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Tarantino :une nouvelle mythologie de la violence.

Tarantino :une nouvelle mythologie de la violence.

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12/23/2013

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Tarantino :une nouvelle mythologie de la violence.
« Quand on a la tête en forme de marteau, on voit tous les problèmes en forme de clou" 
:Les obsédés de la confrontation inter-ethnique, ceux qui finissent par voir duchoc de civilisation partout, auront récemment voulu voir dans le dernier filmde Quentin Tarantino une provocation, et une tentative délibérée d’attiser destensions raciales entre noirs et blancs nord-américains.La controverse fit long feu. Les quelques rares afro-américain pour penser que« Django Unchained» était un appel à la haine entre ethnies furent des figurestel
Spike Lee
ou l'organisation catholique
National Action Network
de AlSharpton, qui brûlèrent le film avant même sa sortie, et jurèrent aux grandsdieux... de ne jamais aller le voir.L’icône activiste afro-américain
Dick Gregory
(voir annexe 1), écrivain auxépaules larges et à l'esprit critique tranchant, qui surtout s'est toujours
 
véritablement battu pour l’égalité et la réconciliation entre blancs et noirs sansêtre un poseur, a défendu le film pour tout ce qu'il représentait, à savoir, dixitl’intéressé,
"l'histoire d'un homme noir qui, par amour, terrasse l'esclavagisme." 
 La violence est un élément centrale de l’œuvre cinématographique de QuentinTarantino. Elle peut y être présente comme un outil au service de truands etassassins bavards (Reservoir Dog, Pulp Fiction) , au service de l'unevengeance implacable (Kill Bill), mais jamais au service de conflit inter-ethnique.Ce qu'il propose est bien autre chose, et sert un propos bien plus profond.
- Une mise en scène de rapports oppresseurs / opprimés,
En regardant plus particulièrement 3 de ses derniers films ;
« Death Proof »,« Inglorious Basterds »,
 
« Django Unchained »
et , on peut plutôt y voir une miseen scène de rapports oppresseurs/opprimés, une sorte d'invention d'unemythologie de la violence inversant et remontant le rapport d'oppressionclassique ou la hiérarchie sociale logiquement en place.Une violence qui vient frapper l'oppresseur comme il ne l'a jamais été dansl'histoire.Cette mystification s'opère grâce à un remodelage de l’histoire très particulierdans ces 3 films.Respectivement -
« Death Proof »
un gang de jeunes beautés fatales faisant lapeau à un tueur de femmes, peut être le moins réussit des films de Tarantino.-
« Inglorious Basterds »
une juive massacrant la crème du 3eme Reich parvengeance et 2 soldats d'un commando juifs transformant Hitler et Goebbles enpassoire.-
« Django Unchained »
un noir esclave libéré et entrainé par un blanc d'origineAllemande, qui fini par faire exploser la grande maison blanche du maitreesclavagiste.Respectivement encore, 3 des communautés les plus identifiées commeopprimées sur des moments plus ou moins longs de l’Histoire: les femmes lesont communément partout, tout le temps (comme le disait Lennon en1972;« Women are the niggers of the worlds »), les juifs dans l'Europe nazi, etles noirs afro-américains sous l'esclavage.
 
Dans les 3 cas la ficelle du rafistolage historique est grosse, et on ne peut pasvraiment l’accuser de révisionnisme sans échapper au ridicule.Pointer par exemple que
"Inglorious Basterds"
est inexacte historiquement, carHitler n'est pas vraiment mort canardé par des soldats juifs dans un cinémaparisien n'indique en rien que vous connaissez bien votre Histoire; cela indiquesimplement que vous n'avez probablement rien compris aux intentions del'auteur.Tout le monde sait que les juifs n’ont pas abattu eux même le 3eme Reich. Loinde là. A part une rébellion réussie dans le camps de Sobibor, avec le meurtrede 11 soldats allemands et 300 prisonniers évadés, les juifs prisonniers decette époque ont marché le plus souvent docilement vers leur mort.Les femmes continuent d'être des souffres douleurs à travers le monde,battues, violées, tuées, le plus souvent impunément. (Seul 36% des violeurscondamnés en France font effectivement de la prison.).De même, les esclaves noirs américains n'ont jamais eu de mouvement derévolte significatifs contre leur maitres Américains. Lorsque John Brown tentade les armer lors de son raid sur un stock d'armes, la plupart étaient encorebeaucoup trop conditionnés à leur soumission. Effrayés par la liberté, ilquittèrent l’expédition de Brown pour retourner à leur sort d'hommes exploités.Dans ces 3 cas, Tarantino maltraite l'Histoire afin de faire s'approprier larésistance violente par des communautés, des minorités, ou groupe sociaux quine l'ont jamais fait lorsque l'occasion leur était présentée, ou leur était en toutcas nécessaire.On parlera d'ailleurs ici plus justement de contre-violence.Il créé de toute pièces et donne a ces groupes historiquement oppressés unemythologie basée sur un fantasme, clairement éloignée de la réalité, maisnéanmoins susceptible d’être source d'inspiration dans la mesure ou dans cestrois film, la mort du "bad guy", le terrassement de l'oppresseur, est unévénement catharsique libérateur pour le héros, et un moment du film jouissifpour le public.
- Une mise en scène de la violence volontairemen t exagérée. 
La genèse de Django, pour Tarantino, prend ses origines dans son admirationpour la figure historique John Brown, un blanc Americain anti-esclavagiste quipris les armes pour défendre son idéal politique. (Voir annexe 2)

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