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B
ulletin de liaison n°12
22 avril 2009
www.unmondedavance.eu
   t   a    b    l   e    d   e   s   m   a   t    i    è   r   e   s
En ligne
P. 4
Portrait
P. 4
Presse
La droite s’attaque à l’épar-gne populaire.Insécurité : échec et viséesélectorales.
Deux interventions de B. Hamon
P. 3
Dossier
Le Parti Socialiste lance ses 10chantiers pour rénover l’école
A l’initiative de Bruno Julliard, SNà l’éducation, le parti socialiste apublié un état des lieux de la politi-que éducative de la droite...
P. 21Si la Conférence de Genève s’était tenue il y aun an, les clivages auraient sans doute atteintleur paroxysme : Georges Bush était encoreprésident et la « Grande Confrontation » étaitencore à l’ordre du jour. Mais deux facteurs
modient considérablement la donne : l’ap
-profondissement de la crise économiquemondiale qui oblige les Etats à préserver lesespaces de coopération d’une part, et lanouvelle stratégie états-unienne d’autre part,fondée sur la « main tendue » a priori auxgouvernements jusque là classés parmi les« ennemis ».
Au nal, les boycotteurs annoncés ont eu tort: boycotter, c’était laisser le champ libre auxadversaires des Droits de l’Homme. Participer,c’était se donner les moyens d’effacer Dur 
-
ban. La démonstration a été faite, in ne, quela diplomatie et les rapports de force qui l’illus
-
trent peuvent servir à quelque chose : malgrésa tiédeur, la déclaration nale de Genèvefait référence à l’Holocauste, dénonce l’anti
-
sémitisme et ne caractérise pas le blasphème – auquel il n’est d’ailleurs plus fait référence – comme une atteinte aux Droits de l’Homme.Alors quoi : un partout, la balle au centre? Tout ça pour ça ? Et maintenant ? Com
-
ment combattre le racisme (car telle était laquestion) ? Comment faire face au bloc desIntégrismes (c’était devenu l’autre enjeu) ?Si Durban est désormais derrière nous, la vigi
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lance est de mise face au racisme et à tou
-
tes les formes de discriminations. Et la pressioninternationale y peut toujours quelque chose(rappelons que c’est l’ancêtre de Durban quiavait permis l’embargo contre l’Afrique duSud de l’Apartheid, avec le succès que l’onsait). Mais c’est surtout dans sa façon d’abor 
-
der la nouvelle période qui s’ouvre que lesdémocraties doivent faire bouger les lignes :mettre n à l’afrmation d’un bloc occidentalde plus en plus minoritaire mais toujours richeet dominateur ; ou prendre une autre direc
-
tion, qui commence par admettre qu’il estdes démocraties non occidentales sur tousles continents de la planète, égales entre el
-
les, du Brésil au Sénégal, du Japon à l’Afriquedu Sud, de l’Inde au Vénézuela, en passantpar l’Union européenne et les Etats-Unis, bienentendu.C’est sans doute là le principal enjeu desannées qui viennent car à trop vouloir occi
-
dentaliser les droits de l’homme, on fait le jeude celles et ceux qui, de l’Arabie saoudite àla Chine, nient à la Déclaration de 1948 saportée et sa valeur universelles. Il s’agira aussid’encourager la politique de la main tenduede la nouvelle administration américaine ;elle est de très loin préférable à la Guerre du« West contre le Reste » qu’a engagée Geor 
-
ges Bush depuis 7 ans (...)
- Suite page 3 -
EDITORIAL |
 
Pouria Amirshahi
De Durban à Genève : quel bilan, quelles suites ?
Eric Thouzeau.
Entretien avec Eric Thouzeau,membre du CN du parti socialisteet syndicaliste à la CGT SNCF,co-auteur de
 Syndicalistes !
ed.Syllepses.
Point presse de Benoît Hamon.Le gouvernement est res-ponsable de la monté de laradicalité.
Deux articles disponibles sur le sitewww.unmondedavance.eu
A Parisrendez-vous à 13h30à l’angle du bd Saint-Michel et de
la rue Soufot
Le 1er mai doit faire date. Le Parti socia-liste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s’est souvent confondu avecles plus grands progrès sociaux. Face aumutisme de Nicolas Sarkozy et de songouvernement, les centrales syndicalesont appelé à faire front commun, unepremière depuis plusieurs décennies. Auxsocialistes de faire de même en formantun grand cortège le 1er mai prochain.
