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Tradition oraleetarchives de la traite négrière
Directeur de la publicationDjibril Tamsir NianeUNESCO
 
Les auteurs sont responsables du choix et de la présentation des faits figurant danscet ouvrage,ainsi que des opinions qui y sont exprimées,lesquelles ne sont pasnécessairement celles de l’UNESCO et n’engagent pas lOrganisation.Les appellationsemployées dans cette publication et la présentation des données qui y figurentn’impliquent de la part du secrétariat de l’UNESCO aucune prise de position quantau statut juridique des pays,territoires,villes ou zones,ou de leurs autorités,ni quantau tracé de leurs frontières ou limites.
Publié en 2001par l’Organisation des Nations Uniespour l’éducation,la science et la culture7,place de Fontenoy,75352 Paris 07 SPComposition et impression dans les ateliers de l’UNESCO© UNESCO 2001
 
Préface
Les communications du colloque international sur «La tradition orale et la traite négrière»,Conakry 24-26 mars 1997 et celles de la réunion des experts sur «Les archives euro-péennes de la traite négrière»,Copenhague 5-8février 1998 ont permis de constater,d’une part,lampleur des conséquences désastreuses de la traite sur la démographie,laculture,léconomie et les structures des sociétés africaines et d’autre part,de montrerque la tradition orale est une source d’information aussi précieuse que les archivesécrites européennes.Si les archives écrites,souvent inaccessibles,sont la mémoire desesclavagistes avant tout,l’exploitation systématique de la tradition orale permet auxpeuples victimes de la traite une réappropriation et un véritable travail de mémoire.Si l’Europe et l’Amérique détiennent une abondante documentation sur latraite négrière et l’esclavage,l’Afrique quant à elle est restée longtemps muette.Elle n’a qu’une petite part de ses archives.Des chercheurs comme Djibril Tamsir Niane,HowardDodson,MbayeGuèye,JulioCorbea,EliseParaiso,AkosuaPerbi nentdepuis des années des enquêtes et assurent la collecte et la conservation des témoi-gnages et récits sur la traite négrière.La conservation,le recueil et la valorisation dece patrimoine sont aujourd’hui au centre des préoccupations de nombreux centresde recherches et universités en Europe,en Amérique,dans les Caraïbes et en Afrique.L’étude de la tradition orale permet en effet de combler des lacunes etd’élucider des questions fondamentales sur lesquelles les sources écrites et les archivesne fournissent pas une appréhension complète et objective.L’attention suscitée par ce colloque et cette réunion des experts a incité leSecrétariat du projet «La route de l’esclave» à mettre ces travaux à la dispositiondu public pour une meilleure connaissance d’une tragédie occultée.
Doudou Diène
Directeur de la division du dialogue interculturelUNESCO
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