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La Feuille bio du LimousinN° 102 avril 2009
Le Parlement européen a adopté le 2 avril dernierle projet de règlement portant sur la «fleur del’UE», le label écologique européen. Objectif : pro-mouvoir l’écolabel de manière plus efficace. La pe- tite fleur bleue et verte peine en effet à trouver desproduits où s’afficher, avec à peine 800 entreprisescertifiées en 2008 alors que ce label existedepuis 16 ans déjà. En cause, une mécon-naissance des consommateurs sur sa signi-fication, et des charges administratives etfinancières trop importantes pour les en- treprises qui le demandent, notammentles PME.Pour rappel, l’écolabel européen s’a-dresse à «des produits ayant une inci-dence moindre sur l’environnementpendant tout leur cycle de vie» etpeut s’appliquer aujourd’hui sur une trentaine de catégories de produitsou services, allant du vêtement au savon, enpassant par les téléviseurs et les services decamping. Sont par contre exclus du champd’application les produits pharmaceutiques,agroalimentaires, et le secteur automobile.En France, il est attribué par l’Afnor,l’Association française de normalisation. Au départ, ce projet de nouveau règle-ment visait à étendre le champ d’appli-cation de l’écolabel, notamment auxboissons, aux denrées alimentaires transformées et auxproduits de la pêche. Mais les députés ont ajourné cetteextension et soumise à la condition de démontrer avantle 31 décembre 2011, qu’il est possible «d’établir des cri- tères fiables couvrant la performance environnementalependant tout le cycle de vie des produits».Par contre, certaines catégories nepourront plus l’obtenir. C’est le casdes «produits ou substances suscitantdes préoccupations sérieu-ses » (toxiques ou carcinogènes), sauf pour certaines catégories spécifiques(lampes basse consommation parexemple). C’est une amélioration par- ticulièrement satisfaisante car ellepromeut la substitution. Autre évolution, qui pourrait amenerde nouveaux clients à l’écolabellisa- tion européenne, les coûts pour les fabricants sont revusà la baisse. Les frais de dossier restent obligatoires et à lacharge des fabricants, mais les redevances annuelles de-viennent facultatives et les pays qui les maintiennent(comme cela devrait être le cas en France), les calcule-ront désormais en fonction du chiffre d’affaires des ven- tes du produit labellisé, tout en respectant des plafondsmajorés en fonction de la taille de l’entreprise (350 €pour les TPE, 750 € pour les PME, 1.500€ pour les au- tres).
(source : Le Journal de l’Environnement du 3 avril 2009)
Et si 2010 était l’année du « Flower Power » ?
La Fédération nationale d’agriculture biologique des ré‐ gions de France apporte son soutien à Guy Darrivère,paysan bio des Pyrénées‐Atlantiques dont un champd’orge vient d’être détruit au Round Up par le bénéfi‐caire, conventionnel, de cette parcelle pour cause deremembrement. Alors que tous les recours n’avaientpas été épuisés, et malgré notre intervention auprèsdu Cabinet du Ministre de l’agriculture, la rapidité del’action montre le peu de cas que l’on fait encore,dans certains milieux syndicaux, des objectifs enmatière de production biologique sur le territoire,quand les intérêts de gros producteurs convention‐nels sont en jeu. L’agriculture biologique n’est pas une priorité pour tout le monde, et Guy Darrivère vient d’en fairel’expérience. Dans le cadre des remembrementsconsécutifs au tracé de l’autoroute A 65, ce pro‐ducteur bio, sur 32 ha, se voit déposséder d’unepartie de ses terres. Parmis elles, 2 hectares biosemés en orge sont attribués à un producteurconventionnel (équivalent 240 ha), et responsable local dela FDSEA! Certes, Guy sera indemnisé, mais les parcellesrestituées sont en conventionnel, difficilement exploita‐bles et il faudra 3 ans pour retrouver sur ces nouvelles ter‐res le statut de bio. De plus, sa production d’orge étaitattendue par des éleveurs dans le cadre d’une contractua‐lisation locale. La FNAB, alertée très tard, avait aussitôt demandé le sou‐ tien du Cabinet de Michel Barnier qu’elle a rencontré hier.Mais le producteur conventionnel a pris les devants, etavant d’avoir l’accord préfectoral, s’est imposé au glypho‐sate sur ces 2 hectares, désormais impropres à la culturebio pour longtemps. Nous allons étudier quelles suites don‐ner à cette « prise en force », et Dominique Marion, Prési‐dent de la FNAB, ne manquera pas d’aborder le sujet avec J.M. Lemétayer, son homologue à la FNSEA, lors d’unerencontre prévue prochainement.Communiqué presse FNAB du 10 avril 2009
Parcelle d’orge bio passée au Round up : la honte
L e S a v i e z - v o u s ?
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