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02/18/2014

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94e année N°554
0,95 €
Dimanche 14 Juillet 2013
 
lundi
Mieux vivre votre vie
 
mardi
Auto
 
mercredi
Cinéma
 
jeudi
Multimédia
 
vendredi
Voyages
   



 
samedi
Lorraine en fête
 
dimanche
Intérieurs-Extérieurs
Vos pages thématiques
CHAQUE JOUR 
Supplémentsencartéscejour :DIMANCHEIMMO(éd. TTES), 7 HEBDO (éd. TTES).
>RÉGION
Findesurgencesàl’hôpitaldeHayange
>Enpage6l’articledeVanessaPerciballi
>SPORTS
Athlétisme:VicautbatLemaitreetpassesousles10"
>Enpage9
VTT :onzièmetitrenationalpour Absalon
>Enpage11
>FRANCE
Haussedesprixdutabac:buralistesen«grève»
>Enpage3
AffaireCahuzac:témoincléincarcéréenSuisse
>Enpage3
>ÉTRANGER
NouveausoucisurunBoeing787
>Enpage4
CRISEBUDGÉTAIRE
Armée française:faire mieux avec moins
> En page 3
     P     h   o    t   o     A     F     P
Prise d’armeshier à Kaboul.
MAXÉVILLE
Course sauvage:deux motards tués
> En page 6
     P     h   o    t   o     E     R
7HEBDO
La nature invitée auchâteau de La Grange
> L’article de Richard Sourgnesdans notre supplément
     P     h   o    t   o     A   r   m   a   n     d     F     L     O     H     R
Quinze ans après leurs aînés, les Bleuets sont devenushier soir à Istanbul champions du monde de football dansla catégorie des moins de 20 ans. Ils ont battu l’Uruguayaux tirs aux buts (4-1), après un match crispant, où lesdéfenses ont pris le pas sur des attaques un peu fatiguéesaprès six matches disputés sous une chaleur écrasante.
> En page 12
Les Bleuetschampionsdu monde!
FOOTBALL
Ledétachement d’unepiècereliant deuxrails était hier lapisteprivilégiée pour expliquer le déraillement vendredi du Paris-Li-moges qui a tué sixpersonnes, quatre hommes et deuxfemmes,à Brétigny-sur-Orge. La SNCF va contrôler les 5000 piècessemblables du réseau. Si le président PS de la région Ile-de-France,Jean-PaulHuchon,n’apasexcluunactedemalveillance,le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ne semblait pas y croire.> En page 4
APRÈSLACATASTROPHE
Brétigny: vétustéou malveillance ?
Lesenquêteurs,hiersurleslieududrame.
PhotoAFPPhoto MAXPPP
R 20730- 07140,95 €
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LEURFRÉQUENTATIONAEXPLOSÉÀLAFAVEURDESBEAUXJOURS
La Lorraine n’a généralement pas à déplorer plus d’une dizaine de noyades mortelles par an. Mais sur les lieux de baignade de la région, les maîtres-nageurs sauveteurs, denrée rare, sont parfois remplacéspar des surveillants moins qualifiés. Si les inspecteurs de Jeunesse et sports jugent le niveau général desécurité plutôt bon, une vingtaine de sites seront toutefois particulièrement observés cette année.
> En page 5 notre dossier avec les articles de Jonathan Breuer, Alain Morvan et Pierre Roeder
Lieux de baignade:la sécurité d’abord
Larégioncompte41lieuxdebaignadeaménagés,commeiciWoippy-Plage.
PhotoRL
 
Temps forts
Dimanche 14 Juillet 2013
TTE
2
1
D
epuis dix jours, photogra-phes et cameramen font lepied de grue devant l’hôpitallondonien où Kate doit accou-cher, pour être sûrs de ne pasrater la «photo de l’année».Lafièvreestmontéed’uncrance week-end à l’approche de ladate fatidique: selon le palais,l’épouse du prince William doitaccoucher «mi-juillet», et desournaux ont même pronosti-qué en se prévalant d’indiscré-tions que la naissance était pré-vue le 13.
