• Embed Doc
  • Readcast
  • Collections
  • CommentGo Back
Download
 
Définitions du paléolithique.
Le terme de paléolithique désignel’Age de la Pierre ancienne, paropposition à l’Age de la Pierrenouvelle ou néolithique. Il s’agissait,lors de la création de ces définitions,en 1865, de critères d’identificationsimples fondés sur le caractère tailléet non poli de la pierre. Le terme depaléolithique a une double significa-tion, d’abord chronologique, ensuiteculturelle.En théorie, le paléolithique couvriraitla période allant de l’apparition dupremier outil de pierre taillée jusqu’àcelle des premiers outils de pierrepolie, très récemment, environ 6 000ans avant l’époque actuelle. Cettedivision est artificielle.D’autres analyses, plus rigoureuses,ont conduit à considérer une chrono-logie liée aux inversions du magné-tisme terrestre appelé paléomagné-tisme. D’autres méthodes font appelau rapport des isotopes de l’oxygènedans les dépôts marins, aux variationsdes niveaux marins et en Europe auxglaciations.Ces différentes données qui tendent àdéfinir des limites précises à despériodes ne rendent, en fait, pas biencompte de l’évolution biologique del’espèce humaine. Il s’agirait d’intro-duire des notions de discontinuitédans un processus continu.Ce qu’il importe le plus decomprendre, c’est l’évolution del’hominisation, c’est à dire l’évolutionqui a conduit à l’apparition del’homme moderne, encore appelé
Homo sapiens sapiens.
Chronologie de l’évolution(hominisation).
Au sein de la classe des mammifères,les primates sont apparus il y a 70millions d’années à la fin de l’èresecondaire. Leur premier représen-tant connu est
Purgatorius.
Après cetancêtre est apparu le deuxièmegroupe de primates, les simiens,singes plus évolués que les prosi-miens qui les ont précédés. Parmi lessimiens figure
Alsaticopithécus
, vieuxde 50 millions d’années.En Afrique, à partir de 33 millionsd’années, se développe un groupe deprimates plus évolués, lesCatharhiniens. Leur plus ancienfossile connu a été découvert enEgypte et porte le nomd’
Aegyptopithécus.
Il y a 27 à 24 millions d’années, lespremiers Hominoïdés apparaissent etse développent. Le plus célèbred’entre eux est
Proconsul.
Entre 17 et11 millions d’années ce sont toujoursdes Hominoïdés dont les derniersreprésentants auraient 8 millionsd’années.Le premier représentant des primatespour lequel le titre d’ancêtre del’Homme est reconnu estl’
Australopithèque.
Huit espèces sont
NUTRANEWS
Science, Nutrition, Prévention et Santé
FEVRIER / MARS
2 0 0 1
Sommaire
Le régime paléolithique
............................
1Phyto-nutriments et réduction pondérale
..
7
Le mercure : un tueur du 21
ème
siècle
.........
9
Dioxine dans l’alimentation :comment se protéger
.................................
13Aider l’organisme à lutter contrel’agression des toxines
...............................
15Nutrition et supplémentationalimentaire : Notre Santé au futur
.............
18La galantamine : le traitementd’avenir de la maladie d’Alzheimer
...........
21
LE REGIME PALEOLITHIQUE
Docteur Bruno Mercier
L’homme, comme toutes les espèces, est génétiquement adapté à son milieunaturel et, en particulier, à une alimentation naturelle. Les gènes qui contrôlenttoutes les fonctions de notre organisme sont, pour l’essentiel, les mêmes que ceuxde nos ancêtres les plus lointains. L’homme du paléolithique était un chasseur-cueilleur qui se nourrissait essentiellement de gibier, de poisson et de végétaux.Aujourd’hui notre alimentation est essentiellement constituée d’alimentstransformés à partir d’animaux d’élevage, de fruits et légumes cultivés, garnis desauces riches en graisses et en sucres. Se rapprocher de l’alimentation de nosancêtres, avec l’aide de compléments et suppléments nutritionnels, pourrait êtreun moyen de retrouver la nécessaire harmonie entre l’Homme et la nature.
Edité par l’Association Nutrition et Préventionw w w. s u p e r s m a r t . c o m / n u t r a n e w s
 
