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Sai Ram et salutations affectueuses de Prashanti Nilayam. Cedimanche, nous souhaitons discuter du sujet de la liberté etspécialement celui de la liberté personnelle. Il n’y a personne qui nedésire la liberté : l’histoire regorge de comptes-rendus desoulèvements, de révolutions, de mutineries, etc. pour la liberté. Despays maintenus dans la servitude ont cherché la liberté, des peupleset des communautés opprimées ont cherché la liberté, des esclavesont cherché la liberté, des femmes ont cherché la liberté et descampagnes pour libérer des enfants maintenus en esclavage ontégalement été montées. Après tant de siècles de combats pour laliberté dans autant de sociétés et de pays, nous devonscertainement savoir à présent ce que signifie la liberté. Qui plus est,il ne manque pas d’essais érudits sur la question. Ainsi, cher lecteur,vous pourriez légitimement vous demander ce que diable, nouspourrions dire de neuf. Eh bien, nous n’allons rien dire de neuf, maisquelque chose que l’on sait à peine et dans cette mesure, ce quenous dirons pourra sembler, non seulement neuf, mais aussi quelquepeu secouant !Au risque de vous faire bâiller, nous aimerions débuter avec le faitqu’un être humain est un mélange complexe du corps grossier, dumental subtil et du cœur causal, c’est-à-dire, du cœur spirituel.Lorsque nous parlons de liberté, nous devons garder ce faitimportant en perspective. La liberté ne suppose aucune contrainte,aucun esclavage, aucun assujettissement. Nous comprenons tousceci. Mais la façon dont nous le comprenons est généralementdéfectueuse. Oui, un esclave ne possède aucune liberté. Liberté par rapport à quoi ? Liberté par rapport à des prises de décision, par rapport à l’éducation, à la possibilité de voyager, à son horaire detravail, au type de travail auquel il ou elle veut s’adonner, au faitd’avoir des biens, etc. Les restrictions valent principalement pour lecorps et dans une certaine mesure, pour l’esprit. Quand les esclavesobtinrent leur liberté en Amérique, c’était par rapport à cesparamètres. Considérons à présent un ancien esclave qui peutlittéralement faire ce qu’il veut, à condition bien sûr qu’il ne violepas la loi du pays. A cet égard, il est maintenant égal aux autres qui
 
le détenaient auparavant comme esclave. Pouvons-nous affirmer maintenant que l’ancien esclave est totalement libre ? Oui, libre ill’est, mais seulement au sens matériel. Cela veut-il dire qu’il y a unautre sens au terme que nous devrions également envisager ?Effectivement, et c’est ce qui va nous intéresser à partir demaintenant.Pour comprendre cette dernière remarque, il nous faut dépasser lecorps et l’esprit pour inclure également le cœur dans notre analysesur la liberté. Le cœur a-t-il quelque chose à voir avec la liberté ?Oui, et c’est là où ce que nous disons peut paraître nouveau.Toutefois, Krishna l’a signalé il y a longtemps, reprenant par là lesVédas qui l’avaient dit encore beaucoup plus tôt. Et bien sûr, notrebien-aimé Swami a aussi parlé de cette question, bien que tout lemonde n’est peut-être pas très au courant, c’est pourquoi cedimanche, nous traitons de ce sujet important.OK, qu’est-ce que le cœur a à voir avec la liberté et tout cela ? Pour répondre à cette question, nous devons comprendre la relationsubtile entre la tête et le cœur. Prenons une personne qui dit : ‘’Jesuis libre de faire ce que je veux. J’aime boire et personne ne vam’en empêcher. J’aime fumer. Qui est-ce qui va m’en empêcher ? Iln’y a aucune loi qui empêche de fumer, non ?’’, etc. La personnepasse à l’acte et fait toutes ces choses. Pouvons-nous dire que cettepersonne est libre et qu’elle exerce réellement sa liberté ? C’est lepoint que nous allons maintenant examiner.La personne qui dit ‘’je suis libre’’ se réfère à des contraintesextérieures. Si disons, le père de cette personne ou la femme decette personne dit ‘’ne bois pas’’ ou ‘’ne fume pas’’ et que lapersonne n’en tient pas compte, la personne fait tout cela pour montrer qu’elle est libre des contraintes que les autres essaient delui imposer. OK, la personne s’affirme, défie ses parents et tout cela.Cela rend-il cette personne libre ? Nous suggérons : pas du tout.Pour quelle raison ? Pour une raison fort simple.Une personne accro à l’alcool et à la cigarette et qui cède à ceshabitudes au nom de la liberté est en fait l’esclave de ces habitudes.Comment un esclave peut-il prétendre réellement être libre ? C’estici que le Védanta entre en ligne de compte. Le Védanta déclare – etc’est également la toute première chose que Krishna a enseignée à
 
Arjuna – que chaque humain est d’abord l
’Atma 
, et puis seulementl’esprit et le corps. Symboliquement parlant, l’esprit se situe entreles sens et l’
Atma 
. Dans l’ordre des choses préféré de Dieu, l’espritdevrait oeuvrer harmonieusement avec l’
Atma 
. Pourquoi ? Parce quec’est alors que la personne agit conformément à sa véritable nature.Que la personne le sache ou non, chaque être humain est uneétincelle du Divin. Ce fait devient crucial, lorsque nous analysons laquestion de savoir si une personne est vraiment libre ou pas.Prenons un roi qui se conduit principalement comme un bouffon. Lesgens du royaume diraient : ‘’Cet homme n’est pas un roi, c’est unbouffon’’. La personne porte l’attirail d’un roi et pourtant, ses sujetsle décrivent comme un bouffon. Pourquoi ? Parce que soncomportement n’est pas cohérent avec ce qu’il est censé être, àsavoir un roi. De même, chaque personne avec une forme humaineétant une étincelle du Divin est censée montrer des attributs et desqualités divines dans toutes ses actions. Si ces qualités manquent,alors cette personne n’agit pas conformément à sa vraie nature etcette vraie nature est l’
Atma 
divin. Bref, si une personne agitconformément aux dictats des instincts inférieurs qui investissent lemental et le capturent, alors comment cette personne peut-elleprétendre être libre ?Krishna a prévenu que les ennemis de l’homme se cachent dans lessombres crevasses de l’esprit et Swami nous a répété tant et plusque nous devons craindre
Kama, Krodha, Lobha, Moha, Madha 
et
Matsarya 
comme six serpents mortels. Ces ennemis mortels del’homme le séduisent par le biais des sens. Et une fois que l’hommeest piégé par ses sens et que son esprit devient la proie de cesennemis, cet homme n’est plus libre, quand bien même il s’illusionneà penser qu’il l’est. C’est le point que nous essayons de faire passer.Récapitulons tout ceci et passons lentement tous les arguments enrevue :-Les humains sont principalement des incarnations de l’
Atma 
divin ; le corps a une forme humaine périssable, mais l’essenceest éternelle et divine. C’est pourquoi jadis, Swamicommençait toujours Ses discours par 
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La luxure, la colère, l’avidité, l’attachement, l’orgueil et la jalousie
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