Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
19Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Badiou-Objet

Badiou-Objet

Ratings: (0)|Views: 178|Likes:
Published by parvizm
QU’EST-CE QU’UN OBJET ?
Alain Badiou (1° semestre 2002)
QU’EST-CE QU’UN OBJET ?
Alain Badiou (1° semestre 2002)

More info:

Published by: parvizm on Jun 05, 2009
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/11/2014

pdf

text

original

 
Q
’ 
 EST 
-
CE QU 
’ 
UN OBJET 
?
Alain Badiou (1° semestre 2002)
(1) 9 mars 2002 1
 
(2) 16 mars 2002 4
 
 Exercices. 5
 
(3) 23 mars 2002 8
 
Corrigé des deux premiers exercices 9
 
 Les deux derniers exercices 10
 
(4) 30 mars 2002 10
 
 Rappel bref 10
 
 Idée générale 12
 
 Exercice : 13
 
 Retour sur Rilke / Heidegger 13
 
(5) 11 avril 2002 14
 
(6) 18 mai 2002 17
 
(7) 8 juin 2002 20
 
(1)
 
9
MARS
2002
Qu’est-ce qu’un objet ? Ce sera le sujet du cours de cette année, dont l’aspect principal sera d’introduireune dé-liaison du couple traditionnel sujet/objet., avec pour ambition de produire une catégorie de l’objetindépendante de la catégorie de sujet.1) Situer cette entreprise2) Question de la localisation de l’être-là, en prenant « là » comme une caractéristique intrinsèque, unespécification possible de ce que peut être un objet. L’objet est ce qui se laisse compter pour un dansl’espace de l’être-là de l’être.La notion d’objet est généralement prise dans le coupe sujet/objet, dans un dispositif verrouillé par Kant.La catégorie d’objet n’est pas extraordinairement ancienne ; dans la philosophie grecque on ne trouverien d’équivalent. L’objet est une instance de la donation d’être dans le cadre d’un certain type dedéploiement de la catégorie de sujet. On pourrait dire qu’il s’agit d’une catégorie post-cartésienne.Quel est le sens élémentaire d’objet ? La réponse élémentaire est : c’est ce qui se laisse compter pour undans le champ qu’un sujet expérimente. En ce sens, il est absolument solidaire de la catégoried’expérience. Donc c’est une catégorie au croisement de l’empirique (corrélatif de ce qui est donné dansl’expérience) et du transcendantal (on est renvoyé au régime de constitution de l’expérience par le sujet)..Cette signification est dominante jusqu’à aujourd’hui. Elle est consolidée par les empiristes anglais jusqu’à Hume, puis par Kant. Elle reste dominante à travers le couple phénoménologie / philosophieanalytique, couple aujourd’hui académiquement hégémonique.Ce qu’il y a de commun à ces deux traditions c’est qu’elles admettent qu’objet est le nouage qu’on asignalé, celui où donation et constitution se rencontrent. À vérifier dans Husserl et dans Wittgenstein.Husserl. La question de l’objet comme polarité des intentionnalités de la conscience. C’est tout le problème de ce qu’il appelle la « synthèse passive ». Une référence : tout à la fin de la seconde des
Méditations cartésiennes
Husserl dresse le tableau des tâches de la phénoménologie (penser le systèmede tous les objets d’une conscience possible et se livrer à leur propos à une recherche constitutive).
 
