• Embed Doc
  • Readcast
  • Collections
  • CommentGo Back
Download
 
N°5620
- Dix-neuvième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1
 €
. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
El Watan 
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mardi 28 avril 2009
    P    H    O    T    O   :
    E    L    W    A    T    A    N
La grippe porcine a fait 150 morts au Mexique alors que40 cas ont été confirmés aux Etats-Unis
La FAO a placé seséquipes à travers le monde en «état d’alerte maximum».
E
tat d'urgence sanitaire auxEtats-Unis, alerte déclen-chée en Asie, vigilance enEurope, des mesures restric-tives commencent à être misesen place par les Etats dans lesaéroports selon les recomman-dations de l'OMS pour faireface à la grippe porcine. Desprécautions et des informationsà destination des voyageurs re-venant des pays où l'épidémieexiste sont annoncées.
(Suite page 8)Djamila Kourta
L’ALGÉRIE EN ÉTATD’ALERTE
 
GRIPPE PORCINE
Une patrouille de militaires maliens a fait l'objet d'uneembuscade tendue dimanche matin par des élémentsdu GSPC au nord de Kidal, au Mali.
L
'attaque aurait fait 5 morts par-mi les militaires, mais dessources maliennes démentent cebilan. Selon elles, les militaires ontarrêté 5 terroristes et récupéré unimportant lot d'armes. Le GSPCdonne la preuve qu'il est bel et bienimplanté au Mali. Quelques heuresaprès les déclarations du présidentmalien à
 El Watan
, le GSPC a frap-pé fort au nord du Mali.
(Suite page 8)Salima Tlemçani
LE GSPC ATTAQUEDES MILITAIRES MALIENS
 
TERRORISME AU SAHEL
PLUS DE 10 TONNES SAISIES EN QUATRE MOIS
L’ATTENTE DU CHANGEMENTN’A PAS ÉTÉ EXAUCÉE PAR BOUTEFLIKA
Tous maintenus !
Pour contourner ledispositif de lutte contrele trafic de stupéfiantsmis en place dans leNord, les narcotrafiquantsinvestissent le suddu pays.
Béchar
De notre envoyé spécial
L
a drogue se transporte désormaispar tonnes. Le réseau des narco-trafiquants s'organise et mène une of-fensive sans précédent. Les trafi-quants de drogue semblent avoirchangé de «stratégie» et d'itinéraireaussi, pour inonder le mondeavec leur dangereuse marchandise.Intrépides, ils bravent tous les dan-gers et traversent toutes les frontièrespour arriver à leurs fins.
(Suite page 5)Madjid Makedhi
 
COMITÉ OLYMPIQUE
 MUSTAPHABERRAF S’EN VA
Coup de théâtre hierau siège du Comitéolympique. M. Berraf annonce le report del’AGE et son retrait dumonde du sport. Plusde 40 fédérations ontsigné une pétitioncontre Berraf.
P. 31
CONTRIBUTION
QUEL AVENIRPOUR NOSENFANTS ?
Dans une contributionintervenant aprèsla présidentielle,l’ex-candidat Mohamed Saïds’interroge sur l’avenirdu pays.
P. 4
Lire en page 3
    P    H    O    T    O   :    H .    L    Y    E    S
BÉCHAR : SUR LES TRACESDES NARCOTRAFIQUANTS
 
L ’ A CTUA L I TÉ
El Watan 
- Mardi 28 avril 2009 - 
LE SECTEUR DE LA SIDÉRURGIE GANGRENÉPAR LA CORRUPTION
Des responsables d'ArcelorMittalet de Fersid auditionnés par le DRS
LE MONDE DE LA FERRAILLE ÉBRANLÉ
COUR DE BOUMERDÈS
Perpétuité pour deuxterroristes en cavale
L
e tribunal criminel siégeant à la cour de Boumerdès a condamné hierà perpétuité, par contumace, S. Mohamed (50 ans) et H. Djamel(37ans), deux terroristes poursuivis pour «adhésion et soutien à ungroupe terroriste armé». Poursuivis pour les mêmes chefs d'inculpation, G.Kamel et L. Samir, âgés respectivement de 27 et 34 ans, ont été acquittés.Selon l'acte d'accusation, la genèse de l'affaire remonte à l'arrestation dudénommé G. Kamel par les services de sécurité, en novembre 2007, dansla région de Sidi Daoud. Celui-ci avait été accusé d'avoir des contacts avecL. Samir, alors considéré par les services de sécurité comme étant un terro-riste en fuite. Cependant, après enquête, et en l’absence de preuves maté-rielles de son adhésion et son implication dans des affaires liées au terroris-me, ce dernier a été libéré par les forces de sécurité. Mais le procureur de laRépublique l'a placé sous mandat dépôt, jusqu'au jour de son jugement,hier. Lors de la plaidoirie, les avocats de la défense ont plaidé l'innocencede leurs clients soutenant que les griefs retenus contre eux n'étaient pasfondés. Le représentant du ministère public a requis une peine de 15 ans deprison à l'encontre de G. Kamel et 15 ans de prison contre L. Samir.