identifiées et réparties en deuxgroupes, les Robustes et les Graciles.Ils sont apparus vers 5 millionsd’années, peut-être plus. Les derniersse sont éteints il y a 1,4 à 1,2 millionsd’années et étaient des
Australopithecus boisei
.En janvier 2001, les restes fossilesd’un être à bipédie certaine, vieux de6 millions d’années, a été découverten Afrique par B. SENUT. Il estbaptisé
Millenium ancestor.
I lpourrait bien être le plus vieil ancêtreconnu de l’homme.Dès 2,6 millions d’années, peut-êtreplus, apparaît le groupe des
Homorudolfensis
et
Homo habilis
, égale-ment en Afrique de l’Est. Il lui seraitattribué les premier outils. Ce ne sontque des galets aménagés, appelés“choppers” si une face seulement esttravaillée et “chopping-tools” si lesenlèvements concernent les deuxfaces du galet. Ces hommes auraientsurvécu jusque vers 1,7 millionsd’années.Le groupe le plus remarquable estcelui des
Homo erectus
. Il vacoloniser d’abord l’Afrique, puisl’Asie et l’Europe. Il apparaît il y a 2millions d’années et va s’éteindre vers120 à 100 000 ans en Afrique. Il est levéritable précurseur des outils connuset fait évoluer ces derniers de galetsaménagés vers les bifaces qui sontdes outils taillés, symétriques, tradui-sant un réel esthétisme.En Europe, on assiste au développe-ment d’un groupe que l’on appelle
Homo sapiens néanderthalensis.
I lapparaît vers 120 000 ans et disparaîten Europe de l’est vers 35 000 ans. Saculture le conduit à poursuivre lamême industrie que les
Homo erectus
en la perfectionnant et donnant untype particulier à ses productions quipermettent de définir la civilisationmoustérienne (découverte type sur lacommune du Moustier en Dordogne).Enfin, à partir de 100 000 ansapparaît au Moyen Orient l’
Homosapiens sapiens.
Le paléolithique recouvre toute cettepériode au cours de laquelle leshominidés se sont développés et ontproduit des outils. Très schématique-ment on peut tenter, en fonction destypes d’outils, de dégager desgroupes chronologiques et culturels.De 2,5 millions à 800 000 ans, onparle de Paléolithique arc ha ïque , avec une industrie sur galets. C’estle règne surtout d’
Homo erectus.
De 800 000 à 120 000 ans, c’est lepaléolithique inrieur. Li n d u str i eest représentée par des galetsaménagés et de rares bifaces. Lesancêtres de l’homme moderne sontalors
Homo erectus
et en Europe les
Antenéandertaliens
De 120 000 à 35 000 ans, c’est lepaléolithique supérieur avec untravail de la pierre de plus en plusélaboré. Contemporains, les
Homos a p i e n s
et les Neandertalensisvivent parfois dans des sites trèsproches. Les
Homo sapiens sapiens
survivent seuls après cette période.De 12 000 à 6 000 ans se développeune culture de transition appeléemésolithique qui sera suivie par lenéolithique.
La vie au paléolithique.
Le cadre préhistorique planté et aprèsavoir sommairement présenté nosancêtres, il convient de se préoccuperde leur mode de vie. C’est par untravail pluridisciplinaire conduit pardes anthropologues, des paléontolo-gues, des sédimentologues, despalynologues… que l’on arrive à sefaire une idée assez précise de l’envi-ronnement dans lequel ils vivaient.Jusqu’au néolithique, ils étaient deschasseurs-cueilleurs. C’est-à-direqu’ils ne disposaient d’aucun moyende maîtriser la nature et n’avaientd’autres possibilités que de s’adapteraux cycles des saisons. On peut sefaire une idée de leur mode de vie,pour les zones de climats compara-bles, en observant les dernierspeuples chasseurs-cueilleurs commepar exemple les A b o r i g è n e sd’Australie ou les Indiensd’Amazonie.Une deuxième façon d’aborder lacompréhension de ces peuples, c’estd’en étudier les restes fossiles et d’yrechercher les stigmates de maladiesou des signes des manifestations decertains de leurs comportements. Parexemple, l’étude de l’usure des dents,les restes les plus nombreux et lesmieux conservés, renseigne très biensur le régime alimentaire desindividus et sur les usages nonalimentaires de leur bouche.Ainsi, en corrélant l’étude du milieu,les végétaux et animaux présents,l’usure des dents, les outils et leursusages potentiels…les pathologiesayant laissé des traces sur les osfossiles, peu à peu, on parvient à unereprésentation de plus en plus précisedu mode de vie de nos ancêtres.La découverte du feu ou plus exacte-ment l’acquisition de sa maîtrise abouleversé l’évolution deshominidés. Elle a sans doute été leprincipal moteur de l’expansion terri-toriale dans des zones au climat troprude pour que nos ancêtres s’y instal-lent avant sa découverte. LesEsquimaux et autres peuplesnordiques ont trouvé d’autres adapta-
2
NUTRANEWS
Science, Nutrition, Prévention et Santé
 
