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AOÛT 2004
Un peu de
physiopathologie
Les facteurs pathogènes les plusimportants sont l’excès de graissecorporelle et, plus particulièrement,l’adiposité abdominale qui constitueune situation favorable à l’installationde l’insulinorésistance.
En effet, la résistanceà l’insulineavec excès adipeux constituele facteur pathogénique central dusyndrome métabolique qui comprend enplus des caractéristiques telles qu’uneglycémie élevée, une l’hypertension, unedyslipidémie ou une obésité troncale(
Shankuan Zhu et al. American Journal of Clinical Nutrition, vol. 78, n°2, 228-235,August 2003).
L’insulinorésistanceengendre un état inflammatoire caractérisépar la production massive de cytokinespossible augmentation de la graisseviscérale. La réduction chez l’hommeet l’augmentation chez la femme de latestostérone accroissent l’adipositéabdominale. Une chute de DHEA,d’hormone de croissance chez les deuxsexes perturbe le métabolisme et accroîtle tissu adipeux. Ce dernier est aussisensible à l’action des glucocorticoïdes,notamment par une hausse de leursrécepteurs et d’une enzyme très activelocalement : la 11-bêta-hydroxystéroïde(11-
β
-HSD-1). Les experts scientifiquesmontrent que le taux de cortisol plasmatiquechez des personnes obèses est souventnormal mais la fabrication localedecortisol dans le tissu adipeux accrue.Ce phénomène physiologique estprincipalement dû à une surexpressionde la 11-bêta-hydroxystéroïde déshydro-génase de type I, enzyme qui convertitla cortisone (inactive) en cortisol (actif) ;cette surexpression engendre un hyper-cortisisme local. Toute thérapeutiquediminuant la 11-
β
-HSD-1 dans les adipocytesserait d’une grande valeur dans la luttecontre le syndrome X et l’insulino-résistance
(Wake D.J. et al. 11-beta- hydroxysteroid dehydrogenase type I in obesity and the metabolic syndrome. Mol Cell Endocrinol.2004 Feb 27;215 (1-2):45-54).
D’autres facteurs susceptiblesd’aggraver l’insulinorésistance, commel’oxyde nitrique ou l’aldostérone, sont encoreà l’étude. Mais évoquons maintenantunautre élément souvent occulté : la nutrition.pro-inflammatoires comme le TNF
α
etl’interleukine 6 (IL-6) et un taux plasma-tique de protéine C réactive proportionnel àla masse adipeuse. La masse grasse, àtravers sa production d’adipocytokines, joueun rôle de « gentil » (leptine, adiponectine)et/ou de « méchant » (angiotensinogène,TNF-
α
, PAI-1, etc.). Toutes ces substancesprovenant des adipocytes ont des rôlesdivers sur l’hypertension, l’inflammation,la lipolyse…D’autres facteurs pathogéniques sont lasédentarité, l’âge et la diminution deshormones sexuelles. Sous l’effet de l’âge,les niveaux plasmatiques d’hormonessexuelles diminuent, entraînant une
Étiopathogénie
du syndrome métabolique
Certains spécialistes soulignent que,chez l’homme, les facteurs biologiques,psychologiques, culturels et environne-mentaux peuvent renforcer ou, aucontraire, diluer voire supprimer la«donne» génétique. La brusqueaugmentation du nombre d’obèses àlaquelle nous assistons a peu de chancede provenir d’une soudaine mutationgénétique. Les aborigènes australiensdeviennent obèses lorsqu’ils quittent leurtribu pour la vie urbaine. De retour dansleur milieu naturel, ils perdent du poidset retrouvent une bonne santé. Au fil dutemps, l’organisme de l’homme s’est
HyperlipidémieDiabète type IIPolykystose ovarienneObésité androïdeArtérioscléroseHypertension artérielleVieillissementSYNDROME X
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