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soins
pratiques
des
sociétés
musulmanes,
les
deux
se
justifiant
de
la
religion
musulmane.
Tant
qu’il
se
trouve
réduit
à
son
niveau
folklorique,
l’Islam
populaire
apparaît
comme
une
partie
intégrante
de
la
société
musulmane.
Pourtant,
l’Islam
populaire
doit
être
défini
sur-
tout
par
son
caractère
opposé
à
l’Islam
officiel.
Mais
qu’est-ce
que
l’Islam
officiel?
Le
soufisme
le
shi
c
isme
et
le
droit
coutu-
mier
(c
ādat)
en
font-ils
partie ?
Au
sens
strict,
ce
ne
sont
que
la
révélation
et
la
Sunna
qui
constituent
la
religion
officielle.
Des
règles
juridiques
et
théologiques
très
précises
en
découlent
qui
jouissent
d’une
sanction
religieuse
stricte.
Les
c
ulamā
eux-
mêmes
qui
peuvent
formuler
des
interprétations
«officielles»
ne
peuvent
le
faire
que
dans
des
conditions
très
précises
et
en
fonction
précisément
de
leurs
connaissances
religieuses.
En
fin
de
compte,
le
concept
d
’Islam
normatif
est
préférable
à
celui
d
’Islam
officiel.
L’Islam
normatif
s’est
cristallisé
au
cours
des
premiers
siècles
de
l’histoire
islamique.
Il
n’a
pu
renforcer
qu’indirectement
son
emprise
du
fait
que
l’Islam
ne
connaît
pas
d’institution
religieuse
organisée.
Il
y
a
donc,
d’une
part,
une
tradition
normative
de
connaissances
reli-
gieuses
garanties
par
le
Coran
et
la
Sunna
et
il
y
a,
d’autre
part,
des
traditions
populaires
de
valeurs,
coutumes
et
normes
reconnues
dans
les
sociétés
musulmanes
qui
peuvent
varier
considérablement
d’un
lieu
à
l’autre.
En
conclusion,
il
faut
dire
que
tant
l’Islam
normatif
que
l’Islam
populaire
sont
ouverts
aux
changements.
L’Islam
con-
cret
s’avère
avoir
été
historiquement
une
agglomération
de
différentes
formes
d’expressions
religieuses.
Après
l’indépen-
dance
politique
des
pays
musulmans,
on
a
pu
observer
une
tendance
vers
l’unification
entre
ces
diverses
expressions.
Des
tensions
continuent
toutefois
à
se
manifester
à
l’interieur
de
l’Islam.
Elles
sont
dues
en
bonne
partie
à
l’opposition
fondamentale
que
rencontrent
toutes
les
religions
entre
les
réalités
politiques
et
sociales
contemporaines
d’une
part,
et
les
normes
absolues
réputées
devoir
s’appliquer
à
la
société
et
aux
individus,
d’autre
part.
N.B.
Le
texte
de
cet
article
est
suivi
de
deux
annexes.
La
première
concerne
la
terminologie
en
science
des
re-
ligions.
La
seconde
concerne
le
passé
des
études
islamiques,
et
notamment
la
distinction
absolue
qui
fut
faite
entre
l’Islam
officiel
et
l’Islam
populaire
durant
la
période
coloniale.
1.
A
Muslim
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In
his
Kitib
iqtidä’
al&dquo;$irät
al-mustaqim mukh5lafat
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ofthe
Necessity
of the
Straight
Path
Against
the
People
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