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Syndicat de la magistrature
Q ue fairelorsqu'on est arr
ê
t
é
par la police lors d'une manifestation ?
(mise
à
jour avril 2005)
Sans pr
é
tendre
à
l'exhaustivit
é
, le pr
é
sent Vademecum tente de donner un
é
clairage sur les proc
é
dures pouvant aboutir
à
une interpellation au cours ou en marge d'une manifestation, et sur les suites judiciaires qui peuvent y
ê
tre r
é
serv
é
es.Les indications succinctes qui sont donn
é
es ne sauraient se substituer aux conseils des professionnels du droit aupremier chefs des avocats, intervenant dans le cadre des diff 
é
rentes proc
é
dures.
M anifester, une libert
é
publique fondamentale :
Le droit de manifester est une libert
é
fondamentale. Toutefois il s'agit d'un droit encadr
é
par la loi (les manifestationsdoivent
ê
tre d
é
clar
é
e aupr
è
s de la Pr
é
fecture etc...)Apr
è
s avoir proc
é
d
é
 
à
des « sommations » les forces de l'ordre ont le pouvoir de disperser les attroupements « quimenacent l'ordre public ». La loi permet aux agents d'utiliser la force (non seulement pour se d
é
fendre personnellementmais aussi pour d
é
fendre « le terrain qu'ils occupent »). Cet usage doit cependant
ê
tre strictement proportionn
é
.Le fait de ne pas se disperser apr
è
s les sommations est consid
é
r
é
comme un d
é
lit. Le fait que des personnes soientarm
é
es aggrave la r
é
pression possible de l'attroupement.
Vos droits :
Vous
ê
tes libre de porter des banderoles ou des insignes ou autocollants. La police n'a pas le droit de vous ordonner deles
ô
ter.Sur la voie publique, vous avez le droit de filmer ou de photographier la manifestation, y compris les policiers. Ils n'ontpas le droit de confisquer ou d
é
truire les images ou votre mat
é
riel, sauf 
à
proc
é
der
à
une v
é
ritable saisie, dans le cadred'une enqu
ê
te.
L E CONTR
Ô
LE D'IDENTIT
É
:
C'est une des modalit
é
s les plus fr
é
quentes d'interpellation.Les motifs du contr
ô
le d’identit
é
(
art 78-2 du code de proc
é
dure p
é
nale CPP) :Outre les contr
ô
les sp
é
cifiques relatifs au s
é
 jour des
é
trangers, les forces de l'ordre peuvent contr
ô
ler votre identit
é
s’ilexiste des raisons plausibles de soup
ç
onner qu’une personne a commis ou a tent
é
de commettre une infraction, sepr
é
pare
à
commettre un crime ou un d
é
lit, est susceptible de fournir des renseignements sur une enqu
ê
te p
é
nale encours, ou fait l’objet de recherches judiciaires. Mais le Procureur peut aussi requ
é
rir des contr
ô
les d’identit
é
pour lesSyndicat de la magistrature, 12/14 rue Charles Fourier, 75013 Parist
é
l : 01 48 05 47 88 fax : 01 47 00 16 05e.mail :syndicat.magistrature@wanadoo.fr
à
jour avril 2005
 
infractions qu’il pr
é
cise (recherches de stup
é
fiants, ports d'armes...).Enfin l’identit
é
peut
ê
tre contr
ô
l
é
e pour « pr
é
venir une atteinte
à
l’ordre public »Les motifs du contr
ô
le sont donc tr
è
s larges, mais ils doivent r
é
pondre
à
l'un de ces crit
è
res, et pouvoir
ê
tre justifi
é
s demani
è
re circonstanci
é
e, sous peine de nullit
é
du contr
ô
le. En pratique les contr
ô
les sont cependant rarement annul
é
s parles tribunaux.
Vos droits :
Si vous
ê
tes
de nationalit 
é 
fran
ç
aise
, vous pouvez
é
tablir votre identit
é
par tout moyen, il n’est pas obligatoire d’avoirsur vous une pi
è
ce d’identit
é
.Si vous
ê
tes
de nationalit 
é 
 
é 
trang
è
re
, vous devez, toujours avoir avec vous le titre ou les documents vous autorisant
à
circuler ou
à
s
é
 journer en France (une carte de s
é
 jour, un passeport avec un visa datant de moins de 3 mois , unr
é
c
é
piss
é
de demande de titre de s
é
 jour ou encore une convocation
à
la pr
é
fecture etc...). En effet, la police peut
à
toutmoment, contr
ô
ler la r
é
gularit
é
de leur s
é
 jour en France des
é
trangers. Les mineurs
é
trangers peuvent prouver par toutmoyen leur identit
é
.
Conseils :
Restez toujours calme et poli. Ne tutoyez pas les policiers ou gendarmes, m
ê
me s'ils vous tutoient, ne faites aucun gesteviolent
à
leur
é
gard. Ne tentez pas de vous soustraire par la force
à
un contr
ô
le d’identit
é
. Dans le cas contraire, vousrisqueriez de vous voire reprocher les d
é
lits d'outrage, r
é
bellion, violence envers une personne d
é
positaire de l'autorit
é
publique. Des peines d'emprisonnement sont encourues et fr
é
quemment prononc
é
es. La proc
é
dure de comparutionimm
é
diate (flagrants d
é
lits) est souvent utilis
é
e.Si les policiers sont agressifs lors d’un contr
ô
le d’identit
é
, restez aussi calme que possible et ne r
é
pliquez pas. Prenezles coordonn
é
es de toutes les personnes qui peuvent t
é
moigner de la sc
è
ne.Lors de l’interpellation pour un contr
ô
le d'identit
é
, la police peut seulement accomplir sur vous une palpation des
é
curit
é
. Il s’agit d’une recherche ext
é
rieure,
à
travers les v
ê
tements, d’objets dangereux pour la s
é
curit
é
du porteur oud’autrui. Cela ne peut en aucun cas consister en des attouchements ou une fouille
à
corps.En th
é
orie, vous restez parfaitement libre pendant les op
é
rations de contr
ô
le d'identit
é
. Vous pouvez notammentparfaitement t
é
l
é
phoner ou communiquer avec des tierces personnes.Si vous on emm
è
ne au commissariat, demandez
à
des personnes pr
é
sentes de pr
é
venir vos proches.La r
é
tention en vue de v
é
rifier votre identit
é
(art 78-3 du code de proc
é
dure p
é
nale) :Si vous n’avez pas de preuve de votre identit
é
, vous pouvez
ê
tre retenu par la police (sur place ou dans un local depolice) pendant 4 heures maximum
à
partir de d
é
but du contr
ô
le.Exceptionnellement, il peut-
ê
tre proc
é
d
é
 
