passe dans le Sahel,nous n’avons pas peur. Nos frontières sont sécuries et personne ne peunous atteindre».
Le Premier ministreplaide toutefois pour «un éveil desconsciences afin de ne pas céder àcertaines voix qui pour des raisonspoliticiennes veulent nous mener àun danger certain». M. Sellal estimeque la stabilité est la seule garante dudéveloppement. Et de justifier que«le gouvernement a octroyé depuisquelques années la priorité aux deuxrégions du Sud et des Hauts-Plateaux.Sur six visites que j’ai effectuées entant que Premier ministre, trois ontété destinées au Sud, et c’est unepreuve de notre part que nous voulonsfournir tous les moyens pour donnerplus de chance à cette région quinous est chère, soyez donc rassurés».Pour tranquilliser ses interlocuteurs,M. Sellal annonce la constructionde trois écoles de médecine dans larégion sud.
«Le Président m’a donné ordre de créer une école de decine  àchar, une autre àOuargla et une troisième àLaghouat. Le décret exécutif a ésignéil y a quatre jours.Concernant le problème du chô- mage dans la wilaya de Béchar, et  àla faveur de la cimenterie Saoura qui sera réceptionnée en 2017, 500 emplois directs seront créés ainsi 2000 emplois indirects. Une autre cimenterie sera créée àIn Salah,ce qui permettra d’ouvrir des pers- pectives demplois inressantes».
M. Sellal enchaînera pour dire quele problème du chômage en Algérieconcerne les jeunes diplômés et nonpas la simple main-d’œuvre.
«Nouprendrons toutes les mesures pour  être àla hauteur de leur confiance,ce ne sera pas facile, mais tout est possible en Alrie.» 
 Toujours surla lancée de l’apaisement, il affirmeque
«les grands sages du pays sonoriginaires du Sud et que c’est làun acquis important».
Chose à quoi lesnotables et autres représentants de lasociété civile rétorqueront en lançant:
«Les gens du Sud doivent être admiaux postes de responsabili.» 
 Tourà tour, les représentants de la sociétécivile ont exprimé une souffrance dueau sentiment de discrimination.
«Le Sud est abandonné, des milliards sont pensés, mais nous navons encorrien v,
lance un notable présent.Et à un autre d’enchaîner :
«Il y a beaucoup de cadres àBéchar, nous voulons aussi devenir chefs de daïra,walis, ministres… Lemploi est un réel problème ici, nous ne voulons pas des effets d’annonce mais du concret.» 
Les interventions se suivent et seressemblent dans le ton de dénon-ciation d’une marginalisation des«Sahraouis», comme ils disent et unmanque de pôle de développementdans la région. Transport, santé, industrie, tourisme,les habitants de Béchar ont tenu à direleur mot et exprimer leurs attentes.Devant une des escales de la visited’inspection, des jeunes brandissaientune banderole sur laquelle était écrit
«Les enfants de Béchar sont marginalis et menacé,
le cortègeministériel a même été sifflé et hué.Des petits jeunes ont même tenté dele caillasser.
N. B.
El Watan 
 
- Dimanche 17 mars 2013 - 
L ’ A C T U A L I T É
    P    H    O    T    O 
  :    A    P    S
 Abdelmalek Sellal, hier, lors de la visite d’une structure de santé à Bécha
L
e Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pré-sidera aujourd’hui une réunion autour duphénomène du kidnapping d’enfants. Cetterencontre qui intervient quelques jours aprèsl’assassinat des jeunes Haroun et Brahim àConstantine, âgés de 9 et 10 ans, regroupera lesresponsables chargés des secteurs de la justice,de la sécurité, de la jeunesse ainsi que des spé-cialistes de la santé.
«Cette réunion permettra d’examiner l’aspect hors opérationnel, c’est-àdire autre que lintervention des services de sécurité(la police et la gendarmerie) qui, faut-il le rappeler, ont suffisamment de moyens pour pou- voir résoudre ces crimes dans des délais rapides,et nous l’avons d’ailleurs vu dans les différentes affaires où tous les crimes de cette nature ont été élucis en un temps très court. Les auteurs ont étéarrêtés très rapidement» 
, indique le ministrede l’Intérieur, Daho Ould Kablia, en marge dela visite d’inspection du Premier ministre dansla wilaya de Béchar. Le ministre reconnaît quele phénomène d’enlèvement d’enfants est trèspréoccupant.
«Ce problème nous préoccupe rieusement. Ce qui s’est passédepuis quelques semaines et qui suscite un sentiment de colère chez la population est un sujet extrêmement préoccupant qui cessite des mesures urgentes et pas seulement sur le plan sécuritaire, mais aussi  àtitre préventif» 
, indique le même responsablequi invite les familles à faire preuve de plus devigilance et à une surveillance accrue au niveaudes écoles. Le ministre de l’Intérieur note avecsatisfaction la réaction de l’opinion publiqueen faveur de sentences sévères à lencontre descriminels.