Wittgenstein :
 Investigations philosophiques
. §126. Le philosophe place seulement toute chose devantnous et n’explique ni ne déduit rien, puisque que tout est étalé sous nos yeux il n’y a rien à expliquer. Cequi est caché ne nous intéresse pas, c’est une invention. L’objet c’est ce qui d’aucune manière n’estcaché. Pour Kant aussi, l’objet se montre, ce qui est caché c’est la chose en soi ; pour Wittgenstein la philosophie c’est la pensée de ce qui est là. Ce qu’il y a de commun aux deux c’est que l’objet est ce quiest dans l’évidence de l’expérience, ce qui dans l’expérience est effectivement là.
§109. « Nous ne devons construire aucune théorie, il ne doit y avoir rien d’hypothétique dans nosconstatations, toute explication doit disparaître et être remplacée par de la description. »
Le programme est aussi celui d’une description pure de ce qui est sous nos yeux. L’objet est l’unité possible dans une description pure. « Description pure », c’est ce qui rend raison de l’objet, d’une partdu problème de ce qui fait qu’il est là, d’autre part de ce qui fait qu’il est là pour moi, dans le cadred’une expérience singulière déterminée qui est la mienne. Donc, rendre raison et de la passivité et de lasynthèse, qui est langagière pour Wittgenstein, mais pas nécessairement pour Husserl pour qui elle sesitue plutôt du côté des intentionnalités de la conscience.La tâche de la philosophie est donc une tâche descriptive, ce qui se situe directement dans l’héritage deKant. C’est une tradition empiriste puis scientiste qui insiste sur la passivité. On part de l’objet, voire del’objectivité. On privilégie le côté donation. La tradition transcendantale met l’accent sur le côté de laconstitution.Parenthèse. Il faudrait savoir qu’elle est la position de la théorie de l’objet dans la psychanalyse. On pourrait s’en débarrasser en disant que sous le même mot se cachent deux choses différentes. À quelleépreuve est soumise la catégorie d’objet ? Chez Lacan, il y a un mouvement qui tend à assigner l’objet austatut d’une cause. C’est un schème qui n’est ni celui de la donation ni celui de la constitution. Si l’objetest cause du désir cela suppose qu’il soit donné, qu’il y en ait même une donation primordiale, une archi-donation. Il n’est pas réductible néanmoins à cette donation : en tant qu’il va revenir à sa place il vafonctionner comme cause du désir. Mais l’objet cause du désir n’est pas comme tel constitué par le sujet,on dirait plutôt l’inverse. Pour Lacan l’objet est le corrélat contingent du sujet, par quoi une partie del’inconscient est machinée. Le sujet du désir n’est rien sans l’objet, mais l’objet est contingent. L’objetassigne le sujet à une radicale contingence de son être. Cure analytique : par des moyens étranges,constituer le champ de la logicisation de la contingence du sujet.La tentative va être d’appeler objet toute multiplicité pour autant qu’elle est là, c’est-à-dire dansl’assignation de son être à la singularité d’une situation. Pas pour autant qu’elle est là pour moi, mais pour autant qu’elle est là en soi. Il y a une figure de l’être-là qui produit de l’objet indépendamment detoute instance subjective.En ce qui me concerne, j’ai passé des années à essayer de montrer qu’on pouvait faire une théorie dusujet sans passer par la théorie de l’objet. J’entreprends maintenant le contraire : déterminer l’objet sansle sujet. Je voulais identifier la figure pure du sujet dans le champ de donation qui était celui de ce que j’ai appelé l’événement, qui n’est pas dans l’enchaînement structural à l’objet. Le sujet était certes souscondition mais pas dans une condition de sujet ou de structure.Cela ne voulait pas dire que je pensais qu’il n’y avait ni objet, ni objectivité. Cela aurait été comme unmiracle. C’était une figure pure de sujet, en partie héroïque, parce que l’enchaînant à une rencontre quil’excède de toutes parts. On sait que c’est cela le sujet. Mais il y faut quand même de l’objet. Tout cela alieu dans des situations, dans de l’être-là, dans un monde. Qu’est-ce qu’il y a ? Le sujet est une forme dusurgir, du devenir, de ce qui est fidèle à soi-même. Mais il y a du mondain ; il faut y revenir pour ne pasêtre dans le désespoir de la rareté du sujet. Il faut donc une théorie de l’objet, une théorie du monde, desmondes ; mais de même, il faut penser l’objet indépendamment de la figure du sujet. Il faut penser lemonde avant l’homme, avant tout regard, fût-ce celui de l’animal. On ne peut s’empêcher de penser qu’ily a un monde avant tout regard, un monde avant même l’idée de la possibilité d’une expérience dumonde. La théorie de l’idéalisme pur est empiriquement insoutenable.Est-il possible de produire un concept de l’objet qui soit arraché à toute conception subjective ? Il fautrevenir ici à l’héritage hégélien, cette tentative d’identifier un monde, l’être-là, comme dimensionintrinsèque de l’être et non comme résultat de l’expérience. C’est l’être en tant qu’être-là (différent del’être en tant qu’être qui est l’ontologie pure). C’est donc s’engager dans une pensée de l’être qui est liéeà la détermination d’un lieu, l’être étant toujours localisé, étant là. On tente de le faire sans le sujet ayantconscience du là.Il faut donc une théorie pure du lieu. Or, le lieu est fortement marqué par l’expérience. Etre-là c’est êtrelà dans le champ spatial d’une expérience possible. Il faut une théorie du lieu qui ne soit que
 