Appel et tract disponibles surwww.parti-socialiste.fr
 
Par son acharnement à démanteler l’école,la droite sape les valeurs du service publicd’éducation et hypothèque le droit à l’avenir de toute une génération. Les effets de cetteobstination se font sentir : 150.000 élèves sor 
-
tent sans qualication du système éducatif,des classes ferment dans tous les départe
-
ments au mépris de l’école démocratique deproximité, l’insupportable échec scolaire fa
-
vorise la reproduction sociale, le taux de réus
-
site au bac ne progresse plus depuis plus de10 ans, des jeunes étudiants n’arrivent pas às’intégrer dans l’enseignement supérieur, desenseignants perdent foi devant l’ampleur dela tâche et le peu de soutien de la nation.
 
La droite a enfoncé l‘école dansune crise profonde et grave.
Nous aurions tort de limiter notre analyse de lapolitique éducative de la droite à une simpleconvergence des réformes vers une diminu
-
tion des moyens. Au-delà du désengagementpolitique, budgétaire et humain de l’Etat, c’estune véritable politique réactionnaire que legouvernement s’obstine à développer par lamise en concurrence des établissements etdes personnels, par le retour à des doctrinespédagogiques dépassées, par la primautésystématique de l’ordre sur l’émancipationdes élèves, par la promotion des meilleurs auxdépens des élèves en difculté, par la dévalo
-
risation du travail des enseignants pour mieuxélever la population contre une corporation« favorisée » et « inefcace ». On peut traduirecet acharnement par la volonté d’affaiblir l‘école publique pour la rendre exsangue etnalement lui substituer, dans une étape na
-
le, un modèle libéral alternatif, concurrentiel,inégalitaire et affranchir ainsi l’Etat d’un poidstrop lourd pour lui. Tous les socialistes seront,dans les semaines et dans les mois à venir,avec tous ceux qui défendent l’école et quirefusent qu’elle soit mutilée.
Cliver sur l’éducation.
Pour lancer notre réexion sur l’école de de
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main, nous voulons éviter que nos débats nese transforment en propositions de réformescatégorielles ou sectorielles de l’éducationnationale. Il nous faut politiser l’enjeu. Il n’y aaucune raison que l‘éducation soit un thèmeoù le consensus règne, bien au contraire.Pour les socialistes, l’école est le premier lieude la promotion sociale et de la lutte contreles inégalités. C’est pour cela que nous dé
-
fendons des objectifs ambitieux : 100% d’unegénération sortant avec une qualicationde l’école, 50% accédant à un diplôme del’enseignement supérieur. A l’heure d’unecrise économique et sociale majeure, il fautredonner priorité à l’école. Dans une sociétéoù les inégalités sociales n’ont jamais été aussifortes, l’école sera un moteur essentiel de laredistribution des richesses. C’est pourquoi lessocialistes doivent sans faiblir porter le projetd’une école gratuite et laïque.
Défendre la réussite de tous.
