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EXPOSÉ DES MOTIFSM
ESDAMES
, M
ESSIEURS
,Depuis plusieurs années, notre pays connaît une augmentation desactes de délinquance commis par des bandes violentes, tant à l’égard des personnes qu’à l’égard des biens.Selon le ministère de l’intérieur, 5 000 personnes, la moitié demineurs, appartiendraient à l’une des 222 bandes connues en France. À cechiffre s’ajoute les bandes constituées de manière éphémère. Par ailleurs,chaque année, 25 000 cas de violences sont recensés contre des personnesqui incarnent les institutions de la République.L’augmentation du phénomène de bandes démontre que la délinquanceest en constante mutation et qu’elle doit être un combat quotidien.Ces bandes s’attaquent non seulement à l’intégrité physique devictimes innocentes, dégradent ou détruisent leurs biens, mais il estégalement fréquent de constater des violences commises par les membresd’une bande à l’encontre des membres d’une bande adverse. Il peutégalement s’agir de casseurs qui s’infiltrent dans une manifestation dans lesimple but de troubler l’ordre public.Qu’elles émanent de bandes ou de personnes isolées, ces violencessont par ailleurs souvent commises à l’encontre d’enseignants ou dans desétablissements d’enseignement scolaire.Aussi, s’il est évident que la lutte contre les bandes violentes doits’appuyer sur des mesures de prévention et d’accompagnement dans lesquartiers dits « sensibles », notamment en matière d’emploi – ce qui est lecas avec le développement des contrats d’autonomie –, il convientégalement de disposer des moyens juridiques adaptés pour réprimer cescomportements.Or, s’il existe dans notre droit pénal un certain nombred’incriminations permettant de sanctionner dans la plupart des cas lesauteurs de tels agissements, plusieurs lacunes ont toutefois été relevées par les praticiens, qui ne permettent pas aux autorités publiques d’assurer autant qu’il est nécessaire la protection de la sûreté des personnes et des biens, qui constitue pourtant une exigence constitutionnelle.
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