Gérer la presse
Des déclarations vendredi duPrince Charles, le futur grand-père paternel, qui a lâché que«cela n’allait plus être longmaintenant», ont encore faitmonter la pression.Mais une fois que l’enfantroyal sera là et qu’il aura étéprésenté au public, ses parentsvont vouloir le soustraire à lafrénésie des médias.Kate et William, qui est parti-culièrement soucieux de préser-ver sa famille des excès dont samère, Diana, a été l’objet, vou-dront absolument préserver leur vie privée autant que faire sepeut, selon le
Times
.Si la famille royale s’est beau-coup plainte de ses déborde-ments, notamment après lamort de Diana dans un accidentde voiture à Paris alors qu’elleétait poursuivie par des papa-razzis, elle a appris depuis àgérer avec habileté sa relationavec la presse. Depuis lemariage de Kate et William, lafamille royale s’est aussi mobili-sée pour protéger le couple quesa popularité exposait tout par-ticulièrement. Buckingham aainsi envoyé des lettres d’aver-tissement aux médias et l’andernier, le palais a engagé despoursuites judiciaires après lapublication de photos de Kateseins nus, prises à son insu,dans plusieurs magazines euro-péens. Ces photos n’ont jamaisparu au Royaume-Uni où lesmédias craignent d’être boycot-tés par le palais.
PEOPLE
naissance imminente
Le bébé royal, déjàune star des médias
Des journalistes du monde entier campentdevant la maternité londonnienne où doit venir au monde le bébé de Kate et William...
Kate devrait accoucher mi-juillet. Les médias du monde entier retiennent leur souffle...
Photo AFP
C’est un scoop révélé lasemaine dernière par le maga-zine
Voici
. Charlotte Casiraghi,la fille de la princesse Carolinede Monaco, et l’acteur GadElmaleh,dontl’histoired’amour a débuté à la fin de l’année2011, vont vraisemblablementdevenir parents.La une de l’hebdomadaire,avec photo à l’appui, est intitu-lée : « Charlotte enceinte ! » A26 ans, la jeune femme devraitdécouvrir les joies de la mater-nité dans le courant de l’hiver prochain. Gad Elmaleh, 42 ans,est déjà père d’un garçon, Noé,13 ans, qu’il a eu avec la comé-dienne Anne Brochet.Aujourd’hui, une autre viecommence pour la princessechérie du Rocher. Elle a arrêté lacompétition. Quand elle nemonte pas à cheval, ses jour-nées se passent en famille,auprès de sa mère mais aussi deses frères. D’ailleurs, l’un d’eux,Andrea, vient d’être père…SiCharlottesefaitdiscrètesur la venue supposée d’un « royalbaby » cet hiver, ne portant quedes chemisiers amples, des bas-kets et se refusant au moindrecommentaire, le futur papa, lui,n’a pas pu résister à un savou-reux tweet le 7 juillet. En vacan-ces, le roi des humoristes fran-çais a posté sur le réseau socialune petite phrase énigmatique :« Un enfant sur la plage sur-veille les affaires pendant que lereste de la famille se baigne. Çam’émeut tellement…» Va-t-ilbientôt pouponner à nouveau ?La réponse se trouve du côté duventre de Charlotte…
Une autre naissancetrès attendue… à Monaco
Depuis un siècle, le Tour deFrance a nourri déjà des bibliothè-ques entières. Il lui manquait aumoins une bande dessinée. La viesecrète du Tour paraît cesours-ci. Elle est signée ClaudeEymard, le journaliste de France2, qui suit l’épreuve depuis vingtans. « C’est l’éditeur, Jungle, quim’a proposé de faire cette BD. J’airéfléchi. Plutôt que d’écrire unalbum à partir de ce que j’ai vécu,’ai décidé de solliciter des cham-pions, des anciens, des sui-veurs… », explique-t-il.D’où un carnet d’adresses inté-ressant, nourri aussi avec desanecdotes historiques. Apparais-sent ainsi dans
La vie secrète duTour
Gérard Holtz et Michel Druc-ker, Raymond Poulidor et Jean-Marie Leblanc, Yvette Horner etRichard Virenque, entre autres…Ces petites histoires sont pour la plupart restées méconnues. Ouuste du cercle des aficionados dela Grande Boucle. Comme lemaillot jaune de Roger Walk-owiak en 1959, le pull-over jaunede Norbert Callens en 1949, oubien encore le mannequind’Yvette Horner 1955. Les anec-dotes touchent à tout, du ravi-taillement à l’hôtel, via les étapeset les lignes d’arrivée, ou presque.Elles couvrent tout le siècle, dèsla première apparition des frèresGarin en 1904. En étant un peuplus nombreuses, bien sûr, sur lesvingt dernières années. « Ça peutêtre drôle, ou parfois moins. J’aivoulu varier, il n’y a pas de filconducteur. On n’a pas voulutrop aborder le thème dudopage… », admet ClaudeEymard.À part dans le coup des bidonsde plomb, le mot tabou n’appa-raît jamais…D’autres grandes figures n’ysont pas non plus. Comme Del-gado, Fignon ou Pantani. « Per-sonne ne m’en a parlé. » Jalabert,lui, rayonne. Et même Arms-trong, « le grand champion », y asa part.
O. J.
La vie secrète du Tour 
,Claude Eymard, Jungle.Dans le RL, du lundi 15au mercredi 31 juillet.