L‘école et l’ensemble des intervenants dansles politiques éducatives du pays, ont besoind’être entièrement mobilisés sur cet objectif,ambitieux mais nécessaire. Notre projet édu
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catif ne saurait se limiter à l‘école : nous de
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vons proposer au pays un plan éducatif, allantde l’accès à la culture pour tous au rôle desassociations d’éducation populaire. Nous de
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vons dénir les contours d’un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques,du primaire (voire de la petite enfance), quivoit les premiers décrochages scolaires, aupremier cycle universitaire, qui voit un étu
-
diant sur deux abandonner ses études. Il nousfaut favoriser l’accès à l’autonomie des jeu
-
nes, revoir les temps d’apprentissage, favoriser le travail en équipes des enseignants et leur formation initiale. Nous devons concilier deuxobjectifs : amener le plus grand nombre possi
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ble d’élèves à un niveau de connaissances leplus élevé, tout en favorisant l’apprentissageindividualisé. La culture commune que nousvoulons voir acquise par les élèves est com
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posée de connaissances disciplinaires fonda
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mentales mais aussi d’une capacité de rai
-
sonnement et de recherche et d’une maîtrisedes outils modernes. Nous devrons aussi xer des objectifs d’apprentissages communs quine se limiteront pas aux seules matières « fon
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damentales », mais qui s’ouvriront aux arts, àl’éducation physique et à la citoyenneté.Pour lutter contre l‘échec scolaire, il appar 
-
tient d’abord à l’école de garantir un ap
-
prentissage correspondant aux situations hé
-
térogènes des élèves. A tous les niveaux, desdispositifs pédagogiques doivent être créésou renforcés pour permettre des passerellesentre lières professionnelles, technologiqueset générales. Les outils oeuvrant à la réus
-
site des élèves méritent certainement d’êtreaméliorés. L’instrument que constituent lesZEP doit être évalué et soutenu, en renforçantréellement les moyens qui leur sont accordés,en diminuant le nombre d’élèves par classeet en augmentant sensiblement les dotationsaux établissements concernés. De même, sila carte scolaire était sans aucun doute per 
-
fectible, elle seule pouvait garantir une mixitésociale et contribuer à supprimer les ghettosscolaires.L‘immense chantier qui s’ouvre à nous nepourra en aucun cas être préparé par lesseuls socialistes. Plus solidaires des enseignantset des personnels de l’école, plus proches desfamilles et des élèves, en associant les orga
-
nisations d’éducation populaire, nous feronsévoluer le système éducatif pour qu’il soit plus juste et plus efcace pour la réussite de tous.Mais c’est aussi à la société dans son ensem
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ble que le Parti Socialiste devra s’adresser.L’école de demain est un sujet majeur qui mé
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rite d’être saisi par tous.
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22 avril 2009
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DOSSIER |
Bruno Julliard
Le Parti socialiste lance ses 10 chantiers pour rénover l’école
Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation
Nous rendons public un état des lieux de la politique éducative de la droite (www.agirpourleducation.fr). L’école n’a, en effet, jamais été aussi maltraitéequ’aujourd’hui : des milliers de postes supprimés (RASED, enseignants, conseillers d’orientation, conseillers d’éducation…), des réformes régressives, àl‘image de celles de l’enseignement primaire, du service minimum, du bac professionnel ou de la formation des enseignants - des personnels vilipendés àchacun des discours du Président de la République ou de son ministre de l’éducation -, des élèves méprisés.
 
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SUITE DE L’EDITO |
Pouria Amirshahi
(...) Le prolongement de Genève ne sera pro
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bablement pas une nouvelle Conférence del’Unesco (ce qu’était à l’origine la Conférencecontre le Racisme) mais le Conseil des Droits del’Homme de l’ONU au sein duquel les Etats-Unisd’Obama veulent reprendre toute leur place,mettant n ainsi au boycottage de GeorgesBush engagé en 2006. La question n’est pas deformaliser de nouvelles règles normatives enterme de Droits de l’Homme, mais de se don
-
ner les moyens de faire avancer celles de 1948.Il existe des instruments pour cela à commencer par les instances internationales qui, tels l’OIT,l’OMS et la FAO et par leurs recommandations, jouent leur rôle d’incitation auprès des Etats enmatière de lutte contre la pauvreté et l’exploi
-
tation. Lutter contre les causes, encore et tou
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 jours, en changeant radicalement les rapportsde production, d’échange et de répartition desrichesses dans le monde reste le meilleur moyende donner du sens à l’esprit civilisateur de 1948.Et de faire reculer, lentement mais sûrement, leshaines qui brûlent encore et ceux qui les entre
-
tiennent.
AGENDA
 jeudi 23 avril
« Une autre politique économique euro-péenne est-elle possible ? » conférencede Liêm Hoang Ngoc, université deHaute-Alsace, Mulhouse
vendredi 24 avril
Lancement de la campagne européennedu PSE à Toulouse
lundi 27 avril
Débat sur la crise économique et nan
-cière, avec Liêm Hoang Ngoc, fédérationde l’Ardèche
 jeudi 14 mai
Déplacement de Benoît Hamon dans laMeuse
mardi 28 avril
Débat sur le droit du travail avec GérardFiloche, section PS de Chatou (78)
mercredi 29 avril
Meeting pour les européennes à Stras-bourg« Le plan d’urgence face à la crise »,réunion publique à 20h30 avec RazzyHammadi à Montélimar, espace FredericMistral
 jeudi 30 avril
Déplacement de Benoît Hamondans l’AinExamen de la proposition de loi du
groupe socialiste sur le paquet scal à
l’Assemblée nationale.Formation : cycle Histoire de la Gauche(1789 - 1920) par Philippe Darriulat à 19h,Amphi 1, université Panthéon SorbonneParis
vendredi 1
er
mai
Fête du travail, manifestations unitaires
lundi 4 mai
Déplacement de Bruno Julliard en Seine-et-Marne
mardi 5 mai
Meeting pour les européennes àClermont
mercredi 6 mai
A 19h, débat public sur la crise économi-
que et nancière avec Liêm Hoang Ngoc
à la section de Soisson (02), salle de laMutualité.
