D comme D
é
gradant.
La pub, c'est pas fait pour faire r
é
fl
é
chir mais pour faire acheter. Pour
ê
tre efficace, soyons le plusr
é
gressif possible. Une femme nue
à
quatre pattes
à
c
ô
t
é
d'un mouton (pub de La City). La pubexploite les fantasmes et phobies les plus
é
cul
é
s et partag
é
s. Elle fait avec le corps de l'enfant cequ'elle r
é
alise depuis des lustres avec le corps d
é
nud
é
de la femme (et depuis peu de l'homme). Ellefait fantasmer le client avec ce corps puis transf
è
re ce d
é
sir sur le produit. La pub pour Opiumpropage une image d
é
gradante de la femme : posture couch
é
e suggestive, jambes
é
cart
é
es, mainpos
é
e sur un sein. La femme n'a conserv
é
que ses hauts talons naturellement dor
é
s, une marque dechaussures exhibait la godasse de luxe d'un type invisible mais appuy
é
sur le sexe d'une splendidefemme
à
moiti
é
nue, etc. La le
ç
on de ce type de pub : qui peut acheter l'une peut se payer l'autre.Dunlopillo exhibe un homme trait
é
en animal par une dominatrice, Kooka
ï
pr
é
sente ses clientescomme des mangeuses d'hommes, etc. Le sexe ? D'accord mais quand je veux et avec qui je veux !Le hic, dans la pub, ce n'est pas la pornographie, c'est le viol syst
é
matique de l'intimit
é
. La pub etLoft Story ? Une m
ê
me saloperie contre le respect de l'autre ! La r
é
sistance contre la pub, ce n'estpas le retour des ligues de vertu, c'est l'affirmation que le cul,
ç
a doit rester du domaine du don (pasdu fric). Est-ce un hasard si le sado-maso et la bestialit
é
vont bien avec le luxe ? Quelle est l'imageque la pub tente d'imposer du bon peuple ? Est-ce une sous-humanit
é
compos
é
e de “bœufs”vulgaires regardant un match de foot
à
la TV en buvant de la bi
è
re Budweister tout en rotant ?
E comme
é
cole.
L'
é
cole publique ou priv
é
e se prostitue avec la pub. Elle est le nouvel Eldorado des grandes marquesd
é
voreuses de t
ê
tes blondes : poubelles (mais oui...) de classe sponsoris
é
es par des hyper, kitsp
é
dagogiques gratuits, manuels
é
ducatifs servant la soupe
à
des grandes marques, bons d'achat oude r
é
duction offerts
à
la place des bons points et images d'antan, spectacles scolaires sponsoris
é
s parMcDo, activit
é
s sportives financ
é
es par des marques de sport, etc. Faut comprendre : l'
é
cole manqued'argent et les gosses sont influen
ç
ables d
è
s le sixi
è
me mois et prescripteurs d'achats d
è
s deux ans !Les firmes am
é
ricaines sont parvenues
à
int
é
grer la pub dans les emplois du temps : scolaires : lessoci
é
t
é
s fournissent des
é
quipements et, en
é
change, les
é
coles s'engagent
à
ce que les enfantsassistent quotidiennement au programme Channel One (2 minutes de pub toutes les 10 minutes). Etsi on (re)fondait la la
ï
cit
é
pour foutre le march
é
en dehors de l'
é
cole !
F comme Flicage.
Soyons s
é
rieux : la pub n'existe pas sans la mise sous contr
ô
le syst
é
matique de toute la populationconsommatrice. Tol
é
rer le r
è
gne de la pub, c'est accepter d'
ê
tre sans cesse espionn
é
. Les instrumentsdu flicage sont de plus en plus sophistiqu
é
s : tachytoscope pour contr
ô
ler la vision d'une annonce
à
des vitesses variables, “eye camera” pour enregistrer les mouvements oculaires, folder-test pourmesurer l'efficacit
é
de diff
é
rentes versions d'une pub, peoplemeter pour mesurer l'audience desspots publicitaires, datamining ou analyse des tickets pay
é
s par carte de fid
é
lit
é
(type Pass) ou decr
é
dit (American Express), cookies c'est-
à
-dire mouchards qui suivent, pas
à
pas, votre trace sur
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