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Le pâturage porcin
C’est dans ses nouveaux locaux à Feytiat que GABLIM a tenu son Assemblée Générale annuelle le 20 avril dernier. L’occasion de dresser un bilan des actions réalisées en 2008 et d’arrêter les axes de travail prioritaires pour 2009.
 
Des conversions qui repartent mais on est encore loin du compte
 
Face aux 9 arrêts de certification, les 27 nouveaux certifiés en 2008 marquent le début d’unereprise des conversions qu’il faut bien sûr saluer. Malheureusement, nous sommes encore trèsloin des 100 nouveaux bio chaque année correspondant aux objectifs de 6% de surfaces en biod’ici 2012. Si le réseau DIVA mis en place par le Conseil Régional et la veille foncière activéepar GABLIM dans le cadre du RAD ont commencé à porter leurs fruits, d’autres leviers restentinsuffisamment exploités : formation dans l’enseignement agricole, sensibilisation des agri‐culteurs conventionnels, implication active des collectivités locales... Nous devons donc nousatteler à renforcer notre action dans ces domaines, et dans le même temps être prêts à ac‐compagner techniquement et économiquement les prochains candidats que la nouvelle régle‐mentation européenne et le doublement de l’aide à la conversion auront séduits.
 
Des débouchés qui se confirment et des filières à structurer
 
La restauration collective bio n’en est plus au stade expérimental. La filière est aujourd’huien plein développement et répondre localement à la demande des collectivités sera l’un desgrands défis à relever en 2009. En effet, l’essor de ce débouché fait émerger, au‐delà desvolumes produits, d’autres besoins en terme d’outils de transformation, de stockage collec‐tif, de commercialisation. Pour pouvoir faire face, GABLIM a décidé pour 2009 de doublerses moyens d’animation dans ce secteur.
 
Communication : des outils appréciés à diffuser plus largement
 
Outre la Feuille Bio du Limousin et les deux grandes foires bio régionales organisées parGABLIM, l’année 2008 a été marquée par la montée en puissance du sitewww.gablim.com (9000 visites en 2008 et déjà 8000 en 2009), et par l’arrivée de TechInnov, véritable outil de sensibilisation à la disposition des agriculteurs conventionnelsdu Limousin. Pour 2009, l’Assemblée Générale de GABLIM a fixé comme objectif dediffuser cette revue à au moins 20% d’entre eux.Côté consommateurs, n’oublions pas la sortie prochaine du Guide Bio 2009‐2010, etl’essor important des animations pédagogiques auprès des scolaires, de plus en plusplébiscitées, notamment à travers le réseau des Fermes de Découverte.Cette Assemblée générale fut riche, animée et constructive. Merci à l’équipepour son organisation, aux partenaires institutionnels pour leur présence, etaux nombreux adhérents pour leur participation active aux débats.Michel DeslandesPrésident de GABLIM
 
 Nouvelle mouture des aides à la conversion Nouveau parcours à l’installation : on prend les mêmes et on recommence !
 
Échos du réseau
 
102 avril 2009
 
Et si 2010 était l’annéedu « Power Flower » ?
 
Le saviez -vous ? AnnoncesCalendrier
 
Les Moissons du Limousincreusent leur sillon
 
Filières Actu Limousin
 
Michel Champeaux :éleveur bio en Corrèze
 
Portrait
 
Parcelle d’orge bio passée au Round Up :la honte
 
CartonrougeTechniqueRèglementation
 Assemblée Générale de GABLIM :une année pleine de promesses...
OGM
 
Les chercheurs américainsconfirment : les OGM n’aug-mentent pas les rendements
 
 
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La Feuille bio du Limousin102 avril 2009
 
