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LCde Saint-Martin et la théurgie des élus coen par JMV.pdf

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12/15/2013

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original

 
Louis Claude d
Source : Parution du 15 Jean Marc VIVENZA
 Tous les textes mirubrique « Textesl’Auteur et de l’E 
 
Saint Martin et la Théurgie Elus
évrier 2012 par le Philosophe Ecrivain :
IMPORTANT en ligne à la disposition des lecteLibres » engagent la responsabilit iteur mais en aucun cas le site MaOENSurs sous lade tiniste 33.
 
Jean-Marc Vivenza
Livres, études, articles, analyses et actualités.
Louis-Claude de Saint-Martin et la théurgie des élus coëns(mercredi, 15 février 2012)
« ... toutes les sciences que Don Martinès nous a léguées sont pleines d'incertitudes et dedangers... ce que nous avons est trop compliqué et ne peut être qu 'inutile et dangereux, puisqu'il n'y a que le simple de sûr et d'indispensable... »
(Saint-Martin aux coëns du Temple de Versailles, Lettre de Salzac, mars 1778)
La«
théurgie
» est une science provenant d’une lointaine origine, et si elle s’est s’invitée dans laréflexion de
Saint-Martin (1743-1803),
de
Jean-Baptiste Willermoz
(1730-1824)
et debien d’autres au XVIIIe siècle, c’est que comme tous les émules de
Martinès de Pasqually
(+ 1774),
qui furent initiés par celui qu’ils regardèrent comme un maître, ces esprits ont été mis en contactavec les mystères des pratiques opératoires qui
se déroulèrent sous les auspices de
l’Ordre desChevaliers Maçons Elus Coëns de
l’Univers,
Ordre qui regroupa autour de lui de nombreusespersonnalités marquantes du
monde de l’ésotérisme à l’époque.
Les élus coëns, comme il est à présent connu, par delà un enseignement doctrinalélaboré développé dans le
Traité sur la réintégration des êtres,
s’adonnaient en effet àla pratique de la théurgie et en faisaient le principal de leur activité initiatique lors des rituelsqui se célébraient dans les temples de l’Ordre, comme dans l’oratoire dechacun de sesmembres.Mais qu’était donc cette fameuse < théurgie > dont on fait si grand cas, bien qu’en méconnaissantgénéralement ce en quoi elle consistait et de quoi elle était formée et composée ?Par ailleurs pourquoi Saint-Martin se détourna t-il de cette pratique, le faisant savoir etl’écrivant sans ménagement particulier, lui qui avait été le plus proche disciple de Martinès ?Voilà deux questions importantes qui ont des conséquences immédiates sur le chemininitiatique de chacun, et de la conscience qu’il convient d’en avoir, mais qui pourtant,étrangement, sont généralement passées sous silence ou écartées au profit de considérationsqui, pour être certes intéressantes, sont cependant parfois périphériques vis-à-vis de l’essentiel.
I. La théurgie de Martinès de Pasqually
La théurgie, pour répondre à la première des deux interrogations, n’a rien de vraimentnouveau ni d’original au niveau des sources si l’on se penche avec un peu d’attention sur lesujet. Très tôt apparue dans l’Histoire, la théurgie doit beaucoup en réalité auxnéoplatoniciens, dont en particulier
Jamblique
(IIIe s.) puis
Proclus
(Ve s.), qui adjoignirent àleurs spéculations métaphysiques des pratiques magiques ayant pour but d’entrer en contactavec le divin, d’en faire en quelque sorte < l’expérience sensible >>, enrichissant notablementleur connaissance des domaines subtils. Les rites que l’on célébrait dans l’antiquité, par desinvocations secrètes, des prières aux esprits angéliques, des fumigations odoriférantes, letracé de cercles sur lesquels étaient disposés, selon un cérémonial étudié et souvent trèscomplexe, des flambeaux en nombre important, avaient pour finalité de provoquer chez lesadeptes des impressions physiques, psychiques ou animiques auxquelles on donnait un senssur le plan mystique, interprétant les signes qui surgissaient lors des cérémonies comme desmanifestations du divin.
[2]
a) La méthode théurgique
 
