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Pages de Bn23

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08/05/2013

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Oh ! Je ne fais pas partie du cerclede ses amis proches. Mais je l’aicroisé de nombreuses fois sur l’aé-roport et autour. Plusieurs de cesamis, que je connaissais,m’avaient dit : « tu devrais ren-contrer le Docteur Bargain, d’ADP,il te plairait ». Mouais, mais moi,les médecins, moins je les vois,mieux je me porte, par définition,surtout que j’en ai vu pas mal cesderniers temps. Et puis ADP, avectout le mal que certains, danscette maison, à plusieurs reprises,ont essayé de me faire, j‘suisdevenu méfiant…Une autre deses amies m’avait dit : « un jourvous devriez faire son portrait, ilvaut le coup ». Mouais... Lenombre des gens qui voudraientavoir leur portrait dansBénéfice.net atteint à peu près lenombre de ceux qui veulent de lapublicité gratuite dans ce médiaaussi génial qu’irrégulier, maisbien lu par des dizaines de mil-liers de personnes, dans notrerégion de Roissy et aussi bien au-delà.Et puis je l’ai rencontré, commeça, plusieurs fois. De mémoire, lapremière fois c’était à l’hôtelRadisson, au Mesnil-Amelot. LeRotary Club de Roissy CDG, qui seréunit dans cet hôtel, m’avaitdemandé de venir présenterBénéfice.net (c’est fou comme lesRotariens du coin aiment bienBN: je l’ai présenté à trois Clubsde la région de Roissy). Très bienreçu (à part par Michel de Ronne,le « patron » de l’aéroport duBourget, qui tirait un peu lagueule, c’était un copain de l’in-fâme Guérin…). Mais moi, les«Clubs Service», c’est pas montruc : ils ont vieilli, c’est sûr, maismal. La plupart n’admettent pasles femmes (dont le Rotary deRoissy CDG) et l’ambiance est spé-ciale (de quoi vous faire regretter
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L’honneur d’un homm 
Docteur 
PBargain 
md’ADP-CDG 
de la 
Lé d’
Philippe Bargain,alors président duRotary Club, avec lemaire de Roissy,André Toulouse, lorsde la plantation d’uncèdre du Liban,devant la mairie.
 
les réunions des ex-cellules duPC: c’était chiant, mais au moinson rigolait). Certains avaientvoulu m’embringuer dans leLions Club de Sevran, en forma-tion, il y a quelques années, jesuis parti en courant au boutd’un an, juste avant sa création,faudra que je vous raconte ça !Mais bon, c’est pas le sujet…LeRotary de Roissy CDG est toute-fois sympathique, avec des«piliers» comme l’excellent EricRasmussen. Et puis, ils font de«l’humanitaire»…Donc Bargain, était là, puisque,vous l’aurez deviné, il fait partiede la confrérie (tout comme cellede la pipe Saint-Claude,d’ailleurs, et ça serait un « fran-gin », que ça ne m’étonneraitpas). Il est arrivé en retard àcause du boulot. C’est le seul quim’ait fait rire… Des bonnesréparties, un peu d’insolence, çame plaît.Et puis je l’ai revu plusieurs fois,toujours au Rotary, quand ils ontplanté un cèdre du Liban devantla mairie de Roissy, je ne sais plustrès bien pourquoi, il y a deuxans environ. Et puis plusieursfois au cours des sauteries deGénération CDG dont il fait par-tie, comme beaucoup « d’an-ciens» de CDG.Et on a eu l’occasion de parler. Etle courant est passé. J’aime sonstyle provocateur, blagueur(«l’histrion… !», me confia-t-ilplus tard, mais gravement) maisqui ne cache jamais une sensibi-lité qu’on devine à fleur de peau.Et une attitude un peu «PiedNoir» (il embrasse facilement)son physique, petit, brun, y faitpenser, où à un Juif séfarade,alors qu’il est breton.Je savais depuis longtemps qu’ilavait eu des problèmes. On m’enavait parlé, lui aussi, comme ça,rapidement, en loucedé. Puisquand on s’est vu récemment,après la remise de sa médaille, ila accepté de me raconter l’affairedans le détail. Je n’ai pas pris denotes, tellement j’étais écœuréen l’écoutant. Une histoire sordi-de, sur un fond de jalousies pro-fessionnelles. Une plainte pour«viol» dans le cadre de ses fonc-tions de médecin ADP (il y a«viol» dit la loi de 1980–que jeconnais bien pour l’avoir «tra-vaillée» quand j’étais assistantparlementaire à l’Assembléenationale, dès qu’il y a «pénétra-tion sexuelle, de quelque natureque ce soit»). Avec les « mules »porteurs de drogues, vous pensezbien... Une histoire qui voit notredocteur mis en examen, (je vousrappelle qu’un viol « simple » estun crime passible de 15 ans deprison), « chargé » par des jaloux, obligé de faire face à unevéritable cabale