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La Saga des CrétinsIntroduction
De terribles bouleversements sont en train de changer notre société.Le visage qu'elle avait, nous ne le reverrons jamais plus.Ni nos enfants, ni leurs enfants.Certains croiront au hasard des choses, d'autres, croiront à la malversation,mais la plupart diront que c'était notre faute, notre plus grande faute.Par ce grand dieu qui trône dans nos salons, par cette voix et ces images,qui nous dicte que penser, ils nous enseignent comment et quand avoir peur,ils nous montrent qui sont les bons et les méchants.Déjà les coupables se font pointer du bout du doigt,et la hargne nous emplit devant ces individus, d'aussi mauvaise foi.Bientôt, devant la douleur de nos enfants,nous réclamerons vengeance et sang, comme bien d'autres le firent bien avant.Nous les clouerons au pilori et nous danserons et chanterons autour de leur bûcher.Et quand nous retomberons sur nos pieds, essayant de retrouver notre dignité,nous comprendrons que notre société est disparue et que le visage qu'elle avait,nous ne le reverrons jamais plus.Ni nos enfants, ni leurs enfants.Cette fois encore, si nous ne pouvons réfléchir par nous-mêmes,nous sommes condamnés à croire ce qu'on nous enseigne.Pierre De Châtillon 4 mai 2009www.incapabledesetaire.com 
Des enfants
Dilapidée depuis l'époque romaine, la philosophie des peuples anciens a subsistédans nos sociétés jusqu'au tournant du 20e siècle, avant de finir par s'effacer devantle nouveau maître, la science. Ce ne fut pas là un résultat raisonné, mais une actionconcertée des puissants, qui visait à produire deux sciences.Une d'entres elle, continuerait de prendre appui sur le savoir des anciens à travers satraduction dans le langage scientifique moderne. Ainsi la géométrie des formes aucoeur du savoir utilisées par les anciens, ne serait plus qu'une traduction dans unnouveau langage mathématique appelé
algèbre
, inventée il y a trois siècles,spécialement élaborée pour éluder le vulgaire (1) et assurer une position dominanteaux exégètes choisis de la monarchie.L'autre science, serait éternellement le raisonnement le plus court entre deuxéléments, laissant sciemment à l'écart, toute question susceptible de troubler ceraisonnement. Ce raisonnement devenait par lui-même la preuve scientifique du
 
résultat, établissant de fait comme ridicule toute déviation du raisonnement etreléguant le scientifique populaire, au rang d'un commentateur technique de lascience.Un système établi depuis 200 ans, mais caractérisé depuis 1960, époque où dans lesécoles appartenant au royaume de l'Ouest (2), on apprend aux élèves
les réalitésmathématiques,
plutôt que de les fourvoyer dans les postulats d'Euclide devenusinsuffisants et de réserver comme on le faisait jadis aux seuls étudiants des Facultés,l'enseignement du vrai savoir.
Ce ne serait pas la peine d'avoir de l'autorité, si l'on n'en faisait pas quelquefoisusage et si l'on s'abaissait à discuter avec tout le monde.
 L'église ne réfutait pas les sectaires, elle les brûlait ! Les académies n'ont brûlépersonne ; elles n'ont condamné à mort, que des faits menaçants pour l'orthodoxie.Elles leur ont refusé la terre et l'eau, c'est-à-dire le droit, de libre et loyalediscussion.Dorénavant, le vulgaire serait éduqué dans le cadre strict du rouage qu'il aurait àoccuper dans la glèbe (3) de l'empire des puissants, et posséderait, parl'intermédiaire de l'éducation populaire, une opinion à la prétention éduquée sur tousles sujets, tout en admirant aveuglément les nouveaux dieux du savoir qui n'étaienten réalité que des profiteurs d'un génie invisible, ayant appartenu à une autreépoque.Le vulgaire aussi sera de l'opinion que ces vieilles histoires ne sont que balivernesridicules ! Comment des hommes épars sur la planète ayant 1000, 2000, 3000 demoins d'évolution que nous, vivant dans des huttes, n'est-ce pas là ce qu'on nous aenseigné, auraient pu en savoir plus que nous sur quelque sujet que ce soit ?Comment croire qu'un savoir quelconque ait pu passer inaperçu entre les mains desgens de génie qui conduisaient notre science moderne, si développée ?Alors, un des prêtres, qui était très vieux, lui dit :— Ah ! Solon, Solon, vous autres les Grecs, vous êtes toujours des enfants, etil n'y a pas de vieillards en Grèce.— Que veux-tu dire par là ? demanda Solon.— Vous êtes tous jeunes d'esprit, répondit le prêtre, car vous n'avez dansl'esprit aucune opinion ancienne fondée sur une vieille tradition et aucunescience blanchie par le temps.
Extrait du Timée
(4)Tel était le diktat du savoir moderne.Le génie de notre science ne s'est manifesté que depuis les trois derniers siècles etcelui de notre histoire, depuis les deux derniers millénaires. Auparavant, c'était levide incommensurable. Il n'y a que deux méthodes de présenter le savoir en cemonde : celle de l'ancienne scolastique, qui affirmait certaines vérités, a priori,auxquelles les faits étaient tenus de se conformer, et celle de la science moderne
 
depuis Bacon, qui part de l'observation des faits et ne construit la théorie qu'aprèsles avoir constatés.La science de la petite cause :
L'électricité ne provient pas d'une centrale électriquemystérieuse, elle n'est que l'action de mon doigt sur l'interrupteur permettant d'allumer !
Les préceptes de l'éducation moderne concernant le savoir des Anciens sontsimples : Où sont les livres ? Où sont les preuves ?Les voici les livres !
330 av. J.-C. Début de l'empire perse achéménide
330 av. J.-C. Incendie de la bibliothèque de Persépolis par les troupesd'Alexandre le Grand.240 av. J.-C. Destruction de tous les livres de science et d'histoire parl'empereur chinois Tsin Che Hoang.75 av. J.-C. Destruction des livres sibyllins des prêtres d'Appollon dansl'incendie du Capitole.48 av. J.-C. Premier incendie de la bibliothèque d'Alexandrie par JulesCésar.
30 av. J.-C. Début de l'empire romain
1 apr. J.-C. Destruction des 2000 volumes d'Oracle par Auguste.
Début de l'histoire des premiers chrétiens
54 apr. J.-C. Saint Paul à Éphèse brûle en autodafé tous les livres qui traitent dechoses curieuses.
Début de l'empire catholique
296 apr. J.-C. Dioclétien brûle les bibliothèques chrétiennes avec leurs documentségyptiens et grecs.300 apr. J.-C. Les empereurs chrétiens d'occidents brûlent et détruisent les merveillesdu monde antique, dont le temple de Diane à Éphèse et les archives païennes.389 apr. J.-C. Théodose brûle les Livres de la Sybille.490 apr. J.-C. Deuxième incendie de la bibliothèque d'Alexandrie par les chrétiens.405 apr. J.-C. Stilicon détruit les copies des Livres sibyllins.410 apr. J.-C. Ataric pille les bibliothèques de Rome.600 apr. J.-C. Les moines irlandais font brûler 10,000 manuscrits runiques en écorcede bouleau contenant les traditions annales de la civilisation celtique.641 apr. J.-C. Troisième incendie de la bibliothèque d'Alexandrie par le Calife Omar.728 apr. J.-C. Léon l'Isaurien brûle 300,000 manuscrits à Byzance lors de la guerredes images.789 apr. J.-C. Charlemagne interdit le culte des arbres, des pierres, des fontaines, etprescrit la destruction de tout objet pouvant se rapporter au culte païen.
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