 R.K.
AÏN DEFLA
Explosion d’une bombeartisanale
P
lusieurs gardes communaux ont été blessés dans l’explosion d’unebombe artisanale survenue dans la nuit de dimanche à hier, apprend-on d’une source locale. L’engin commandé à distance a explosé à quelquesmètres du détachement des gardes communaux chargé de la sécurité dudouar Naaimia, distant de 5 km au nord du chef-lieu de commune de TarikIbn Ziad (sud-est du chef-lieu de wilaya de Aïn Defla), a encore indiqué lamême source. A noter que les victimes, légèrement blessées par la défla-gration, ont été admises à l’hôpital de Khemis Miliana et ont toutes rega-gné leurs domiciles.
 Aziza L.
TÉBESSA
Un homme arrêtéen possession de munitions
U
n homme âgé d'une trentaine d'années a été interpellé avant-hier par laGendarmerie nationale relevant de la commune de Aïn Zerga, à36km au nord de Tébessa, en possession de munitions introduites illégale-ment de Tunisie vers le territoire algérien, apprend-on de sources concor-dantes. C'est à la suite d'une perquisition effectuée au domicile du dénom-mé H.T., qu'une quantité de 3050 cartouches a été découverte, dissimuléedans un coin de la maison. Aussitôt, le mis en cause fut placé sous mandatde dépôt. Par ailleurs, cinq personnes âgées entre 20 et 36 ans ont étéécrouées avant-hier par le procureur général près le tribunal de Tébessapour avoir attaqué au cocktail Molotov le parc des Douanes de la commu-ne de Bekkaria en mars dernier.
 Lakehal Samir
 Annaba
De notre bureau
D
epuis l'arrestation spec-taculaire dimanche parles éléments du CTRId'El Hadjar de Fellah Hacène,actuel vice-président de l'APWet grand magnat de la ferraille àAnnaba, les événements s'accé-lèrent dans ce dossier com-plexe. C'est ainsi qu’hier plu-sieurs hauts cadres, dont unepartie a été citée dans l'affairedu Grant Smithy Works(GSW), ont été convoqués etauditionnés par les enquêteursen charge de dénouer cette af-faire complexe. Et parmi lespersonnalités entendues figu-rent en premier lieu LakhdariAhmed, l'ex-directeur de la sé-curité de la firme et actuelle-ment à la retraite, et son prochecollaborateur, Driss Waheb.Deux autres hauts cadres ac-tuellement en exercice à la di-rection des approvisionnementsont été également interrogés.Ces derniers auraient eu à ré-pondre à des questions précisesdes enquêteurs sur le systèmede contrôle prévalant avant etaprès les livraisons de la fer-raille que fournissait le premiermis en cause à l'usine Arcelor-Mittal El Hadjar. Cité dans l'af-faire GSW, Jamal Bara, l'actueldirecteur de l'unité Fersid, unefiliale de cette dernière chargéede la réception de la ferraille, aété également invité à apporterdes éclaircissements sur lacomptabilité des camions quilivraient cette matière première.Exerçant à Fersid dans le servi-ce comptabilité et dont la tâcheconsiste à établir les bons de li-vraison des camions, M
me
Me-rad, la sœur du vice-présidentdu complexe ArcelorMittal,soupçonnée d'enrichissementillicite, a, quant à elle, été sou-mise à un long interrogatoireportant essentiellement sur lafacturation des livraisons. La juridiction du CTRI d'El Had- jar, une unité qui dépend duDRS (ministère de la Défense),s'active à éplucher les docu-ments administratifs et comp-tables ayant trait à l'exportationde la ferraille par voie maritimequi lui sont remis pour évaluerles préjudices subis tant par lecomplexe ArcelorMittal quepar le fisc. En tout état de cause,tous ceux qui ont un lien de prèsou de loin avec le monde de laferraille ont la peur au ventred’être cités et convoqués dansle cadre de cette grande affairede corruption qui n'a pas encorerévélé tous ses secrets. Tentacu-laire, cette dernière prometd'être palpitante et riche en re-bondissements. Certes, l'onn'est pas encore au stade desprésentations à la justice et lesétablissements des mandats dedépôt, mais c'est tout comme auregard de la gravité des faitscontenus dans ce dossier.