secondairement une théorie de l’espace, qui est une figure empirique de la localisation. Il faut arracher lelieu à l’expérience, le temps également, qui n’est peut-être qu’un espace particulier.Donc faire une théorie de l’être-là, ou du lieu dont espace et temps sont éventuellement des cas particuliers. Donc pas au sens d’une localisation spatiale. Méditer sur l’être-là comme ne disposant pasun espace prédonné. Ce sont au contraire les lois de l’être-là qui doivent rendre compte et de l’espace etdu temps, dont il ne saurait y avoir de figure prédonnée.Dans l’histoire de la philosophie Aristote est celui qui a distingué lieu et espace ; cf. le Livre IV de la
 Physique
. Il y est expliqué que le lieu est différent de l’espace ; donc, tentative d’une localisation quin’est pas absolument située dans l’espace. Aristote montre que gauche/droite, haut/bas ne sont pas desdéterminations incontestables, puisqu’elles changent selon ma position. « Dans la nature, au contraire,chaque détermination est définie absolument. » Le haut est l’endroit où est transporté le léger, la flamme,le bas, celui où sont transportées les choses terreuses ou pesantes. Aristote ne donne par d’exemple pour la droite et la gauche.Les choses mathématiques n’ont aucune droite et gauche intrinsèquement, c’est différent par rapport ànous. Qu’est-ce qui est localisable absolument ?Mais il faut distinguer être et être-là, sinon il n’y a pas non plus de localisation. Aristote dira, le lieu n’est pas la forme, il n’est pas non plus la matière, donc il ne saurait être la substance, celle-ci étant composéede matière et de forme. Qu’on pense le canard, comme forme, ou comme matière, quand on le mange, onne pense pas le lieu du canard. On ne peut donc penser le lieu ni comme être, ni comme expérience. Onva entrer dans le lieu par la langue. Par les divers sens du mot « dans ». Il s’agit de « comprendre danscombien d’acceptions une chose peut être dite dans une autre ». Il n’y a pas de solution empirique, pas desolution ontologique, il faut se référer à la sémantique de « dans ». Fin du § 4 : «
 Le lieu est la limiteimmédiate, immobile de l’enveloppe
. »À remarquer :1) cela ne comporte aucune référence à l’expérience2) ne se laisse pas dériver de la substance car ce n’en est que l’enveloppeL’enveloppe c’est la chose saisie dans sa pure surface ; ce qui est la frontière d’un étant, ni lui-même, ni pas lui. Il y a lieu s’il y a intérieur. Toute chose a un intérieur, à savoir une enveloppe. Lieu d’un objet : prescription d’immobilité. On pensera la mobilité à partir du lieu, pensé comme immobile.Enveloppe/intérieur.Si on veut penser le lieu comme dimension intrinsèque et pas déductible à partir de la substance il faut unopérateur qui colle à la chose, et cependant n’est pas identique à son être. Limite de l’enveloppant, plutôtque limite de l’enveloppe. L’objet pris dans une dimension qui lui est propre. Si ça l’enveloppe, c’est luiqui est l’intérieur. Ce qui est là, c’est ça. C’est son être puisque que limite.C’est la première tentative, de faire de l’être-là une détermination intrinsèque, non réductible à ce qui est.Localisation en tant que pure identification d’une intériorité de la chose elle-même. Ce qui est dans unesubstance, mais ce n’est pas en tant que substance qu’il est là.Conception générale de l’intérieur ; on n’a rien d’autre que la multiplicité pure. Figure générale de laquestion du lieu. Cela suppose qu’on opère dans un référent quelconque. Il faut accepter d’être dans unesituation quelconque, on n’est pas nulle part. Il n’y a pas d’absolu de la localisation comme l’espace pour Kant. Si on prend l’ensemble E et l’élément e, e appartient à E, alors que e’, qui est en dehors,n’appartient pas à E. Qu’est-ce que E ? Rien d’autre que l’ensemble des éléments qui lui appartiennent.Rien d’autre que sa puissance de localisation. E a pour intérieur l’ensemble des éléments qui luiappartiennent, mais il n’est rien d’autre que cela. L’intérieur de E c’est la même chose que E lui-même.On n’a, ce faisant, produit aucun concept de l’intérieur.On a posé que être-là = être. On essaie de considérer des parties. La partie B localise des éléments dansE. Mais on n’a toujours pas de concept de l’intérieur : j’ai assigné un élément e à une partie de E. Le faitque e appartient à B fait que B est à son tour la collection des éléments qui lui appartiennent. C’est unelocalisation extrinsèque, elle régionalise l’appartenance. Tous les éléments de B sont des éléments de E.Comment parvenir à un concept de l’intérieur ? Nécessité de ne pas être astreint à ce que les éléments d’une multiplicité ne soient pas cette multiplicité.On est resté dans des catégories ontologiques. L’étape à franchir par conséquent est de déterminer leconcept de l’intérieur qui désidentifie l’intérieur de la multiplicité dont il est l’intérieur. C’est là le gesteintellectuel fondateur de toute topologie.Distinguer l’intérieur de la chose de la chose, c’est de cela qu’il s’agit. Décoller de la pure présentationmultiple. Il est impossible de procéder empiriquement mais on ne peut pas non plus procéder 

Activity (19)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 thousand reads
1 hundred reads
neva_siempre liked this
Zied Riehi liked this
balthus13 liked this
dixitbufo liked this
Vivo Vivoo VI liked this
Vivo Vivoo VI liked this
olpops liked this
olpops liked this

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->