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TCHAD - Profil régional Bande Sahélienne Septembre 2011

TCHAD - Profil régional Bande Sahélienne Septembre 2011

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Le Bahr El Gazal (BEG)1
La région est caractérisée par un déficit pluviométrique récurrent entraînant l’insécurité alimentaire et une malnutrition chronique de 28%. Les activités principales sont l’élevage et l’agriculture. est une région semi désertique située dans la bande sahélienne au Nord Ouest du Tchad. C’est en 2008 que le BEG a été érigé en région administrative. Sa population est estimée à 260, 865 habitants composés essentiellement de pasteurs et agropasteurs. Les bénéficiaires des interventions humanitaires de la région sont les populations vulnérables en majorité des femmes, enfants et personnes démunies.

La région est caractérisée par un déficit pluviométrique récurrent entraînant l’insécurité alimentaire et une malnutrition chronique de 28%. Les activités principales sont l’élevage et l’agriculture.

En termes de potentialités agricoles, les ouadis2
Les cultures dunaires sont constituées principalement du petit mil nommé le pénicillaire qui sont des dépressions inter-dunaires, constituent les principaux points de regroupement humain car c’est là où l’on trouve de l’eau pour le bétail et les cultures maraichères à dominance composées de salade, gombo, tomate, carottes, aubergines, oignon. Ces ouadis exploitables au nombre d’environ une centaine se trouvent de plus en plus menacés par l’ensablement.

Les cultures dunaires sont constituées principalement du petit mil nommé le pénicillaire 3.
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Le Bahr El Gazal (BEG)1
La région est caractérisée par un déficit pluviométrique récurrent entraînant l’insécurité alimentaire et une malnutrition chronique de 28%. Les activités principales sont l’élevage et l’agriculture. est une région semi désertique située dans la bande sahélienne au Nord Ouest du Tchad. C’est en 2008 que le BEG a été érigé en région administrative. Sa population est estimée à 260, 865 habitants composés essentiellement de pasteurs et agropasteurs. Les bénéficiaires des interventions humanitaires de la région sont les populations vulnérables en majorité des femmes, enfants et personnes démunies.

La région est caractérisée par un déficit pluviométrique récurrent entraînant l’insécurité alimentaire et une malnutrition chronique de 28%. Les activités principales sont l’élevage et l’agriculture.

En termes de potentialités agricoles, les ouadis2
Les cultures dunaires sont constituées principalement du petit mil nommé le pénicillaire qui sont des dépressions inter-dunaires, constituent les principaux points de regroupement humain car c’est là où l’on trouve de l’eau pour le bétail et les cultures maraichères à dominance composées de salade, gombo, tomate, carottes, aubergines, oignon. Ces ouadis exploitables au nombre d’environ une centaine se trouvent de plus en plus menacés par l’ensablement.

Les cultures dunaires sont constituées principalement du petit mil nommé le pénicillaire 3.
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1.
 
Contexte
Le Bahr El Gazal (BEG)1La région est caractérisée par un déficit pluviométrique récurrent entraînant l’insécurité alimentaire etune malnutrition chronique de 28%. Les activités principales sont l’élevage et l’agriculture.est une région semi désertique située dans la bande sahélienne au NordOuest du Tchad. C’est en 2008 que le BEG a été érigé en région administrative. Sa population estestimée à 260, 865 habitants composés essentiellement de pasteurs et agropasteurs. Lesbénéficiaires des interventions humanitaires de la région sont les populations vulnérables en majoritédes femmes, enfants et personnes démunies.En termes de potentialités agricoles, les ouadis2Les cultures dunaires sont constituées principalement du petit mil nommé le pénicillairequi sont des dépressions inter-dunaires, constituentles principaux points de regroupement humain car c’est là où l’on trouve de l’eau pour le bétail et lescultures maraichères à dominance composées de salade, gombo, tomate, carottes, aubergines,oignon. Ces ouadis exploitables au nombre d’environ une centaine se trouvent de plus en plusmenacés par l’ensablement.3La situation sécuritaire est généralement calme avec la présence d’un détachement de la policenationale, la Gendarmerie nationale, la GNTT ainsi que l’ANT.4
 
1
BEG: Bahr El Gazal
. Toutefois quelques cas sporadiques
2
Ouadis: Dépression inter-dunaires
3
Penicillaire: Espèce de petit mil
4
ANT : Armée Nationale du Tchad 
TCHAD
Profil régional BandeSahélienne
Septembre 2011
 
 
des coupeurs de routes sont parfois signalés sur certains axes.Sur le plan administratif, la région est composée des Départements du Bahr-El-Gazal Sud et Nord, de7 sous-préfectures, 15 cantons et un 1 Groupement.Les 4 Sous-préfectures du Département du Bahr-El Gazal Sud sont, Michémiré, Chadra, Amsilep, etMoussoro.Le Département du Bahr-El Gazal Nord comptent trois sous-préfectures avec Mandjoura,Dourgoulounga et le Salal.
2.
 
