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Les employeurs paient.Les autorités encaissent
Chaque fois qu’un employeur paie 100 EURà un travailleur, 56 EUR vont aux auto-rités sous la forme d’impôts et de cotisations à la sécuritésociale. Chez nos trois voisins, ce montant est de respective-ment 52 EUR (DE), 49,3 EUR (FR) et 45 EUR (NL)
(Source : OCDE)
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www.feb.be
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publications
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chiffres et faits
 
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INFOR
FEB
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La newsletter pour décideurs
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22 MAI 2009 – N° 19
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L’Institute for Management Development(IMD) a effectué pour la première fois un‘Stress test’.
Cet indicateur classe 57 paysen fonction de leur capacité à affronter la cri-se actuelle et à améliorer leur compétitivitédans un avenir proche. La Belgique s’inscrità la 35e place, très en dessous de son scoreIMD classique. Le principal point névralgiqueest le score médiocre du secteur public qui,à la 47e place, se montre particulièrementmal armé contre la crise actuelle. On seréjouira en revanche de la 26e place occupéepar le monde des entreprises, qui disposetoujours de certains atouts pour surmonter lacrise économique. Ce Stress test doit aigui-ser la conscience que nous pouvons sortirbeaucoup plus vite de la récession si nouscombinons le dynamisme de nos chefsd’entreprise et la volonté politique d’œuvrerefficacement à la mise en place de pouvoirspublics plus performants, comme cela s’estfait dans d’autres pays.Nous sommes confrontés à tous les niveaux àde difficiles décisions politiques. Commentrétablir la croissance économique ? Commentassurer simultanément un retour progressif àdes finances publiques saines à tous lesniveaux de pouvoir ? Comment éviter que,dans 5 à 10 ans, notre pays ne compte plusparmi les économies les plus compétitives ?Le remède devra comporter différents in-grédients. Or, les débats politiques fontl’impasse sur l’un des ingrédients que nouspréconisons depuis des années sur la basede nos propres études et de rapports interna-tionaux incontestés : un ambitieux pland’amélioration de l’efficience de nos pouvoirspublics.La FEB ainsi que les organisationsd’employeurs UWE, Beci et Voka unissentaujourd’hui leurs forces pour obtenir que cethème figure à l’agenda politique à tous lesniveaux. Elles s’inquiètent non seulement ducoût qui hypothèque la santé de notre écono-mie, mais aussi des procédures difficilesauxquelles les entreprises sont confrontéesdans la pratique, des règles équivoques etdes problèmes de concurrence avec les auto-rités publiques. Des progrès considérablespeuvent être réalisés à tous les niveaux depouvoir et dans toutes les régions pour uneplus grande efficience, une meilleure régle-mentation et une concurrence loyale entreles secteurs public et privé.La FEB, l’UWE, Beci et Voka formulent plu-sieurs recommandations constructives dansla publication commune
“Des pouvoirspublics plus efficients et une meilleureréglementation. À l’agenda politique :maintenant !”
– qu’elles ont présenté lemardi 19 mai 2009.Elles comptent sur les responsables poli-tiques pour qu’ils développent ces thèmesimportants dans les futurs accords gouverne-mentaux régionaux ou dans la déclarationgouvernementale fédérale de l’automne2009. Elles se posent en partenaires dési-reux de collaborer activement à la réalisationdes recommandations formulées.
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
Pendant trois semaines,vous trouverez avec l’Inforune annexe spécifiqueconsacrée à l’un desthèmes de la publicationcommune de la FEB, del’UWE, de Beci et de Voka.La publication commune est également dispo-
nible sur www.feb.be.
Les débats politiques fontl’impasse sur un ambitieux pland’amélioration de l’efficience denos pouvoirs publics.
Des pouvoirs publics plus efficients et une meilleure réglementation
À l’agenda politique : maintenant !