Le Parlement européen a adopté le 2 avril dernierle projet de règlement portant sur la «fleur del’UE», le label écologique européen. Objectif : pro-mouvoir l’écolabel de manière plus efficace. La pe- tite fleur bleue et verte peine en effet à trouver desproduits où s’afficher, avec à peine 800 entreprisescertifiées en 2008 alors que ce label existedepuis 16 ans déjà. En cause, une mécon-naissance des consommateurs sur sa signi-fication, et des charges administratives etfinancières trop importantes pour les en- treprises qui le demandent, notammentles PME.Pour rappel, l’écolabel européen s’a-dresse à «des produits ayant une inci-dence moindre sur l’environnementpendant tout leur cycle de vie» etpeut s’appliquer aujourd’hui sur une trentaine de catégories de produitsou services, allant du vêtement au savon, enpassant par les téléviseurs et les services decamping. Sont par contre exclus du champd’application les produits pharmaceutiques,agroalimentaires, et le secteur automobile.En France, il est attribué par l’Afnor,l’Association française de normalisation. Au départ, ce projet de nouveau règle-ment visait à étendre le champ d’appli-cation de l’écolabel, notamment auxboissons, aux denrées alimentaires transformées et auxproduits de la pêche. Mais les députés ont ajourné cetteextension et soumise à la condition de démontrer avantle 31 décembre 2011, qu’il est possible «d’établir des cri- tères fiables couvrant la performance environnementalependant tout le cycle de vie des produits».Par contre, certaines catégories nepourront plus l’obtenir. C’est le casdes «produits ou substances suscitantdes préoccupations sérieu-ses » (toxiques ou carcinogènes), sauf pour certaines catégories spécifiques(lampes basse consommation parexemple). C’est une amélioration par- ticulièrement satisfaisante car ellepromeut la substitution. Autre évolution, qui pourrait amenerde nouveaux clients à l’écolabellisa- tion européenne, les coûts pour les fabricants sont revusà la baisse. Les frais de dossier restent obligatoires et à lacharge des fabricants, mais les redevances annuelles de-viennent facultatives et les pays qui les maintiennent(comme cela devrait être le cas en France), les calcule-ront désormais en fonction du chiffre d’affaires des ven- tes du produit labellisé, tout en respectant des plafondsmajorés en fonction de la taille de l’entreprise (350 €pour les TPE, 750 € pour les PME, 1.500€ pour les au- tres).
 
(source : Le Journal de l’Environnement du 3 avril 2009)
Et si 2010 était l’année du « Flower Power » ?
 La Fédération nationale d’agriculture biologique des ré‐ gions de France apporte son soutien à Guy Darrivère,paysan bio des Pyrénées‐Atlantiques dont un champd’orge vient d’être détruit au Round Up par le bénéfi‐caire, conventionnel, de cette parcelle pour cause deremembrement. Alors que tous les recours n’avaientpas été épuisés, et malgré notre intervention auprèsdu Cabinet du Ministre de l’agriculture, la rapidité del’action montre le peu de cas que l’on fait encore,dans certains milieux syndicaux, des objectifs enmatière de production biologique sur le territoire,quand les intérêts de gros producteurs convention‐nels sont en jeu. L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour tout le monde, et Guy Darrivère vient d’en fairel’expérience. Dans le cadre des remembrementsconsécutifs au tracé de l’autoroute A 65, ce pro‐ducteur bio, sur 32 ha, se voit déposséder d’unepartie de ses terres. Parmis elles, 2 hectares biosemés en orge sont attribués à un producteurconventionnel (équivalent 240 ha), et responsable local dela FDSEA! Certes, Guy sera indemnisé, mais les parcellesrestituées sont en conventionnel, difficilement exploita‐bles et il faudra 3 ans pour retrouver sur ces nouvelles ter‐res le statut de bio. De plus, sa production d’orge étaitattendue par des éleveurs dans le cadre d’une contractua‐lisation locale. La FNAB, alertée très tard, avait aussitôt demandé le sou‐ tien du Cabinet de Michel Barnier qu’elle a rencontré hier.Mais le producteur conventionnel a pris les devants, etavant d’avoir l’accord préfectoral, s’est imposé au glypho‐sate sur ces 2 hectares, désormais impropres à la culturebio pour longtemps. Nous allons étudier quelles suites don‐ner à cette « prise en force », et Dominique Marion, Prési‐dent de la FNAB, ne manquera pas d’aborder le sujet avec J.M. Lemétayer, son homologue à la FNSEA, lors d’unerencontre prévue prochainement.Communiqué presse FNAB du 10 avril 2009
 Parcelle d’orge bio passée au Round up : la honte
 
   L  e   S  a  v   i  e  z  -  v  o  u  s   ?
 