mercredi 13 mai
Meeting pour les européennes à Paris
 jeudi 14 mai
Déplacement de Benoît Hamon dans laMeuse.
Insécurité : échec et visées électorales
 AFP, 17 avril 2009. Benoît Hamon, porte-paroledu PS, a estimé vendredi « qu’à l’évidence, legouvernement a échoué à lutter contre l’insé-
curité » qu’il cherche à l’exploiter « à des fns
électorales ».
« La sécurité est un problème politique non réso
-
lu, le pays est moins sûr aujourd’hui qu’il ne l’étaithier », a jugé M. Hamon, interrogé par l’AFP, alorsqu’un déplacement de Nicolas Sarkozy sur cethème est prévu mardi à Nice.« La pauvreté, les inégalités ont augmenté etsimultanément, le choix de la politique du gou
-
vernement a été de supprimer la police deproximité, d’organiser le démantèlement desservices publics », déplore l’eurodéputé.« L’échec de Nicolas Sarkozy n’est pas qu’unéchec sur l’emploi, le pouvoir d’achat, il est unéchec aussi sur la sécurité qui avait été son che
-
val de bataille », selon lui.« A part l’exploitation de l’insécurité à des nsélectorales, on attend toujours une politique quilutte efcacement contre l’insécurité », ajouteM. Hamon. « Comment ne pas s’émouvoir del’augmentation des violences faites aux person
-
nes, de l’explosion des vols à main armée... »« Tout ça est aussi le résultat d’une société danslaquelle hélas, le recours à la violence se mul
-
tiplie, car les situations de détresse sociale, dedésespérance, se multiplient et on attend despouvoirs publics qu’ils n’interviennent pas sim
-
plement pour réprimer », selon M. Hamon.
PRESSE |
Benoît Hamon
La droite s’attaque à l’épargne populaire
Comme il le fera régulièrement ces prochaines semaines, Benoît Hamon a réagi en direct de son bureau rue de Solferino via sa webcam.
Depuis début 2009, la consommation chute enFrance, en raison de la baisse du pouvoir d’achatdes Français. Il est constitué essentiellement dedeux types de revenus : les salaires et les revenusde l’épargne. Alors que la plupart des économis
-
tes disent qu’il faut aujourd’hui soutenir le pou
-
voir d’achat des ménages de façon à rétablir les capacités à consommer des Français pour remplir le carnet de commande des entrepriseset permettre de créer des emplois, ou, à défaut,de les maintenir, le gouvernement a choisi des’attaquer au taux de rémunération du livret A,soi-disant pour nancer des mesures nouvelles.Vous aurez remarqué que dès lors qu’il faut 
-
nancer ces mesures nouvelles, on ne s’attaquepas au bouclier scal mais à l’épargne popu
-
laire. Le cynisme de Mme Lagarde ne s’arrêtepas là puisqu’elle choisi de baisser le taux des46 millions de livret A la semaine même où elleallège l’impôt sur la fortune. On voit bien qu’il y avraiment deux types de clientèle dans ce pays,qui n’ont rien à redouter de Mme Lagarde : lespatrons dont la rémunération a été encadréepour huit d’entre eux seulement par décret, etles plus riches dont on ne remet pas en cause lebouclier scal. Par contre, les Français peuventsavoir que les 46 millions de livrets A dont ils sontdétenteurs verront leur rémunération baisser de0,75 point, c’est-à-dire que le pouvoir d’achatqui est le leur à partir du mois prochain sera en
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core plus faible qu’il ne l’était ce mois ci.
Vidéo disponible sur www.parti-socialiste.tvPouria Amirshahi, secrétaire national aux droitsde l’Homme
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