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L’ACTuALITé PoITou-ChARENTES
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N° 84
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1818
«
l
a grande habileté de ce musée est deconcilier une présentation sérieuse,il fait découvrir toute la bande dessinée,et il est aussi, notamment avec ses coinslecture, très convivial et accessible à tousles publics. Il contentera les passionnésaussi bien que les personnes qui viendront
en curieux», explique Gilles Ciment, di
-recteur de la Cité internationale de la bande
dessinée et de l’image (CIBDI).
Le musée de la bande dessinée ouvre à An-goulême le 20 juin, dans le cadre minérald’anciens chais du
xix
e
siècle, totalementréhabilités. Précédemment installées
dans l’édice livré par Roland Castro en
1989-1990, les collections se redéploient
de l’autre côté du euve Charente, à une
passerelle de leur lieu fondateur.Le nouvel espace consacré au 9
e
arts’étale sur 4 500 m
2
, avec des réserves àsa mesure, et, sur plus de 2 000 m
2
, dessurfaces réservées au public : outre lesvastes salles d’expositions, permanenteet temporaire, elles offrent des locaux de
médiation, un auditorium (65 places), uncentre de documentation (en 2010), unelibrairie (25 000 titres)…
Pour l’aménagement intérieur et la scé-nographie, l’architecte Jean-FrançoisBodin a opté pour une simplicité trèscontemporaine, jouant de dégradés degris, d’abat-jour et d’assises colorés et deplafonds tendus de lumière.Un parti pris de sobriété dont l’objectif est de valoriser au mieux des œuvres,des documents et des objets tirés d’unfonds patrimonial exceptionnel : quelque8 000 pièces pour les seules planches oudessins originaux – plus importante col-lection d’Europe – réalisés par de grandsartistes français, européens, d’Amériqueet d’ailleurs ; plus de 100 000 périodiqueset illustrés et des objets dérivés.
ANgouLêME
Un nouveau musée à voir et à lire
bande dessinée
approche plus spéciquement esthétique,
via l’exposition des plus remarquables des-sins du musée signés, par exemple, Pratt,
Hergé, Eisner, Moebius, Tardi, Franquin...
et la Galerie, dont le contenu sera arriméà l’actualité de la bande dessinée.
Les expositions temporaires (4 par an)
disposent d’un lieu modulable de 400 m
2
.Le premier événement d’envergure sera
consacré au mythique personnage de Tarzan.D’abord présentée à Paris, au Quai Branly,
l’exposition sera accueillie en 2010 à An-
goulême. «Ce musée est une invitation à voir
toute la variété de la bande dessinée, chacun
peut y trouver les lectures de son enfance et
découvrir, avec les auteurs contemporains,un autre pan de la bande dessinée, qui re-
nouvelle le médium», promet le conservateur
du lieu, Ambroise Lassalle.
Astrid Deroost
La CIBDI, établissement public de coopérationculturelle fnancé par le Département de la Charente, la
vie d’Angouêe, a Région Poitou-Charentes et ’Etat,regroupe désorais trois sites : e noueau usée, ebâtient Roand-Castro (bibiothèque, saes de cinéa,centre de docuentation, centre de soutien techniqueutiédia, restaurant...) et a maison des auteurs. lecoût de ’aénageent du usée s’éèe à 9,5 iions
d’euros, fnancés par Magelis, la Région, l’Etat et
’Europe. le bâtient qui héberge e usée aait étépréaabeent acquis et réhabiité par mageis.15
e
’année pour tout oir, 22
e
enduo. lieu d’exposition, de diffusion,e usée se doit aussi de conserere patrioine acquis. Cette utiefonction ipose, pour es œuresexposées, une rotation triestrieepuis un séjour de trois ans en résereaant réutiisation. Ce renoueeentperanent des contenus est un attraitcertain pour es isiteurs qui, pour unabonneent annue de 15
e
, pourrontenir et reenir au usée, fréquenteres expos, assister aux conférences
et bénéfcier d’une remise de 5 %
sur eurs achats en ibrairie. Pour’année toujours et pour enir à deux,’abonneent duo coûtera 22
e
.
Dans la première et plus vaste salle de l’ex-position permanente, le visiteur va serpen-
ter à son rythme dans l’histoire foisonnante
de la bande dessinée, du Suisse RodolpheTöpffer à nos jours. Les débuts, 1833-1920
(Bécassine, Les Pieds Nickelés, LittleNemo...) ; l’âge d’or, 1920-1955 (Tintin,Zig et Puce, Spirou, Popeye, Le Spirit...) ;
vers une bande dessinée adulte, 1955-1980(Astérix et Obélix, Corto Maltèse, Gros
Dégueulasse, Snoopy, Spiderman...) ; de
la bande dessinée d’auteurs à l’arrivée
des mangas, à partir de 1980 (Zep, Tardi,Satrapi, Trondheim, Spiegelman, Ware...).
A l’exception d’un accrochage consacré àdes reproductions de mangas, les planchesoriginales seront présentées à plat sousvitrines avec, à disposition du visiteur,des informations (en français, anglais,
espagnol), les ouvrages correspondantset de confortables salons de lecture. «La
planche de bande dessinée est destinée àêtre imprimée et lue dans un livre, préciseGilles Ciment. Cette présentation la replace
dans son contexte.»
L’on pourra donc à plaisir contemplerl’œuvre achevée, les séquences qui la
composent et peauner la découverte
grâce à des repères audiovisuels, d’ailleursomniprésents dans le musée : interviewsd’auteurs, documentaires...L’aspect genèse de cet art graphique narratif est développé de façon plus technique dansl’Atelier. Toutes les étapes de la création, du
crayonné à l’encrage en passant par l’utili
-
sation de l’informatique, y sont illustrées
comme l’est celle du scénario... par une
aventure de Lucky Luke signée Goscinny.
Autres espaces : le Salon qui permet une
C l a u d e P a u q u e t
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