DÉTENTE
demain dans le RL
Les meilleuresanecdotes du Tour 
Les chiens chiliensfidèles aux manifs
Ils n’ont peur ni des gazlacrymogènes ni des lances àeau de la police. Les chienserrants de Santiago, au Chili,sont devenus depuis2011 des inconditionnelsdes manifestations qui sedéroulent désormais régulière-ment dans les rues de la capi-tale chilienne. Des dizaines dechiens ont ainsi marché jeudiaux côtés des travailleurs don-nant de la voix et recevant lescaresses de la part des mani-festants, pour qui ils fontdésormais partie du mouve-ment de contestation.
Des fourmismauvaises locataires
Comme dans un couple…La cohabitation entre un ani-mal et sa plante hôte peut sefaire en bonne intelligence, lesdeux partenaires bénéficiantde la présence l’un de l’autre.Mais la relation peut aussi êtreémaillée de conflits, voire derèglements de compte. C’estce qu’a démontré une équipefrançaise en observant unefourmi de Guyane et la plantede sous-bois, Hirtella physo-phora, qui vivent étroitementassociées. Les fourmis peu-vent tricher afin de manipuler à leur profit la croissance de laplante : elles l’empêchent deproduire des fleurs nécessairesà sa reproduction pour forcer la pousse de feuilles. Réponse« outrée » de la plante : sesfeuilles trop abondantes sonttrop petites pour loger lesfourmis.
Les Oscarsmontent le son
Les Oscars vont organiser,pour la première fois en 2014,un concert à Los Angeles aucours duquel seront interpré-tées les musiques originales etchansons nommées par laprestigieuse Académie desOscars. Le concert aura lieu le27 février au Royce Hall, dansl’enceinte de l’Université deCalifornie à Los Angeles(UCLA). Lors de la 85
e
céré-monie des Oscars, en février dernier, la statuette de lamusique originale était allée àMychael Danna pour « L’odys-e de Pi » et celle de lameilleure chanson à la Britan-nique Adele pour « Skyfall ».Les 86
e
Oscars se tiendront le2mars2014auDolbyTheater.
Les animaux bientôtproscrits des cirques
Les animaux sauvagescomme les lions, les tigres etles éléphants seront bientôtinterdits dans les cirques enBelgique. Vendredi, le gouver-nement belge a approuvé unprojet de loi visant à renforcer le bien-être animal. L’interdic-tion doit encore être approu-vée par le Parlement. Elleentrerait alors en vigueur unan après la publication de laloi au Moniteur belge, le jour-nal officiel du royaume.
Tombes classéesdans le jardin
Une vieille dame habitantprès de Naples s’est vue attri-buer jeudi par un tribunalitalien deux tombes romainesse trouvant dans le fond deson jardin, bien que celles-cifassent partie du célèbre sitede Pompéi, classé au patri-moine mondial de l’Humanitépar l’Unesco. AntoniettaNunziata, 80 ans, cultivaitautrefois des orangers et descitronniers dans son jardin, jusqu’à ce que les autorités dePompéi s’en emparent il y aquatorze ans pour mettre au jour ces tombes datant du 1
er 
siècle avant JC, qui ontensuite été abandonnées enraison de coupes budgétaires.Ce site, qui fait partie d’unezone relativement peu exploi-tée de Pompéi, se trouve àl’une des portes de la villeromaine et est aujourd’hui àl’abandon.
Les chiens semblent prendre goût à la protestation.
Photo AFP
INSOLITES
 Vous travaillez à Genève pour uneorganisation mondiale, après avoirété longtemps à Bruxelles auservicede l’Europe… Que veut dire pour vous une Fête nationale ?Pascal LAMY 
: « Pour comparer lesdifférenteséchellesdegouvernanceauxétats de la matière, je dirais que leniveau mondial est gazeux, l’européen,liquide, et le national, solide. Une fêtenationale, c’est la célé-bration d’une apparte-nance. Et dans cemonde qui s’intègre àtoute vitesse, l’appar-tenance est fondamen-tale,carilfautsavoirarticulerdesidenti-tés différentes. Plus la globalisationprogresse,plusilfautcultivercesappar-tenances. »
On a cru un temps qu’on allait,avec l’Europe, dépasser lesnations…
« Je n’ai jamais pensé que construirel’Europe, c’était casser les identitésnationales. Et je ne le pense pas davan-tage de la globalisation. Les tensionsexistent, mais on ne les réduira pas enniant la dimension de proximité. »
Le mot patriote ne vous fait doncpas peur ?
« Pas du tout. »
Et le patriotisme économique ?