 M.-F.G.
D
epuis le début de l'année 2009, le mon-de de la ferraille à Annaba est ébranléquotidiennement par un séisme de fortemagnitude, dont l'épicentre est situé à Ar-celorMittal. Les auteurs sont des Indiens,des Turcs et même des Israéliens qui, avecla complicité de cadres algériens, ont réussià refluer la sève du complexe ArcelorMittalEl Hadjar. Le souffle qui a enflammé labraise est celui de Smaïn Kouadria, secré-taire général du syndicat des travailleursd'ArcelorMittal. Après l'échec des négocia-tions avec l'employeur portant sur 11 re-vendications, dont l'augmentation des sa-laires, ponctuées du dépôt d'un préavis degrève qui prendra effet le 6 juillet 2009 à5h, les faits et les méfaits ont pris une vites-se grande V. C'est à partir de là que le dos-sier de GSW, une entreprise indienne sous-traitante à ArcelorMittal dans la récupéra-tion de la ferraille, a été mis au jour. LePDG et le superviseur de cette firme étran-gère de droit algérien ont été appréhendéspar les éléments du CTRI d'El Hadjar etprésentés à la justice. Ils ont été condamnésà 3 ans de prison ferme avec leurs com-plices, 2gardiens algériens.En parallèle, c'est le dossier d'une autre en-treprise étrangère, également sous-traitantedans le secteur du transport avec Arcelor-Mittal, qui a été dénoncé. Jouissant detoutes les facilités possibles et imaginables,EFES a balayé toutes les micro-entreprisesalgériennes qui activent dans le même sec-teur en s'octroyant, de gré à gré, la totalitédu contrat dont l'enveloppe est estimée à 35milliards de centimes. Aujourd'hui, les mi-cro-entreprises algériennes créées au len-demain de la compression des effectifs del'ex-Sider par les sidérurgistes chôment.Mieux encore, EFES a nargué les natio-naux en créant une autre entreprise – Kara-maden – spécialisée dans la maintenance.Son contrat il l'a décroché, toujours chezArcelorMittal, le lendemain de sa création.Suivront l'opération d'assainissement ducomité de participation du complexe, à pei-ne 48 heures après le limogeage de ZediriMalek, l'ex-président de ce dernier, quigère un portefeuille de 3% de la masse sa-lariale de 7200 travailleurs, et la non-recon-duction du contrat de travail de BouyayaMohamed, un apparatchik syndicaliste à laretraite depuis 12 ans. Ceci a valu au SG dusyndicat de l'entreprise des menaces demort proférées anonymement par le milieudes magnats de la ferraille.
 M.-F.Gaïdi
GRÈVE DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ
Les syndicats maintiennent le cap
L
e spectre d'une année blanche se précise au fildes jours. Les professeurs, docents et maîtresassistants en sciences médicales ont décidé, hier,de maintenir le cap en radicalisant leur mouve-ment de protestation. Ils ont décidé, lors d'une as-semblée générale tenue au CPMC, de boycotterencore une fois les examens et concours repro-grammés par l'administration à partir de samediprochain. Un bras de fer risque donc d'opposerdans les prochains jours les grévistes à leurs mi-nistères de tutelle, notamment la Santé et l'Ensei-gnement supérieur qui d'ores et déjà ont saisi la justice pour dénoncer une grève qu'ils qualifientd'illicite. De leur côté, les deux syndicats n'envi-sagent pas de baisser les bras ni de renoncer audébrayage d'autant plus que la justice ne leur arien notifié.
