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ONU Flash Madagascar - Numéro Spécial - 08 Mars 2012

ONU Flash Madagascar - Numéro Spécial - 08 Mars 2012

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Published by HayZara Madagascar
DANS CE NUMERO :
Message du SG de l’ONU à l’occasion du 8 mars 2012

Message de la Directrice Exécutive de ONU FEMMES
Monique Andréas Esoavelomandroso: “L’éducation, la confiance et l’amour”

Suzanne Andriantsarafara: Première femme pilote de ligne

Josiane Andrianatoanina : Une femme qui ne craint pas de défier les hommes

Céline Tsiangoa : De vendeuse de rues à chauffeur privé

Dally Randriantefy : Ancienne sportive de haut niveau

Lalao Florine : Femme pécheur par passion et non par obligation

Pierrette Ranoromalala : L’union fait la force

Vao Florentine : Femme dévouée à la réduction et la gestion des risques et des catastrophes dans le sud de Madagascar
DANS CE NUMERO :
Message du SG de l’ONU à l’occasion du 8 mars 2012

Message de la Directrice Exécutive de ONU FEMMES
Monique Andréas Esoavelomandroso: “L’éducation, la confiance et l’amour”

Suzanne Andriantsarafara: Première femme pilote de ligne

Josiane Andrianatoanina : Une femme qui ne craint pas de défier les hommes

Céline Tsiangoa : De vendeuse de rues à chauffeur privé

Dally Randriantefy : Ancienne sportive de haut niveau

Lalao Florine : Femme pécheur par passion et non par obligation

Pierrette Ranoromalala : L’union fait la force

Vao Florentine : Femme dévouée à la réduction et la gestion des risques et des catastrophes dans le sud de Madagascar

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10/09/2013

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DANS CE NUMERO :
Message du SG de l’ONU àl’occasion du 8 mars 2012
 2Message de la DirectriceExécutive de ONU FEMMES3Monique AndréasEsoavelomandroso:
“L’éducation, la confiance etl’amour”
 4Suzanne Andriantsarafara:Première femme pilote de ligne5Josiane Andrianatoanina : Unefemme qui ne craint pas dedéfier les hommes6Céline Tsiangoa : De vendeusede rues à chauffeur privé7Dally Randriantefy : Anciennesportive de haut niveau8Lalao Florine : Femme pécheurpar passion et non parobligation9Pierrette Ranoromalala :
L’union fait la force
 10 Vao Florentine : Femmedévouée à la réduction et lagestion des risques et descatastrophes dans le sud deMadagascar11
NUMERO SPECIAL8 mars 2012
Chères lectrices,Chers lecteurs,
8
mars 1975 
8 mars 2012
: près de
quatre décennies que la communautéinternationale a consacré une journéeinternationale aux femmes. Le 16décembre 1977, soit deux années après que lesNations Unies aient commencé à célébrerl'Année internationale de la Femme,l'Assemblée Générale a adopté une résolutionproclamant la Journée des Nations Unies pourles droits de la femme et la paix internationale àobserver n'importe quel jour de l'année par lesÉtats Membres, conformément à leurstraditions historiques et nationales.Rappelons que la Journée internationale de laFemme est apparue dans le contexte desmouvements sociaux au tournant du XXèmesiècle en Amérique du Nord et en Europe. Aussi,en adoptant la résolution 32/14, l'Assembléegénérale des Nations Unies a reconnu le rôledes femmes dans les efforts de paix et dedéveloppement et a appelé à mettre fin auxdiscriminations et à renforcer le soutien à lapleine participation des femmes.Trente sept années donc que les femmes sontreconnues pour leurs réalisations, sans égard
aux divisions, qu’elles soient nationales,
ethniques, linguistiques, culturelles,économiques ou politiques.Cette édition « Spéciale 8 mars 2012 » offre auSystème des Nations Unies à Madagascar uneoccasion unique de faire le point sur les luttes etles réalisations de la femme Malagasy etsurtout de préparer l'avenir et identifier lesopportunités qui attendent les futuresgénérations de femmes malgaches, qui al'instar des autres femmes à travers le monde,
ont pris conscience qu’ «
aucune solutiondurable aux problèmes sociaux, économiqueset politiques les plus pressants de la société nepeut être trouvée sans la pleine participation,et la pleine autonomisation des femmes dumonde entier ».Ce numéro spécial est dédié à la populationmalgache en général, et à toutes ces femmesexceptionnelles, qui de par leur occupation etleur dévouement nous prouvent tous les joursqu'elles sont à la fois artisanes et actrices dudéveloppement de la Grande Ile.Cette édition fait surtout la part belle auxfemmes rurales qui sont choisies pour porter lethème de la journée Internationale de cetteannée 2012, intitulé «
L’autonomisation desfemmes rurales et leur rôle dans l’éradication
de la pauvreté et de la faim, le développementet les défis actuels. »Quel que soit son milieu, son appartenanceethnique, la femme rurale malgache se bat auquotidien pour assurer l'épanouissement socialet le bien-être matériel de sa famille, de sasociété, de son pays et bien souvent sans enprendre réellement conscience. Sans le savoir,la femme rurale contribue au développementde l'économie globale et mérite à
ce titre d’être
félicitée et encouragée.
Promouvoir l’accès des femmes aux ressources
au même titre que les hommes et leur accorderun rôle à jouer dans la prise de décisionsconstituent la clé de voûte d'un développementdurable et harmonieux pour toutes les nations.Pour y arriver, la synergie et l'énergie de tous,femmes et hommes sont nécessaires.Les études montrent que si les femmesmalgache bénéficiaient des mêmes facilitésd'accès aux ressources productives que leshommes, elles pourraient augmenter lesrécoltes de leurs exploitations agricoles de 20 à
30%.
L’inégalité d'opportunités entre les sexes
et l’accès limité au crédit, aux soins de santé età l’éducation des femmes malgaches
continuent de poser de réels défis à leurautonomisation. Les effets des changements
climatiques n’ont fait qu’aggraver cette
situation.
EDITORIAL
Sur la photo:
 Fatma Samoura, Coordonnatrice résidentedu Système des Nations Unies à Madagascar, avec les femmes de Sakatia, Nosy-Be
 