à
la prise d'empreintes digitales et de photographies, lorsque la personnecontr
ô
l
é
e refuse de justifier de son identit
é
ou donne des informations « manifestement inexactes ».Un proc
è
s-verbal est dress
é
et transmis au procureur de la r
é
publique.Syndicat de la magistrature, 12/14 rue Charles Fourier, 75013 Parist
é
l : 01 48 05 47 88 fax : 01 47 00 16 05e.mail :syndicat.magistrature@wanadoo.fr
à
jour avril 2005
 
Si vous refusez de vous soumettre
à
cette mesure, vous pouvez
ê
tre punis de 3 mois de prison et 3750 euros d ‘amende(art 78 –5 du CPP)
Vos droits :
Vous avez le droit de faire aviser le procureur de la r
é
publique de votre r
é
tention
à
tout moment. Si vous
ê
tes mineur,le procureur de la R
é
publique doit
ê
tre inform
é
d
è
s le d
é
but de la r
é
tention. Exercez le droit de faire pr
é
venir leprocureur. Vous avez le droit de pr
é
venir votre famille ou toute personne de votre choix. Si vous
ê
tes mineur, vousdevez
ê
tre assist
é
par votre repr
é
sentant l
é
gal, sauf si c’est impossible.Une copie du proc
è
s-verbal de contr
ô
le d’identit
é
doit vous
ê
tre remise (s’il n’y a pas de garde
à
vue
à
la suite). Exigez-ce document.Lorsque la proc
é
dure de v
é
rification n'est suivie d'aucune enqu
ê
te ou autre suite judiciaire, les pi
è
ces doivent
ê
tred
é
truites (dans un d
é
lai maximum de 6 mois). Le procureur de la R
é
publique doit le v
é
rifier. La proc
é
dure ne doit fairel'objet d'aucun fichage. Notamment, elle ne doit pas
ê
tre mentionn
é
e dans le fichier STIC.
La g arde a vue :
Un officier de police peut d
é
cider de vous retenir au poste 48 heures maximum (96h lorsque des stup
é
fiants sont encause) s’il soup
ç
onne que vous avez commis ou tent
é
de commettre une infraction. Si vous
ê
tes mineur, vous pouvez
ê
tre retenu seulement 24h sauf en cas d’infraction punie de 5 ans d’emprisonnement. La prolongation d’une garde
à
vue de 24h
à
48h doit
ê
tre autoris
é
e par le procureur. Si la garde
à
vue fait suite
à
un contr
ô
le d’identit
é
, la dur
é
e de lagarde
à
vue se calcule
à
partir de l'heure de votre interpellation par la police (les 4 heures de v
é
rification incluses).
Vos droits :
Vous devez
ê
tre imm
é
diatement inform
é
de vos droits dans une langue que vous comprenez, si besoin, avec l'aide d'uninterpr
è
te ou
à
l'aide d'un formulaire
é
crit.D
è
s le d
é
but de la garde
à
vue , le procureur doit
ê
tre inform
é
par l’officier de police judiciaire de votre placement engarde
à
vue.Vous avez le droit de savoir quelle infraction vous est reproch
é
e. Vous devez demander que ce soit
é
crit sur le proc
è
s-verbal.Vous avez le droit de voir un avocat que vous avez choisi ou un avocat qui est mis
à
votre disposition si vous n’enconnaissez pas. Vous pouvez le rencontrer tout au d
é
but de la garde
à
vue et
à
la 20
è
me heure (72
è
me heure en cas destup
é
fiants), pendant 30 mn de mani
è
re confidentielle. En cas de prolongation de la garde
à
vue au del
à
de 24h,autoris
é
e par le procureur vous pouvez encore voir l’avocat
à
la 36
è
me heure.D
è
s le d
é
but de la garde
à
vue « sans d
é
lai » , vous pouvez faire pr
é
venir par t
é
l
é
phone, un proche (la personne avecqui vous vivez habituellement, l’un de vos parents, l’un de vos fr
è
res ou sœurs, ou votre employeur etc...).A tout moment lors de la garde
à
vue ,
à
votre demande ou
à
celle d’un membre de la famille, vous avez le droit dedemander d’
ê
tre examin
é
par un m
é
decin qui vient sans d
é
lai. Apr
è
s 24h de garde
à
vue, vous avez le droit dedemander une seconde fois
à
vois un m
é
decin. Si vous avez moins de 16 ans, un m
é
decin est d
é
sign
é
d
è
s le d
é
but de laSyndicat de la magistrature, 12/14 rue Charles Fourier, 75013 Parist
é
l : 01 48 05 47 88 fax : 01 47 00 16 05e.mail :syndicat.magistrature@wanadoo.fr
à
jour avril 2005
of 00

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