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Le Fascisme Vu de Droite - J. Evola

Le Fascisme Vu de Droite - J. Evola

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Il y a des titres qui, à eux seuls, constituent des provocations : on n’a même pas besoin d’ouvrir le livre pour être choqué, la couverture suffit. Et dans le genre, « Le fascisme vu de droite », c’est du lourd.
Pour autant, quand on ouvre l’objet, on comprend vite que, dans l’esprit de l’auteur, il ne s’agit pas du tout de provocation. « Le fascisme vu de droite », c’était tout simplement, pour le Julius Evola de l’après-guerre, le regard d’un homme purement de droite sur un phénomène politique ambigu.
Purement de droite, Evola l’est, dit-il, parce qu’il est de la Droite pure.
Il ne s’agit en effet pas pour lui de se définir par opposition au marxisme. A ses yeux, ceux qui se disent « de droite » pour la seule raison qu’ils sont antimarxistes prouvent tout simplement qu’ils n’ont pas de substance propre – et donc, pas cette substance spécifique qui fait la Droite « vraie ».
Il y a des titres qui, à eux seuls, constituent des provocations : on n’a même pas besoin d’ouvrir le livre pour être choqué, la couverture suffit. Et dans le genre, « Le fascisme vu de droite », c’est du lourd.
Pour autant, quand on ouvre l’objet, on comprend vite que, dans l’esprit de l’auteur, il ne s’agit pas du tout de provocation. « Le fascisme vu de droite », c’était tout simplement, pour le Julius Evola de l’après-guerre, le regard d’un homme purement de droite sur un phénomène politique ambigu.
Purement de droite, Evola l’est, dit-il, parce qu’il est de la Droite pure.
Il ne s’agit en effet pas pour lui de se définir par opposition au marxisme. A ses yeux, ceux qui se disent « de droite » pour la seule raison qu’ils sont antimarxistes prouvent tout simplement qu’ils n’ont pas de substance propre – et donc, pas cette substance spécifique qui fait la Droite « vraie ».

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Le fascisme vu de droite (J. Evola)
 
 
Catégorie : Histoire  Créé le dimanche 19 septembre 2010 23:00
Écrit par L'équipe Scripto
Il y a des titres qui, à eux seuls, constituent des provocations : on n’a même pas besoind’ouvrir le livre pour être choqué, la couverture suffit. Et dans le genre, « Le fascisme vu
de droite »,
c’est du lourd 
.
 
Pour autant, quand on ouvre l’objet, on comprend vite que, dans l’esprit de l’auteur, il nes’agit pas du tout de provocation. « Le fascisme vu de droite », c’était tout simplement,pour le Julius Evola de l’après
-
guerre, le regard d’un homme
 purement de droite
sur unphénomène politique
ambigu
.
 
Pur 
ement de droite, Evola l’est, dit
-
il, parce qu’il est de
la Droite pure
.
 
Il ne s’agit en effet pas pour lui de se définir par opposition au marxisme. A ses yeux,ceux qui se disent « de droite » pour la seule raison qu’ils sont antimarxistes prouvent
tout
simplement qu’ils n’ont pas de substance propre –
et donc, pas cette substancespécifique qui fait la Droite « vraie ».
 
 
Quelle est cette substance « vraie », selon Evola ?
 
Pour résumer, c’est le maintien des valeurs aristocratiques antérieures à 1789 –
etmême, au fond, antérieures à toute la modernité, y compris celle qui précéda la
Révolution, y compris celle, latente, qui traversait déjà l’automne du Moyen Âge.
 
La « Droite » d’où parle Evola, c’est, disons, l’univers mental de Leonidas, ou à peu
près.
 
 Au moins, les choses sont claires.
 
*
 
Depuis ce point de vue pratiquement détaché de l’Histoire contemporaine, Evola
entendporter sur le fascisme un regard sans a priori, ni positif, ni négatif. Il rejette à la fois
l’idéalisation des postfascistes, qui ne veulent se souvenir que des aspects positifs del’Italie sous Mussolini, et la diabolisation hystérique par les hi
storiens antifascistes. Son
objectif est de définir le fascisme, d’en analyser la complexité interne, et de porter, sur 
cet objet complexe, un regard venu de la « Droite »
 pure
.
 
Sa définition du fascisme tient en une phrase : c’était une réaction des
forces vitales de
la nation italienne contre la crise d’une certaine conception de l’Etat.
 
Pour Evola, l’origine de cette réaction était double :
 
-
D’une part, la prise de conscience que la crise de l’Etat risquait d’impliquer la mort de
la nation italienne
 –
 
une Italie qui ne peut pas se définir sans l’Etat (seul capable de
faire coexister Milan et Naples dans le même pays).
 
-
D’autre part, l’activation accidentelle, par la Première Guerre Mondiale, des forcescapables d’opérer la réaction dans l’ordre mat
ériel.
 
 Activation, on le notera bien, purement
accidentelle
. Les classes dirigeantes italiennesont engagé leur pays dans la Grande Guerre pour des raisons principalement
 
économiques et de tactique politicienne. Elles ont envoyé des centaines de milliers de jeunes hommes à la mort
 –
 
avant de s’apercevoir, trop tard, que ceux qui revenaient
vivants de la boucherie avaient, au passage, appris une forme nouvelle et supérieure
de liberté : l’esprit guerrier.
 
Bref, le fascisme est pour Evola la rencontre d’une nécessité (redéfinir l’Etat italien pour sauver la nation italienne) et d’un hasard (la fabrication en grande série de jeunes
hommes habitués à risquer leur vie).
 
Il est intéressant d’emblée de remarquer qu’Evola n’analyse donc pas le fascisme
comme une
idéologie
. A ses yeux, le contenu idéologique du fascisme est venu en
quelque sorte remplir un corps qui, au départ, n’avait pas de substance intellectuelleautonome. C’était fondamentalement une réaction vitale du peuple, un excès d’énergie
qui pouvait parti
r à peu près dans n’importe quelle direction.
 
Evola souligne, en particulier, qu’il existait, dans le squadrisme (ancêtre non
-idéologique du fascisme, vers 1919) de fortes tendances socialisantes et purementinsurrectionnelles. Le fascisme aurait très bien
pu devenir une sorte d’anarcho
-
syndicalisme militariste, tout à fait différent de ce qu’il est devenu historiquement.
 
Certes, le fascisme devint ce qu’il devait devenir, parce que Mussolini, à un certainmoment, estima que la crise de l’Etat ne pouvait êt
re surmontée que par une ruptureradicale avec les conceptions de 1789. Mais on peut très bien imaginer une « histoirealternative », où le même mouvement initial se serait ensuite orienté, au contraire, versun renforcement des tendances induites par le 1789 français.
 
Pour Evola, le fascisme était donc un projectile, et il se trouva que Mussolini dirigea lecanon dans une certaine direction
 –
 
c’est tout. Interprétation qu’on acceptera, ou pas.
 
Quoi qu’il en soit, le fascisme devint une « révolution conserv
atrice », chargée par le «Duce » de construire un « Etat, esprit de la nation ».
 
*
 
Quel regard notre Evola de « Droite pure » porte-t-il sur ce projet étatique et national ?
 

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