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LA LEGENDE DE SAI GITA…
INSURPASSABLE ET ETERNELLE
‘’Depuis le départ, il y eut un lien intime entre Moi et Sai Gita. Et c’était un lienpurement intérieur.’
Lorsque Swami prononça ces paroles poignantes au cours d’une séance privée destinée auxétudiants et au staff de Son université, le 7 juin 2007, le silence qui s’ensuivit dansl’amphithéâtre de l’institut fut si profond et si dense, absolument impénétrable. ‘’Quand Je parle de Sai Gita, ne pensez pas que Je suis émotif’’, dit Swami, la voix tremblante etdominée par des sentiments intenses. Contemplant les yeux du Seigneur qui débordaientd’émotions submergeantes, le cœur de chacun plongea, comme si l’organe fragile était devenutrop lourd pour battre et qu’il avait cédé, créant un cratère profond qui subsumait chaquecellule de leur être.Alors que chacun attendait avec espoir, en retenant son souffle la prochaine perle derévélation divine, Swami, sur un ton doux, mais ferme, poursuivit : ‘’Quand Je parle de SaiGita, Je ne suis pas profondément accablé par la douleur. En fait, Je n’ai pas de chagrin. Je nesuis jamais inquiet. Je n’éprouve aucun remord. C’est seulement
Vatsalyam
 – de l’amour maternel suprême.’’ C’est le genre d’amour spontané, pur et simple, qu’une mère a pour sonnouveau-né qui est si pur, si innocent, qui dépend totalement de sa mère, qui ne recherche queson sein et sur le visage duquel vous pouvez voir, en vérité, l’image immaculée de Dieu. Aufur et à mesure qu’un enfant grandit, qu’il devient fort et intelligent, la pureté diminue progressivement et dilué par le raisonnement, l’amour perd sa spontanéité, mais avec Sai Gita,ce fut exactement l’inverse.
‘’Sai Gita’’, une nouvelle naissance
Quand elle arriva pour la première fois à Prasanthi Nilayam, elle n’avait que quelques semaines. ‘’Il y aquelques décennies, sur le chemin du retour deBangalore’’, dit Swami au cours du même discours, ‘’il yeut une opération dans une forêt proche, où l’on piégeades éléphants en creusant de grandes fosses et en lesrecouvrant superficiellement avec de l’herbe. Ils battirent du tambour et ils firent du bruit pour chasser les pachydermes. Les pauvres animaux arrivèrent entroupeaux et beaucoup tombèrent dedans, mais l’und’eux survécut. Elle était orpheline et elle pleurait. Ellecessa de s’alimenter. Totalement impuissante, elle nesavait pas quoi faire.’’ Dès que Swami fut mis aucourant, Il l’accepta immédiatement.C’était comme si la Mère Divine attendait Son cher enfant. ‘’J’ai enduit Mon doigt de miel’’, dit Swami
 
‘’et Je l’ai mis dans Sa bouche et elle a continué à lécher le miel. Plus tard, Je lui ai donné du lait avec un biberonet à partir de là, elle a oublié sa mère…Je l’ai baptisée SaiGita.’’ L’enfant était maintenant baptisé, pour ainsi dire ;elle était née à nouveau, en tant qu’enfant très spécial duDivin. Elle mesurait à peine une bonne soixantaine decentimètres de haut, alors, et Swami se rappelle : ‘’Elleme suivait partout, que ce soit dans la cuisine, dans lasalle à manger, dans le hall des
bhajans
, dans la salle deséjour ou même dans la salle de bain. Elle a granditotalement sous Ma garde.’’C’était vraiment le petit trésor du jeune Swami. Au débutdes années soixante, lorsque l’agilité de Swamiconfondait les dévots et que seul celui qui avait desdispositions athlétiques pouvait suivre Son allure,lorsqu’Il marchait, que ce soit jusqu’à la Chitravathi ou pour un tour en coup de vent à l’intérieur de l’ashram, passer du temps avec Sai Gita était peut-être le passe-temps favori de l’Avatar, en ce temps-là.