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SALAIRES
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L’inégalité entre salariés n’a pas augmenté
ENTREPRENEURIAT
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Encourager l'entrepreneuriat,aujourd'hui plus que jamais
COMPÉTITIVITÉ INTERNATIONALE
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Sans réforme ambitieuse,la Belgique régressera
HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
LE CHIFFRE DE LA SEMAINEA EPINGLER
 
Les entrepreneurs ayant une jeune entreprise(créée après le 1er janvier 2004) qui prospère
ou un projet à haut potentiel peuvent s’inscrirejusqu’au
30 juin 2009
au concours
Enterprize
.Il s'agit du seul concours national destiné à sti-muler l'esprit d'entreprise et l'innovation pro-fessionnelle. Soutenu par les trois ministresrégionaux, le ministre fédéral des PME ainsique de nombreux partenaires – dont la FEB –,ce concours national de plans d'affaires sélec-tionne et récompense une série de projetsconcrets, répartis dans cinq catégories('Entreprises', 'Projets', 'Microéconomie','Économie sociale' et 'Spin-off universitaire').Il accompagne leurs participants depuis le lan-cement jusqu'au développement de leur acti-vité. Plus concrètement, Enterprize offre auxparticipants un accompagnement profession-nel via des coaches, l'accès à un vaste réseaufinancier et à des conférences ainsi que denombreux prix, le tout pour une valeur totale deplus de 100.000 EUR. Pour rappel, depuis sacréation, les prix 'Entreprises' ont été attribuésà NewTree (2004), UBench International(2005), International Medevac Services(2006), DNAVision (2007) et Ubidata (2008).En tant que partenaire fidèle, la FEB estconvaincue qu'encourager l'entrepreneuriat estindispensable afin de surmonter la crise éco-nomique actuelle.
Philip Verstraete – pv@vbo-feb.be
Pour les inscriptions et infos :www.enterprize.be
COMPÉTITIVITÉINTERNATIONALE
Sans réforme ambitieuse,la Belgique régressera
Les résultats 2009 du World CompetitivenessYearbook,
de l’institut suisse de managementIMD, sont connus (voir aussi l'Opinion de cetInfor). Ce rapport étudie chaque année la posi-tion concurrentielle de 57 pays – dont le nôtre– et en établit le classement. Cette année, laBelgique occupe la 22
e
position, soit une pro-gression de 2 places par rapport à 2008.L’infrastructure, l’éducation, la productivité etl’efficience de notre économie ou encore sonouverture sont des leviers qui nous permettentde faire la différence par rapport à nos concur-rents importants. Malgré un score général enprogression, une analyse plus détaillée del’indicateur agrégé révèle des évolutionsinquiétantes pour le futur : l’emploi, lesfinances publiques et la politique fiscaleobtiennent des scores très bas qui, en plus,sont en recul par rapport à 2008. Or, un décro-chage de ces indicateurs par rapport aux autrespays constitue un réel fardeau pour notre éco-nomie et hypothèque sérieusement sa compé-titivité future. Cela s’ajoute à notre score trèspréoccupant obtenu au ‘stress test’, réalisé par
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    I    N    F    O    R    F    E    B    1    9  —    2    2    M    A    I    2    0    0    9
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Taxman Award 2009
Le 14 mai dernier, Ergo Life, Hamburg-Mannheimer et Moneytalk ont organisé, en col-laboration avec la FEB, la deuxième éditiondu Taxman Award 2009. Ce prix est décerné àune personne pour sa contribution exception-nelle dans le domaine de la fiscalité enBelgique. Le volet académique de la remisedes prix était entièrement placé sous le signede la fiscalité verte. Le débat sur ce thèmed’actualité a été introduit par le président dela FEB, Thomas Leysen, et par son adminis-trateur-secrétaire général, Philippe Lambrecht.À l’issue de la cérémonie, le Taxman Award2009 a été remis à Ine Lejeune, associée chezPricewaterhouseCoopers.