Page 2
On estime par exemple que 60% des personnes victimes de famine chronique sont des femmes et desfilles, pourtant les femmes malgaches pourraient,avec un peu plus de moyens, constituer les garantsde la sécurité alimentaire au niveau des foyersmalgaches.Par ailleurs, le respect des droits des femmes et des jeunes filles, rurales ou urbaines, mérite encore desactions énergiques de la part de tous. Des effortssoutenus devraient être fournis pour améliorer leursort. Hélas, force est de constater que dansde nombreuses régions, les femmes restent descitoyennes de deuxième ordre. En effet, beaucouptrop de filles sont non scolarisées ou quittent
prématurément l’école, sans acquérir de
compétences. Les femmes et les filles continuent
d’être victimes d’une discrimination et d’une violence
intolérables.
Selon le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki
-moon,« le sort tragique des femmes et des filles dans le
monde rural est à l’image de leur situation dansl’ensemble de la société où le « plafond de verre »subsiste, de même que l’omniprésence de la violenceà la maison, au travail et lors des conflits, où l’onprivilégie l’éducation des garçons et où, chaque
année, des centaines de milliers de femmes meurent
en donnant la vie faute d’accès aux soins obstétricaux
les plus élémentaires. Même dans les pays où le sortdes femmes est le plus enviable, celles-ci restentmoins bien payées que les hommes pour le mêmetravail et sous-représentées au niveau décisionneldans la vie politique comme dans le monde desaffaires.En matière de participation de la femme malgacheaux instances de prise de décisions, des effortsimmenses sont également à faire. A titred'illustration, le pourcentage des femmes au niveaudes deux chambres parlementaires est de 12,35%
(CST) et 17,81% (CT), le pourcentage de femmes
ministres (26,47%) le pourcentage des femmesmaires (4,18%), le pourcentage des femmes chefs deFokontany (2,57%).En dehors des aspects représentativité, du respectdes droits et de la lutte contre la violence d'autresdomaines comme l'égalité d'accès à la formation, à lascience et à la technologie, la santé des femmes etdes enfants méritent notre attention. Les NationsUnies demandent à tous les pays de la planète de
s’efforcer de créer des conditions favorables àl’élimination de la discrimination à l’égard des
femmes et à leur pleine participation, sur un pied
d’égalité, au développement social.
 Le Système des Nations Unies à Madagascar compteapporter sa pierre à ce noble édifice. Cette éditionspéciale nous offre l'occasion de découvrir, à traversdes témoignages et interviews, des femmes modèlesqui servent leur nation avec dignité, y compris dansdes domaines considérés à tort commeétant réservés aux hommes. Nous avons tenu àdonner la parole à ces femmes pour, d'une part lesaider à sortir de l'ombre et afin qu'elles puissent
d’autre part partager avec tous nos lecteurs et
lectrices, leur joie et leur fierté d'appartenir à descorps d'élite.Je souhaite une bonne fête du 08 mars à tous lesmalgaches et plus particulièrement à toutes ces vaillantes femmes de la Grande Ile qui nousinspirent tous les jours.
 Fatma Samoura
Coordonnatrice résidentedu Système des Nations Unies à Madagascar
Message duSecrétaire général de
l’ONU, M. Ban Ki
-moon,
à l’occasion de la
Journée internationalede la femme,le 8 mars 2012
