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rejet référéFR

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07/07/2014

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ORDONNANCE DU PRÉSIDENT DU TRIBUNAL29 août 2013 (*)« Référé – Aides d’État – Aides mises à exécution en faveur de sociétés chargées d’un service public consistant à assurer les liaisons maritimes entre la Corse et Marseille – Compensations pour un service complémentaire au service de base, destiné à couvrir les périodes de pointe pendant la saison touristique – Décision qualifiant ces compensations d’aides incompatiblesavec le marché intérieur et ordonnant leur récupération auprès des bénéficiaires – Demande desursis à exécution – Défaut d’urgence »Dans l’affaire T
-
366/13 R,
République française,
représentée par M
mes
E. Belliard, N. Rouam, MM. G. de Bergues et D.Colas, en qualité d’agents, partie requérante,contre
Commission européenne,
représentée par M
me
M. Afonso et M. B. Stromsky, en qualitéd’agents, partie défenderesse,ayant pour objet une demande de sursis à l’exécution de la décision C (2013) 1926 final de laCommission, du 2 mai 2013, concernant l’aide d’État SA.22843 (2012/C) (ex 2012/NN) mise àexécution par la France en faveur de la Société nationale Corse Méditerranée et de laCompagnie méridionale de navigation,LE PRÉSIDENT DU TRIBUNALrend la présente
Ordonnance
 
Antécédents du litige, procédure et conclusions des parties
1 À la suite d’une procédure d’appel d’offres portant sur la desserte des liaisons maritimesMarseille-Bastia, Marseille-Ajaccio, Marseille-Balagne (Ile-Rousse et Calvi), Marseille-Porto-Vecchio et Marseille-Propriano, le groupement constitué par la Société nationale CorseMéditerranée (SNCM) et la Compagnie méridionale de navigation (CMN), des opérateursfrançais de service de transport maritime, assure, pour une période allant du 1
er 
juillet 2007 au31 décembre 2013, la desserte desdites cinq liaisons maritimes dans le cadre d’une conventionde délégation de service public (ci-après la « CDSP ») signée avec la collectivité territoriale deCorse (CTC) et avec l’Office des transports de Corse (OTC). Les deux délégataires reçoiventune contribution annuelle de la part de l’OTC, en contrepartie du service permanent « passager Page 1of 12CURIA - Documents30/08/2013http://curia.europa.eu/juris/document/document_print.jsf?doclang=FR&text=&pageIndex...
 
