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Gérôme Taillandier: Structure Du Déni de castration

Gérôme Taillandier: Structure Du Déni de castration

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C'est tout de même bizarre que cet article n'intéresse personne...
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Categories:Types, Comics
Published by: Gérôme Taillandier on Jul 06, 2013
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12/02/2013

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 STRUCTURE DU DENI DE REALITE
Choix d’objet narcissique, 10
 
Freud a introduit pour rendre compte de la perversion en tant que distincte desautres structures le terme de déni (
Verleugnung
). Si tout le monde est bien
d’accord sur ce terme, le brouillard le plus dense règne sur le sens exact de ce
mot. Autant Freud a éclairé de sa formule célèbre la dénégation (
Verneinung
) :«
Vous allez me dire que c’est ma mère, mais ce n’est pas ma mère
», autant leterme de
déni 
reste peu clair, éclairé seulement dans la nuit par un certain
brillant sur le nez
, et la certitude que le déni de réalité consiste en somme ànier la castration maternelle, ce qui semble échapper à beaucoup
d’
intellectuels distingués.
Fort de ces évidences, j’ai pensé que le meilleur pot pour faire mijoter cette
vieille soupe était le vieux pot de la distinction moi-plaisir/moi-réalité.Un jeune homme en état de déshérence familiale, après une bonne suite
d’intoxications à div
erses drogues destinée à lui faire perdre le sens de sonidentité, se retrouve sans argent, à vouloir offrir des accessoires coûteux à sapetite amie. Les parfums ont un prix, et cette amie est tout heureuse de
recevoir ces cadeaux, mais s’étonne de leur p
rovenance. Le jeune homme lui
avoue qu’ils sont tombés du camion, mais cela ne lui pose pas de problèmes
:les commerçants sont tous des voleurs et par conséquent, voler les voleurs estune bonne action.On connaît la chanson.Une analyse simple de la situation montre alors ceci : le
moi-plaisir 
de cegarçon soutient la formule : « ce sont tous des voleurs ». Mais son
moi-réalité
 
n’a pas pour autant disparu, et lui rappelle la chansonnette
: « Je suis unvoleur », ce que le moi-
plaisir n’a pas envie d’entendre…
 
 
Comment résoudre ce cruel dilemme ? Une seule solution : en volant lesvoleurs, la réalité
s’efface
 
devant le plaisir de l’autre personne et
devant lafigure héroïque
du redresseur de tort, du voleur au grand cœur, du Robin des
bois de supermarché : le narcissisme secondaire sort tout regonflé de cette
brillante action, d’autant qu’après tout, la petite amie ne refuse pas le parfum…
 Devant la difficulté psychique de concilier ces deux versants dufonctionnement, il y aurait bien une solution simple : couper la réalitépsychique en deux et se débarrasser
d’une des deux moitiés.Malheureusement, ce n’est pas possible, et notre garçon est donc obligé de
laisser coexister ces deux termes du moi-plaisir et du moi-réalité. Commenttraiter la question ? En la clivant : les deux moitiés du problème sont soumisesà un clivage (
Spaltung des Ichs
) qui laisse subsister un lien étrange entre lesdeux aspects du problème traité. La
Spaltung
ne sépare pas les deux moitiés du
Je, mais les articule d’une façon telle qu’elles ne puissent jamais se rencontrer.
Il y a mieux.
L’acte pervers
 
relie ces deux versants de la réalité. En accomplissant l’actepervers, le sujet a la nette sensation qu’il agit pour le bien et par conséquent
pour le plaisir, reliant ainsi la réalit
é au plaisir, puisque l’autre est l’incarnationde la partie inassumable du sujet. L’acte pervers, le déni de castration, a donc
pour fonction de cautionner la
Spaltung
 
en donnant le sentiment d’une liaison
entre plaisir et réalité.Naturellement un tel mode de fonctionnement a ses précurseurs, et on lescherchera dans la fonction du père.
Les lecteurs n’étant pas supposés nés de la dernière pluie, sont censés être aucourant de la fonction paternelle chez l’être humain car cet article n’y est pas
consacré.Nous avons affaire à des cas sur lesquels la discrétion oblige à rester silencieuxpour ne pas donner une description plus précise des comportements paternels
à l’endroit de ces enfants. On dira donc simplement que ces enfants ont été
laissés seul à seul avec des pères au comportement nettementmaniacodépressif, sans pouvoir entrer dans les détails.Que peut faire un enfant dans ces conditions ?

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