Jean Baeten – jb@vbo-feb.be
Séances d’information‘Alcool et drogue au travail’
La FEB organise, en collaboration avec leCRFRT (Centre de recherche et de formation enrelations du travail), une série de séancesd’information (voir la rubrique Agenda) consa-crées à la nouvelle CCT n° 100 concernant lamise en œuvre d’une politique préventive enmatière d’alcool et de drogues dansl’entreprise. Lors de la session à Bruxelles, KrisDe Meester, premier conseiller chargé de lapolitique de prévention et du bien-être de laFEB, Jan Steenlant, secrétaire général adjointdu CNT, ainsi que Marie-Gabrielle Kerger,expert de 'Santé et Entreprise', y ont commentécette CCT et expliqué comment l’appliquerdans la pratique.
Kris De Meester – kdm@vbo-feb.be
La FEB en mission princièreen Corée du Sud
La semaine dernière, Rudi Thomaes, adminis-trateur délégué de la FEB, a participé à la mis-sion commerciale conjointe en Corée du Sud,sous la présidence du Prince Philippe.Treizième économie au monde et très dépen-dant des exportations pour sa croissance, lepays a vu son PNB chuter de 5,1% au qua-trième trimestre de 2008. Il dispose toutefoisde la capacité de se relever rapidement de lacrise. Ce facteur, combiné aux mesures de sti-mulation adoptées par le gouvernement,devrait, selon certains économistes, permettreau pays de renouer rapidement avec la crois-sance. Au cours des prochaines années, laCorée souhaite réduire fortement sa dépen-dance énergétique à l’égard de l’étranger, grâ-ce à la construction de 8 à 10 nouvellescentrales nucléaires et à des investissementssubstantiels dans les énergies renouvelables.La FEB a également profité de la mission poursoumettre aux autorités locales les préoccupa-tions des entreprises belges concernantl’accord de libre-échange entre l’UE et la Coréedu Sud. Les négociations en vue de la conclu-sion de cet accord sont actuellement dans laphase finale.
Elizabeth De Wandeler – edw@vbo-feb.be
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(de g. à dr.) J. Steenlant (Conseil national duTravail), K. De Meester (FEB) et M-G Kerger (Santéet Entreprise)
ACTION FEB
ENTREPRENEURIAT
Encourager l'entrepreneuriat, aujourd'huiplus que jamais
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Selon une étude de Dulbea réalisée à la demande de la FGTB, les 10%de salaires les plus bas
dans notre pays ont augmenté en moyenne21,7% entre 1999 et 2006, contre 24,1% pour les 10% de salairesles plus élevés. Selon la FGTB, ces chiffres montrent que notre modè-le social n’a pas permis d’éviter que se creusent les inégalités. Cetteaffirmation nécessite toutefois d’être nuancée. Premièrement, l’étudemontre que notre pays se classe bien dans une perspective internatio-nale. Au sein de l’UE27, seuls les pays scandinaves et l’Italie affichentun rapport plus élevé entre les 10% de salaires les plus bas et les 10%les plus hauts. Deuxièmement, ces pourcentages de hausse sont sen-siblement supérieurs à l’inflation enregistrée, de 17,2%, de sorte quele pouvoir d’achat des 10% de salaires les plus bas a encore augmen-té de 4%. Troisièmement, il s’agit ici de salaires bruts et non de salairesnets. Or, depuis 1999, d’importantes réformes fiscales et parafiscalessont intervenues, qui peuvent influencer considérablement ces résul-tats. Si l’on en tient compte, on constate que, pendant la période1996-2006, le salaire net des revenus les plus bas a augmenté de plusde 13% au-delà de l’inflation, contre environ 7% pour le salaire moyen.
Ces chiffres révèlent qu’au cours des dernières années, lessalaires nets ont augmenté beaucoup plus fort que les salaires bruts.C’est particulièrement le cas des salaires les plus bas. Il est toutefoisregrettable de constater que, malgré toutes les mesures d’augmentationdu pouvoir d’achat qui ont été adop-tées, les coûts salariaux des entre-prises ont continué à déraper. Or, plusque tout autre facteur, ce sont eux quidétermineront l’intensité en main-d’œuvre de la croissance économiquefuture et la possibilité pour chacun decontinuer à bénéficier à l’avenir del’augmentation du pouvoir d’achat.
