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Pour un Atelier « migrantEs exerçant le travail du sexe » plus safe

Pour un Atelier « migrantEs exerçant le travail du sexe » plus safe

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05/14/2014

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Pour un Atelier « migrantEs exerçant le travail du sexe » plus safe
Les « Rencontres nationales des travailleurSEs du sexe » réalisées en Jui 
n 2013 à l’initiative
du STRASS - le Syndicat du Travail Sexuel, réalisé par et pour les travailleurSEs du sexe -reprennent le principe des « Assises de la prostitution » organisées quant à elles par lecollectif Droits & Prostitution.
 
I
l s’agit d’un événement annuel organisé sur deux journées
 , pendant lesquelles sont instaurésdifférents ateliers, où sont abordées des thématiques donnant lieu à des discussions liées à
l’ 
exercice du travail du sexe en France, et au militantisme autours de la question du travail dusexe ; à la différence près que les « Assises de la prostitution » étaient depuis plusieursannées perçues comme étant devenues des rencontres entre chercheurSEs et travailleurSEs
sociaux s’ 
intéressant à la prostitution, plutôt que des rencontres mettant en avant lesquestionnements et les propositions des travailleurSEs du sexe pour améliorer leursconditions de travail.
 
C’est face à ce malaise autours de l’objectif premier d 
es « Assises de la prostitution » et à
l’occasion d’un nouveau financement 
 , que le STRASS
à repris en main l’organisation de cet 
évenement en décidant de le renommer afin de marquer le changement au niveau de
l’o
rganisation et de ses perspectives.
C’est ainsi que sont nées les
« Rencontres nationales des travailleurSEs du sexe » ;notamment à partir 
d’ 
un principe
que l’on peut qualifier de
révolutionnaire en France : celui de la non-mixité travailleurSEs du sexe des rencontres.
En effet, il ne s’agit plus de rencontres
ouvertes à tout le monde, mais de rencontres ouvertes uniquement aux travailleurSEs du sexeconnuEs comme telLEs,
et à quelques alliéEs invitéEs pour l’occasion.
Lors de ces toutes premières « Rencontres nationales des travailleurSEs du sexe », un atelier
portant l’intitulé de «
migrantEs » a eu lieu dés la première journée ;
l’objectif de cet atelier
qui avait été créé lors des « Assises de la prostitution
» de l’année 2012,
était de
discuter etde faire état des conditions de travail des travailleurSEs du sexe migrantEs en France
.
L’atelier a eu lieu comme tous les ateli 
ers des rencontres au local de Médecins du mondedans le 20
ème
arrondissement de Paris. Son organisation avait été débattue par les militantEs
du STRASS où il était question d’organiser cet atelier autours d’une non
-mixité travailleurSEsdu sexe et migrantEs, comme cela avait été le cas lors des « Assises de la prostitution » de2012.
Cet atelier animé par une travailleuse du sexe migrante et militante de longue date, aaccueilli un certain nombre
d’individuEs de tous bords et tous horizons,
dont je cederais un
minimum d’information
seulement conçernant la composition.Un point très positif : la grande majorité des personnes présentes étaient des femmes.
 
Et un point très négatif : la non-
mixité n’était pas du tout respectée, puisqu’il y
avaitprésence de plusieurs travailleurSEs du sexe non-migrantEs, ainsi que de deux chercheusesnon travailleurSEs du sexe et non migrantEs.Il aurait fallu être présent à cet atelier pour se rendre compte à quel point
la présence de cesintruEs était oppressante pour les travailleurSEs du sexe migrantEs
et les empêchaient
d’être totalement acteurICEs de cet atelier
.il y avait également présence de plusieurs traducteurICEs salariéEs de Médecins du mondedont la présence était tout à fait justifiée par la non-francophonie de certaines migrantes,leurs interventions se limitaient uniquement à la traduction des interventions de cesfemmes.
  Je me permettrais donc ici uniquement de relayer les informations concernant lesinterventions des intruEs lors de cet atelier,
 puisqu’il était censé se dérouler en non
-mixité, et que par extension, les interventions des travailleurSEs du sexe migrantEs seront respectées et non transmises publiquement.
Dés le début de l’atelier
, une première universitaire
 –
sociologue - à fait une tentative
d’approche
réussie ; cette femme à fait la
demande à l’animatrice
de pouvoir assister à
l’atelier
malgré la barrière des non-mixités concernant le statut de travailleurSEs du sexe etla condition de migrant
; à l’unanimité
, les participantEs ont voté pour que cette femme
assiste à l’atelier
,
sans toutefois qu’elle ne puisse y intervenir.
Voilà déjà 10 minutes de perdues pou
r qu’une sociolog
ue puisse assister à nos débats. Maiscette personne a au moins eu la décence de demander la permissio
n d’assister à l’atelier
malgrè la non-mixité, ce qu
i n’a pas été le cas de sa collègue…
 Vers la moitié du temps impartie pour cet atelier, une seconde femme universitaire -anthropologue bien connue pour ses publications concernant la prostitution, et ferventealliéE du STRASS - entre en scène
; s’en suit
20 minutes pendant lesquelles cette femmeprofitant de la stupéfaction de
l’animatrice de l’atelier
face à son intrusion dans la salle entoute discrétion, aura le culot de poser de nombreuses questions aux travailleurSEs du sexe
migrantEs de l’atelier, ca
rnet à la main et stylo au garde-à-vous. Et puis attention, pas
n’
importe quelles questions : madame
l’enseignante
-chercheuse
s’interroge
ait sur le profilde nos clientEs, sur leur comportement
, les prestations qu’ils
-elles recherchaient, etc.
Lamentable
Résumons : cette chercheuse
française non contente de s’introduire fo
rtuitement dans uneréunion non-
mixte travailleurSEs du sexe migrantEs, va profiter de l’
autorité que lui donnentses sympathiques stylos iridescents et ses gros carnets pleins de notes indéchiffrables, ainsi
que de toute l’assurance que lui donne son statut et son expérience d’
enseignante-

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