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Son Excellence Monseigneur Jean FrémontPrimat de l’Eglise Vieille Catholique Romaine Latinede la Haute Normandie et de toute la France
Ayant passé trois jours avec Monseigneur Jean Frémont à l’Association comme il dit, où se situe laChapelle Notre Dame, et ceci à l’occasion de son intronisation primatiale, nous avons pu capterbeaucoup de choses pour notre élévation spirituelle.En 1955, Jean entrait au petit séminaire du Gal près d’Yvetot. C’était la porte même du bonheurqu’il franchissait : le rêve de prime jeunesse qui commençait à devenir réalité. Cette maison austère,tous au travail, à la discipline et à la prière, lui semblait le séjour de joie. Et, au bout était l’autel, lesacerdoce bien sûr. Cette pensée fut son phare, son étoile dans sa vie d’étudiant. De la cetteattention soutenue au devoir que ses supérieurs remarquaient tout de suite chez lui. La Sainte Viergerécompensa son assiduité, et il était prêt à la fin de ce cycle d’études en 1955 pour le grandséminaire, en route vers le Sacerdoce. Mais, il devait encore attendre 1959. Il entra donc auséminaire de Rouen. C’est plein de pensées sacerdotales que Jean aborda sa longue vie deséminariste. Ce fut là désormais la vie profonde du jeune séminariste et sa constante préoccupation.C’est par là d’abord qu’il se sanctifia. L’épreuve aussi se représenta, et il eut au cours de ses étudesde longues périodes d’aridité, mais il était armé contre tout, notamment par le lien de la Croix.« Amour ardent, ineffable de Dieu, amour spécial, et personnel pour lui. « Sine dolore non visitur inamore », on ne vit pas dans l’amour sans souffrir. L’amour est une blessure : il porte son tourmenten lui-même. Le pieux séminariste ressentait vivement cette généreuse et active compassion pour leChrist et le prochain, en prenant une part sur lui de la souffrance du monde. Aux yeux du futurprêtre se dévoilait, grâce à la «bonne épreuve », ce qui est l’axe même de l’œuvre rédemptrice : lesalut par la Croix. Pendant ses études théologiques, avant tout autre soin il s’occupe de l’essentiel :se sanctifier pour Jésus par Marie. Pour beaucoup l’étude de la théologie est desséchante, maisparce que Jean l’abordait dans un esprit «religieux » et «joyeuse», il sut en extraire la moelle del’amour divin et la faire servir à son progrès spirituel : « savoir pour aimer ».Il reçut les Ordres mineurs en 1970, donnant ainsi un sens mystique aux fonctions aujourd’huipérimées (dans l’Eglise Catholique Romaine) qu’ils confèrent. La condition la plus essentielle enétait l’union, toujours consciente et actuelle, avec le Seigneur.Une vie pauvre lui apparut comme partie... Point de résistance à l’amour : l’amour veut tout ou rien.Ordonné diacre en 1987, investi de la fonction d’annoncer l’Evangile, il se rend dans le quartierouvrier de Rouen pour s’y installé tout simplement avec une table et deux chaises. « Jésus, monMaître, mon douloureux Exemple Parfait, je ne veux plus me plaindre devant la souffrance de messemblables, je suis ton disciple, uni à toi dans la souffrance des autres. » En 1988, le jeudi 15décembre, enfin, il s’avança à l’autel pour être ordonné prêtre. Celui qui accède au sacerdoce est unmartyre... Le cœur du prêtre trouvera sa joie dans son martyre : « Le sacerdoce est croix et martyre,paix et joie. » Il voulut célébrer sa première messe dans le recueillement parmi ses fidèles,n’admettant aucune distraction, craignant de perdre une parcelle des grâces de ce jour unique. Apartir de maintenant, il revit toutes ses résolutions de perfection sacerdotale déjà prouvéesantérieurement à Rouen : rapports avec son évêque et confrères, stricte obéissance à la volonté duSeigneur, amour des pauvres, des croyants et incroyants, apostolat fondé sur la prière, pénitence,pauvreté, primat de la vie intérieure, et consacrant le tout, à la Croix : « le sacerdoce est un martyredans la joie. » Père Jean a toujours réalisé tout cela.L’Eglise sanctifie, soutenant les sources de la grâce, la première étant l’Eucharistie, sacrifice etsacrement, «fin et consommation de tous les sacrements ».
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