menée par desmédiocres. Et le désarroi. « J’aivraiment pensé à me suicider »ose t’il me dire. Heureusementqu’il ne l’a pas fait. Outre la sup-pression du plaisir de le voir, leslangues fourchues n’auraient pasmanqué de voir ça comme unaveu… Et puis, me dit-il en sub-stance, il est tombé sur un articlede presse sur une affaire d’erreur judiciaire, dans laquelle des gensse sont battus. Ca lui a donné ducourage, au moment où on estdans le « y’a pas de fumée sansfeu ». Sa femme le soutient. Et ilpart à la bataille, pour son hon-neur, pour la vérité.Avocat, avocats… Instruction…Certaines personnes font « PoncePilate », d’autres qui ne l’avaientpas prévenu lors de la plaintealors qu’ils étaient au courant,laissent planer le doute, notam-ment un dirigeant bien connud’ADP. Mais bien sûr, il n’y a rien,et le docteur va être innocentépar un … non lieu… Après ladestruction, les frustrations duesà l’absence de procès.Parce que c’est bien un procès. Capermet, bien mieux qu’un non-lieu, d’étaler à la face des gens lavérité, de mettre en cause lecomportement des méchants…J’aurais aimé qu’Asensi, le députémaire communiste de Tremblay(pauvre Tremblay) me fasse unprocès, plutôt qu’une lettre aussipitoyable que couarde à nosannonceurs. Mais il sait qu’il l’au-rait perdu…Je frémis en entendant la mal-heureuse histoire qui est arrivéeà Bargain. Moi qui n’ai peur derien, ni de la mort, ni de la guer-re, ni des apprentis dictateursqui, s’ils le pouvaient, m’enver-raient au trou, voire au pelotond’exécution (je n’exagère pas !)pour le peu de vérités que j’écris, j’ai toujours eu peur, depuis tout jeune, de la calomnie, qui peutdevenir une erreur judiciaire.Peur du côté obscur de la forcedes hommes : la délation, la jalousie, les frustrations, socialesou personnelles sublimées, ven-
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libre 
lippe 
decin
coré ionnneur 
Ce soir là, tout le monde voulait embrasser Bargain. Ici la commissairede police Nadine Joly.Plus de 300 personnes étaient venues témoigner leur amitié àPhilippe Bargain, dans le grand salon du Sofitel
 
gées par la dénonciation abusive,anonyme, couarde, le faux témoi-gnage. Mais aussi peur des ambi-tieux (au sens mauvais duterme), des « tueurs ». La machi-ne judiciaire qui dérape, la bonnesociété qui se rassure, et vousêtes cuits…Bargain a eu chaud !Je pense à Outreau, l’irréparable(j’ai vu en direct, sur Internet,l‘audition du jeune « juge »Burgo, je sais plus l’orthographede son nom, dont je me contre-fous, mais lors de son interven-tion pathétique, j’ai eu envie delui donner une fessée, à ce petit,tellement son inexpérience et sesbévues était avouées), aux dys-fonctionnements des procéduresnouvellement mises en placepour soi-disant nous protéger del’arbitraire (juge de la liberté etde la détention, dysfonctionne-ments des chambres d’accusa-tion), aux moyens toujours indi-gents accordé à la Justice dansnotre pays « chantre des Droitsde l’Homme » (demandez auxmagistrats de Bobigny !). Jepense à Calas, à Dreyfus, à«Nicholas and Bart», à Seznec, àRanucci, à André Kaas, à PatrickDils (15 ans pour rien, « dédom-magé avec 1 million d’euros), ànouveau à Outreau, aux nom-breuses erreurs judicairesrécentes en Angleterre, auxinnombrables victimes anonymesde l’aveuglement et de lacondamnation sans preuves, auxaccusations injustes contre lemaire de Roissy... Je pense à lalâcheté. Pour me consoler, jepense à Voltaire, à Zola, à DenisLe Her-Seznec, que j’ai rencontré,et à tous les individus qui ont ris-qué leur réputation, leur carrière,parfois leur vie, pour voler ausecours des isolés…Vive la démo-cratie, vive les droits individuels!
Le pôle de Roissybien représenté
Mais revenons à Bargain (qu’on apas quitté, en fait)A la fin de l’année dernière, mesdifférentes sources d’informationme préviennent que Bargain vaêtre fait Chevalier de la Légiond’Honneur, par le président de laRépublique, sur proposition duministre des Transports. Joie ! Onen fait part dès que c’est confir-mé dans RoissyMail N°104 du 11 janvier dernier.Et puis, qui dit décoration, sur-tout celle-là, la plus haute dis-tinction française, dit cérémoniede remise. Et celle-là, PhilippeBargain ne veut pas la rater, on lecomprend. Il m’appelle, je lui distoutes mes félicitations. Je lesens content, sans fausse modes-tie. Et il me demande de réaliserle carton d’invitation, ce que jefais volontiers, ça sera moncadeau.