Geert Vancronenburg – gva@vbo-feb.be
le même institut et qui remet en question notrecapacité à rebondir rapidement au sortir de lacrise.
Si ce test est une indication de la posi-tion des économies d’ici 5 à 10 ans, laBelgique risque de perdre sa place dans legroupe des économies compétitives de demain.Le défi est de taille, et le relever est indispen-sable si l’on veut ressortir plus fort de la criseet si l’on veut continuer à gagner des placesdans le rang des économies compétitives àl’avenir. Cela demande que les autorités de cepays ainsi que les partenaires sociaux aientune vision commune. Il faudra aussi faire preu-ve d’un plus grand courage de décision.
Anne Defourny – ad@vbo-feb.be
www.imd.ch
ACTUALITÉSOCIOÉCONOMIQUE
Nouvelles mesures decrise du gouvernement
Vendredi dernier, le Conseil des ministres aapprouvé un projet de loi
portant sur troismesures temporaires à l’usage des entreprises :le chômage de crise pour les employés, le cré-dit-temps de crise et la réduction du temps detravail de crise (voir également l’annexe àl’Infor du 14 mai). Le projet de loi a été intro-duit au Parlement, où la procédure d’urgencesera appliquée. L’objectif poursuivi est que laloi puisse être fin prête pour le début du moisde juin et être publiée dans les meilleursdélais. Les arrêtés d’exécution seront prisensuite. Ils sont actuellement en cours de pré-paration et seront soumis à l’approbation défi-nitive du Conseil des ministres à la fin du mois.Les mesures entreront en vigueur à la date depublication de la loi et seront d’applicationjusqu’à fin 2009, mais pourront faire l’objetd’une prolongation jusqu’au 30 juin 2010.L’introduction concrète de ces mesures requé-rant une initiative au niveau des secteurs oudes entreprises, il importe que ces derniersreçoivent toutes les informations utiles entemps opportun. À cet effet, la ministre del’Emploi adressera aux commissions paritaireset aux entreprises une circulaire se basant surles textes approuvés.
La FEB demande une publication et uneinformation rapides. Afin de fournir elle-mêmeaux secteurs et aux entreprises une informationcomplète sur les nouvelles mesures, basée surles textes définitifs, elle organisera – en colla-boration avec le CRFRT (Centre de rechercheet de formation en relations de travail) – desséances d’information au cours de la deuxièmesemaine du mois de juin. De plus amples ren-seignements à ce sujet seront communiquéspar le canal de l’Infor.
Bart Buysse – bb@vbo-feb.be
FISCALITÉ
Exécution de l’arrêtCobelfret : projet decirculaire adopté
Les litiges fiscaux concernés par l’arrêtCobelfret (*) de la Cour européenne de Justice
seront bientôt tranchés, conformément auxprincipes adoptés dans une circulaire que leConseil des ministres a entérinée le 15 mai. Ladirective "mère – fille", qui vise à éliminer ladouble imposition économique des bénéficesentre sociétés, prévoit que les dividendes per-çus d’une filiale par une société mère doiventêtre exonérés. Cette exonération avait étéimparfaitement transposée en droit belge : lesdividendes perçus étaient d’abord incorporésdans la base imposable, puis déduits unique-ment dans la mesure où la société mèredisposait de suffisamment de bénéfices impo-
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SALAIRES
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    I    N    F    O    R    F    E    B    1    9  —    2    2    M    A    I    2    0    0    9
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L’inégalité entre salariés n’a pas augmenté
Malgré toutes les mesuresd’augmentation du pouvoird’achat qui ont été adop-tées, les coûts salariauxdes entreprises ont conti-nué à déraper.
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