Situation humanitaire
Les populations, surtout dans la partie nord du BEG sont vulnérables car il y a des difficultés d’accès àl’eau et à la nourriture compte tenu du déficit pluviométrique et l’attaque des cultures par les criquetset chenilles. Cette vulnérabilité est accentuée par la crise libyenne qui a causé le retour de plusieurstchadiens estimés a 82 3185La malnutrition est un problème endémique au Tchad. Entre 2000 et 2010, le taux d’insuffisancepondérale globale est passe de 28% à 30%, la malnutrition chronique globale de 28% à 39% et lamalnutrition aigue globale de 14,6% a plus de 16% (MICSpersonnes mettant ainsi fin a la seule source de revenus de plusieurscentaines voir des milliers de ménages dans la bande sahélienne.6Le taux de la malnutrition déjà très élevé dans le BEG chez les groupes vulnérables tel que lesenfants de 6-59 mois et les femmes enceintes et allaitantes, pourra augmenter avec la descenteprécoce des éleveurs et leurs troupeaux vers le sud. Cette transhumance à la recherche de pâturageset d’eau pour les animaux va priver les nomades du lait frais qui constitue une source alimentaire trèscapitale dans la vie de cette catégorie de population mobile.2000 et 2010).Un enfant sur cinq nait avecun petit poids (<2, 5 kg) et seulement 3, 3% des femmes pratiquent l’allaitement maternel exclusif  jusqua six mois (MICS, 2010).La région compte présentement 32 centres de santé, 32 CNA7, 1 CNT8 Environ seulement 20% de la population ont accès aux services de santé, surtout les populations deslocalités où sont implantés les services de santé., 1 hôpital régional àMoussoro. Sur les 32 centres de sante, 15 centres disposent de point d’eau (forage) et Latrines.La région connait une insuffisance de personnel de santé en quantité et qualité, car la plupart descentres sont tenus par un personnel non qualifiés.Les principaux problèmes de santé sont :Paludisme : 16%IRA9Diarrhée : 14%: 15%Infection Peau : 5%Dysenterie : 1%(Source RMA DSRBEG)La plupart des services de santé manque de chaîne de froid pour les activités vaccinales. Lacouverture vaccinale reste faible par rapport à la norme nationale qui doit être supérieure ou égale à85%.Les échanges entre le BEG et les régions voisines sont de nature commerciales en céréales et biend’autres.
5
Source OIM Tchad, septembre 2011
6
MICS: Multiple Indicators Cluster Survey
7
CNA: Centre Nutritionnel Ambulatoire
8
CNT : Centre Nutritionnel Thérapeutique
9
IRA: Infections Respiratoires Aigues
 
 
Le taux de scolarisation est estimé a environ 40 à 50% pour les filles et les garçons au niveau dupremier cycle. Les filles pour la plupart ne franchissent pas le secondaire à cause des mariagesprécoces et le manque d’enseignants qualifiés posent problème.
Réponses humanitaires
Faute d’une mauvaise campagne agricole en perspective, les prix des denrées de première denécessité pourraient grimper d’une manière prématurée plongeant les ménages dans une période desoudure anticipée et plus longue qu’habituelle. Suite a ce constat, les humanitaires du domaine sesont organisés en vu d’apporter une réponse.Le PAM a organisé son « blanket feeding » pour apporter un appui alimentaire aux populations lesplus vulnérables de fin septembre à mi octobre après son assistance en ‘’semence ‘de sécurité‘’avant la période de soudure.Oxfam GB, a déjà initié des actions à entreprendre en 2012 dans le domaine de EFSL et WASH sousréserve de financement par leurs bailleurs de fonds sollicités.La FAO intervient depuis 2011 dans le Bahr-El Gazal pour contribuer à l’amélioration des moyensd’existence des populations, la lutte contre la malnutrition qui sévit de manière chronique dans larégion. Ainsi 2 projets ont été mis en place dont l’un sur le «Renforcement des moyens d’existencedes ménages vulnérables affectés par la crise alimentaire et
 
pastoral de 2010 » et le second sur«l’Assistance aux ménages vulnérables dans la lutte contre la malnutrition dans le Sahel Centre Ouestdu Tchad »Ces projets sont mis en œuvre pour la promotion des cultures maraichères, la reconstitution ducheptel caprin décimé par la sécheresse et l’appui en semences pour la culture céréalière.
Gaps et défis humanitaires
En termes de gaps humanitaires dans le BEG, il y a une insuffisance de la présence deshumanitaires et des partenaires développementaux a part quelques agences du système des nationsunies tel que le PAM, l’Unicef et la FAO.L’état des routes dans la région comme c’est le cas pour plusieurs autres régions de la bandesahélienne constitue une véritable difficulté pour l’accès. L’irrégularité des vols humanitaires liée àl’insuffisance des acteurs ne facilite pas non plus les déplacements dans la région.L’insécurité alimentaire, et la malnutrition étant les grands défis de la zone, le bon fonctionnement descentres de nutrition ambulatoire et thérapeutique pour la prise en charge des cas de malnutritionsévères demande une mobilisation de fonds conséquente en terme de :Renforcement en personnel qualifiéRenforcement en logistique (véhicules) pour les approvisionnements mensuels des centresLes constructions des forages dans les centres et les écolesLes dotations des services en frigo pour augmenter les couvertures vaccinalesLes dotations des centres de santé en motos pour les stratégies vaccinales avancéesLes dotations des services en moyens de communicationDotation de la délégation sanitaire en carburant (ambulance) pour les références des cas gravesCréation et formation des comités de santé dans tous les centresIntensification de la sensibilisation et mobilisation socialeAmélioration des structures d’accueil dans les centres de santéL’avancement rapide de l’ensablement demeure une inquiétude pour la disponibilité du sol cultivable.

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