 Partout dans le monde, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes continuent de gagner du terrain. Jamais les femmes n’ont été aussi nombreuses parmi les chefs d’État ou de gouvernement ni,
en proportion, aux postes ministériels. Leur influence grandit dans lemonde des affaires. Les filles sont de plus en plus nombreuses à aller
à l’école, ont une meilleure santé et sont mieux à même de se réaliser.
  Malgré cette dynamique, on est loin de pouvoir dire que les femmeset les filles jouissent des droits fondamentaux, de la liberté et de ladignité qui sont tant leur droit inaliénable que la garantie de leurbien-
être. Ce constat n’est nulle part aussi vrai que dans les régions
rurales du monde entier. Les femmes et les filles de ces régions
auxquelles la Journée internationale de la femme est consacrée cetteannée
représentent un quart de la population mondiale. Pourtant,tous les indicateurs économiques, sociaux et politiques lesconcernant sont invariablement au plus bas en matière de revenus
comme d’éducation ou de santé, en passant par la participation aux 
décisions.
 Les femmes, qui sont près d’un demi 
-milliard à travailler sur de petites exploitations ou des terres qui ne leur appartiennent pas,constituent la majorité de la main-
d’œuvre agricole. Les femmesrurales s’acquittent en outre de la plupart des tâches non
rémunérées de soins aux personnes. On persiste néanmoins à les
empêcher de donner la pleine mesure de leurs capacités. L’égalitéd’accès aux ressources productives permettrait d’augmenter lesrendements agricoles de 4 %, d’améliorer de ce fait la sécurité
alimentaire et nutritionnelle et de libérer de la faim pas moins de
150
millions d’êtres humains. Les femmes rurales, si on leur en
donnait la possibilité, pourraient également contribuer à vaincre leretard de croissance, sourde tragédie du développement qui touche près de 200
millions d’enfants.
  Les lois et les pratiques discriminatoires portent atteinte nonseulement aux femmes mais aussi à des groupes entiers de
 population et aux nations. Dans les pays les femmes n’ont pasaccès à la propriété foncière ou au crédit, le nombre d’enfants
souffrant de malnutrition est nettement plus élevé. Il est absurde queles agricultrices bénéficient de 5 % seulement des services devulgarisation agricole. Ne serait-il pas judicieux que les nations qui cherchent à se développer investissent dans les femmes rurales?  Le sort tragique des femmes et des filles dans le monde rural est à
l’image de leur situation dans l’ensemble de la société où le «
plafond de verre
» subsiste, de même que l’omniprésence de la violence à lamaison, au travail et lors des conflits, où l’on privilégie l’éducation
des garçons et où, chaque année, des centaines de milliers de femmes
meurent en donnant la vie faute d’accès aux soins obstétricaux les
 plus élémentaires. Même dans les pays le sort des femmes est le plus enviable, celles-ci restent moins bien payées que les hommes pour le même travail et sous-représentées au niveau décisionnel dans la vie politique comme dans le monde des affaires.
 À l’occasion de la Journée internationale de la femme, j’engage
vivement les gouvernements, la société civile et le secteur privé à
œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des
 femmes qui sont un droit fondamental mais aussi un atout pour tous.
 L’énergie, le talent et la force des femmes et des filles sont pourl’humanité la ressource naturelle inexploitée la plus précieuse.
 
