Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Save to My Library
Look up keyword
Like this
4Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
fiche 5 - Quelle est la place de l'UE dans l'économie globale

fiche 5 - Quelle est la place de l'UE dans l'économie globale

Ratings: (0)|Views: 902 |Likes:
Published by Mme et Mr Lafon

More info:

Published by: Mme et Mr Lafon on May 20, 2013
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as DOC, PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

11/23/2013

pdf

text

original

 
Partie 1- Le cheminement vers l’intégration économique et monétaire
 
I.De la zone de libre-échange à l’Union Economique et monétaire
A.La typologie de B.Balassa
S
 
uite à B Balassa, on distingue généralement cinq étapes dans le processus d’intégration régionale :
1.La zone de librechange
Intérêt de l’accord :
 
son objectif principal est d’éliminer les barrières douanières et lesrestrictions quantitatives existant entre les pays membres de l’accord. Par contre, chaque payspeut soumettre les importations en provenance de l’extérieur de la zone à son propre tarif extérieur.
Exemple typique :
l’Association Latino-Américaine de Libre Echange.
Les limites :
Mais l’intérêt de ce typed’accord est limité, comme l’a montléchec de lAELE (AssociationEuropéenne de Libre Echange) car lacoopération et lintégration desdifférents pays sont minimales. On nepeut alors parler ritablement derégionalisation des échanges.
2.
L’union douanière
Intérêt
: elle correspond à unerégionalisation plus poussée que la zonede libre- échange. En effet lespartenaires adoptent une politiquecommerciale marquée par l’instaurationd’un tarif extérieur commun.
Exemple historique type :
le Zollverein qui a été un des outils assurant la construction de l’empireallemand au XIX° siècle.
3.
Le marché commun
Int :
il ne se contente pas d’établir un tarif extérieur commun, il élimine toutes les entravesaux mouvements de facteurs de production (libre circulation du travail et du capital) à l’intérieur de l’union assurant ainsi la libre circulation du capital et du travail .
Les limites :
Quand la libre circulation des facteurs est mise en œuvre la concurrence entre lespays est renforcé ce qui nécessite une coordination des politiques économiques afin d’éviter unestratégie du type passager clandestin (ex : nécessité d’harmoniser les politiques fiscales)
4.L’Union Economique
1
 
Fiche 5– Quelle est la place de l’Union Européenne dans l’économie globale ?
Mondialisation, finance internationale etintégration européenne
Science économique
 Notions:
Euro, union économique et monétaire
 
Int :
Elle pousse plus loin la recherche de l’intégration puisqu’elle vise à harmoniser lespolitiques économiques des pays membres.
Limites :
la coordination des politiques économiques se heurte à la nécessité d’une coordinationdes politiques monétaires afin de limiter les risques de change et de concurrence déloyale (ex unedévaluation compétitive)
5.L’Union Economique et Monetaire
 
Elle
 
constitue la phase ultime de l’intégration puisqu’elle crée une monnaie commune gérée par unebanque centrale commune (ex la BCE) ; les Etats abandonnent ainsi un des principaux éléments de leur souveraineté : le droit de battre monnaie.
B.Les étapes de l’intégration européenne
Le traité de Maastricht qui va instaurer la monnaie unique définit un processus de transition en 3 phases :- la libéralisation des mouvements de capitaux intra-communautaires doit être achevée au 31 – 12- 93- la préparation active à l’entrée dans l’UEM par la création de l’IME (Institut Monétaire Européen ) qui l’embryon de la futureBanque Centrale Européenne et par l’approfondissement de la convergence macro-économique des pays candidats qui doivents’engager à respecter les critères de Maastricht :* la stabilité des prix : le taux d’inflation ne doit pas dépasser de plus de 1 ,5 % la moyenne des 3 Etats membres les moinsinflationnistes* la maîtrise des finances publiques : le déficit ne doit pas dépasser 3 % du PIB pour l’ensemble des administrations publiques, la dette publique est limitée à 60 % maximum du PIB* la stabilité des changes : il faut respecter les marges de fluctuation du SME* le caractère durable de la convergence : le taux d’intérêt nominal à long terme ne doit pas dépasser de plus de 2 % lamoyenne des 3 Etats membres les moins inflationnistes- l’abandon du SME, l’entrée en vigueur de l’UEM et la passage à la monnaie unique (création de l’euro en janvier 99 , l’euro sesubstitue aux monnaies nationales en janvier 2001 ) l’instauration de la Banque centrale européenne , donc la mise en place d’unemonnaie uniqueSur la fondation R.Schuman, PDF] 
Qu'est-ce que le
 Pacte de stabilité et de croissance
?Les Cahiers français
Sur Natixis, 
Sur BNP Paribas, 
Emploi, inflation et politique monétaire dans la zone euro
 