«Nous avons revendiqué la prise encharge de nos revendications et nos ministresnous ont répondu par des menaces. Nous avonsappris que les deux ministres, de la Santé et celuide l'Enseignement supérieur nous ont poursuivisen justice»
, s'est dit, stupéfait, le professeur Djid- jli, secrétaire général du syndicat national desprofesseurs et docents en sciences médicales.
«Nos ministres ignorent-ils que nous avons, enbonne et due forme et dans les délais, déposé au- près des instances concernées un préavis de grè-ve»
, s'est interrogé notre interlocuteur.Hier, en plus des professeurs, docents et lesmaîtres assistants, des étudiants en sciences mé-dicales, en pharmacie et en chirurgie dentaire ontassisté à l'assemblée en guise de soutien à leursenseignants et pour également s'imprégner del'évolution de la situation.Plusieurs intervenants dans la salle ont demandéle maintien de l'option d'une grève cyclique detrois jours mais de la décaler en milieu de semai-ne, c'est-à dire à partir de mardi au lieu de same-di. Ceci permettra aux deux syndicats de refor-muler leur préavis de grève afin de ne pas pénali-ser toujours les mêmes malades dont les consul-tations sont programmées en début de semaine.
«Chaque médecin consacre une journée auxconsultations et depuis notre mouvement de dé-brayage, ce sont toujours les mêmes catégoriesde malades qui sont sacrifiées, donc déprogram-mées. Alors, nous demandons à ce que la grèvesoit décalée de trois jours»
, ont proposé les mé-decins soucieux de leurs patients.
«Nous ne pou-vons pas tourner le dos à nos malades. Il y a cer-tains patients qui nécessitent un suivi rigoureux,nous ne devons pas les laisser tomber. En somme,nous ne pouvons pas adopter la même attitudeque celle prônée par le pouvoir envers ses fonc-tionnaires»
, a souligné un praticien. Des interve-nants ont fait l'impasse sur cette question en exi-geant le recours à la grève illimitée pour mettre legouvernement devant ses responsabilités. Cettesuggestion n'a pas fait l'unanimité. L'assembléegénérale a fini par voter pour une grève de 3 joursles 11,12 et 13 mai prochain et la poursuite de lagrève des examens et concours programméepour samedi prochain.D'autres syndicats de la santé ont également déci-dé d'une grève illimitée à partir du mois de mai,ce qui risque de perturber ce secteur névralgiquesi le pouvoir se confine dans son mutisme. Parailleurs, les deux syndicats avaient un grand es-poir de voir un changement à la tête de leur dé-partement, de nouveaux ministres aptes à dé-fendre et à plaider la cause des fonctionnaires ducorps de la santé auprès du Premier ministre et auniveau de la Fonction publique, mais en vain,puisque les mêmes ministres ont été reconduits.C'est malheureusement la continuité sans lechangement.
 Nabila Amir
       P     u       b       l       i     c       i      t       é
 
 A 
près un vrai faux sus-pens, la composante dugouvernement est tom-bée hier. C'est la même. Ex-ception faite du départ du pré-sident du Mouvement de lasociété pour la paix (MSP),Bouguerra Soltani, qui avaitémis le vœu d'être déchargé deses fonctions ministérielles, etqui, en réalité, n'en occupaitaucune, ce fut un ministre sansportefeuille, les autres ont tousété reconduits, à l'instar duPremier ministre AhmedOuyahia. Aucune place doncpour la surprise. Le chef del'Etat l'avait affirmé à moultoccasions : il inscrivait sontroisième mandat dans
«lacontinuité»
. Une continuitéqui suppose la poursuite desmêmes politiques, mais pasforcément avec la même com-posante gouvernementale dontcertains membres avaient étépubliquement «descendus»par le président Bouteflikaavant de décider de les recon-duire. Lui-même avait conclu,en août dernier, à
«l'échec»