tions mais ils demeurent hautementspécifiques.Par ailleurs, l’appropriation du feuentraîne un renforcement du liensocial par le regroupement desindividus. C’est sans doute là un deséléments les plus remarq u a b l e s ,induit sociologiquement par laconquête du feu.Le feu a secondairement permis lamodification de modes de fabricationd’armes de chasse, par exemple ledurcissement des pointes au feu. Il adonc participé à une plus grandeefficacité des techniques de chasse,permettant de consommer davantagede viande, en tous cas de réduire lecharognage au profit de la chasse.Enfin, le feu va permettre de modifierles pratiques alimentaires de façonconsidérable. Il assurera unemeilleure conservation des produitscarnés, les rendra plus digestes et plusfacilement assimilables. Ils serontbien sûr changés radicalement sur leplan organoleptique.Le feu va permettre également deconsommer de façon plus aisée dessubstances végétales, par cuissondirecte, par ébullition ou traitementéquivalent, par exemple grâce à despierres rougies et immergées dans desrécipients, soit par préparation degalettes….. Ainsi les
Homo erectus
commencent à organiser leur vie enmaîtrisant une partie des contraintesde la nature.On peut considérer, artificiellement,qu’il existe deux périodes fondamen-talement différentes dans l’évolutiondes
Homo erectus,
puisque c’est àeux que l’on doit la maîtrise du feu.Avant le feu et après le feu.
Les pathologies.
Pendant tout le règne des
H o m oerectus
, bien que les fossiles soientrelativement rares, les pathologiessont demeurées assez peu fréquentes,du moins pour celles laissant dessignes osseux ou articulaires, lesseules que nous puissions connaître.Presque pas d’arthrose, pas d’atteintestructurelle osseuse, pas de cariedentaire mais des parodontopathiesfréquentes. L’usage des cure-dents estattesté très tôt par des usures interdentaires. Très peu de tumeursosseuses sont découvertes.Au paléolithique moyen, avec les
Homo sapiens néandertalinsis
apparaissent de façon beaucoup plusfréquente des arthroses avancées, descaries dentaires avec parodontopha-ties sévères, des atteintes osseusesfréquentes. Il est impossible, pourgarder une réelle rigueur scientifique,d’affirmer une origine alimentaire àcette évolution de la paléopathologie.Le mode de vie de ces ancêtres estbeaucoup plus proche de celui des
Homo sapiens sapiens
dont ils sontpartiellement contemporains.Enfin, au paléolithique supérieur,l
Homo sapiens sapiens
, à noussemblable en tous points, ne présentepas, sur le plan des pathologies, dedifférence nette avec son prédéces-seur néandertal.Toutefois, labsence de restes porteursde pathologies altérant la structureosseuse ne permet pas de conclure àleur inexistence. La mauvaise conser-vation des os pathologiques, notam-ment déminéralisés, peut suffire àexpliquer leur non découverte par lesphénomènes de conservation diffé-rentielle.Le petit nombre de restes fossilesdécouverts, la conservation incer-taine des ossements exigent unegrande prudence dans l’exploitationdes données des pathologies dupaléolithique.
L’alimentation au paléolithique.
La connaissance de l’alimentationpendant le paléolithique est à présentassez précise. De très nombreusesétudes, fondées sur l’analyse descomportements (en particulier de lachasse), de l’exploitation desressources, des restes,…, permettentde définir les conditions alimentaires.Ici nous aborderons le paléolithiquemoyen et le paléolithique supérieurqui correspondent à des conditionsd’alimentation que l’on peut essayerde reproduire aujourd’hui.Les peuples sont alors des chasseurscueilleurs, donc strictement limités àlexploitation des ressourc e snaturelles, avec des possibilités deconservation des denrées très limitéesdu fait de leur mode de vie nonsédentaire.Les ressources alimentaires sontd’une part le gibier, d’autre part lesvégétaux.
Les végétaux.
Ils sont la ressource des glucidesstockables sous forme de glycogènedans les muscles et le foie.Les hommes du paléolithiquecoupent et arrachent les plantes,déterrent les racines, cueillent baieset fruits. Cette ressource a été utiliséede façon variable en fonction desrigueurs du climat. Les fluctuationsclimatiques chaudes et froides ainsique sèches et humides ont en effetinduit des variations importantes dansle couvert végétal. Cependant, entous temps des végétaux consomma-bles étaient présents dans les zones
3
FEVRIER - MARS
2 0 0 1
of 00

Leave a Comment

You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...
You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...