II.Pourquoi une intégration de plus en plus poussée ?A.Une intégration indispensable dans le monde en crise des années 70
Dans les années 70, suite à la remise en cause du régime monétaire né après la seconde guerre mondiale par les EU (taux dechange fixes mais ajustables) et aux répercussions de la crise de 73 apparaît la nécessité de créer une zone monétaire de stabilitéen Europe : ce sera le serpent monétaire en 73, puis le SME en 78-79 dont les 3 principes de base sont :- Les changes fixes mais ajustables- une répartition équilibrée des charges d’intervention et d’ajustement entre pays- une solidarité par la mise en commun partielle des réserves de changeAprès des débuts difficiles, entre 87 et 92 le SME vit un âge d’or, mais est mise en œuvre la libéralisation complète desmouvements de capitaux .Dès lors , il n’est plus possible de concilier la stabilité des taux de change , la mobilité des capitaux etl’autonomie des politiques monétaires nationales , comme le démontre le triangled’incompatibilité mis en évidence par R.Mundell.Le triangle d’incompatibilité de R.Mundell montre que l’on ne peut plus concilier stabilité des taux de change, mobilides capitaux et autonomie des politiquesmonétaires nationalesEn effet, en l’absence de contrôle des changes , tout écart de taux d’intérêt se traduit par des mouvements de capitaux vers les pays ceux-ci sont les plus élevés( rémunération la plus forte de l’épargne ) ou dont la politique est la plus crédible :l’Allemagne . Le flottement est donc fauteur d’instabilité, il entrave la constructioneuropéenne. 3 solutions sont alors envisageables :
accepter la domination du deutsch mark et le pilotage de l’Europe par l’Allemagne
2
 
restreindre les mouvements de capitaux, c’est-à-dire revenir sur la libéralisation
geler définitivement les taux de change en choisissant la monnaie unique.C’est la dernière solution, la plus ambitieuse qui va être mise en œuvre. Certes, elle présente des inconvénients, puisque la politique monétaire d’un pays n’est plus autonome et donc que les autorités nationales abandonnent toute possibilité d’une politique utilisant le taux de change ou les taux d’intérêt pour relancer la croissance. Mais cette liberté était largement illusoire, puisque l’ancrage des politiques européennes dans le cadre du SME sur le mark conduisait en réalité à un suivisme de fait de la politique allemande.
 B.Les effets positifs de l’intégration économique
L’intégration européenne a contribué fortement à accroître la compétitivité européenne par le jeu de 2 mécanismescomplémentaires :
les économies d’échelle et les effetsd’apprentissage :-les économies déchelles :sachant que , une multiplication par 2 du volume de la production assure une réductionde 30 % des coûts unitaires de production dans les secteurs pour lesquels les coûts fixesd’entrée sont élevés ( micro-informatique ) , on comprendtout l’intérêt de l’union européenne qui en assurant la libre circulation des marchandises et des capitaux a contribué àélever la taille du marché et donc à rentabiliser , par les économies d’échelle ( cf cours de première sur le marché ) des productions qui , sans cela , n’auraient pu être mises en œuvre ( ex : l’aéronautique avec AIRBUS ).- Les effets d’expérience et d’apprentissage , c’est-à-dire la réduction des coûts unitaires de production quand la production augmente , sont d’autant plus élevés que la taille du marché augmente . Le secteur des télécommunications ,dans lequel l’Europe occupe une place de premier plan , fournit , selon D.Schlachter : « un excellent paradigmed’amélioration continuelle des performances des hommes et de perfectionnement de modes d’organisation » .
une intensification de la concurrence : certaines entreprises, particulièrement en France où avait été développé le conceptde champion national , lors de l’époque gaulliste , occupaient une position dominante , voire de monopole qui ne constituait pas une incitation à l’innovation , à l’amélioration de la qualité des produits et à une baisse des prix ( cf Schumpeter ) . Aucontraire, depuis l’ouverture des marchés, on constate une intensification de la concurrence qui oblige les entreprises , pour rester compétitive , soit à diminuer leur prix de vente et à mieux satisfaire leurs clients , soit à disparaître
Elle assure aussi de nouvelles spécialisations :on observe , certes , une intensification de la concurrence qui s’esteffectuée fréquemment par l’intermédiaire de la différenciation des produits. Ceci nous conduit à distinguer 2 formesd’échanges intra-branches s’étant développés en Europe :
un échange de variétés ,c’est-à-dire un échange de produits similaires à des prix voisins , reposant sur des différencesmarginales entre les biens ( image de marque , design , … ) ( cf la demande de différence de B.Lassudrie-Duchêne ) . Cetype de commerce s’est surtout développé entre les pays européens ayant un fort niveau de développement ( ex :Allemagne , France ) .
un échange de qualité : on observe , au contraire , entre les pays européens ayant des niveaux de développement différents ,à un échange reposant sur des produits certes comparables , mais de qualité et donc de prix différents , en fonction de laqualité inégale des facteurs de production .
C.– Les gains attendus de l’instauration de la monnaie unique
Ce choix cependant présente de nombreux avantages :
Un avantage symbolique tout d’abord : l’utilisation desmonnaies uniques doit permettre de renforcer l’identitéeuroenne et donc de favoriser l’avane de laconstruction européenne
Les avantages micro-économiques : la disparition descoûts de transaction entre entreprises européennes etl’ élimination des coûts dûs au risque de change quientravaient le développement des échanges , donc laréalisation du grand marché intérieur décidé en 86 par l’Acte unique européen
elle permet une meilleure comparabilité des prix, donc favorise la concurrence
3

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->