deschoix économiques imprimésau pays. Les privatisations pa-tinent, on est plus que jamaisdépendants de la rente pétro-lière, les réformes qui de-vraient toucher les secteursbancaires, la justice et l'écolen'avancent pas, l'agriculture etla santé sont en jachère. Autantde paramètres, soutiennent lesanalystes, qui auraient pu pro-voquer et justifier au moinsquelques remaniements.Le constat de l'échec à lui seulaurait été à même de produirel'électrochoc. Tout compte fait,ce n'est point l'obligation de ré-sultat qui préside à la nomina-tion ou à l'éviction d'un mi-nistre, mais bien le gage defidélité et d'allégeance qu'ilsoit capable de donner.Le président Bouteflika – quel'on croyait retiré après la céré-monie d'investiture pour réflé-chir à comment donner un sensà son troisième mandat, sévè-rement critiqué par l'opposi-tion – a fini par maintenir lestatu quo. Dans le gouverne-ment en place et avec lequel lechef de l'Etat travaille depuisplusieurs années déjà, il y a enréalité deux pôles. Le noyaudur qui gère la plupart despostes de souveraineté, repré-sentés par le trio NoureddineZerhouni à l'Intérieur, ChakibKhelil à l'Energie et Abdelha-mid Temmar à la charge de laPromotion des investisse-ments. Ces trois ministres ontété ramenés par AbdelazizBouteflika à l'entame de sonpremier mandat en 1999. Ilsconstituent une sorte de gardeprétorienne aux côtés du dé-partement de la Justice confiéégalement depuis 2003 à unautre fidèle collaborateur,Tayeb Belaïz en l'occurrence.Le deuxième pôle est composéessentiellement de loyaux ser-viteurs, de lieutenants qui ontredressé le Front de libérationnationale (FLN) en 2004. Ilssont nombreux. Il s'agit surtoutde Abdelaziz Belkhadem, mi-nistre d'Etat, de Tayeb Louh,ministre du Travail, de RachidHarraoubia de l'Enseignementsupérieur, de Ould Abbès, mi-nistre de la Solidarité nationa-le, de Saïd Barkat qui a permu-té récemment avec soncollègue Amar Tou devenu mi-nistre des Transports, et deMahmoud Koudri placé auposte de ministre chargé desRelations avec le Parlement.Les autres partis de l'Allianceprésidentielle gardent aussileurs portefeuilles. Inutile derevenir sur les bilans de cha-cun. Mais les raisons du main-tien de la même équipe gou-vernementale insérées dans lecommuniqué laconique de laprésidence de la Républiquene résistent à aucune critique.Il est surprenant que l'on justi-fie
«l'immobilisme»
par lescontraintes d'un calendrier in-ternational que l'on sait pasaussi chargé que cela.Il est également difficile de dé-chiffrer et de donner un sens àla notion
«des exigences in-ternes»
qui ont amené le prési-dent Bouteflika à reconduire lamême composante gouverne-mentale ! Le pays avait bel etbien besoin d'un changement,on lui a imposé la continuitédans l'échec. Les arguments,tous les arguments sont irrece-vables.
Saïd Rabia
L ’ A CTUA L I TÉ
El Watan 
- Mardi 28 avril 2009 - 
Entre «la continuité»et le statu quo
Qu’en sera-t-ildes promesses
?
L
e staff gouvernemental reste inchangé. Est-il possible pour le pré-sident d’honorer ses promesses tous azimuts avec la même com-posante humaine de son gouvernement dont il a pourtant dénoncél’échec de la conduite du programme à bien des égards ? Une observa-tion : l’Exécutif est toujours dominé par les hommes. Ne serait-ce quesur ce registre, la place de la femme reste minime, voire insignifiante.Cela contrairement au discours de campagne qui mettait en avant la pro-motion et la consolidation de la place de la femme dans les instances di-rigeantes du pays. Trois femmes figurent dans le gouvernement, ce quireprésente environ une femme pour dix ministres. Outre d'être minori-taire en nombre, elles semblent être maintenues dans leur statut de «mi-neures» en refusant de les nommer à des postes ministériels importants.Khalida Toumi conserve son poste de ministre de la Culture. NouaraSaâdia Djaâfar est toujours ministre déléguée auprès du ministre de laSolidarité nationale, chargée de la Famille et de la Condition féminine.Et enfin, Souad Bendjaballah occupe encore le poste de ministre délé-guée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, chargée de la Re-cherche scientifique. Pas donc de femmes à la tête des grands départe-ments ministériels ou à la tête de ministères de souveraineté commec'est le cas en France dont le ministre de la Défense est une femme ouencore aux Etats-Unis dont les Affaires étrangères ont été confiées àune femme. Peut-être la comparaison entre l'Algérie et ces deux pays n'apas lieu d'être au vu de l'écart démocratique qui les sépare. Mais il estcertain que le président de la République a fait la promesse – une fois ré-élu – de donner à la femme la place qu'elle mérite, la place qui lui re-vient de droit.