Heureux duo
‘’Elle arrivait à la taille de Swami’’, se rappelle Sri Chidambaram Krishnan qui était unvisiteur régulier de l’ashram dans les années soixante et qui profita de nombreuses années de proximité divine. ‘’Elle était si petite que Swami pouvait facilement l’emmener dans Savoiture !’’, se rappelle-t-il. Swami Lui-même mentionna dans Son récent discoursqu’effectivement, elle voyageait avec Lui sur le siège arrière de la voiture. Sai Gita voulaitêtre à tout moment avec Swami, tout comme un petit enfant qui ne peut pas supporter d’êtreséparé de sa mère, même pour une seconde. Et Swami s’en réjouissait aussi.La petite demeurait sous un grand arbre, juste à côté de lachambre de Swami et Swami pouvait l’apercevoir de Safenêtre, à tout moment. Chaque fois qu’elle avait faim, elleregardait en l’air et elle appelait et très souvent, Swamidescendait et faisait tout le nécessaire pour qu’elle soit àl’aise.‘’Chaque matin et chaque soir, on trouvait Swami avecelle’’, se rappelle Sri Chidambaram. ‘’Elle était trèsobéissante avec Swami ! Quand Swami l’appelait, elle bondissait immédiatement dans Sa direction et alors, Il setenait à côté d’elle ou Il jouait avec elle – en agitant satrompe, en la cajolant et en la caressant et certains jours, Ilcourait et s’amusait beaucoup de voir la petite bondir sur ses quatre pattes minuscules, gambader et tenter de Lerattraper. C’était indiscutablement une scène charmante ; pour les dévots, c’était la partie la plus passionnante deleur séjour à Prasanthi.’’
 
A cette époque, la routine de Sai Gita était fort mêlée à celle de Swami. Toute de noblessequ’elle était depuis son enfance, la première chose que la petite éléphante faisait chaquematin, c’était faire neuf fois le tour du
Mandir 
! Ensuite, elle se prosternait devant l’idole blanche resplendissante du Seigneur Ganesha qui se trouvait alors devant le Prasanthi Mandir, puis elle attendait Swami. Dès que la porte s’ouvrait et qu’elle voyait Swami, elles’agenouillait et Lui offrait ses salutations et puis, plus souvent que non, elle émettait un son plaisant particulier pour que Swami la caresse et elle recherchait Son amour et Ses bénédictions.Ensuite, Swami la nourrissait de bananes et d’autres fruits, puis Il se tenait tout près d’elle etIl ne permettait qu’aux enfants, pas aux adultes, de la nourrir. Beaucoup de petits bambinsattendaient cette opportunité et ils étaient ravis, quand elle acceptait leurs bananes, sous lasupervision constante de Swami. A la fin du repas pris en compagnie de Maman, Sai Gita,accompagnée d’un jeune gardien de huit ans, se dirigeait vers la Chitravathi pour y jouer dansle sable et sauter dans la rivière pour un bain rafraîchissant.
Amour du sable et souci de Sai
L’éléphanteau jouait gaiement dans les sables de la Chitravathi, aspergeant tout son corps de boue. Bientôt, un jeu de balle débutait avec le jeune garçon qui était aussi son dresseur. Illançait la balle et Sai Gita courait alors pour rapporter la balle dans sa trompe. Mais parfois,lorsqu’elle était d’humeur volage, au lieu de rapporter la balle, elle s’enfuyait avec ! Le jeunecompagnon de jeu-dresseur-responsable devait la poursuivre pendant quelques mètres pour larattraper. Malheureusement, le petit gardien, au lieu de se réjouir du jeu et de la beauté dumoment, aussi petit qu’il était, était contrarié par l’ ‘’indiscipline’’ de sa pupille et la punissaitavec un bâton, parfois en la tirant et en la traînant même par la trompe. Sai Gita était alorstoute petite et ne pesait que quelques kilos.
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