« C’est autre chose… Il y a vingt ans,lecontenuenimportationsdesexporta-tions (la part des composants étrangersdans un produit national vendu àl’étranger) était de 20 %. La proportionest aujourd’hui de 40 %, elle sera de60 % dans vingt ans. Donc si le patrio-tisme économique, c’est vouloir con-sommer et exporter le plus possible desproduits purement nationaux, cela n’aplus de sens. »
En 2012, dites-vous souvent, nousavons changé de monde…
« Oui, pour la première fois, la pro-ductiondespays"endéveloppement"adépasséceluidespays"développés",etcela va s’accentuer. Et pour être plusprécis, il y a maintenant une continuitéentre ces deux catégories. Mais il fautne pas oublier que les inégalités se sontcreusées dans le monde développé,comme dans les pays en développe-ment : la mondialisation a sorti desmilliards de personnes de la pauvreté,mais au prix d’inégalités croissantes. »
Et l’accord en discussion entre lesEtats-Unis et l’Europe, c’est unedéfense du « vieux monde » ?
« C’est difficile à dire, ils n’ont pasclairement affiché leurs intentions…Ces négociations bilatérales, entre deuxrégions, ne sont pas nouvelles. Je cons-tate que plusieursautres sont en discus-sion, entre des régionsqui pèsent lourd éco-nomiquement : enAsie, entre Etats-Uniset Asie, entre Union européenne et Japon. La question est de savoir si cesaccords,s’ilssontconclus,cequiresteàvoir, convergeront pour entrer en cohé-rence. Au fond, le seul exemple deconvergence réglementaire, c’estl’Europe, avecsonmarchéintérieur. Cesprojetsreviendraientàcréerun"marchéintérieur" à la dimension du monde.Il faut souligner aussi qu’on parlebeaucoup moins de tarifs, de droits dedouane, mais beaucoup plus de diffé-rences réglementaires : s’il y a trenteprocédures différentes pour être certifiésur différents marchés, c’est aussi coû-teux, parfois même davantage, que depayer des droits de douanes… Mais lesdroits de douane sont censés protéger les producteurs, alors que les mesuresréglementaires sont faites pour protéger les consommateurs. Ce sont des mesu-res de précaution, quirenvoientàdesvaleurs,plus difficiles à harmo-niser. Par exemple,entre Américains etEuropéens, la culturede précaution sur l’alimentation. Ou laprotection des données individuelles,comme le montre l’actualité… »
Acepropos : l’espionnage, c’est laface noire du commerce ?
« Je ne sais pas, mais chacun sait quetout le monde espionne tout le monde.Sauf les organisations internationalescomme l’OMC, espionnées par tout lemonde mais qui n’espionnent per-sonne ! »
Faut-il croire la Commission, quipromet avec cet accord Europe-Etats-Unis un gain annuel pourl’économie de 120 milliardsd’euros ?
« Il est vrai qu’un tel accord seraitefficace sur le plan économique. Maisnous savons aussi quecette efficacité se faitau prix de change-mentsquipeuventêtrecoûteux. C’était vraipour l’ouverture deséchanges dans le tex-tile ou l’automobile, ce le sera aussipour la convergence réglementaire. Lecapitalisme globalisé de marché estainsi : efficient et stressant. »
Quand on voit le monde, il n’y a vraiment pas de quoi être optimistesur l’Europe…
« C’est vrai. Je disais en 2009 quecette crise durerait cinq ans ou dix ans,avec l’exemple japonais en tête… Noussommes en 2013, je maintiens qu’elleva durer encore cinqou dix ans. Parce qu’ily a des contrainteseuropéennes qui ren-dent toute action pluslente qu’ailleurs : lesEtats-Unis ont réussi à nettoyer leursbanques deux fois plus vite que lesEuropéens. Il faut en tirer les consé-quences, et aller rapidement vers unsystème de décision plus efficace quis’appelle le fédéralisme. »
Doit-on s’inquiéter de l’avenir del’exception française ?
« L’exception française existe, puis-que les Français se perçoivent ainsi, etpuisque les autres perçoivent ainsi lesFrançais. Elle a son bon côté, qui estd’avoir une ambition mondiale. Et sonmauvais côté : aujourd’hui, l’ambitiondépend des performances économi-ques, et la France a dérivé dans cedomaine. La France et les Etats-Unissontassezprochesdansleursambitionsmondiales, la diffé-rence est que personnene met en doute lacapacité d’influence dela spécificité améri-caine. »
L’exception fran-çaise est donc condamnée ?
« Pas du tout ! A condition de ne paslimiternotreambitionàêtrelespremiersmondiaux dans le tourisme. Je suispersuadé que nous pouvons l’être dansd’autres domaines, si nous cessons depenser que le social passe avant l’éco-nomique. Dans cette crise, l’économiefrançaise n’a pas connu de choc,comme l’Italie ou l’Espagne, mais sonpotentiel de croissance reste trop bas.Le vrai danger pour la France est unedérive économique lente. »
 VousêtestoujoursmembreduPS ?