«L'objectif primordial de la révision constitutionnelle est (…) de promouvoir les droits politiques de la femme, en renforçant seschances d'accéder aux assemblées élues et à tous les niveaux, en vue delui permettre d'affirmer sa personnalité et de consolider son rôle vitaldans l'édification et le progrès de la nation»
, avait-il déclaré le 12 no-vembre 2008, à l'occasion de la présentation de son projet de révision dela Constitution. Est-ce donc tout ce que mérite la femme algérienne ?Bien sûr que non. A travers la reconduction de la même équipe, le chef de l'Etat reste sur la même ligne politique suivie au cours de ses deuxpremiers mandats. Outre le point relatif à la femme, il est difficile decroire en les capacités de cette même équipe gouvernementale, qui amontré ses limites à tout point de vue, à réussir là où elle a bien échouédurant les deux mandats écoulés. Une équipe qui s'est plutôt illustréepar son incapacité à concrétiser dans les délais les différents projets ins-crits dans les précédents programmes présidentiels. C'est le cas parexemple de l'autoroute Est-Ouest, des chemins de fer, du métro d'Alger,de la mise à niveau des entreprises, de la promotion de l'investissement,de la résorption du chômage, de la réforme bancaire, de la réforme del'école, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique, dusport, de l'habitat… Le chef de l'Etat a lui-même reconnu l'échec de sapolitique et dit devant la conférence des maires l’été 2008 qu'on l'a in-duit en erreur. Des ministres qu'il a épinglés, pour leurs insuffisancesavérées, sont maintenus. Comment des ministres qui n'ont pas encoreterminé des anciens programmes vont-ils concrétiser le futur plan quin-quennal de 150 milliards de dollars dans lequel est prévu, entre autres,la création de trois millions d'emplois et un million de logements ? Suf-fit-il d'injecter des milliards dans les différents secteurs pour parler deprogrès et de développement ?
 M.A.O.
LE PRÉSIDENTBOUTEFLIKA RECONDUITM. OUYAHIA ETLES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
L
a présidence de la République a rendupublic hier le communiqué suivant :Conformément à l'article 77-5 de la Consti-tution, M. Abdelaziz Bouteflika, présidentde la République, a reçu, hier , AhmedOuyahia, qui lui a présenté sa démission.Monsieur le président de la République adécidé de reconduire Ahmed Ouyahia dansles fonctions de Premier ministre. En outre,et compte tenu du calendrier internationalainsi que des exigences internes, le chef del'Etat a décidé de reconduire le gouverne-ment dans sa composition actuelle, à l'ex-ception de Soltani Bouguerra qui quitte legouvernement à sa demande.
 VOICI LA LISTE DES MEMBRESDU GOUVERNEMENT:
Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat, re-présentant personnel du chef de l'Etat,Nourredine Zerhouni dit Yazid, ministred'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collec-tivités locales , Abdelmalek Guenaïzia,ministre délégué auprès du ministre de laDéfense nationale, Mourad Medelci, mi-nistre des Affaires étrangères , Tayeb Be-laïz, ministre de la Justice, garde desSceaux , Karim Djoudi, ministre des Fi-nances, Chakib Khelil, ministre de l'Ener-gie et des Mines, Abdelmalek Sellal, mi-nistre des Ressources en eau , AbdelhamidTemmar, ministre de l'Industrie et de laPromotion des investissements, El Hache-mi Djaâboub, ministre du Commerce,Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Af-faires religieuses et des Wakfs , MohamedCherif Abbas, ministre des Moudjahidine,Cherif Rahmani, ministre de l'Aménage-ment du territoire, de l'Environnement etdu Tourisme, Amar Tou, ministre desTransports, Boubekeur Benbouzid, mi-nistre de l'Education nationale, Rachid Be-naïssa, ministre de l'Agriculture et du Dé-veloppement rural, Amar Ghoul, ministredes Travaux publics, Saïd Barkat, ministrede la Santé, de la Population et de la Réfor-me hospitalière, Khalida Toumi, ministrede la Culture, Mustapha Benbada, ministrede la Petite et moyenne entreprise et del'Artisanat, Rachid Harraoubia, ministre