Certes, le débat reste ouvert sur la perte subiepar les salariés. Elle est a minima, reconnaît lerapport Cotis, de 3 à 5 points si l’on se réfèreaux Trente Glorieuses, ce qui déjà justi
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eraitde reverser de 55 à 90 Md € aux salariés surcette seule base de calcul. Encore cette réfé-rence aux années 60 / 70 fait-elle abstractionde la forte progression de la part salariale en-tre la
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n des années 70 et le début des an-nées 80. En effet, si l’on se réfère à ce pic dudébut des années 80, ce sont bien 10 pointsde richesse qui ont été perdus par les salariés.Le contexte in
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ationniste de l’époque rendcette référence sujette à débat. Néanmoins,alors que depuis plus de 20 ans la dérive in-
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ationniste a été conjurée, et alors que nousconstatons une baisse de la rémunération sa-lariale sur la longue période et une stagnationsur les 20 dernières années, la question du réé-quilibrage de la répartition de la richesse sepose légitimement. L’acuité de cette questionest renforcée par le fait que pendant ces 20ans, la stagnation (qui n’est pas un progrès !)de la part salariale dans la valeur ajoutée aété acquise au prix d’inégalités croissantes ausein même du salariat et d’une explosion deshauts revenus. Le renforcement de la préca-rité (CDD, intérim, temps partiel) a, bien sûr,fortement contribué à cette dégradation.Qu’est-ce qui justi
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e, historiquement et politi-quement, une telle dégradation de la valeurdu travail du plus grand nombre ? L’hégé-monie de la culture libérale y prend toute sapart. Nous avons perdu la bataille de la valeurdu travail, c’est-à-dire de sa juste rétribution.Il n’est qu’à regarder le déséquilibre dans larépartition au sein même des pro
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ts. La partrevenant à l’auto
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nancement et à l’investis-sement des entreprises a chuté alors que celleconsacrée aux dividendes versés aux action-naires a augmenté, signe de la
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nanciarisa-tion de l’économie.Fort de ce double état des lieux : baisse dela part salariale et hausse de la part dévolueaux dividendes, deux réponses politiques s’im-posent. Premièrement, il est juste et urgentd’augmenter immédiatement les salaires(hausse du Smic, conditionnement des exo-nérations de cotisations sociales à la conclu-sion d’accords salariaux…) et de s’engager àindexer la progression des salaires sur les gainsde productivité. Cette proposition permet degarantir un rééquilibrage entre salaires et pro-
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ts. En second lieu, pour répondre à la distor-sion entre pro
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ts réinvestis dans le développe-ment de l’activité et pro
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ts dévoyés dans leversement de dividendes, il est juste et urgentde moduler l’impôt sur les sociétés en impo-sant plus les dividendes.Le débat actuel a le mérite de se concentrersur l’essentiel, le partage de la valeur ajou-tée, donc le partage entre ce qui revient ausalaire et ce qui revient au capital. Le Prési-dent Sarkozy souhaitait circonscrire ce débatà celui des pro
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ts tenant pour acquis que laquestion salariale ne se posait pas (les heuressupplémentaires, le travail le dimanche et lecrédit étant là pour compenser la pauvretésalariale). La seule mesure qui vaille pour lespro
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ts, c’est de réduire la dérive exponentiellede la rémunération des actionnaires. Pour lereste, la question du pouvoir d’achat de tousles salariés ne peut trouver, évidemment, sasolution que dans une hausse des salaires.
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ulletin de liaison n°15
20 mai 2009
www.unmondedavance.eu
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DOSSIER |
Delphine Mayrargue
Pour un juste partage des richesses.
La brutalité de la crise sociale que nous vivons met en exergue sa cause première : la hausse des inégalités dans le partage des richesses. Dans cecontexte, le rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée contribue à dessiner le cadre, mouvant, de ce débat essentiel.Premier constat partagé : la part salariale dans le partage entre salaires et pro
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ts a diminué sur la longue période. Second constat partagé: dans la partierevenant aux pro
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ts, la part allant aux dividendes a augmenté au détriment de l’auto
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nancement et de l’investissement des entreprises. Ce diagnostic suf
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tà poser les termes du débat que nous n’avons cessé de faire vivre au sein du Parti socialiste.
Delphine Mayrargue, secrétaire nationale adj.
Les premières universités de rentrée d’Un Monde d’avance se dérouleront le week-end des 25, 26 et27 septembre à Port d’Albret (Vieux Boucau), dans les Landes.
Dans ce contexte de crise économique et sociale installée, le premier objectif de nos universitéssera de travailler à l’élaboration d’un nouveau projet politique et à la constitution progressive d’unealliance des mouvements, syndicats et partis de gauche.Lors du congrès de Reims, nous avons décidé de participer à la direction du Parti a
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n de garantirl’ancrage à gauche du parti. Néanmoins pour thésauriser le travail politique mené jusqu’à présent etnotamment celui de rassemblement de la gauche du parti et au-delà, il est, aujourd’hui, primordialde passer à un niveau de structuration de courant politique qui dépasse notre motion. Ce sera lànotre second objectif.La tâche est lourde mais nous vous attendons nombreux pour la mener à bien !Les informations pratiques, le bulletin d’inscription et le programme vous seront communiqués pro-chainement.
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