« Oui. J’ai pu avoir des tentations dedépart, comme tout un chacun peut enavoirdanstouteappartenance.J’aiaussipu imaginer devenir protestant, mais çan’est jamais allé très loin. Et à maconnaissance, personne n’a encoresongé à me virer comme idéologique-ment malpropre. »
Et si je vous demande ce que vousferez après l’achèvement de votremandat, fin août ?
« Je répondrai la vérité : honnête-ment, je n’ai rien décidé. »
Recueilli par Francis BROCHET.
LA GRANDE INTERVIEW : PASCAL LAMY
« Je suis patriote »
La crise ? « Je maintiens qu’elle va durer encore cinq ou dix ans » explique Pascal Lamy.
Photo AFP/Eric PIERMONT
Il a été annoncé au ministèrede l’Economie, à Matignon,à la présidence d’EDF…Entretien avec Pascal Lamy,directeur général de l’Organisation mondialedu commercepour encore un mois.
« Chacun sait que toutle monde espionne toutle monde »« Le patriotismeéconomique, cela n’aplus de sens »« Le capitalismeglobalisé de marchéest ainsi : efficientet stressant »
Etatcivil
. Né il y a 66 ans à Levallois-Perret, diplômé deSciences Po Paris, d’HEC et de l’ENA, inspecteur général desfinances.
Parcours
. Ancien membre de la Jeunesse étudiante chré-tienne, membre du PS depuis 1969.Conseiller du ministre de l’Economie Jacques Delors(1981-84) et du Premier ministre Pierre Mauroy (1983-84).Directeur de cabinet du président de la Commission euro-péenne Jacques Delors (1984-94).Directeur général du Crédit lyonnais (1994-99).Commissaire européen (1999-2004).Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce(OMC) depuis 2005.
Dans l’intimité
. Surnom : l’Exocet
Passion
. Le jogging.
Pascal Lamy en bref 
 Avec
La vie secrète du Tour 
 ,Claude Eymard raconte vingt-trois anecdotes liées à l’histoirede la Grande Boucle.
Photo DR
 
Informations générales
Dimanche 14 Juillet 2013
TTE
3
1
Répétition générale avant le défilé du 14-Juillet, ce matin.
Photo PQR
A
u lendemain de lapublication du LivreblancdelaDéfense,quifixe les grandes orientationspour les années à venir, et à laveille de la future loi de pro-grammation militaire, l’heureest à la modernisation desarmées sur fond de nouveauxchoix stratégiques.« La France ne fait aucuneimpasse, il n’y aura pas desuppression de capacités opé-rationnelles », affirme Fran-çois Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour larecherche stratégique, mem-bre de la commission mise enplace pour l’élaboration duLivre blanc. Selon cet expert,les moyens budgétaires sontcomptés mais les forces fran-çaises conservent toutes leurscapacités d’intervention àl’extérieur comme à l’inté-rieur. Ainsi, il sera toujourspossible, dans les années àvenir, de « projeter » jusqu’à66 000 soldats sur des con-flits malgré une réduction deseffectifs qui se poursuit. LeLivre blanc de 2008 prévoyaitune diminution de 54 000hommes, celui de 2013encore 30 000 de moins.Quant au budget, fixé à31,4 milliards d’euros par an,il pourra être tenu à conditionde trouver 2 milliards d’eurosde recettes exceptionnelleschaque année. Cette sommepourrait être dégagée sur lavente d’immobilier militairemais aussi sur la cession defréquences radioélectriquesde l’État dont les militairesn’ont plus besoin.
Des milliers de soldats
Dans la théorie, la Francepeut envoyer 15 000 hommessur une opération majeure àl’étranger tout en menantparallèlement une guerrecomme celle du Mali et enmaintenant ses forcesdéployées dans le mondesous la bannière de l’ONU. Enmême temps, en cas de catas-trophe en France, 10 000 sol-dats pourraient être déployésen renfort immédiat.
L’A400M arrive
La défense nationale passeaussi par la dissuasionnucléaire. Rien à craindre dece côté. La modernisation desfusées M51 se poursuit et les 4 sous-marins nucléaires sonttoujours opérationnels. Lamise en place du laser méga- joule, qui permet de simuler des tirs nucléaires, est aussien bonne voie.En l’air, les choses évoluentégalement dans le bon sensavec l’arrivée du gros-porteur A400M qui autorisera la pro- jection de troupes plus facile-ment, sans faire appel à nosalliés. Les Rafale vont prendrela suite des Mirage progressi-vement. « Le Rafale estaujourd’hui l’avion de chassele plus capable au monde »,précise François Heisbourg.Pas de gros souci non plussur mer. Nos frégates sonttoujours opérationnelles et leporte-avions Charles-de-Gaulle a montré, face à laLibye de Kadhafi, qu’il tenaitencore bon.Enfin, dans les années àvenir, l’accent sera mis sur lasurveillance par satellite et lesécoutes spatiales tandisqu’entreront en piste les dro-nes(avionssanspilote)quelaFrance s’apprête à acquérir auprès des Etats-Unis.
