3De ce qui précède, toute la question est de faire des enjeux et défis sanitaires despiliers essentiels de toute politique sécuritaire. A l’appui d’une telle exigence, on retiendraque les relations entre la santé et l’environnement s’inscrivent non seulement dans unecontinuité historique
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révélatrice de disparités géographiques, mais également dans uneperspective globale –dont la principale dimension est d’abord environnementale avant d’êtremédicale, puis sanitaire avant d’être hospitalière.
Eléments et arguments en faveur d’unregroupement ministériel
D’abord un fait aux allures de constat, et il s’agit ici d’un constat prenant appui sur desfaits observables et vérifiables sur le terrain. Loin de toutes considérations purementthéoriques et/ou dangereusement idéologiques, la santé, le développement et l’environnementne peuvent plus, ne doivent pas, s’ignorer. Dès lors qu’il en va de même pour la santé etl’économie, placer les départements de la santé publique et de l’environnement sous unemême tutelle se révèle être une étape cruciale et incontournable vers la concrétisation des«Objectifs de Développement du Millenium»
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. Ainsi, au-delà des «chiffres de la santé» etde la «santé des chiffres»
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, les principaux enjeux et défis sanitaires de l’écrasante majoritédes pays:1)relèvent pour l’essentiel, non pas de l’
accès aux infrastructures de soins
en tant quetelles (dont il ne s’agit toutefois pas de nier l’importance), ni de l’
accès à laconsommation médicale
au sens large (médicaments, consultations/hospitalisations,examens complémentaires, évacuations sanitaires…), mais plutôt de l’
hygiène dumilieu
et de l’
assainissement de l’environnement
, deux exigences –osons-le dire -à lafois fondamentales et capitales dont les acquis en termes de concrétisation et deconsolidation2)dépendent de l’accès optimal des populations à l’
éducation
et à l’
information
, deuxatouts incontournables en matière de
prévention
, l’
instruction
étant le trait d’unionentre l’
éducation
et l’
information
;3)reflètent des réalités tant sociales qu’économiques, donc politiques, inscrites dans unecontinuité historique révélatrice de disparités géographiques observables et vérifiablesà l’échelle de la planète;4)attirent l’attention sur les incohérences, inadaptations et inadéquations structurellesgénératrices de dysfonctionnements et de déséquilibres, le tout sur fond d’inégalités etde disparités dans l’accès à un environnement sécurisé –disponibilité de l’eau potable,évacuation des eaux usées et des déchets, sanitaires écologiquement fiables,
1. En termes de gestion sécuritaire et médicale à vocation sanitaire et environnementale, la prise en charge du paludisme offreun modèle de continuité historique, dont on ne dira jamais assez qu’il demeure d’actualité, du moins au moment où ces lignessont écrites (2009). Consulter à ce sujet les articles ci-dessous référencés:-
Paludisme: maladie parasitaire au très lourd passé militaire
(http://fr.calameo.com/books/00002169438d0ed7e975b);-
Paludisme: observatoire et laboratoire de la condition humaine
(http://fr.calameo.com/books/0000216941c071e76b7ae);-
Paludisme: tueur en série et arme de destruction massive
(http://fr.calameo.com/books/0000216942b9ca2b8cf81
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