A cet égard, et au fond, si l’on regarde les choses d’un peu plus près avec un minimumd'objectivité, et ceci apparaît aisément à l’examen, la théurgie de Martinès n’a doncabsolument rien de très original, relevant, du point de vue de l’héritage, des anciennesméthodes mystériques en répondant à des objectifs relativement identiques à ceux desthéurgies antiques, à savoir: mettre l'homme en relation avec le Divin en utilisant lesintermédiaires angéliques que l’on désignait, du point de vue terminologique chez les éluscoëns, sous le nom < d’esprits célestes et surcélestes >>, ceci afin de s’attirer les bénédictions de<
l’esprit bon compagnon
>>, allant, comme les adeptes des premiers siècles, jusqu’à opérer desconjurations envers les esprits ténébreux qui cherchent à perdre l’homme en l’entraînant versles régions de l’obscurité et de la mort.Tout ceci est donc en parfaite conformité d’intention et de méthode avec les théurgies despremiers siècles de l’ère chrétienne.
La théurgie de Martinès n’a absolument rien d’original, relevant d’anciennes méthodesmystériques et répondant à des objectifs absolument identiques à ceux des théurgies antiques.
Il nous faut pourtant, si nous voulant réellement comprendre la raison de la position critique deSaint-Martin à l’égard de ces pratiques, en savoir un peu plus sur la théurgie, de manière à saisirconvenablement les enjeux du problème.L'initen cette < science>> théurgique, c’est-à-dire l’élu coën disciple de Martinès,convoquait dans ses circonférences les anges de l'Eternel dont il devait connaître les noms afind'opérer avec eux un <culte cosmique >>, et pour aider ses adeptes celui qui se désignait l’un dessept Souverains de l’Ordre, avait rédigé un répertoire contenant les noms et les hiéroglyphessecrets de 2400 noms angéliques, accompagnant les noms célestes d’une foule de précautions àpropos des périodes jugées favorables au bon déroulement des < opérations >>, obligeant ainsi sesdisciples à un scrupuleux respect des périodes équinoxiales et des phases lunaires propices auxcélébrations de nature quasi liturgique.
[3]L’élu coën devait être obligatoirement catholique, et jurait sous serment:
<
Je, N... prometsd'être fidèle à ma sainte religion Catholique, apostolique et romaine
> (
Réception au graded’Apprenti symbolique)
L’élu coën, qui devait impérativement être
catholiqu
e pour se conformer à la règle prescritepar Martinès, et avait juré, lors de ses serments, de <<
rester fidèle à la sainte religionapostolique et romaine
>>, avant chacune des cérémonies assistait à la messe en communiant,ceci sans compter la rigoureuse observation de la Prière des six heures, (six heures du matin,midi, dix-huit heures et minuit), qui ne pouvait avoir nulle dérogation et était une obligationformelle [4]. Enfin, pour sa purification, l’élu récitait les sept Psaumes de Pénitences àchaque renouvellement de Lune et les jours qui faisaient suite aux périodes de travail, demême qu’il lui fallait dire l'Office du Saint Esprit tous les jeudis, prononcer le
Misere,
deboutface à son Orient, et le
De Profundis,
en se mettant la face contre terre.Il ne faut cependant pas n’oublier, par delà ces formes exigeantes de piété apparente
[5],
que Martinès avait néanmoins inclus dans ses rituels de très larges extraits d’écrits relevantpositivement de la magie, directement tirés de
Cornelius Agrippa
(1486-1535) et son
DeOcculta philosophia,
de l’
Enchridion
attribau
pape on III
et surtout del’
Heptameron
de
Pierre d’Abano
(1250-1316), dont des passages entiers, à la virgule prèset sans aucun changement, figurent au sein
desrituelscoëns.
[6
Critères théurgiques
Ainsi le théurge coën, comme ses prédécesseurs des mystères antiques et les kabbalistesmédiévaux [7], se soumettant à une rigoureuse discipline, intervenait sur le monde spirituel,qu'il ne craignait pas de solliciter et d'éveiller, et en recevait, ounon, selonlebon vouloir dela<
Chose
>, des signes, à des degrés divers et avec une force également différente, se traduisantpar des manifestations lumineuses (<< glyphes >>), auditives ou tactiles, qui furent baptiséespar les émules du XVIIIe siècle du nom de <<passes >>. Il importe cependant de préciser, malgré

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