Hommage de laRépublique
La cérémonie se déroule le soirdu 31 mars dernier. J’arrive auSofitel : flics en tenue d’apparatpartout à l’entrée, fourragère àl’épaule, le grand jeu. Plus deplace, faut aller se garer à per-pet’, m’intiment les pandores…Heureusement, j’aperçoisAbdoulaye, le voiturier de l’hôtel,qu’est devenu mon pote (voirl’article sur le Sofitel dans cenuméro) et j’ai droit à un passe-droit pour me garer… Eh, eh…Dans le grand salon du Sofitel,un monde fou : j’avais jamais vuautant de personnes debout dansun salon d’un hôtel de Roissydepuis les quelques 14 annéesque j’y traîne. Je suis en retard,mais tout juste, comme d’hab(l’expérience). Philippe est sur latribune, beau et impressionnécomme un premier communiant.A ses côtés, son confrère le doc-teur Ledoux, membre de laLégion d’honneur, Président duConseil Médical de l’Aéronautiquecivile et qui va lui remettre laprestigieuse reconnaissance, et lesous-préfet de Roissy CDG,Jacques Lebrot, à l’origine, onl’apprendra par la suite, de lademande pour la distinction deBargain. Le sous-préfet, mevoyant arriver, bouge pour venirme saluer. Devant un parterre depersonnalités, ça fait toujoursbon effet. Faut dire que le cou-rant passe bien avec ce hautfonctionnaire, lecteur avide deBénéfice.net et de RoissyMail, unhomme admirable à plus d’untitre. La cérémonie commence.Plus de 300 personnes sont là :famille, amis, collègues, hautsfonctionnaires de la police et dela gendarmerie, des douanes. Lafoule est impressionnante (aupoint que le service technique duSofitel aura des problèmes avec laclim !). Si Franck Meyrede, le jeune nouveau « directeuradjoint de CDG », était là, PierreGraff, le PDG d’ADP, préoccupécertainement avec l’introductionen bourse du gestionnaire aéro-portuaire, n’a pas pris la peine devenir, ratant une fois de plus l’oc-casion de « sentir » son entrepri-se.C’est le sous-préfet qui entameles discours. Ce n’est pas rien. Saprésence active, la mobilisationapparente des forces de l’ordre,c’est plus qu’un signe : la Légiond’Honneur décernée à Bargain vaau-delà de la récompense pourses bons et loyaux services. C’estvécu comme un moyen fort,public, de réparer l’injuste miseen cause. Et c’est l’Etat qui mènela danse. Jacques Lebrot, admi-nistrateur civil, sous-préfet enta-me un discours bref, mais pleinde sens et d’émotion (unmoment, et c’était pas du ciné-ma, sa gorge s’est serrée…).Parlant expressément au nom dela République, il a rappelél’exemplarité de la carrière durécipiendaire, avec lequel il s’estretrouvé, a-t-il confié, souventseul en première ligne sur l’aéro-port. Il a ensuite fait le parallèle,lui, un ancien officier de gendar-merie, entre la Légion étrangère,corps d’élite de l’armée de laRépublique, dont la devise est
HONNEUR
et
FIDELITE
, et laLégion d'Honneur :
«
 Honneu
 , a-t-il dit, d’un hommeque l’on a essayé de salir maisqui, soutenu par tous les siens, asu faire face avec dignité et cou-rage et prouver facilement aux  yeux de tous que cet honneur était intact et sans tache.
 Fidéli
à son serment de médecin, (citant quelques passages du serment d’Hippocrate) «dans quelque mai-son que je rentre, j’y entrerai pour l’utilité des malades». Et il a ter-miné, ému : «voilà mon cher  Philippe, ce que je voulais dire, et crois-moi, je suis particulièrement heureux que la République tereconnaisse et t’honore ; mais jesuis aussi très fier d’être tonami».
Nous avions rendu compte dansRoissyMail de ce discours en écri-vant « Le sous-préfet a étébrillantissime. On adore ce hautfonctionnaire qui fait aimerl’Etat… ». Ce que nous répétonsvolontiers ici. Comme quoi onpeut être représentant de l’Etat,proche des gens, ouvert et dispo-nible, et être d’autant plus res-pecté. D’ailleurs, autant, dans cescolonnes, on peste contre le «trop d’Etat » dans tel ou teldomaine, où il n’a rien à faire etne sait pas faire, sinon dépenserl’argent public n’importe com-ment, on peut dire, mais on yreviendra le moment venu, quedans la région de Roissy, il n’y apas assez d’Etat…Puis ce fut au docteur Ledoux deretracer la carrière et les méritesde son ami Bargain. Il a salué
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