 
Page 3
Message de Michelle Bachelet, Directrice Exécutif de ONU FEMMES
à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2012
 
 A l’occasion de la Journée internationale de la femme, je me joins aux femmes dumonde entier qui luttent en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de l’égalité.
Le sens de cette mission me conduit, tout comme des millions de personnes à travers le
monde, à rechercher la justice et l’inclusion. En repensant à la première annéed’existence d’ONU Femmes, j’exprime ma reconnaissance à tous les individus,gouvernements et organisations qui travaillent en faveur de l’autonomisation desfemmes et de l’égalité des sexes. Je vous assure de ma totale détermination à
poursuivre nos avancées.
La création d’ONU Femmes a coïncidé avec des changements profonds dans notre
monde, de la montée des mouvements de protestation contre les inégalités auxsoulèvements en faveur de la liberté et de la démocratie dans le monde arabe. Ces
événements ont renforcé ma conviction qu’un avenir durable n’est possible que si lesfemmes, les hommes et les jeunes bénéficient ensemble de l’égalité.
 
L’égalité dépend de chacun d’entre nous : du gouvernement qui réforme ses lois, jusqu’à l’entreprise qui offre un travaildécent ainsi que l’égalité des salaires, en passant par les parents qui enseignent à leur fille et fils que tous les êtres hu
mainsdoivent être traités de manière équitable. Au cours du siècle passé, depuis la célébration de la première Journée internationale de la femme, nous avons été témoinsde transformations importantes aux niveaux des droits juridiques des femmes, de leurs réalisations sur le plan de
l’éducation et de leur participation à la vie publique. Dans toutes les régions, les pays ont renforcé les droits juridiques
des
 
femmes. Ces dernières ont effectué de grandes avancées. Davantage de femmes occupent des postes à responsabilités au
niveau politique et dans le monde des affaires, davantage de filles vont à l’école, et davantage de femmes survivent aux
accouchements et ont la possibilité de planifier leur famille.
Pourtant, si d’extraordinaires progrès ont été réalisés, aucun pays ne peut prétendre avoir entièrement éliminé ladiscrimination fondée sur le sexe. Cette inégalité transparait dans les écarts de rémunération et l’inégalité des chances
entre les sexes, dans la faible représentation des femmes aux postes de direction de la fonction publique et du secteur
privé, dans le mariage d’enfants et la disparition des filles en raison de la préférence pour les garçons, et dans la poursui
tede la violence contre les femmes sous toutes ses formes.
C’est dans les zones rurales que les disparités et les obstacles auxquels sont confrontées les femmes et les filles sont les
plusimportants. Une personne sur quatre dans le monde est une femme ou une fille rurale. Ces dernières travaillent de longuesheures pour des salaires réduits voire presque rien, et produisent une large part des cultures vivrières, notamment dans le
cadre de l’agriculture de subsistance. Elles sont agricultrices, entrepreneuses et dirigeantes, et leurs contributionspermettent de soutenir leurs familles, communautés, nations et chacun d’entre nous. Elles n’en sont pas moins confrontéesaux pires inégalités au niveau de l’accès aux services sociaux et aux terres, ainsi qu’aux autres actifs productifs. Et cela
les
 
prive et prive le monde de la réalisation de leur plein potentiel, ce qui m’amène au point principal de cette Journéeinternationale de la femme. Aucune solution durable aux changements majeurs qui se produisent à l’heure actuelle, depuisles changements climatiques jusqu’à l’instabilité politique et économique, ne peut être trouvée sans la pleine
autonomisation et participation des femmes à travers le monde. Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre delaisser les femmes de côté.La pleine et égale participation des femmes sur le plan politique et économique est fondamentale pour la démocratie et la
 justice, que les peuples appellent de leurs voix. L’égalité des droits et des chances sous
-tend des économies et des sociétés
solides. Le fait d’assurer aux agricultrices un accès égal aux ressources permettrait de réduire de 100 à 150 millions lenombre de personnes souffrant de la faim dans le monde. Le fait d’assurer aux femmes un revenu, les droits à la propriétéfoncière et des possibilités de crédit permettrait de faire diminuer le nombre d’enfants souffrant de malnutrition. Lesétudes montrent une corrélation positive entre des niveaux élevés d’égalité des sexes et le produit national brut parhabitant. Ouvrir les opportunités économiques aux femmes permettrait d’augmenter la croissance économique et de
réduire la pauvreté de manière significative.
 Le moment est venu.
Chaque être humain a le droit de vivre dans la paix et la dignité. Chaque être humain a le droit de forger son propre avenir
et celui de son pays. Cet appel à l’égalité, je l’entends où que j’aille. C’est pour cette raison qu’ONU Femmes mettra unaccent particulier, cette année, sur la promotion de l’autonomisation économique des femmes ainsi que sur leurparticipation politique et leur leadership. Nous nous réjouissons à l’avance de poursuivre notre solide partenariat avec lesfemmes, les hommes et les jeunes ainsi qu’avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé.
 
 Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la femme, réaffirmons notre engagement en faveur des droits des femmes,et avançons avec courage et détermination. Luttons en faveur des droits de l’homme, de la dignité et de la valeur inhérenteà chaque être humain, et de l’égalité des droits des hommes et des femmes.
 

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