Ludovic BASSAND.
14-JUILLET
les forces françaises se modernisent dans un contexte de crise budgétaire
Défense : où en estl’armée française ?
Pour tenir son rang au niveau international, l’armée française doit réussir à faire mieux avec de moinsen moins d’effectifs. Revue d’effectifs à l’heure où nos forces s’apprêtent à défiler pour le 14-Juillet.
Comme chaque année, les chasseurs alpins feront partie du défilé sur les Champs-Elysées.
Photo Fabrice ANTERION
«Nousmaintenons uneffort financierimportant,à 31,4 milliardsd’euros par an jusqu’en 2016.Les créditsdéfense serontpréservés dansleur intégralité.C’est un effortque la Nationfait non paspour lesarmées, maispour sa propresécurité.»
François Hollande
Président de laRépublique, hier dans sonhommage aux armées.
Les hommes
228 656 militaires apparte-naient en 2012 aux différentesarmées françaises (hors gen-darmerie). 53 % étaient affec-tés à l’Armée de Terre, 22 % àl’Armée de l’Air, 17 % à laMarine et 8 % aux différentsservices interarmes (santé,direction générale, etc.)
Le matériel
Sontopérationnels58avionsRafale dans l’Armée de l’air, 30Rafale dans la Marine, 148Mirage 2000, 17 Mirage F1, 27Super-Etendard (Marine), 254chars Leclerc, quatre drones,un porte-avions, six sous-ma-rins nucléaires d’attaque, qua-tre sous-marins nucléaires lan-ceurs d’engins balistiques.
Disproportion entre lesÉtats-Unis et l’Europe
Les États-Unis d’Amériqueont un budget militaire 3,22fois supérieur à celui de latotalité des 28 pays de l’Unioneuropéenne, alors que leur PIBest inférieur à celui de l’Europeet que leur population est de313 millions d’habitants con-tre 503 millions en Europe. LesAméricainsdépensenthuitfoisplus en recherche et dévelop-pement sur le plan militaire etleurs dépenses de fonctionne-ment par soldat sont 3,5 foisplus élevées qu’en Europe.
REPÈRES
2 8 5 2 5 3
personnelsappartiennent à laDéfense nationale,dont 218544militaires. A l’horizon2025, la Francepossédera 450 chars,2 700 blindés,255 hélicoptères,10 sous-marins,15 frégates,1 porte-avions,225 avions de chasse,50 avionsde transport.
Quels enseignementspeut-on tirer de l’engage-mentdelaFranceenAfgha-nistan puis au Mali ?
« Le constat numéro un,c’est que l’armée françaisefonctionne très bien, qu’elleest performante, tant auniveau des hommes que dumatériel. AuMali, nous avonsimpressionné nos alliés. »
Pourtant, certains maté-riels sont vieillissants, lesmoyens financiers man-quent…
« Le matériel se modernisemême si on peut toujourssouhaiter un renouvellementplus rapide. L’arméed’aujourd’hui n’a plus rien àvoir avec celle d’il y a quinzeans. Les hélicoptères de com-bat Tigre sont opérationnels,le Rafale est là, l’A400MarriveIl y a eu un vrairenouvellement malgré lescontraintes budgétaires. Cer-tes, les vieux véhicules del’avant blindé (VAB) ne sontplus très neufs mais ils fonc-tionnent encore et ils serontremplacés un jour par le VBMR, le nouveau blindé enprojet. »
Le Livre blanc de laDéfense prévoit la possibi-litéd’interveniràl’étrangerà la fois sur une opérationmajeure, avec 15 000 hom-mes,etenFrance,encasdecatastrophe avec 10 000hommes. Est-ce crédible ?
« C’est possible mais c’estde la théorie. Ces 10 000hommes correspondent auscénario Neptune de cruecentennale de la Seine. En casde catastrophe, l’armée pour-rait débloquer beaucoup plusd’hommes. Il y a toujoursmoyen de s’adapter à unesituationdecrise,parexempleen rapatriant les soldats enga-gés au Liban ou dans les opé-rations navales contre la pira-terie. Tout est question dechoix. »
Recueilli par L. B.