et fret » qu’elles doivent assurer pendant toute l’année (ci-après le « service de base ») et duservice complémentaire « passager » à fournir pendant les périodes de pointe, c’est-à-dire pendant les périodes de Noël, de février, de printemps-automne et/ou d’été, sur les lignesMarseille-Ajaccio, Marseille-Bastia et Marseille-Propriano (ci-après le « servicecomplémentaire »).2 Aux termes de la CDSP, la compensation financière finale de chaque délégataire pour chaqueannée est limitée au montant du déficit d’exploitation entraîné par les obligations résultant ducahier des charges, en tenant compte d’un rendement raisonnable du capital nautique engagé au prorata des journées de son utilisation effective pour les traversées correspondant à cesobligations. Dans l’hypothèse où les recettes réalisées seraient inférieures aux recettes prévisionnelles fixées par les délégataires dans leur offre, la CDSP prévoit un ajustement de lacompensation publique. Postérieurement à sa signature, la CDSP a été modifiée de telle sorteque plus de 100 traversées par an entre la Corse et Marseille ont été supprimées, que lesmontants annuels de la compensation financière de référence ont été réduits de 6,5 millionsd’euros pour les deux délégataires et que le mécanisme d’ajustement annuel des recettes par délégataire a été plafonné.3 Quant aux liaisons maritimes entre la Corse et les ports de Nice et de Toulon, elles sont principalement opérées par la société française Corsica Ferries, qui a également participé à la procédure d’appel d’offres mentionnée au point 1 ci-dessus, mais dont les offres n’ont pas étéretenues. Sur ces liaisons, la société Corsica Ferries est soumise à des obligations de service public, au titre de l’article 4 du règlement (CEE) nº 3577/92 du Conseil, du 7 décembre 1992,concernant l’application du principe de la libre circulation des services aux transports maritimesà l’intérieur des États membres (cabotage maritime) (JO L 364, p. 7), lui imposant, notamment,un nombre minimum de rotation par semaine en fonction des périodes. En outre, il existe, sur lesdites liaisons, un dispositif d’aide sociale accordée aux passagers éligibles.4 S’agissant de la desserte globale de la Corse depuis la France continentale, elle est marquée,depuis de nombreuses années, par une très forte saisonnalité, l’essentiel du trafic de passagerss’effectuant durant les mois d’été. Au cours des années 2000, la tendance principale desmarchés du transport entre la France continentale et la Corse a été le développement de l’offrede transport au départ de Toulon, devenu le premier port de desserte de la Corse en termes detrafic. Cette tendance à l’augmentation du trafic au départ de Toulon va de pair avecl’augmentation de la part de marché de la société Corsica Ferries.5 En 2007, la Commission européenne a été saisie d’une plainte par la société Corsica Ferries ausujet d’aides d’État illégales et incompatibles avec le marché commun, dont la SNCM et laCMN bénéficieraient grâce à la CDSP. À la suite d’informations complémentairescommuniquées par le plaignant et d’un échange de courrier avec les autorités françaises, laCommission a, par lettre du 27 juin 2012, informé la République française de sa décisiond’ouvrir la procédure formelle d’examen, au titre de l’article 108, paragraphe 2, TFUE, sur lesaides potentielles au bénéfice de la SNCM et de la CMN contenues dans la CDSP (JO C 301, p. 1). À l’issue de cette procédure, la Commission a adopté, en date du 2 mai 2013, la décisionC (2013) 1926 final concernant l’aide d’État SA.22843 (2012/C) (ex 2012/NN) mise àexécution par la France en faveur de la SNCM et de la CMN (ci-après la « décision attaquée »).6 La décision attaquée a été notifiée à la République française le 3 mai 2013.7 Dans la décision attaquée, pour déterminer si les compensations octroyées à la SNCM et àlaCMN constituaient une aide d’État, la Commission a examiné si les critères fixés par la Cour dans l’arrêt du 24 juillet 2003, Altmark Trans et Regierungspräsidium Magdeburg (C
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7747) (ci-après les « critères Altmark »), étaient remplis en l’espèce. Ce faisant, elle aconstaté que le service de base, fourni par la SNCM et la CMN, répondait à un besoin réel deservice public, tandis que le service complémentaire, fourni par la seule SNCM, n’était ninécessaire ni proportionné à la satisfaction d’un tel besoin, pour en conclure que seul le servicede base remplissait le premier des critères Altmark. Ensuite, estimant que les conditions del’appel d’offres (voir point 1 ci-dessus) n’avaient pas permis de sélectionner le candidat capablede fournir les services en cause au moindre coût pour la collectivité et que les autoritésfrançaises ne lui avaient fourni aucun élément d’information susceptible de démontrer que lescompensations étaient calculées sur le modèle d’une entreprise moyenne, bien gérée etadéquatement équipée, elle a considéré que le quatrième des critères Altmark n’était rempli pour aucun des deux services en cause. Selon la Commission, les compensations en causeconstituaient donc des aides d’État (article 1
er 
de la décision attaquée).8 En ce que concerne la compatibilité des aides examinées avec le marché intérieur, laCommission a estimé que le service de base constituait un service d’intérêt économique général,mais que ce n’était pas le cas pour le service complémentaire. Elle n’a donc déclaré compatibleavec le marché intérieur que les compensations versées à la SNCM et à la CMN au titre duservice de base (article 2, paragraphe 2, de la décision attaquée), alors que celles versées à laseule SNCM au titre du service complémentaire ont été qualifiées d’incompatibles avec lemarché intérieur (article 2, paragraphe 1, de ladécision attaquée).9 En vertu de l’article 3 de la décision attaquée, la Commission a ordonné, en conséquence, lacessation immédiate du versement des compensations relatives au service complémentaire et larécupération, auprès du bénéficiaire, des aides déjà versées à cette fin – dont le montant s’élèveà environ 220 millions d’euros –, en précisant que cette récupération devait être immédiate eteffective et que les autorités françaises devaient veiller à ce que cette décision soit mise enœuvre dans les quatre mois suivant la date de sa notification (article 4 de la décision attaquée),c’est-à-dire pour le 3 septembre 2013. Les autorités françaises étaient tenues de communiquer,dans les deux mois suivant la notification de la décision attaquée, à la Commission, notamment,le montant total à récupérer auprès du bénéficiaire, une description détaillée des mesures déjà prises et prévues pour se conformer à cette décision ainsi que les documents démontrant que le bénéficiaire avait été mis en demeure de rembourserl’aide (article 5).10 Par requête déposée au greffe du Tribunal le 12 juillet 2013, la République française a introduitun recours visant à l’annulation de la décision attaquée dans son intégralité. À l’appui de cerecours, elle fait valoir que la Commission a violé la notion d’aide d’État au sens de l’article107, paragraphe 1, TFUE en considérant que les compensations versées à la SNCM et à la CMNdans le cadre de la CDSP procuraient à leurs bénéficiaires un avantage sélectif et en qualifiantces compensations d’aides d’État au sens de cette disposition. À titre subsidiaire, elle soutientque la Commission a violé l’article 106, paragraphe 2, TFUE en considérant que lescompensations versées à la SNCM au titre du service complémentaire constituaient des aidesd’État incompatibles avec le marché intérieur dans la mesure où ce service ne constituerait pasun service d’intérêt économique général.11 Par acte séparé, déposé au greffe du Tribunal le même jour, la République française a introduitla présente demande en référé, dans laquelle elle conclut, en substance, à ce qu’il plaise au président du Tribunal : – surseoir à l’exécution de la décision attaquée, jusqu’à ce que le Tribunal ait statué surlefond ;Page 3of 12CURIA - Documents30/08/2013http://curia.europa.eu/juris/document/document_print.jsf?doclang=FR&text=&pageIndex...

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