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phénomènes irréversibles. La
science des merveilles
ne serait plus jamais lamême.De leur part, la philosophie et la théologie se débattaient sur des terrainsplus « biologiques », c’est-à-dire plus proches de ce qui est strictementanthropologique. Le vitalisme bergsonien, l’étude de la
formgeschichte
et, en finde compte, tout le mouvement du
sturm und drang
romantique touchant à sa fin,ils montraient l’inachevé des modèles de pensée jusqu’alors intégrés. La véritécherchée se montrait plus comme un mensonge consistant (et, en tant que tel,identifié avec ladite vérité) qui réduisait une bonne partie de l’étude de laréalité à une taxonomie complexe ; il y avait en elle un reflet d’éloignement desperspectives que la science cherchait en ce temps-là. Néanmoins, beaucoupd’efforts se sont faits pour concilier les conclusions obtenues en philosophieavec ceux de la science physique
; en tout cela, même la métaphysique trouvaun terrain fertile pour orienter sa pensée
.Partant, la science physique étant la plus fondamentale des sciences àcause de la liaison avec les principes mêmes qui fixent le comportement de lanature, n’importe quelle autre discipline, scientifique ou non, était seulement leprolongement de la physique, dans la complexité, ça oui, mais pas plus qu’uneextension. Petit à petit, la mathématique devint le langage sophistiqué de laphysique : son identité non scientifique
lui faisait se placer au-dedans de laphysique. C’est de cette manière-là que se sont posés beaucoup de conceptsmathématiques extrêmement fins ; il suffit de se rappeler des géométries deRiemann et de Minkowski. Cependant, la description des phénomènes de la vierestait tout à fait de côté, assez méprisés par les physiciens théoriciens. Ledégrée de complexité de ces phénomènes les faisait, en même temps, être peureprésentatifs de la réalité « forte », c’est-à-dire « objective » (faisant de
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Il s’agit d’une expression employée par Santiago Ramón y Cajal dans son œuvre « El mundovisto a los ochenta años » (le monde vu aux quatre-vingt ans), tout en reconnaissant la valeurfondamentale de la physique face aux autres sciences, la biologie y comprise.
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Il suffit de considérer le propre Bergson avec son « Évolution créatrice », à Émile Boutrouxdont on a déjà fait mention plus haut, à S. Kierkegaard avec sa pensée juste, bien que complexe,à l’égard du sens de la douleur et de la souffrance humaines, à M. Blondel qui dans son« Action » fait un premier effort pour aborder la réalité avec tout le poids de la culpabilitéhumaine, et beaucoup d’autres imprégnés d’immenses influences spinozistes, kantiennes ouhégéliennes.
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Nous songeons tout spécialement en l’œuvre remarquable de J. Maritain dans laquelle le pèredu néothomisme stratifie les dégrées du savoir humain, tout en gardant la place de choix qui estcelle de la métaphysique thomiste. Le prix payé pour cela est l’impitoyable critique déferlée surla pensée bergsonienne.
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Nous disons cela sur la base du fait que la science est une discipline qui naît de l’expériencedes événements de la nature, se retirant ensuite vers l’abstraction (qui est, à son tour,l’explication du réel par le moyen de l’impossible) en vue de développer le cadre conceptuel quiconvient à de tels événements et, finalement, elle retourne vers l’expérience pour corroborer ouchanger les hypothèses et conjectures initiales. Par contre, la mathématique naît, grandit etmeure dans l’abstraction, sans jamais avoir besoin du recours envers l’expérience vécue del’espace-temps. Bien entendu, tout ceci en ayant la mathématique pure (non appliquée) dansl’esprit.
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