« Une institution qui fonctionne très bien »
 Jean-Dominique Merchet
Fondateur du blog Secret Défense
QUESTIONS À
Photo DR
La France est engagée en per-manence dans des OPEX, lesopérations extérieures. Il resteencore près de 500 hommes enAfghanistan, appelés à accompa-gner le désengagement de la coa-lition jusqu’en 2014. Près de3200 se trouvent toujours auMali, dans le cadre de l’opérationServal. Nos troupes sont égale-ment présentes depuis long-temps en Côte d’Ivoire, où les 450 hommes de la force Licornesontchargés de la sécurité de nosressortissants et d’accompagner la réforme de l’armée ivoirienne.Des troupes françaises sont éga-lement basées au Tchad (opéra-tion Épervier) d’où elles peuventrayonner dans toute la région.Les soldats français opèrentencore au Liban au sein de laForce intérimaire des NationsUnies (FINUL) avec près de 900hommes, au Kosovo avec près de320 militaires dans l’opérationTrident. La France fait aussi par-tie de l’opération européenne delutte contre la piraterie au largedes côtes somaliennes.
Opérationsextérieures
À partir de demain, lesfumeurs vont payer un peu pluscher leurs cigarettes et devoir débourser entre 6,30 et6,80 euros pour avoir un paquet.Cette augmentation de 20 centi-mes est l’augmentation de troppour les buralistes qui consta-tent une baisse de leurs ventesau profit des cigarettes achetéesà l’étranger, via internet ou sousle manteau.
20 centimes dès lundi
Ils exprimeront leur colère enorganisant une grève administra-tive et en informant leurs clients.Les 27 000 buralistes n’enver-ront pas aux Douanes mais à leur confédération la déclaration destocks qu’ils doivent remplir àchaque changement de prix. Ilssont d’autant plus motivés qu’ilsredoutent les conclusions durapport Queyranne qui doit êtreremis mercredi. Selon la confé-dération des buralistes, ce rap-port propose de « démanteler lecontrat d’avenir signé entre lesburalistes et l’État », qui prévoitdes compensations financièresau recul des ventes de tabac.La grève administrative, quin’aura aucun impact sur les con-sommateurs, risque donc dedurer. Les buralistes n’ontl’intention de restituer les rap-ports de stocks aux Douanesque lorsque le gouvernementaura pris position sur le rapportQueyranne et qu’ils auront desréponses sur la politique des prixdu tabac. Dès demain, lesfumeurs devraient voir des affi-ches chez leurs buralistesdétaillant la composition du prixd’une cigarette entre les taxes, lafabrication et la distribution et lacommission allouée aux buralis-tes : l’État empoche 80 % du prixd’un paquet de cigarettes soit unpeu plus de 15 milliards.
TABAC
hausse des prix 
Les buralistesen grève administrative
L’ambition de la France de justifier sonsiège de membres permanent à l’Onu par une capacité à se projeter sur les pointschauds de la planète va devoir s’accom-moder de nouvelles restructurations.Elles seront dévoilées au Conseil desministres le 2 août avec la nouvelle loi deprogrammation militaire issue du Livreblanc.La pilule sera amère et plombe le moraldes troupes, usées par les réformes. Si lapriorité est l’opérationnel, 24 000 postesseront supprimés d’ici à 2019 en plus des54 000 disparus depuis 2008. Dans leviseur : les administrations centrales, lesoutien, les états-majors nationaux etrégionaux. D’ores et déjà, la campagnepour susciter les départs a commencéselon un officier : « Jusque-là, le péculeétait versé en deux fois : deux tiers audépart et le dernier tiers lorsque le soldatretrouve un travail. Une note vientd’annoncer qu’il serait versé en une foisau moment du départ sans condition deretouràl’activitépour2014et2015.C’estle signe que l’on veut faire vite partir lesgens ». De nouvelles fermetures d’unitéssont attendues. Dans les rangs, on estime :« les bases et régiments menacés en 2008 etsauvés lors d’arbitrages risquent d’être lespremiers concernés ». L’Est de la France,avec ses nombreuses troupes de l’armée deterre et sa concentration de bases aériennes(Dijon,Saint-Dizier,Nancy,Luxeuil),devraitpayer un large tribut.