del'Enseignement supérieur et de la Re-cherche scientifique , Hamid Bessalah,ministre de la Poste et des Technologies del'information et de la Communication,Mahmoud Khedri, ministre des Relationsavec le Parlement, El Hadi Khaldi, mi-nistre de la Formation et de l'Enseignementprofessionnels, Nourredine Moussa, mi-nistre de l'Habitat et de l'Urbanisme, TayebLouh, ministre du Travail, de l'Emploi et dela Sécurité socialeDjamal Ould Abbès, ministre de la Solida-rité nationale, de la Famille et de la Com-munauté nationale à l'étranger, Smaïl Mi-moune, ministre de la Pêche et desRessources halieutiques, Hachemi Djiar,ministre de la Jeunesse et des SportsDaho Ould Kablia, ministre délégué au-près du ministre de l'Intérieur et des Collec-tivités locales, chargé des Collectivités lo-cales, Abdelkader Messahel, ministredélégué auprès du ministre des Affairesétrangères, chargé des Affaires maghré-bines et africaines, Nouara Saâdia Djaâfar,ministre déléguée auprès du ministre de laSolidarité nationale, de la Famille et de laCommunauté nationale à l'étranger, char-gée de la Famille et de la Condition fémini-ne, Souad Bendjaballah, ministre déléguéeauprès du ministre de l'Enseignement su-périeur et de la Recherche scientifique,chargée de la Recherche scientifique, Az-zedine Mihoubi, secrétaire d'Etat auprès duPremier ministre, chargé de la Communi-cation.Par ailleurs, et conformément à l'article 78de la Constitution, Abdelaziz Bouteflika,président de la République, a nommé Ah-med Noui, secrétaire général du gouverne-ment.
(APS)
Le couple Bouteflika-Ouyahia, ou le poids des contraintes interneset de l’agenda international
Le canular d’avril 
Moins cinq et l'on penserait que c'est à cause d'
El Watan
avec saune sur les ministres impopulaires ou sa petite «info» en pageEpoque dans notre édition d'hier que le président Bouteflika a dé-cidé de reconduire toute l'équipe gouvernementale. Cela flatteraitpeut-être notre ego de savoir que le président de la République«himself» pourrait décider des grandes affaires de l'Etat en fonc-tion des écrits de notre journal. Arrêtons de nous chatouiller lenombril, la réalité est tout autre. Pour une raison bien simple, leprésident Bouteflika a toujours affiché un dédain total vis-à-vis dela presse nationale. Aussi, ni
El Watan
ni aucun confrère de lapresse indépendante ne doivent se sentir responsables de ce dé-sastre politique qui risque d'enfoncer l'Algérie dans l'inertie, dansun monde durement touché par la crise économique . A bien voir, cette reconduction de tous les ministres du gouverne-ment Ouyahia ressemble plus à un... canular.Pour avoir été très critique vis-à-vis du gouvernement sur tous lesplans, il aurait été plus logique pour Bouteflika de procéder à denouvelles nominations, à l'entame de son troisième mandat prési-dentiel. Les promesses électorales de Bouteflika ont été telles quepour tous les observateurs n'avaient aucun doute sur ses inten-tions d'opérer un profond remaniement gouvernemental. Certainsavaient même avancé l'hypothèse que Ouyahia allait passer à latrappe. De plus, ceux et celles qui nourrissaient de l'espoir dans laréélection de Bouteflika, à l'instar de la majorité des citoyens, ontbesoin de voir s'afficher des ambitions claires et surtout réalistes.Hélas, la décision de Bouteflika ne répond pas aux nombreusesattentes. Elle va même passablement décevoir ses plus ferventssupporters.D'un autre côté, l'on a l'impression que Bouteflika acarrément reporté la formation du gouvernement du «troisièmemandat» à une date ultérieure. Comme s'il voulait lui consacrerplus de temps et plus de réflexion. Si c'est le cas, il fallait le dire.Cela aurait fait plus sérieux.
M. T. Messaoudi 
HUMEUR
Bouteflika avait pourtant conclu, en août dernier, à «l'échec» des choix économiquesimprimés au pays.
    P    H    O    T    O   :
    E    L    W    A    T    A    N
BOUTEFLIKA RECONDUIT LE MÊME GOUVERNEMENT
of 00

Leave a Comment

You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...
You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...