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Marceline Desbordes-Valmore, Sainte-Beuve

Marceline Desbordes-Valmore, Sainte-Beuve

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Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances. Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances. Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances
Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances. Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances. Amitie de Marceline Desbordes-Valmore et de Sainte-Beuve dans ses longues correspondances

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11/12/2013

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LES GRANDS
ÉCRIVAINS FRANÇAIS
PAR
SAINTE-BEUVE
ÉTUDES DES LUNDIS ET DES PORTRAITS 
 ,
CLASSÉES SELON UN ORDRE NOUVEA
ET ANNOTÉES PAR
M
aurice
ALLEM
XIXeSIÈCLE
LES POÈTESIII
MARCELINE DESBORDES-VALMORE
 
SAINTE-BEUVE — LECONTE DE LISLE
 
BANVILLE — BAUDELAIRE — SULLY PRUDHOMME
 
ÉTUDES DIVERSES
PARIS
LIBRAIRIE GARNIER FRÈRES
6, Rue des 5aints-Pères, 61932I
 
M
a r c e l in e
 
d esbo r d es
-
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*
18332
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aillerie
 
de
 
l
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mour
,
roman
1er août 1833.
C est une chose bien remarquable, comme, en avan-çant dans la vie et en se laissant faire avec simplicitéon apprécie à mesure davantage un plus grand nombred etres et d’objets, d'individus et d’œuvres, qui nousavaient semblé d’abord manquer à certaines conditions proclamées par nous indispensables, dans la ferveurdes premiers systèmes. Les ressources de la créationque ce soit Dieu qui crée dans la nature, ou l’hommequi crée dans l’art, sont si complexes et si mysté-rieuses, que toujours, en cherchant bien, quelquecomposé nouveau vient déjouer nos formules ettroubler nos méthodiques arrangements. C’est uneileur, une plante qui ne rentre pas dans les famillesdécrites; c’est un poète que nos poétiques n’admet
 î?nt«PaS* Le '*0Ur l on comPrend enfin ce pte,cette fleur de plus, où elle existe pour nous dans le
 Xix« SIÈCLE.
Ptes.
T. III. .
 
LES GRANDS ÉCRIVAINS FRANÇAIS
M
arceline
 
desbordes
-
valmore
monde environnant, où l’on saisit sa convenance,son harmonie avec les choses, sa beauté que l’inatten-tion légère ou je ne sais quelle prévention nous avaitvoilée jusquelà, ce jour est doux et fructueux; cen’est pas un jour perdu entre nos jours; ce qui s’étendainsi de notre part en estime mieux distribuée n’estpas nécessairement ravi pour cela à ce que les admi-rations anciennes ont de supérieur et d’inaccessible.Les statues qu’on adorait ne sont pas moins hautes,parce que des rosiers qui embaument, et des touffesépanouies dont l’odeur fait rêver, nous en déroberontla base.Depuis trois années le champ de la poésie est libred’écoles; celles qui s’étaient formées plus ou moinsnaturellement sous la Restauration ayant pris fin,il ne s’en est pas reformé d’autres, et l’on ne voit pasque, dans ces trois ans, le champ soit devenu moinsfertile, ni qu’au milieu de tant de distractions puis-santes les belles et douces œuvres aient moins sûrementcheminé vers leur public choisi, bien qu’avec moinsd’éclat peutêtre et de bruit alentour. Aussi, nous quiregrettons personnellement, et regretterons jusqu’aubout, comme y ayant le plus gagné à cet âge de notremeilleure jeunesse, les commencements lyriques où ungroupe uni de poètes se fit jour dans le siècle étonné,pour nous, qui de l’illusion exarée de ces orageslittéraires, à défaut d’orages plus dévorants, empor-tions alors au fond du ur quelque impression presquegrandiose et solennelle, comme le jeune Rioufîede sa nuit passée avec les Girondins3(car les senti-ments réels que l’âme recueille sont moins en raisondes choses ellesmêmes qu’en proportion de l’enthou-siasme qu’elle y a semé); nous donc, qui avons euà souffrir de l’isolement qui s’est fait en poésie, nousreconnaissons volontiers combien l’entière diffusiond’aujourd’hui est plus favorable au développementultérieur de chacun, et combien, à certains égards,cette sorte d’anarchie assez pacifique, qui a succédéau groupe militant, exprime avec plus de vérité l’étatpoétique de l’époque. Dans cette jeune école, en effet,au sein de laquelle fut un moment le centre actif dela poésie d’alors, il y avait des exclusions et desabsences qui devaient embarrasser. En fait de hautstalents, Lamartine n’en était que parce qu’on l’yintroduisait religieusement en effigie; Béranger n’enétait pas. En fait de charmantes muses, on n’y ratta-chait qu’à peine MmeTastu, on y oubliait trop MmeValmore. M. Mérimée serait toujours demeuré à côté;M. Alexandre Dumas avait pris rang plus au large.D’autres encore allaient surgir. Enfin, parmi ceuxqui étaient jusquelà du groupe, les plus forts n’enauraient bientôt plus été, par le progrès même de lamarche; ils s’y sentaient à la gêne en avançant;plus d’un méditait déjà son évasion de cette nef trop étroite, son éruption de ce cheval de Troie. Leflot politique vint donc très à propos pour couvrirl’instant de séparation et délier ce qui déjà s’écar-tait. On a demandé quelquefois si ce qu’on appelait
romantisme 
en 1828 avait finalement triomphé, ousi, la tempête de Juillet survenant, il n’y avait eu devictoire littéraire pour personne? Voici commenton peut se figurer l’événement, selon moi. Au momentoù ce navire Argo qui portait les poètes, après mainteffort, maint combat durant la traversée contre lesprames et pataches classiques qui encombraient lesmers et en gardaient le monopole, — au momentoù ce beau navire fut en vue de terre, l’équipageavait cessé d’être parfaitement d’accord; l’expéditionsemblait sur le point de réussir, mais on n’aperce-vait guère en face de lieu de débarquement; les prin-cipaux ouvraient des avis différents, ou couvaientdes arrièrepensées contraires. La vieille flotte clas-sique, radoubée de son mieux, prolongeait à grand’peine des harcèlements inutiles. On en était là, quand

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