L’arrivée de drones d’observation
Ainsi d’après le blog « Le Mamouth »animé par Jean-Marc Tanguy, un des journa-listes spécialisés les mieux informés,Luxeuil, chargé de la sécurité de l’espaceaérien, serait fermée. Dijon (comme Tours)perdrait sa capacité aérienne mais garderaitle commandement des forces aériennes etles ressources humaines. Une concessionfaite à l’ami du Président de la République,François Rebsamen ? Les Mirage 2000-5 deHaute-Saône pourraient se poser à Nancy-Ochey, un escadron de Mirage 2000 Ddisparaissant.Concernantl’arméedeterre,troisrégi-ments d’hélicoptères de combat, c’estun de trop. Menacé depuis 2008, le 3eRHC d’Etain (Meuse) serait dissousselon le blogueur. « Il est très bieninformé et bénéficie parfois de fuitesorganisées. Il est à prendre au sérieux »,souligneunofficier.AEtain,iln’yaplusd’investissement et aucun appareil n’estannoncé pour remplacer les Gazelles etPumas, vieillissants même s’ils viennentde rejoindre le Mali. Toutefois, la Meusevenantdeperdreunrégiment(8eRA)etl’espace aérien militaire étant considérécomme un des meilleurs de France,l’arrivée des drones d’observation del’armée de terre est évoquée. Selon nosinformations, l’état-major de l’armée deterre vient d’effectuer une visite de labasepourétudiercettedélocalisationdu61e RI de Chaumont. Où commentalléger en déshabillant Pierre pour habiller Paul…
Sébastien GEORGES.
Menaces sur les basesde l’Est de la France
Dans la théorie, la France peutenvoyer 15 000 hommessur une opération majeureà l’étranger.
Photo AFP
Fixer un cap dans la crise, dis-tiller de l’espérance contre le chô-mage. Le défi à relever aujourd’hui par le président, lorsde son entretien télévisé, est sim-ple à résumer. L’ennui est qu’ilétait déjà le même lors des deuxprécédents entretiens, et qu’il n’apas vraiment été relevé : le28 mars sur France 2, qui lui fitdétailler sa « boîte à outils », et le16 juin sur M6, avec une annoncesur l’immobilier dont on attendencore la confirmation…
La forme et le fond
Plus d’un an après son élection,François Hollande est critiqué à lafois sur la forme et le fond. Sur lefond, il affronte les critiques de lagauche de sa majorité sur politi-que d’austérité. Elles se sontexprimées récemment sur lesretraites, des députés socialistescontestant la nécessité mêmed’une réforme. Elles se manifeste-ront sur le front syndical à larentrée, avec des grèves menéespar la CGT et FO.Ces dissensions ont égalementprovoqué une mini-crise politi-que, le limogeage de la ministrede l’Écologie Delphine Batho. Etsurtout la désaffection d’une par-tie des électeurs de gauche, fataledans la législative partielle de Vil-leneuve-sur-Lot.Les partisans du président pré-fèrent parler d’un problème decommunication. « La successionde politiques non remises enperspective a parfois donnél’impression de revirements, decacophonie, d’incertitudes »,écrit le député (PS, Rhône) Pierre-Alain Muet dans un essai, « Lebon chemin » (Fondation Jean- Jaurès).Dans tous les cas, il y a urgenceà clarifier, dès aujourd’hui.
Francis BROCHET.
POLITIQUE
entretien télévisé
Hollande : expliquer encore et encore
François Hollande, hier à Brétigny-sur-Orge.
Photo AFP
Le financier Pierre Condamin-Gerbier, l’un des hommes clésde l’affaire Cahuzac, dort en pri-son depuis le 5 juillet dernier.On a appris hier qu’il a été arrêtéà son retour en Suisse, justeaprès avoir été auditionné par lesdéputés français dans le cadrede la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac et par le jugeRenaud Van Ruymbeke.
L’homme qui aurait uneliste de quinze noms
Le ministère public de la con-fédération suisse a précisé avoir ouvert une instruction pénale àl’encontre de l’ex-cadre de labanque Reyl. Cette banquesuisse avait déposé plainte le17 juin dernier contre PierreCondamin-Gerbier, pour vol, fal-sification de document et viola-tion du secret professionnel.Le nom de Pierre Condamin-Gerbier a été cité à de nombreu-ses reprises depuis le début del’affaire Cahuzac. Il n’est pasdit-il, à l’origine de l’affaireCahuzac mais c’est lui qui areconnu la voix du gestionnairede fortune de Jérôme Cahuzac,sur l’enregistrement téléphoni-que qui a déclenché le scandale.C’est aussi lui qui affirme hautet fort que Jérôme Cahuzac n’estqu’un fusible et qu’il détient uneliste d’une quinzaine de nomsde personnalités françaisesayant des avoirs non déclarésdans des banques suisses. Parmices personnalités, il y auraitd’anciens ou d’actuels minis-tres.Lors de son audition devantles députés, Pierre Condamin-Gerbier a affirmé avoir transmiscette liste à la justice.
N. M.
ENQUÊTE
suisse
Affaire Cahuzac :témoin-clé incarcéré
Pierre Condamin-Gerbier lors de son audition devant les députésà l’Assemblée nationale le 3 juillet dernier.
Photo AFP

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