  C  a  r  t  o  n  r  o  u  g  e
 
N° 102 avril 2009
 
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La Feuille bio du Limousin
 
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 Pouvez-vousnousprésentervotrepar-coursdinstallationetvosproductions?   
Jemesuisinstallédanslagricultureparhasard,enbioparhasardetjaidéveloppélaventedirecteparhasardaussi! Enfait,jaitoujoursétéenlienaveclagriculturecarmesparentsétaientagriculteurs.Après3annéesdétudesen facultéetuneexpérienceentantquepion,jemesuisre-trouvéauchômage.Acemoment,mesparentsprenaientleurretraiteetmonfrèrenétantpasintéresséparlare-prise,jaidonceulopportunitédereprendrelexploitation familialeen1988.Surlexploitation,jélèvedesvachesetdesveaux,etde-puis2003mafemmeetmoiavonsplantéunhectaredepommiersquicommencetoutjusteàproduire.Onvendprincipalementenventedirectesousformedecolisdeviandeàdesparticuliersducanton,maiscelanousarriveaussidevendreencircuitlong.Parexpérience,jesuisdavisquilfauttoujoursavoirplusieursdébouchés,etconserverlaventedirecteestpourmoitrèsimportant.Carmêmesiàunmomentonvendmieuxunebêteencircuitlong,rienneditqueceladurera.Alorsquenventedirecteleprixestplusstable. 
 
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 Pourquoivousêtes-vousorientéverslaproductionbiologique?   
 Pourlaconversionenbio,jysuisvenuaprèsdiscussionavecundemesclientsdanslAveyronquisétaitconvertiluiaussi.Jemesuisconvertien1998/1999.CelaaétédifficilecaronaessuyélesplâtresdelanouvellemouturedesCTEetlaconversionaprisduretard,surleplanadministratifsurtout.J’aichoisidepasseraubio,carcelacadraitavecmesconvictionsetjemeretrouvaisassezbiendansladémarcheetlecahierdescharges. 
 
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 Pourriez-vousnousparlerduprojetdevalorisationduveaurosé?   
Lespremièresannéesoùjemesuiscertifiéenbio,onvendaitlesbêtesmoinsbienenbioquavecunlabeldequalité.Avecungroupedeproducteursonadécidédemettreenplaceunproduitpourpalliercelaetonaalorsproposéduveauroséenventedirecte,quin’étaitriendautrequecequonmangeaitnous-mêmes.Unveauquiresteauchampavecsamèreetboitaussibiendulaitquilmangedelherbe,dunecouleurdeviandeplusrougequecelleduveaudelait.Legroupeaététsdynamiqueaudébutpourlancerlacommer-cialisationdeceproduit,etaujourdhuionfonc-tionnebienchacundenotrecôtéavecnosclien-tèles.Avecdeuxautresproducteurs,onaau-jourdhuiunnouveauprojetsurlacommercialisa-tiondeceproduitetontravailleavecGABLIMàcesujet
 
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Quelavenirvoyez-vouspourlabioenFrance?   
Ducôtédelaproduction,jepensequilfaudraituneévolutionducahierdeschargesbiocaraveclenouveaucahierdeschargeseuropéentoutlemondepourrapasserenbio.Ilfaudraitconserverunespéci- ficitépournepasautorisernimportequoi.Ducôtédesconsommateurs,jedoisdirequepeudemesclientsenventedirectesontvenuspourlelabelbio.Ilfautquecelasedémocratiseencorecarlade-mandeestpourlemomenttroporchestréeparenhaut,notammentsuiteaugrenelledelenvironne-ment.Defaçongénérale,jepensequilfautfaireatten-tionànepasarriveràdesparadoxescommede faireconsommerbioàtoutprixenimportantàgrandctdegazolelesproduits.Parexemple,pournouséleveurs,ilétaitjusquelàautoriséde faireabattreunepetitepartiedesesbêtesdansunabattoirlocalnonagréé,etdevendreenbiocetteviande.Celanevaplusêtrepos-sibleaujourdhuietjevaisdevoirfaireplusdekilomètrespourfaireabattremaviandepourlavendreenbio.Jetrouvecelapara-doxaletjaimeraiquelespolitiquestrou-ventunesolutionpourfaireévoluerleschoseslocalement.
Propos recueillis par Alice Valenzisi
 P      o   r     t      r     a   i       t      
 ProducteurBiologiqueDatedentréeenBio:1999SAUtotaleenBio:42.,74ha
MichelChampeaux
 
PHOTO
Lesaleix   
19260Affieux Tél:0555979073
Veaurosé     
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