résultat, établissant de fait comme ridicule toute déviation du raisonnement etreléguant le scientifique populaire, au rang d'un commentateur technique de lascience.Un système établi depuis 200 ans, mais caractérisé depuis 1960, époque où dans lesécoles appartenant au royaume de l'Ouest (2), on apprend aux élèves
les réalitésmathématiques,
plutôt que de les fourvoyer dans les postulats d'Euclide devenusinsuffisants et de réserver comme on le faisait jadis aux seuls étudiants des Facultés,l'enseignement du vrai savoir.
Ce ne serait pas la peine d'avoir de l'autorité, si l'on n'en faisait pas quelquefoisusage et si l'on s'abaissait à discuter avec tout le monde.
L'église ne réfutait pas les sectaires, elle les brûlait ! Les académies n'ont brûlépersonne ; elles n'ont condamné à mort, que des faits menaçants pour l'orthodoxie.Elles leur ont refusé la terre et l'eau, c'est-à-dire le droit, de libre et loyalediscussion.Dorénavant, le vulgaire serait éduqué dans le cadre strict du rouage qu'il aurait àoccuper dans la glèbe (3) de l'empire des puissants, et posséderait, parl'intermédiaire de l'éducation populaire, une opinion à la prétention éduquée sur tousles sujets, tout en admirant aveuglément les nouveaux dieux du savoir qui n'étaienten réalité que des profiteurs d'un génie invisible, ayant appartenu à une autreépoque.Le vulgaire aussi sera de l'opinion que ces vieilles histoires ne sont que balivernesridicules ! Comment des hommes épars sur la planète ayant 1000, 2000, 3000 demoins d'évolution que nous, vivant dans des huttes, n'est-ce pas là ce qu'on nous aenseigné, auraient pu en savoir plus que nous sur quelque sujet que ce soit ?Comment croire qu'un savoir quelconque ait pu passer inaperçu entre les mains desgens de génie qui conduisaient notre science moderne, si développée ?Alors, un des prêtres, qui était très vieux, lui dit :— Ah ! Solon, Solon, vous autres les Grecs, vous êtes toujours des enfants, etil n'y a pas de vieillards en Grèce.— Que veux-tu dire par là ? demanda Solon.— Vous êtes tous jeunes d'esprit, répondit le prêtre, car vous n'avez dansl'esprit aucune opinion ancienne fondée sur une vieille tradition et aucunescience blanchie par le temps.
Extrait du Timée
(4)Tel était le diktat du savoir moderne.Le génie de notre science ne s'est manifesté que depuis les trois derniers siècles etcelui de notre histoire, depuis les deux derniers millénaires. Auparavant, c'était levide incommensurable. Il n'y a que deux méthodes de présenter le savoir en cemonde : celle de l'ancienne scolastique, qui affirmait certaines vérités, a priori,auxquelles les faits étaient tenus de se conformer, et celle de la science moderne
Leave a Comment