«La presse a jouéson rôle en alertant l’opinion publique sur le danger que représente ce phénomène denlèvement, et nous avons noté que l’opinion publique exige des mesures et des sentences àla hauteur des crimes commis» 
, dit-ilavant d’affirmer que le châtiment ne peut êtreque
«très sévère» 
. Sur la demande de certainesparties pour l’application de la peine de mort enguise de sentence contre ce type de crime, M.Ould Kablia a tenu à préciser qu’une telle déci-sion appartient au président de la République. Ilfera remarquer que la rencontre d’aujourd’hui,la première d’une série, permettra de déterminerles mesures à prendre de toute urgence, maisaussi pour les spécialistes d’exposer les raisonset le pourquoi de ces pulsions criminelles chezcertains jeunes. Interrogés, par ailleurs, sur levent de colère soufflant des régions du Sud, leministre estime qu’il y a
«un peu d’exaration» 
de cette colère.
«Le taux de chômage est un problème national et connt une évolution négative,c’est-à-dire qu’il est en baisse. Il faut regarder ce qui se passe ailleurs. En France, le chômage est de 10%, en Italie, il est de 30% et en Espagne de 40%. O ne se suffit pas au niveau national,mais nous sommes dans une dynamique qui permet une bonne ouverture sur l’emploi» 
. M.Ould Kablia affirme me qu’il y a des parti-cularités dans le sud du pays qui sont meilleuresqu’au Nord.
«Le Sud est parfois mieux loti que certaines régions du Nord en termes d’accès à l’éducation, àl’eau et àl’électrici» 
, dit-il, enniant toute marginalisation des cadres originairesde la région.
N. B.
OULD KABLIA ANNONCE UNE RÉUNION POUR AUJOURD’HUI
«Le kidnapping d’enfants, un sujet préoccupant»
SEBDOU (TLEMCEN)
Sana, 6 ans, retrouvéemorte dans un fût
E
nlevée jeudi après-midi vers 14h30, dansla localité de Sebdou (30 kmau sud de Tlemcen), la fillette B. Sana, âgée de 6 ans,a été retrouvée le lendemain étranglée dansun fût, à 200 mètres du domicile familial.Le criminel, le beau-père de la victime, âgé de 27ans, a été arrêté par les éléments de la Gendarmerienationale de Sebdou, 24 heures après la disparitionde Sana et après la découverte du corps de cettedernière. Selon les premiers éléments de l’enquête,les soupçons ont vite «ciblé» le mari de la mèrede la petite, âgée de 27 ans, d’où son arrestation.D’ailleurs, pendant l’interrogatoire, le coupable estpassé rapidement aux aveux et a dénoncé un de sescomplices, âgé de 19 ans. Ce dernier, cyniquement,faisait même partie de la foule qui scandait «Mortau meurtrier» au moment de la découverte ducadavre au quartier chahid Benaïssa Okacha. Sanaavait quitté l’école à 14h30 et aussitôt de retour à lamaison elle a été enlevée et étranglée, avant d’être jetée dans un t en métal, ps du domicile fami-lial.
«Cet homme violent n’artait pas de menacer son épouse d’enlever sa fille. Et ce n’était pas des menaces en l’air, puisqu’il est passéfroidement à lacte. Pire, il a tuéune innocente pour se vengede sa femme…»,
ont témoigné des voisins. Aprèsl’autopsie du corps au CHU Damerdji Tedjini de Tlemcen, le corps a été mis en terre hier, au cime-tière de Sebdou.
C. Berriah 
PAS DE POLICEDES MŒURS
Interrogé sur les brigades des mœurs qui font lachasse aux couples d’amoureux, le ministre del’Intérieur a nié l’existence d’une police desmœurs et affirmé qu’il ne s’agit que
«d’initiatives individuelles». «Les autorités politiques n’ont donné aucune instruction dansce sens. Il n’existe pas de police des mœurs.»
Par ailleurs, sur l’existence de 14 terroristesactivant dans le Sud, M. Ould Kablia n’a pasconfirmé ce chiffre et a noté que dans la régiondu Sud,
«il y a un individu qui a monté un petit  groupe, mais les services de sécurité ont prisdes mesures adéquates». N. B.
SELLAL JOUE L’APAISEMENT À BÉCHAR
«Les revendications des jeunesde Ouargla sont légitimes»
LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION «BIENTÔT»
Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement s’attelle à mettre enaction son plan approuvé par le Parlement.
«En termes de réformes politiques,il y aura bientôt une révision de la Constitution ainsi que la promulgationd’une loi ou deux sur l’audiovisuel»,
a-t-il annoncé en affi rmant que la prioritédu gouvernement est le plan de développement en réhabilitant notammentle tissu industriel algérien.
«L’autre priorité, précise-t-il encore, est la luttecontre la corruption.»
RELANCE DU FERROVIAIRE DANS LE SUD
Dans le cadre du développement du transport ferroviaire, la loi de financescomplémentaire a consacré une partie du budget à l’ouverture de lignesferroviaires sur une longueur de 1250 km. Il s’agira de la ligne Béchar-Adrar.La ligne Laghouat-Hassi Messaoud. Et la ligne El Oued-Tougourt. Une ligne InSalah-Tamanrasset et Béchar-Tindouf sont à l’étude.
N. B.

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